samedi 31 décembre 2005

vendredi 30 décembre 2005

Sarko vu du ciel portugais

En portugais il n'y a pas vraiment de mots pour traduire "banlieue", on dit la périphérie ou "les alentours".
Il est évident que comme à Los Angeles, New York ou Paris, Lisbonne et Porto ont une périphérie pauvre, bidonvilles sales, maisons vétustes et pas internet à moins de 25 bornes.

Bref.

Je sentais l'odeur de la morue et du chou vert natal quand tout d'un coup le mari de la meilleure amie de ma mère me demande comment c'était "le problème de la banlieue" vu de Paris parce que vu du Portugal c'était pas joli joli.
Il faut savoir que le JT portugais dure deux heures entrecoupé de plusieurs pages de pubs, de documentaires et d'autres.
Un JT made in USA nourri d'images sanguinolantes et de morts en gros plans.

Alors moi j'explique que la bonne Parisienne que je suis n'a rien vu, n'a rien entendu mais a lu pas mal de gros cons dont Monsieur le Philosophe Alain Finkelkraut résumer le tout à des émigrés islamistes incapables de se soumettre à la loi occidentale. Comme quoi même les philosophes ne réflechissent pas.

Entre la morue et le "bolo rei" et après un long discours sur le droit de la femme, je me lance donc à expliquer pourquoi Sarko ressemble à une punaise dans un tuyau sale, pourquoi il ne s'agissait pas d'une guerre civile et pourquoi vraiment je n'aime pas la cuisine traditionnelle du nord du Portugal.

Du coup j'ai mangé mon foie gras toute seule.



Bolo Rei ( gâteau du roi )

vendredi 23 décembre 2005

La Honte

En France hier soir, un jeune homme s'est fait tabassé en sortant de boîte.

Ce n'était pas parce qu'on voulait lui piquer son porte-feuille
Ce n'était pas parce qu'il avait des emmerdes avec un gang
Ce n'était pas parce qu'il avait refourgué de la mauvaise cam
Ce n'était pas parce que c'était un salaud

Il s'est fait tabassé parce qu'il est homosexuel
Parce qu'il ne se cache pas
Parce qu'il n'a pas honte de sortir dans une boîte gay
Parce qu'il est sorti seul

Bien sûr tout le monde s'en fout.
En France aujourd'hui on ne tolère plus les violences raciales, on ne tolère plus les violences religieuses, on ne tolère plus les violences sexuelles ni les violences sur les femmes mais on tolère encore la violence sur les homosexuels.
parce qu'encore aujoud'hui des gens très bien, des gens comme vous et moi pensent encore que c'est sale, déviant et anormal. Et parlent encore sans se cacher de "ces pédés dégueulasses".

Je ne compte plus les blagues homophobes que j'entend à la télé, à la radio, au supermarché et dans le bus. Mais chacun de nous rentre dans une catégorie violentée: les étrangers, les femmes, les religieux. Pourquoi ne se souviennent-ils pas de la douleur qu'ils ressentent face à ce mépris et cette haine? Comment peuvent-ils faire subir à d'autres ce qu'ils subissent eux-mêmes? Je ne comprends pas.

J'en ai ras le cul de ceux qui disent "avoir une voix de pédale" ou bien "gros pédé" en toute impunité, sans qu'on les traite de racistes ou de salauds, sans que ça choque personne.
On défend les arabes, on défend les enfants, on défend les femmes, on défend les juifs, mais des homos se font brûler vivants en l'an 2000 à cause de leur sexualité.

Quand défendra-t-on l'homosexualité?

mardi 20 décembre 2005

Se distraire à Noel

Noël, ça fait chier tous ceux qui n'ont pas de gentille petite famille.
Et même à 2000Km il faut tuer l'ennui, alors dans ma valise:

- mon ordi, six bouquins et 45 pages à écrire
- une liste de DVDs
- un roman de génie: Blonde de Oates


Je vais peut-être me mettre au tricot.

dimanche 18 décembre 2005

Le Bon Marché

Rien de mieux en période de fêtes que de traîner rue de Sèvres, les filles à papa qui s'achètent leur énième Bompard, les 1m75 qui se payent leur jimmy choo du mois, les papas qui sortent leur CB dès que leur fille chérie essaye un cardigan.
D'ailleurs moi aussi à partir d'hier, j'ai mon pull en cachemire EB.
Et je remercie les petits lutins pour leur cadeau d'anniversaire.

vendredi 16 décembre 2005

J'aime pas Mariah Carey

Ce soir Mariah est à la Star ac.
C'est génial mais je vais voir Pippo Delbono à la place.
Je chantais Mariah Carey quand j'avais 13 ans, ça a été l'un de mes premiers CDs. Je me rappelle même avoir réaliser un clip avec ma copine du dimanche sur un de ses navets. Les temps ont changé, Dieu merci!





Mariah est devenue en quelques temps une starlette des shorts et du je-montre-mes-seins. Abonnée au 5cm2 de tissu, elle voulait montrer à tout le monde que "oui c'est une femme" et que "oui elle aussi elle peut montrer son cul". Mariah, elle est pas belle, elle pèse 40 kilos mais reste gonflée comme une poupée de sex shop. Mariah elle chante la même chose depuis 10 ans. Mariah chante même en bikini.

Mais Mariah c'est aussi la niaiserie faite femme. Noyée dans les papillons et dans le satin rose, elle donne la nausée.

mercredi 14 décembre 2005

le cadeau d'anniversaire

Je l'emmène à l'Hopital
je lui rends visite tous les jours
j'écris leur courrier
je me lève à 6h pour tirer les poubelles pour qu'elle parte en week end
je l'accompage à la gare routière pour porter ses bagages
j'essaye de lui trouver un cadeau qui leur fasse vraiment plaisir
je fais chier tout le monde pour sa carte machin
je me lève tôt le dimanche pour déjeuner avec elle quand elle est seule
je culpabilise qu'elle me donne de l'argent

et je ne suis toujours pas aussi bien que lui

lundi 12 décembre 2005

Je t'aime, je te bats / tu ne m'aimes pas, tu me bats



Cet article m'a bouleversé ce matin dans le métro. En France, le sujet est encore tabou et pour cause, on aime bien fermer les yeux, on croit échapper à la douleur.
Elles sont aujourd'hui 2 millions en France. Et ce n'est pas parce qu'elles connaissent leur agresseur que ce n'est pas grave.



En dix-huit mois, un centre espagnol change des victimes en féministes épanouies.
par Blandine GROSJEAN

Libération mardi 13 décembre 2005


Elles arrivent essorées comme des serpillières. Elles ressortent rayonnantes, à l'issue d'un «traitement intégral» de dix-huit mois qui s'apparente au programme d'un camp de rééducation : «Transformer radicalement les schémas mentaux traditionnels qui conditionnent la fonction sociale de la femme au travers d'une idéologie patriarcale et sexiste.» Sara raconte, enthousiaste soldate de la cause : «J'avais honte. J'étais incapable de pouvoir dire qu'il me maltraitait, me violait, m'humiliait. Maintenant, je suis fière d'être ici, de lutter avec des combattantes, d'avoir su décider toute seule, et non plus à travers lui, d'avoir dit "basta, tu ne m'auras plus".»

