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vendredi 18 juillet 2008

In the dressing room


Ne crois pas que je ne pense plus à toi.

La nuit, je m'enroule dans ton pull en me souvenant de nos étreintes. Il faisait très chaud ce jour-là. Les rayons de soleil perçaient les nuages qui s'agglutinaient pour nous voir. Je fermais les yeux très fort et je voyais des étoiles. Aujourd'hui, il neige contre mes volets. La rue est déserte. Les gens soufflent des bougies, ils mettent de la cire partout. Ils ouvrent des cadeaux. La pluie claque sa haine contre les tuiles. Tu sais nager le papillon ?
Ne crois pas que les minutes passent vite.
Elles s'écoulent lentement. Doucement. Tranquillement.
Hier, j'ai rêvé que tu portais un costume. Je marchais dans Rome. Les ruelles se mélangeaient entre elles. Il y avait un fin voile de pluie qui recouvrait mes sandales. Tu te rappelles de l'odeur du métro ? Du bruit entre chaque station? Du regard des lecteurs? De ta main dans la mienne, timide et introvertie. Le film était bien, merci. Fais moi la bise, c'est tellement mieux.

jeudi 17 juillet 2008

Peste à Buda


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Un vol Aller simple pour Budapest. Bientôt débarrassés de moi.
Alors, heureux ?

mercredi 16 juillet 2008

Pour le meilleur et pour le meilleur

Je pense pas grand chose de positif de l'amour. Alors quand mon cousin m'a proposé de lire un texte à haute voix dans le silence de l'église, cela m'a fait un peu peur et un peu plaisir aussi. Peur d'avoir à lire un texte sur l'amour qui n'est pas de moi et ceci devant toute ma famille ( texte que je n'apprécie pas plus que ça d'ailleurs) . Plaisir qu'il ait pensé à moi.

"L’amour n’est pas tout fait, il se fait. Il n’est pas robe ou costume prêt-à-porter, Mais pièce d’étoffe à tailler, à monter et à coudre. Il n’est pas appartement, livré clés en mains, Mais maison à concevoir, bâtir, entretenir, et souvent réparer."
Voulant échapper aux mots de ce Michel, j'ai essayé de coucher les miens à la place. J'ai gardé pour moi mon cynisme et je me suis plongée dans ses yeux à lui, celui d'un homme heureux qui se marie à la femme qu'il aime, enfin. C'est sirupeux, comme je n'aime pas, mais ce sont mes mots et mes tournures de phrase et c'est déjà ça.

"On dit qu'aimer est un verbe transitif. Et parce qu'il a cette caractéristique là, il a la chance de ne jamais être seul. Les amoureux ne le sont jamais eux non plus. Ils s'appartiennent en dehors de toute grammaire. Leur amour se construit à mesure que les jours avancent. Il grandit à chaque caresse, à chaque blessure, à chaque rire, à chaque instant. S'il souffre des tempêtes c'est pour mieux pouvoir préparer les suivantes. S'il a peur des tourments, il en sort pourtant toujours vainqueur. Il donne le vertige et c'est pour cela qu'on l'embrasse chaque fois un peu plus fort, qu'on se perd dans ses bras, qu'on s'y sent toujours aussi bien. C'est pour cette raison piquante et délicieuse qu'il ne s'éteint jamais. Mieux encore, c'est pour cela qu'il se ravive à chaque fois. "

J'ai les doigts englués dans la guimauve. C'est normal, docteur?


Je prends tous les conseils qui puissent m'aider à améliorer mon discours. Merci de votre compréhension.

mardi 15 juillet 2008

Le bal des horreurs


Hier soir, après une journée affalée sur l'herbe émeraude du Parc de Sceaux les doigts de pieds en éventail, je suis allée avec ma meilleure copine, son mec et son frère du côté du canal Saint-Martin pour le fameux bal des pompiers.



Le truc que j'attends depuis au moins 7 ans et qu'à chaque fois je rate parce qu'on est au festival d'Avignon, parce qu'en Bretagne y a pas, parce que franchement la musique nous faisait saigner des oreilles depuis la rue. Voilà comment depuis 7 ans, mon entourage a échappé au bal et comment de fait j'ai échappé aux beaux pompiers tant de temps.