Toutes débarquent dans ce «Centre de soins, de récupération et de réinsertion de femmes maltraitées», havre dont la localisation est tenue secrète, «plus sûr qu'une base des services secrets», gonflées de larmes que leurs «camarades» recueillent, écoutent, durant des semaines s'il le faut, avec une bienveillance structurée par des années de savoir-faire. «Ici, personne ne te dira jamais des conneries du genre "ne t'inquiète pas, ça va s'arranger...", "il va changer..." ou "il n'osera plus rien te faire", tous ces préjugés qui nous ont fait tant de mal et en ont envoyé des centaines dans la tombe», explique une Andalouse.

Première marche. L'éloignement de l'homme violent est la première marche qui mène à la liberté : «Ne plus jamais retomber dans le piège d'une relation violente, dévalorisante.» Pour éviter les rechutes, on martèle aux pensionnaires qu'«il» n'est pas amendable. «Ils sont tous identiques, des photocopies», assène Toni, la psychologue. «C'est seulement au bout de quelques semaines que tu te rends compte que ce que tu vivais était inacceptable», confirme Marichu, 54 ans, contrainte de quitter pour toujours son village, ses enfants et son travail. Seules 1 % des femmes ayant bénéficié de «l'intervention intégrale» du centre retournent vivre sur le lieu de leur «asservissement» passé.

Sara ne désespère pas de faire partie de ce 1 %. Ses parents, ses neveux, la mer, l'odeur de la poussière chez elle lui manquent tellement qu'elle pleure lorsqu'elle y pense.




Je l'ai découpé dans tous les sens alors si vous voulez l'intégral il est sur liberation.fr.

dimanche 11 décembre 2005

C'est ici que tout s'achève...En ombre stylisée.

4 dossiers de 10/15 pages à écrire en 4 semaines, ce n'est pas très agréable. Surtout quand il y a Noël et le jour de l'an en plein milieu et que les dossiers portent sur la typologie des genres littéraires, le lexique de l'engagement politique, le montage littéraire et l'altérité...
Résultat je bosse le dimanche aussi et pour mon dossier sur les problématiques de l'altérité dans la poésie contemporaine portugaise, je me tape des trucs comme ça à 14H57:

Je veux sentir. je ne sais... je me perds tout entier...
Je ne puis être moi ni me lier à autrui;
je manque d'égoïsme pour monter au ciel,
je manque d'onction pour sombrer dans la vase.


Mário de Sá Carneiro

Ce monsieur s'est suicidé en avril 1916 à l'hôtel Nice à Paris avec du poison et ce après s'être vêtu pour l'occasion d'un beau smoking noir. Le poison a fait gonflé son corps mort, le cercueil a explosé...


Lire un suicidaire le dimanche après-midi ça fout pas la pêche.

jeudi 8 décembre 2005

Divagation

La polygamie est elle réprouvée par notre société judeo-chrétienne parce qu'elle ressemble à une sorte de polythéisme?

mardi 6 décembre 2005

Noir c'est noir

Je tente d'attraper le dernier métro, le pas pressé, je cherche mon quai. Je me retrouve dans un long couloir suivi d'un jeune homme noir. On avance vite tous les deux, il est presque une heure du mat.
Au fond du couloir apparaissent 5 GPSR 1m80, 90 kilos de muscle.
Dans ce couloir il n'y a que moi: petite blanche et un jeune homme noir. Ils passent à côté de moi et tombent sur le jeune homme tout aussi pressé, deux pas derrière moi. Il aura le droit à un contrôle d'identité et manquera son métro.
Mis à part notre sexe et la couleur de notre peau, le jeune homme et moi n'étions pas différents. Nous étions au même moment, au même endroit. Il n'avait pas l'air d'un travailleur clandestin, d'un débauché ou d'une "racaille". Il avait juste l'air de ne pas vouloir rater son métro.
Ils ne l'ont contrôlé que parce qu'il est noir, et moi, je ne suis passée que parce que je suis blanche.

L'explication est simple, peu importe qui tu es, quand tu es noir, tu es déjà coupable.

lundi 5 décembre 2005

Chez soi

Ce blog c'est un peu de moi sur internet. Un peu de moi intime et un peu de moi public.
Au départ, je me régalais de mes 4 lecteurs quotidiens: des amis ou des personnes qui aiment ce que j'écris et comment je le fais.
Aujourd'hui il y a autour de 80 visiteurs par jour grâce au hasard, aux liens, à mes amitiés et au bouche à oreille.
Dans cette dizaine de lecteurs certains ne reviendront pas, d'autres reviendront chaque jour.
Dans cette dizaine de personnes certains se reconnaîtront, d'autres pas.
Dans les billets que j'écris certains sont intéressants, d'autres pas. Des fois c'est même un prétexte pour écrire.
Dans les centaines de commentaires qu'on me laisse, certains me font rire, d'autres me touchent et certains ces temps-ci m'agacent, pas parce que les gens qui les écrivent critiquent ce que je dis mais parce que la plupart du temps ils perdent du temps et me font perdre du temps aussi.

Je partage mon chez moi mais je préfère quand même que ceux qui ont leurs chaussures sales s'essuient les pieds pour ne pas tout dégueulasser.

samedi 3 décembre 2005

Luxure or not luxure?

Notre société a toujours eu un drôle de rapport au sexe: péché pour les religieux, mode pendant les seventies, un je t'aime, moi non plus rigoureusement systématique.

À l'heure d'internet et alors que tout est conçu pour que nous profitions du sexe sans contraintes (capotes nervurés ou à bord plus large, anneau intravaginal, pillules) on sent sensiblement un retour au "no sex".
Après le métrosexuel, l'übersexuel voici l'asexuel: une personne sans terminaisons nerveuses, qui ne connait ni le plaisir solitaire ni celui du "à deux", qui bouquine au lieu de faire un 69.
Une diet de 6 mois on peut comprendre mais quand on voit des trentenaires vierges par principe ou des ex-toxico du cul se livrer à une telle frustation, on a de la peine. Pour la plupart, il s'agit principalement d'un choix de vie qui les coupent complètement de l'autre, parce que sauf chez les saints il n'y a pas d'amour sans sexe.

Pourquoi?
La déception, l'auto-satisfaction de s'imposer des règles strictes, le ras-le-bol de la loi du "Jouir à tout prix" ou bien le désir de s'éloigner de problèmes liés au sexe et à l'amour pour profiter de son temps libre pour jouer sur sa psp ?


De nombreux média en font la promotion actuellement ( ONPP, France 3 ; Les maternelles, La cinquième), ils témoignent à visage découvert ne sont pas automatiquement laids, se refusent à croire qu'ils ne sont pas normaux et attendent quand même une potentielle histoire d'amour.
On peut toujours rêver de revenir à l'amour courtois du XII siècle...

vendredi 2 décembre 2005

Google est mon ami

À chaque fois que je me penche sur mon site meter, je me marre.
Voilà donc un petit florilège des mots clés que les gens tapent sur google avant de tomber sur Pink Chantiers:

- recontre gigolo
- st lazare dictature ( le dictateur portugais s'appelait Salazar et non pas Saint-Lazare ... )
- cambrure seins
- bellucci violée
- BAISE SUR CHANTIER
- massage sex a boissy st leger
- Pute gratos
- webcam sodomie


j'adore

lundi 28 novembre 2005

L'amour à la machine

Parce qu'il fait froid sous mes gants, que mon écharpe n'évite pas mes gerçures aux lèvres et que j'ai constamment le bout du nez rouge, en ce moment je me gave de thé à la menthe, je feuillette des magazines devant la TV et je mange des films sous ma couette.
Du coup en regardant les fossettes de Matthew McConaughey, la douce folie de Zach Braff, l'air tendre de Ben Chaplin, je me suis demandée dans quelle mesure ces types là ne ruinaient pas indirectement nos histoires d'amour.

Bien sûr on le sait "que c'est du cinéma" mais quand vous regardez les instantanés de leurs prétendues love stories, vous vous projetez ces mêmes moments dans votre vie, sans résultat puisque vous vous avez des factures à payer et pas que ça à foutre: de sourire bêtement à l'être aimé.
Enfin. Vous vous figurez un quart de seconde que la vie en fait c'est pas comme la votre, qu'en fait on se marre tout le temps avec des amis beaux, de la musique pop en fond, une belle moto sans prix et un copain parfait: drôle, riche, romantique, intelligent et fou.

Heureusement que ça ne dure qu'un quart de seconde.

dimanche 27 novembre 2005

Dis-moi que tu m'aimes

Dis-moi que tu m'aimes
même si c'est un mensonge
Dis-moi que tu m'aimes
Dis-moi que tu chantes
Dis-moi que tu danses
Dis-moi que tu m'aimes
Et aussitôt je viens
Tell me you love me
Come back and haunt me
Dis-moi que tu m'aimes
et viens mettre le désordre
Dis-moi que tu m'aimes
et ça suffira
Tell me you love me
Like I want you to
Dis-moi que tu m'aimes
et que tu m'adores comme au premier jour

© Charles Aznavour, Jennifer Cardini, Danny Brilliant, Chimène Badi, Coldplay, Franck Zappa, Dalida.


La variété française, la pop anglaise, l'éléctro, le rock pour dire la même chose en utilisant les mêmes mots.
Et le souffle de Pippo Delbono, puis son cri:

Dis-moi que tu m'aimes

Mais est-ce que ça se demande ce genre de chose?


Sinon aujoud'hui j'ai gagné une bouteille de schnaps dans une tombola.

samedi 26 novembre 2005

Choisir



François Hollande a été réélu secrétaire du Parti Socialiste. Sans aucun suspens car monsieur Hollande était le seul candidat à sa succession. Facile de gagner quand on n'a pas de concurrent.
Les journalistes politiques des grands canards n'ont pas trouvé l'affaire si étrange, et pourtant, ce genre de procédé est loin d'être très démocratique. Peut-on vraiment parler dans ce cas là d'éléction, de choix?

La République française affirme pourtant la garantie d'un "choix pluriel et républicain", non?

J'ai hâte de voir le combat de gladiator que va être 2007. Je me frotte les mains et je m'installe avec mon Amstel.

Alors ce soir chéri, tu as le choix entre un pavé de rumsteack et un pavé de rumsteack. Tu choisis quoi?

vendredi 25 novembre 2005

169 €

Cette après-midi après être allée voir Free Zone de Amos Gitaï, j'ai cherché désespérement et sous quelques flocons de neige un manteau pour remplacer ma veste. Prévenir la grippe c'est mieux que de se la taper de plein fouet, du coup malgré des finances peu sympathiques je me suis lancée rue de Rennes.
Un manteau n'est pas un achat anodin, il faut qu'il soit chaud, bon marché, joli et que vous n'ayez pas l'air d'attendre des triplés.
La tâche est donc compliquée.
Kookaï: à peine rentrée je vois un tee-shirt classique à 45 euros, je ressors illico.
Etam: Trop moche
H&M: femme enceinte?

Et là je trouve la perle rare: un manteau officier pas moche, de qualité mais à 169€. (pas si cher que ça, mais pour moi si)
Comme tous les manteaux chez Zara: tous à 169€!
Un genre de communisme?

jeudi 24 novembre 2005

Critiquer les critiques

De toute évidence c'est parce qu' ELLE a financé le film Palais Royal! qu'elle le plébiscite en affirmant qu'il est HILARANT. Faudrait pas qu'ils perdent de l'argent quand même.
Faut pas déconner, ce film est pire que nul. Lemercier ( actrice principale, omniprésente et metteur en scène) se pavane en montrant qu'elle a un joli petit cul d'aristo dans son cachemire Eric Bompard avec des dialogues vides et dramatiquement pas drôles.

La conclusion: Ne vous fiez toujours pas aux critiques.
L'exemple avec Télérama: le magazine hebdomadaire catholique qui publie des critiques théâtrales bonnes ou mauvaises selon leurs partenariats. Moi j'dis: ça c'est du journalisme.

mardi 22 novembre 2005

-3°C

Cette nuit, il fait -3°C à Paris.
En rentrant du théâtre, j'ai croisé une dizaine de personnes qui allaient dormir dans la rue.
J'avais terriblement froid, j'en avais la mâchoire qui tremblait. Malgré mon pull, ma veste et mon énorme écharpe en laine, je sentais le froid pincer ma peau.
Je ne pensais qu'au moment où j'allais glisser mes jambes dans ma couette.
Il y a encore plein d'hommes et de femmes qui vont mourir de froid cet hiver sur les trottoirs de Paris.

lundi 21 novembre 2005

Meetic: le supermarché du cul


Tout le monde en parle et pour cause: C'est le plus grand vivier de créatures mouillées en attente d'un "one shot sex".
Plus personne n'a honte de chercher Le ou La dans un site de rencontre, c'est même devenu une tendance: je nique grâce à Meetic.

Après avoir été le siècle de la communication, le XXI° siècle est devenu le siècle de la baise gratos. Plus besoin de se payer un gigolo ou une pute pour une séance de sexe. Il suffit d'avoir sa connection internet, un pseudo aguicheur et une photo attrayante. Le tour est joué: lets go fuck.

Là où caramail s'est planté, Meetic a fait son succès: un site de recontre non pas de mariage mais juste pour du cul. Une inscription en deux minutes et le tour est joué. Maintenant, vous avez le champ libre pour chater avec des types de tous les âges et de toutes les régions de France. En dix, vous pouvez chauffer une dizaine de mecs et en vingt et après une inspection photo: un vrai plan cul. Généralement, les sites de rencontres proposaient à des gens laids de rencontrer des gens moches, résultat: on tournait un peu en rond. La révolution Meetic, c'est de proposer à visage découvert et démocratiquement des gens beaux, moches, vieux, jeunes ( quand même des fois très jeunes), et surtout available.
Finis les regards tendres, les jolies robes et le blush discret: plus vous avez l'air d'une coquine et le verbe haut, plus vous emballez.
Pas beaucoup plus dangereux que de rencontrer un mec inconnu dans la rue mais pas très aventureux quand même. Meetic c'est bien pour celles qui n'osent jamais jouer des paupières, pour ceux qui réflechissent trop avant d'aller aborder la belle rousse qui sirote son martini tous les jeudis et enfin pour ceux qui n'ont plus un rond pour aller se taper une pute rue St Denis.
Parce qu'au final une telle industrie du sexe devient quand même un peu triste. Draguer dans son sofa, ça manque de piment et de contact. Bien sûr la démarche est beaucoup moins hypocrite et beaucoup plus directe, vous savez par principe que vous faites partie d'un rayon au milieu d'autres produits. Mais finir par chercher parmi des photos et des réponses " un peu romantique", " ne fume pas" une personne avec qui on échange quelque chose, ça reste quand même trop synthétique et organisé.
Il y a peut-être les "old fashioned" d'un côté et les Try-sexuals de l'autre, mais pour tout le monde finir à 2h du mat, le jour de son anniversaire devant meetic, c'est pathétique.