Hier soir donc, l'œil de biche, les petites tresses et le rouge à lèvres carmin j'ai retrouvé Aurélie, J-C et Alex hilares sur la rive droite de mon Paris. Hilares quand ils m'ont aperçue tressautant de l'autre côté de la rue. Un peu comme Perrette dans la fameuse fable, j'allais à grands pas m'imaginant la tête sur le torse d'un beau pompier parisien. Du rouge aux lèvres mais en converse, faut pas déconner non plus.

Mais le rouge à lièvres n'a attrapé aucun lapin. Parce que, sachez-le, les rares pompiers qui étaient présents n'avaient l'air d'apprécier que la compagnie de Jessica et de Sabrina, 3 couches de fond de teint orange sur le visage, le gloss rose pâle irisé qui dépasse et les talons aiguilles en simili cuir. Entre chaque gloussement, des questions existentielles: "- Et tu fais de la muscu tous les jours?" "- Et ça fait pas trop peur de monter à l'échelle?"
Les pompiers très spirituels qui répondaient aux questions avec un sens de l'auto-dérision presque nul avaient à mes yeux perdu tout leur charme. L'uniforme ne sauve pas de la superficialité... Hélas !

Messieurs, voici ma conclusion : Les hommes qui aiment les dindes sont carrément moins sexy. C'est un fait, à vous de voir !

dimanche 13 juillet 2008

Les nuages creusent des trajectoires dans le ciel.


© Le soleil malgré tout le 7.07.08 par Romain C.


Tu espères parfois que les choses viendront toutes seules. Tu aimes faire confiance au destin. Tu crois vouloir le laisser choisir mais tu sais très bien ce que tu veux de lui. Tu aimerais naviguer comme eux, te laisser guider par le mouvement de l'eau, secoué parfois par la violence de la vague, par son entrain, par son objectif.
Tu t'écraserais bien avec elle sur le bord de la plage recouvrant le sable par petites secousses. Les cordes du violon frissonnent et ta peau se couvre d'un fin voile de froid. Tu jettes ton regard par delà la fenêtre et tu apprécies la lueur du jour, sa couleur mauve et enveloppante. Tu attends le geste salvateur. Tu tends le cou. Tu poses ton genou à terre. Quel temps fait-il chez toi? Chez moi, les hirondelles dessinent des volutes dans le ciel. Je marche sur le bitume chaud et j'entends mon talon cogner chaque fois un peu plus fort la terre.
Tu crois en Dieu? Le vent caresse les feuilles des chênes. Le monde s'organise une petite valse d'été et je regarde par la fenêtre. Quand reviendras-tu alors? Je sais que tu n'as pas le courage. Je sais les choix, je sais les décisions, je sais rayer les cases optionnelles. Je me doute bien que tu as peur. Tu entends ce solo de violon ? Il nous parle, non? La ville s'endort à son tour. Chaque lumière éteinte est un battement de cils qui te rapproche un peu plus du sommeil. Tu as mon adresse ? Prends un stylo, alors. Tu dansais parmi les goélands et ils criaient contre ton énervement. C'est facile à dire, je sais. Il est heure non? Allons-y alors. Tu as pris ta valise?
Je t'accompagne.
Le quai est vide. La poussière organise sa petite résistance. Ses chaussures frottent le sol. Le train part. Je te l'avais dit. Il fallait arriver à l'heure. C'est important, d'arriver à l'heure.
Je n'aime pas trop les feux d'artifice.


en écoutant On the nature of daylight de Max Richter.

vendredi 11 juillet 2008

Nicolas, tu es tout puissant, certes, mais tu es tout petit...

Je n'aime pas TF1 mais j'aime la liberté de la presse.




Finir sur Shakespeare, bravo Patrick.
Je vous avoue qu'au fond, je ne suis pas tellement triste parce que Harry, c'est mon fantasme n°1. :)

mercredi 9 juillet 2008

47° 53′ 56″ N 20° 22′ 29″ E


Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

Voici mon pays d'adoption à partir du 27 août prochain.
Je pars vivre en Hongrie jusqu'à fin juin 2009.
Dans la petite ville d'Eger à la frontière slovaque ( environ 100km de Budapest ), une région viticole au passé Ottoman et à l'architecture baroque.
Je vais enseigner le français et le théâtre dans trois lycées différents.
Quant à la porte de mon appartement, elle vous est grande ouverte !