Rien de mieux que son lit et un sex toy fidèle.

jeudi 17 novembre 2005

Toutes vos copines

Suite de mon étude sociologique caricaturale. Nous voici encore et toujours dans le Paris des années 2000 : les filles conjuguent du H&M avec des escarpins Chloé, se sms pour se dire bonjour et s'invite par carton d'invitation cachet de la poste, feuilletent VOGUE et lisent Fragments III .
Le paradoxe, une nouvelle religion comportementale?

Dans la vie d'une jeune parisienne, tout est une affaire de strates.
Évidemment avant de pouvoir se payer des Jimmy Choo, on se paye les Bali Barret de chez André, avant de vivre dans un 5P dans le 7° on squatte un studio mansardé dans le 18°, avant de se payer entrée-plat-dessert Chez Costes, on s'offre la formule à 6€ au Rovin sushi bar. Qu'importe si l'on fait parti de la deuxième catégorie ou de la première, qu'on soit née d'un papa chirurgien plastique ou d'un serrurier, entre 20 et 25 ans on passe toutes par cinq cases:

- toutes vos copines ont un copain, sauf vous
- toutes vos copines ont un appart (loin de la résidence parentale), sauf vous.
- toutes vos copines ont un boulot (autre que serveuse chez Quick), sauf vous.
- toutes vos copines se marient, sauf vous ( et dieu soit loué).

Rajoutons donc une nouvelle entée au Portrait Robot de mardi: "La paranoïaque", dont le refrain continuel "sauf moi" ressemble étrangement à une litanie obsessionnelle.

mercredi 16 novembre 2005

Encore

Moins on embrasse, moins on a envie d'embrasser.
Moins on souffre, moins on a envie de souffrir.
Moins on aime, moins on a envie d'aimer.
Moins on se parle, moins on a envie de se parler.
Moins on se voit, moins on a envie de se voir.
Moins on a d'argent, moins on économise.
Moins on baise, moins on a envie de baiser.
Moins on lit, moins on a envie de lire.

Et c'est valable pour tout, alors encore.

mardi 15 novembre 2005

Portrait robot

En regardant Donnie Darko hier soir, je me suis dis que les pathologies psychologiques n'étaient pas loin.
Souvent anodines et constitutives de notre personnalité, elles sont là: soit pour effrayer nos amis, soit pour nous rendre spécial. J'en recense plein dans mon entourage et pourtant on n'est pas si nombreux.

Mes trois préférés étant:

Le cyclothymique
La cyclothymie est l'alternance de l'humeur qui peut passer de la tristesse à l'euphorie et vice-versa.

La dépressive
La dépression est un trouble de l'humeur résultant de l'interaction d'un ensemble de facteurs biologiques (déséquilibre dans la chimie des neurotransmetteurs du cerveau), psychologiques et sociaux.
Résultat : troubles du sommeil, manque d'énergie, irritabilité, mal de vivre.

L'obsessionnelle
Les obsessions sont caractérisées par l'irruption dans la pensée d'un sentiment, d'une idée, d'une tendance apparaissant au malade comme un phénomène morbide en désaccord avec sa pensée conscient, qui émane de sa propre activité psychique et persiste malgré ses efforts pour s'en débarrasser.


© google

lundi 14 novembre 2005

Lunettes noires pour président

Les lunettes c'est chic et vintage. La preuve avec Jacques Chirac qui arborait lors de sa dernière intervention télévisuelle des lunettes rectangulaires noires. Lunettes qu'il avait quittées sous la conseil de sa coach et fille: Claude.
Cherchait-il à retenir notre attention sur ce détail pour qu'on évite d'entendre ses détours idéologiques?

Vive les lunettes et vive la France!

samedi 12 novembre 2005

C'est

Chercher du boulot sur anpe.fr un samedi soir en regardant Ardisson ça le fait pas.
Se balader devant l'expo Ombres et lumières à Beaubourg le dimanche en fin d'après midi c'est mieux.
Aller au ciné avec son copain le samedi en fin d'après-midi c'est cool.
Nager le dimanche en fin de matinée c'est agréable.
Faire une cure de crème hydratante c'est obligatoire.
Ne plus quitter son jean et ses baskets c'est dommage.

jeudi 10 novembre 2005

de 19H15 à 20H15

Hier soir en sortant de la fac, j'ai voulu rentrer à pied: une heure de marche motivée par la voix de Jackson Browne. Censier, les Gobelins, Denfert-Rochereau, Montparnasse.
je longe le boulevard Arago, observe la prison de la santé et au métro St Jacques un type s'arrête devant moi et se met à pisser sur le trottoir, comme ça sans préavis. Ni contre un mur, ni sur un arbre: au milieu du trottoir sans aucune sorte d'intimité. Dans un dessin-animé, je me serais frotté les yeux tellement la scène était étonnante.



Je continue mon chemin. Je traverse les rues devant les phares des voitures, je m'arrête devant les boutiques et je bave devant une robe taille empire brodée et dorée sur les épaules. Tranquillement je remonte la rue Daguerre et sur le trottoir de gauche je tombe sur le "Daguerre village" un mix entre le bar PMU et le bistrot pourri. Sur la vitrine dans une pochette plastique de classeur l'affiche dit:
" À partir de maintenant le verre d'eau est à 0,20 €"
1/4 de l'humanité n'a pas accès à de l'eau potable et le Daguerre Village fait payer l'eau du robinet.

J'espère au moins que le verre fait plus de 20cl.

mercredi 9 novembre 2005

Le hasard, internet et le magazine ELLE

Dimanche, je suis tombée par hasard sur le blog d'une pigiste de ELLE et ça m'a fait sourire. Du coup, j'ai repensé à la manière dont ils avaient marché sur mes rêves. Ca fait presque plus mal.

En lisant les doutes de cette jeune pigiste, je me suis rendue compte que même s'ils avaient publié les trois piges qu'ils m'avaient commandées, je ne serais pas forcément devenue ce que je voulais devenir. j'aurais peut-être pu m'offrir le luxe d'avoir de l'argent sur mon compte ( un vrai luxe en ce moment...) mais le chemin aurait été encore plus long.

Quant après une déception on doute de ses propres rêves, on se demande si on se laisse aller à la lâcheté ou si on fait bien de garder les pieds sur terre.
On peut douter du métier qu'on souhaite faire, on peut baisser les bras, chercher d'autres chemins ailleurs mais on n' oublie rarement ce qu'on aime vraiment faire pendant nos heures perdues.

Et moi j'adore écrire, et je j'écris tout le temps.
Quand certains prennent des photos, moi je me décris l'image, je choisis les mots, j'invente des phrases. Je griffonne des bouts de papiers, je remplis des cahiers, je noircis des fichiers WORD....
Alors je trouve ça chouette ce renouveau de l'écrit. Et si je ne deviens pas cette journaliste que j'ai espéré devenir, je me dis qu'au moins j'ai ce petit bout de blog où je peux écrire ce que je veux quand ça me chante et de la manière qui me plaît.

mardi 8 novembre 2005

Real life

Odéon- Ligne 4
19h15

Une blonde tout de rose vêtue plongée dans Public
Un dispute d'ados au sujet de la banlieue en feu
Une vieille enroulée dans une écharpe en fourrure enjambant sur ses talons aiguilles le corps inerte d'un SDF
Un type, ipod dans les oreilles, chantant à tue-tête du Johnny
Une paumée l'air dépité en converses rouges sortant d'un cours à la Sorbonne sur le Montage.


C'est difficile de se rendre compte à quel point notre monde est absurde surtout quand on écoute la musique de Spartacus .

lundi 7 novembre 2005

Mais où va le monde?

C'est la panique à bord, se rapprocherait-on de l'apocalypse?

- 1408 véhicules brûlés, 395 interpellations en 11 jours
- Une énième tornade a fait vingt-deux morts aux Etats-Unis
- Thales va être poursuivi pour corruption par la justice sud-africaine
- En Chine, 6 millions de volailles ont été abattues et les autorités du pays ont fait appel à l'OMS pour étudier trois cas suspects de pneumonie.
- 180 sociétés françaises sont accusées d'avoir enrichi Saddam Hussein
- L'Iran demande formellement à l'UE la réouverture des négociations sur le nucléaire
- L'abbé Pierre publie ses histoires de cul...

samedi 5 novembre 2005

How to be a celebrity

1. Do something unusual
Taguer sur le mont Rushmore

2. Be the worst
Copiez Homer Simpson et Al Bundy. Les gens adorent les losers.

3. Buy your way to fame
Couchez par exemple.

4. Discover something
Autre que les chaussettes sales au fond de la penderie

5. Appear on reality TV
Attention la célébrité s'autodétruira dans 25 jours.

6. Be famous for being famous
Être blonde chausser du 42 et s'appeler Hilton, bingo ça marche.

7. Create your own formula for success
E=MC2, fallait le trouver.


© TFxx and Cutting Edge

jeudi 3 novembre 2005

Putain de camion

J'avais 13 ans quand ma meilleure amie Virginie est morte écrasée par un camion en sortant du collège, le mercredi 15 juin à 12H30.
Sur le boulevard Edgar Quinet, le mercredi c'est le jour du marché, sur le sol s'étalent des bouts de laitue et des tomates écrasées. Les gens vont et viennent avec leur sac en plastique bleu ou vert, les courgettes côtoient les clementines, on crie les prix, on hume l'odeur des fruits de saison.

C'était l'anniversaire de sa maman. J'étais à 200 km de Paris. Alors que d'habitude, elle rentrait avec moi par le square Delambre cette fois-ci elle est rentrée avec Joëlle et Florence par le boulevard. Le camion reculait.
Avant de la quitter le vendredi, je lui avais dit à jeudi.
Ca fait dix ans et je me souviens encore de la couleur des fleurs de ton enterrement, de mes larmes mélangées à celles d'autres qui ne t'aimaient pas et qui t'ont vite oubliée, du regard de ta mère et du vide dans cette église que je déteste depuis.

Hier soir, j'ai rêvé qu'on était sur le quai du métro toutes les deux, que je te disais que c'était bon on pouvait traverser la voie. Et à peine avait-tu mis les pieds sur les rails que le métro arrivait. J'ai vu l'accident que je n'avais pas vu puisque je n'étais pas là.
Je me suis dis des milliers de fois que je n'avais pas à culpabiliser, que je n'en avais aucune raison. Mais c'est impossible.

Quand je vois sa mère déambuler grise et sans âme le long des rues de montparnasse, je m'en veux de lui montrer l'âge que sa fille n'aura jamais. Et quand je traverse sur le boulevard Edgar Quinet, je pense toujours à toi.



J'espère au moins qu' là-haut
Y'a beaucoup moins d' salauds
Tu nous laisses avec les chiens
Avec les méchants les crétins
Sous un soleil qui brille moins fort et moins loin
Putain d' camion, putain d' destin, tiens ça craint


Renaud

mercredi 2 novembre 2005

isnt'it?

Après avoir joué la moitié de la journée au Seigneur des Anneaux et l'autre à chercher ma salle de cours dans tout censier avec une migraine des plus lancinante (malgré les 1G d'aspirine en intraveineuse), j'aurais bien aimé avoir un punching ball en rentrant chez moi.
M'énerver dessus pendant une bonne demi heure avec du Vitalic dans les oreilles. Histoire de suer et de crier tout mon saoul.
Je suis sûre que ça m'aurait défoulée, au lieu de ça je me tape une bougie vanille/cannelle, du Nina Simone et un thé au caramel sous 3 épaisseurs de couette.
La vie est injuste.

mardi 1 novembre 2005

Be a girl

Dans mon étude de la société parisienne aujourd'hui je parlerai des parisiennes. Et je les connais bien ces pouffes, puisque j'en suis.
Parce que j'aime les catégories, les étiquettes et les caricatures je rangerais donc les femmes dans trois catégories, la dernière étant lla cerise sur le gâteau:

- celles qui essayent d'être l'égal des hommes.
- celles qui s'en tapent.
et
- celles qui draguent tout ce qui a une bite.

D'un côté donc vous avez des bonnes femmes enthousiastes, vives et décidées, un peu chiantes parce que tégneuses, toujours à l'affût de quelque chose qui puisse les élever vers le haut.

Puis vous avez celles qui se laissent aller avec le vent, qui sont heureuses avec un jean et un coca, qui kiffent le soleil et s'amusent sous la pluie. Elles aussi elles sont un peu chiantes à cause de leur sourire niais, mais bon ça va.

Et puis, il y a celles que j'aime le plus, les nanas qui dragouillent dès qu'elles ont en l'occasion, qui se veulent être la seule femme de la soirée alors qu'il y en a des autres, qui se la pètent grave avec leur voix de sauterelle ou de jaguar, se croient "meilleure amie" avec tout le monde, et qui jouent des oeillades pour qu'on n'oublie pas qu'elles prennent déjà toute la place sur le canapé. De vraies mantes religieuses de 166 cm qui vous arracheraient la tête avec les dents pour avoir un spot au-dessus de la tête et votre mec en dessert.

lundi 31 octobre 2005

Pot de colle

Moi j'adore la politique, et j'adore l'expression " j'y suis, j'y reste" du coup j'ai adoré lire dans le journal de ce matin la nouvelle initiative du président ivoirien Laurent Gbagbo, célèbre pour sa bêtise.

Malgré les protestations de ses opposants, le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé dimanche 30 octobre à la télévision qu'il resterait au pouvoir, après l'expiration de son mandat, le même jour à minuit. Gbagbo s'est engagé à organiser de nouvelles élections «d'ici un an».
Libération 31 octobre 2005

J'y suis, j'y reste et si vous n'êtes pas d'accord je vous emmerde, c'est moi le chef.

La dictature a un nouveau visage.

dimanche 30 octobre 2005

5 conseils aux bouseux

Parce qu'il y a des notions que tout homme doit faire siennes voici 5 conseils pour éviter d'avoir une étiquette "Province" scotchée sur la tronche quand on sort au Rex le samedi soir.
Et parce que Paris doit rester chic, of course.

1- Éviter le gel à tout prix. Surtout pour faire des espèces de pics et parce qu'on fini toujours au bout de dix minutes avec des cheveux en carton.

2- Éviter la gourmette au poignet. Ca fait ultra beauf, faut pas.

3- Avoir l'air de s'emmerder, parler avec condescendance de théâtre et adopter un regard improbable. S'aider en cas de problèmes de lunettes rectangulaires noires, d'une veste en cuir à 300€ et d'une coupe de cheveux asymétrique tonyandguy.

4 - Danser avec un verre à la main mais sans clope au bec. Faut pas, c'est tout

5- Ne pas boire de l'alcool comme un trou. C'est pas très chic de roter sur le dance floor.


Toute ressemblance avec des personnes réelles est une illusion.

vendredi 28 octobre 2005

Tourner sa langue 7 fois dans sa bouche

Partout on dit " la critique est aisée, l'art est difficile".
Mais moi je ne crois pas.
Vous connaissez beaucoup de personnes sincères vous?
Qui osent dire que votre dinde aux airelles n'est pas si bonne que ça, que votre tiramisu a un gout de st nectaire et que votre chantilly ressemble a du vomi?
Vous connaissez beaucoup de gens capables de vous dire sans faire des petits ronds avec la bouche que vous avez merdé, que ce n'est pas grave mais qu'il faut bien l'avouer: vous avez merdé, c'est tout.
Perso, je les compte sur les doigts de la main, ces gens-là. Et moi j'ai été élevée comme ça, c'est con.
Du coup, je ne crois pas que ce soit si aisé que ça de dire ce qu'on pense. Parce que dans le meilleur des cas vous froissez la personne et vous n'êtes plus invité à la garden party pendant trois ans, dans le pire ( récit d'expérience) vous vous retrouvez avec une meute de chiens enragés qui veulent vous bouffer pour avoir oser dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.
Situation peu confortable il faut bien l'admettre.

Lao Tseu disait que seuls ceux qui la ferment accèderont au bonheur, je n'en suis pas, dommage.

jeudi 27 octobre 2005

MK2 Vs Gaumont

Comment reconnait-on un MK2 d'un Gaumont?

MK2: 15 minutes de pub
Gaumont: 25 minutes de pub

MK2: Bande annonce de Batalla en el cielo
Gaumont: Bande annonce du dernier navet de Pirès

MK2: Longiligne en Vanessa Bruno avec sa PSP au cas où.
Gaumont: Teenag' en Diesel et convers' qui envoie des textos avant, pendant et après le film.

Le conseil Pink Chantiers du jour: Munissez-vous d' À nous Paris (pour ne rien voir) et de votre ipod pour ( ne rien entendre) et attendez sagement votre film.

mercredi 26 octobre 2005

Des études pragmatiques

Je passe des supers mercredi soir.
De 17h30 à 19h30 salle 243 j'ai cours de lexicologie.
C'est formidable d'étudier l'onomasiologie et la semasiologie du lexique de la faune et la flore dans la littérature brésilienne.

mardi 25 octobre 2005

Rosa Lee Parks in my mind

Le 1er décembre 1955, elle a refusé de céder sa place dans un bus à un blanc. Condamnée à payer une amende de 10 dollars à l'époque, elle a débuté un boycottage qui a duré plus d'un an, s'est battue contre le KKK et pour les droits civiques.
Grâce à elle la lutte anti-ségrégation de Bobby Seale et de Martin Luther King a pris une forme féminine.

Elle est décédée hier. Merci infiniment.


lundi 24 octobre 2005

3 rue de Cluny, 75005 Paris

Entrée
St Marcellin et confiture de figues sur toast.

Plat
Pennes à l'huile d'olive et aux tomates confites, avec féta et saumon fumé.

Dessert
Sorbert Framboise - Glace au café brésilien

dimanche 23 octobre 2005

Au loup!



La presse n'a pas très bien compris la morale de Pierre et le loup
du coup on se tape régulièrement des hurlements de chiens affolés:

* La grippe aviaire version 28 day after de Danny Boyle

* Le terrorisme islamiste version parano du journal Le Point - je cite la UNE honteuse de la semaine dernière : "Islamistes: Pourquoi ils nous détestent?"

* Conflit Israëlo-Palestinien version Mission impossible


La presse: le nouveau serpent du jardin d'Eden?

samedi 22 octobre 2005

Jeunes et cons

Comme il est fréquent dans les premiers cours notamment de langue, vendredi on a dû se présenter devant les autres.

Laconique quand je me retrouve devant une pléiade de jeunes filles glossées et peignées comme Mariah Carey, j'ai juste bredouillé un truc du genre j'étudie la littérature générale et comparée à la Sorbonne, je viens à la fac en métro et j'aime aller au ciné le dimanche soir.
Rien de très original dans mon ciel sauf la réponse des dindes qui peuplent ce cours. Je me suis mordue les lèvres pour ne pas rire.

Je m'appelle Stéphanie, j'adore titi et grosminet, j'étudie le portugais et pendant mon temps libre j'aime voir mon copain.


Si au moins elles avaient répondu: je m'exerce au Kama-Sutra, mais même pas...

vendredi 21 octobre 2005

Conversations de pallier

Quand on croise sa voisine habituellement on parle des bruyants voisins du 6 eme étage, du gardien retrouvé à moitié ivre mort dans les escaliers, de la pouffe du deuxième qui hurle fière de ses multiples orgasmes toute la nuit ...
Dans mon immeuble au lieu de ça, pendant les réunions de co-propriété, on apprend qu'un homme à été tué par balles devant l'entrée, qu'une bombe a été désamorçée par la police pendant les attentats de Madrid et que de tenaces trafiquants de drogue tournent comme des vautours affamés autout des ados de l'immeuble...

Il fait bon vivre au XXI° siècle.

mardi 18 octobre 2005

Voyage Voyage

Copenhague 3 jours/ 2 nuits 173 euros
Cork 3 jours/2 nuits 280 euros
Stockholm 3 jours/ 2 nuits 224 euros
Chypre 8 jours/ 7 nuits 575 euros

Je suis ravie de reçevoir la newsletter d'anyway.com.

Du coup ça me rappelle ce que disait Robert Desnos:
"Une place pour les rêves mais les rêves à leur place."

lundi 17 octobre 2005

L'amour c'est toucher les ailes des oiseaux

Une petite fille entre 6 et 8 ans dans le bus s'interrogeait ce matin sur l'amour.
Comment sait-on qu'on est amoureux? demanda-t-elle.
Sa maman lui répondit qu'on le savait quand on pensait tout le temps à l'autre, qu'on voulait tout le temps être avec lui, qu'on le trouvait beau...
Alors la petite fille conclut qu'elle était donc amoureuse de Tintin.

dimanche 16 octobre 2005

La tenue de la semaine

Vue sur 9 filles en deux jours:

Veste officier cintrée
Tee-shirt ML noir moulant
Mini-jupe en jean
Leggings noirs mi-mollet
Bottes en cuir/ chaussures plates

samedi 15 octobre 2005

1 ticket de métro : 1 euro 40



Vendredi 14 octobre 2005

BUS 91 Montparnasse Gare TGV 2 - Les Gobelins : 35 min
Métro Ligne 7 Les Gobelins - Châtelet: 15 min
Métro Ligne 14 Châtelet - Gare St Lazare: 10 min
Métro Ligne 13 Gare St Lazare - St Denis Université 20 min
Métro Ligne 13 St Denis Université - Gaité 35 min
Métro Ligne 13 Gaité - Duroc: 5 min
Métro Ligne 10 Duroc - Javel André-Citroën: 15 min
Métro Ligne 10 Javel André-Citroën - Duroc: 15 min
Métro Ligne 13 Duroc - Gaité: 5 min
BUS 91 Montparnasse Gare TGV 2 - Bastille: 60 min
BUS 91 Bastille - Gare Montparnasse : 45 min
Métro ligne 6 La motte- Picquet Grenelle - Montparnasse bienvenüe: 10 min

Total: 270 min - 4 heures et demi

vendredi 14 octobre 2005

Bachelorette

Les soirées dites pour "célibataires" sont celles dans lequelles on sert des cocktails roses ou fushias et pour lesquelles on fait un jeûn de deux jours avant, pour rentrer dans sa vieille robe noire des années 90.
On se regarde avec des yeux de merlan frit et on se reconnait à l'épaisseur du gloss sur les lèvres.

Je propose donc pour évitez tout malentendu de se coller des étiquettes sur la poitrine:

Propositions
Je couche dès le premier soir
Je refuse la sodomie ( la variante étant: je refuse la fellation)
Je suce volontiers
Je préfère les blondes
On m'a traîné ici contre mon gré ( il marche très bien celui-là )
Too bad, c'est la mauvaise semaine
Sorry, t'es trop ugly ( en anglais ça fait moins mal mais il peut ne pas comprendre: dans ce cas ponctuez votre phrase d'un beurk)
Moi j'opte pour: j'ai déjà bu trois verres de champagne, à demain.

Bonne chance.

jeudi 13 octobre 2005

google.fr/search

Un internaute est tombé sur Pink Chantiers en tapant sur Google " Angela Merkel sexy"...

Unbelievable ...

mardi 11 octobre 2005

Dans le silence...

Cette après-midi, j'ai été voir "la spectatrice" un film italien de Paolo Franchi avec la magnifique et troublante Barbora Bobulova.



Valeria vit une existence vide de toute relation sentimentale. Tous les jours, elle observe Massimo, un inconnu qui vit en face de chez elle. Lorsque qu'il disparaît, l'univers de Valeria s'effondre. Apprenant qu'il a déménagé pour Rome, elle décide de se lancer sur ses traces...

L'image est trouble et réaliste. Les acteurs sont muets mais transparents. 1H30 entre Turin et Rome.
L'histoire de Valeria parle de lâcheté, d'insouciance, d'amour, mais surtout de rencontre mais sans trop de mots, sans trop de couleurs, sans trop d'actions.
L'histoire coule doucement entre les va et vient de la silhouette si spéciale de Valéria dans son manteau qui la recouvre de la tête aux pieds, et les silences dans le bus, dans la voiture, dans le restaurant... partout où Valeria cherche sans trouver.

Valeria suit une image qu'elle aime sans trop savoir pourquoi et dans son voyage, elle ne sait jamais vraiment ce qu'elle fait et pourquoi. On se demande souvent qu'est-ce qui guide ses pas et la force qu'elle déploie à chaque fois qu'elle donne un coup dans le vide.
On se demande souvent la même chose pour soi et comme Valeria, on reste toujours dans le silence.

lundi 10 octobre 2005

La rentrée universitaire

Les signes pour la reconnaître:

- Tout le monde descend à Censier Daubenton
- Il y a la queue à la boulangerie qui fait le coin de la rue
- C'est le concours de celle qui aura le plus l'air d'une pouffe avec ses bottes fourrées dans son jean alors qu'il fait 25°C
- Faut regarder où on marche sinon on écrase tout ce qu'un étudiant jette ailleurs que dans une poubelle (mégot, bout de quiche, canette de coca etc,.)
- On est restreint à 40 cm2 de table à la biblio
- On devient agoraphobe, con et pressé.
- On rêve des vacances d'hiver.

samedi 8 octobre 2005

Prêts à être tués pour survivre

Il n'y a rien de mieux pour se pourrir son vendredi que se mettre à lire le journal en rentrant chez soi. D'ailleurs en général c'est idéal pour se ruiner le moral en deux minutes: le taux de chomage du Libéria ( 80% ), l'éventuelle présidence d'un joueur du PSG à la tête de ce pauvre pays et la famine sourde et aveugle au Niger sur à peine une page, de quoi imaginer le reste avec angoisse.

Georges Oppong Manneh Weah



La fille devant moi devait se demander ce que je lisais pour avoir l'air si abattue.
Entre le papier sur Stan (154 morts et 300 disparus) et le portrait de Mireille Mathieu, je lisais ça:


Prêts à être tués pour survivre

Les enclaves espagnoles de Melilla et Ceuta au Maroc sont autant d'Eden espérés par les candidats africains à l'immigration.

(...) Pour tous les gardes civils, c'est en effet une course contre la montre. De nuit comme de jour. «Si un immigrant passe le premier grillage et accède à la fosa avant que tu arrives, il a gagné la partie, dit José Miguel. En général, il est blessé. Il a du sang partout, et alors tu deviens un humanitaire. Tu t'occupes de lui et tu appelles une ambulance. Il restera en Espagne, puisqu'il n'y a pas d'accord de rapatriement avec son pays d'origine. Que voulez-vous que je fasse d'autre? Que je lui tire dessus à bout portant, que je le frappe à mort? C'est un être humain, non?» (...)

François Musseau Libération 07 octobre 2005

Une belle antithèse à apprendre au collège: Prêts à être tués pour survivre...

vendredi 7 octobre 2005

Blonde

Je croquais dans mes tartines beurrées en lisant le journal quand tout d'un coup, je me suis dis que j'allais allumer la télé pour entendre du bruit ( je précise: autre que ma voisine et son éternel " What a feelin'").

Le matin entre 8 et 11H, si vous ne le saviez pas encore le vide audiovisuel bat son plein. Partant de ce principe, j'assume et je zappe, je me brosse les dents en même temps, je réponds à mes mails et tombe sur une émission sur les blondes présentée par Sophie Davant ( chevalier du mérite, et oui c'est vrai on dit merci à Donnetruc de Vabres ).

Sachez dorénavant qu'être blonde c'est mieux qu'être brune:

1- On a plus de sex-appeal.
(Mais on a les cheveux plus fragiles)

2- Les mecs s'arrêtent trois fois plus pour vous "aider" quand vous avez une panne de voiture.
( Alors que naïvement, je croyais que c'était plutôt lié à votre taille de soutien-gorge)

3- Les mecs se retournent plus facilement sur vous dans la rue.
( Cf. 2)

4- La vendeuse est plus gentille.

Le pire dans cette affaire, c'est qu'il ne s'agit même pas de propos masculins: Sophie Davant, Claire Keim et Irene Frain s'y sont mises à trois.

Demain du coup, ce sera France info.

jeudi 6 octobre 2005

Les conseils beauté de Lucienne



Les magazines féminins adorent se remplir de pages "spécial conseil de stars" parce qu' évidemment l'identification et l'idolâtrie dans notre société ça marche et même ça vend.
Du coup, on se tape souvent des articles nuls sur quel premier geste fait Casta au réveil, quel est l'astuce minceur de Kate Moss ou bien sur le type d'épilation que Sharon Stone pratique. Alors on vous promet que si comme Mademoiselle Agnès vous buvez du lait de soja avec une pincée de romarin au saut du lit, vous aurez sa classe et sa fashion attitude.
Des pages entières où Vanessa Paradis nous avoue qu'elle se tartine le visage chaque soir avec Clinique, le matin avec Arden et le midi avec Dior, où on nous affirme que se faire masser au SPA du Ritz galbe les fesses d' Allegra Versace, où que se faire épiler le maillot à Tripoli c'est le must.

Pas la peine de croire qu'on se transformera en Kurkova en se payant la crème de jour Sysley à 150 euros (le pot de 30ml). Mais même si on le sait et qu'on sait davantage qu'il ne s'agit que de la pub cachée, quelques fois on craque. On est vraiment con, des fois.

En revanche ce qu'oublie la plupart de ces magazines élitistes et commerciaux, c'est qu'à la fin du mois après être passées à Monoprix, chez H&M, au Gaumont, après la facture d'EDF et celle de France Télécom...on n'a guère assez d'argent que pour se payer une crème Garnier à 10 euros. Ce serait donc bien que Kate oublie deux secondes son contrat avec Dior et nous avoue qu'au réveil elle adore se faire un rail de coke avec un jus de fruits pressés.

mercredi 5 octobre 2005

Even if nobody else sings along

Quelque fois un peu comme dans le film d'Alain Resnais, on pourrait se parler en paroles de chanson.

You gotta make your own kind of music
Sing your own special song
Make your own kind music
Even if nobody else sings along


Make Your Own Kind Of Music, Mama Cass Elliot


Effectivement "Just to do your thing is the hardest thing to do".
Tous les jours, tous les choix que je fais ou que je ne fais pas me le répètent.

mardi 4 octobre 2005

Be Zen

Au lieu de s'énerver sur son prochain en attendant son métro, devenez Zen.

Comment devenir Zen?
Le retour à la condition originelle de l'esprit passe selon les maîtres Zen par une respiration lente et concentrée, une maîtrise de la pensée et une posture erigée vers le ciel.
Sinon y a les grandes phrases à méditer pendant sa posture Lotus.

La solution de Lao Tseu
"Qui triomphe de lui-même possède la force."

La solution de Maître Dogen
"Si vous comprenez que zazen est la grande porte de la loi, vous serez semblable au dragon pénétrant dans l'eau ou au tigre retrouvant ses forêts profondes."

La solution du sutra du diamant
"Lorsque l'esprit ne demeure sur rien, le véritable esprit apparaît."

hummmm.

lundi 3 octobre 2005

Le e masculin

Après le charme envoûtant de Mme Tatcher, voici (très probablement) au pouvoir la très sexy - il faut le dire - Angela Merkel.
Grâce à elle, on sait maintenant que les femmes peuvent gouverner même en talons aiguilles et en porte-jartelles.
On sait dorénavant qu'il ne suffit pas de pasticher les hommes pour réussir, qu'on peut être présidente même en étant maman, en ayant ses règles tous les mois et des bigoudis dans les cheveux pendant la nuit.
Grâce à Angela Merkel, les femmes peuvent enfin crier haut et fort "oui je suis une femme, je porte des mini-jupes et du rouge aux lèvres mais je reste intelligente, forte et cultivée".
Avec Angela Merkel c'est vraiment la victoire du féminisme et de la féminité.
Et ceux qui diront que c'est plutôt le combat d'une femme qui a tout fait pour qu'on oublie qu'elle l'est, seront vraiment mauvaise langue.
Et oui, chères citoyennes, pour réussir il faut encore porter un pantalon et une coupe de cheveux sortie de nulle part.
Pour réussir, il faut encore être un homme.

dimanche 2 octobre 2005

jeudi 29 septembre 2005

Une France française

Le Monde 29/09/05
" M. Baroin, proche de Jacques Chirac, a déjà reçu les encouragements du président de la République, de Dominique de Villepin et du président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, lorsqu'il a proposé, à la mi-septembre, dans un entretien au Figaro Magazine , que la France revoie ses lois sur l'accès à la nationalité, régies selon le droit du sol (né en France, un enfant a la possibilité de choisir la nationalité française).

Mes parents sont portugais, tous les deux. Ils sont arrivés en 75, deux ans avant la naissance de mon frère né à St Maur. Je suis née à Paris dans le 15 ème arrondissement, puis j'ai grandi à montparnasse. J'ai été à l'école publique, j'ai fais des compétitions de Gym sous le drapeau français, ma carte d'indentité est française.
Je pense en français, j'écris en français, j'insulte en français et quand je me coupe je crie "aïe".
Le sang qui coule dans mes veines a connu Salazar, Fernando Pessoa et Luis de Camoes et peut-être aussi les Grandes découvertes, sait-on jamais. Il n'a très probablement pas connu Vercingétorix ni non plus l'invasion hitlérienne. Mes parents me parlent en portugais. Ma famille est portugaise. Mon nom est portugais.
Mais quand je ferme les yeux et que je me promène, c'est dans les rues de Paris que je me voie.
Mon sol est français.

mercredi 28 septembre 2005

L'homme idéal

il aurait l'allure de Jude Law
La tendresse d'Aragon
Le regard de Ben Chaplin
La noirceur de W.H. Auden
Le charme de Georges Clooney
L'humour de Charlie Chaplin
La provoc de Charles Bukowski
La bouche de Jamie Dornan
Le sex appeal de Gael Garcia Bernal
Le corps de Brad Pitt
les mots d'Eluard
L'impertinence de Pierre Desproges
L'espièglerie de Harrison Ford
La poésie de Robert Desnos
L'intelligence de Roland Barthes...

( je l'imagine là et je me dis qu'il serait super chiant ce mec en fait ;) )

mardi 27 septembre 2005

Tu es le grand soleil qui me monte à la tete

Le calamar géant est pour la première fois en photo.
Ceux qui dorment dans la rue commencent à avoir froid.
Les filles se faufilent entre les gouttes pour préserver leur brushing.
Ingrid Betancourt est encore prisonnière.
Jude Law a trompé sa copine avec la baby sitter.
Charlotte Valandrey ( qui ça?) est séropositive.
Pete Doherty est en portrait dans "Libé"
le site http://www.celebritymalemodels.com/models/ est mon paradis.
Mais comme le dit Éluard Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud


Je vous conseille donc de lire Éluard, dans le métro, dans le bus, dans la queue du supermarché, partout où l'automne mange les quelques derniers rayons de soleil.

lundi 26 septembre 2005

Avant de m'avouer vaincue

Après une nuit affreuse secouée par des cauchemars assez épouvantables. Je me suis réveillée avec le soleil et je me suis creusée une place dans mon lit avec du thé pour lire.
Mon bouquin du moment parle de La Havane.
Ce matin emmitouflée sous mes draps je suis donc tombée sur ça:

Quand tout s'effondre et que le monde devient absurde, on a toujours cet étrange instinct de se pelotonner en rempliant les jambes contre soi pour s'endormir en attendant la naissance.

Tropique des silences, Karla Suarez


Les journées précédées par des nuits de tourment sont à leur image, il faudrait les traverser en silence.

dimanche 25 septembre 2005

Nú vaknar þú



Il y a quelques années, le film "Farinelli" avait sensiblement changé quelque chose en moi.
Alors âgée d'une quinzaine d'années, j'avais été frappée par une phrase de dialogue entre le Castrat et une auditrice. À la fin d'un concert, la jeune femme toute poudrée et sous quinze épaisseurs de velour rouge, lui avouait avoir eu son premier "orgasme musical".
Dès lors je me suis toujours demandée ce que signifiait "avoir un orgasme musical". Bien sûr il y a des chansons qui vous touchent, que vous ne pouvez pas écouter sans pleurer, qui vous font frissoner bref qui vous chamboulent et puis il y a celles qui vraiment vous mettent en extase. Il ne s'agit pas vraiment d'un orgasme musical mais d'un état de grâce dans lequel on se sent réellement flotter.
Chez moi, deux notes de Sigur Ros et je suis partie.

Hier je rendais hommage à Raimund Hoghe aujourd'hui je bénis Sigur Ros et leur dernier Opus Takk .
Simplement divin pour rester dans le champs lexical religieux.

samedi 24 septembre 2005

Young people, Old voices

Petit message à Raimund.

Raimund, quand je n'ai pas beaucoup dormi, et parce que je suis une fille "sensible" (?)
C'est pas très cool d'ouvrir ton spectacle sur Léo Ferré et d'enchaîner avec la plus belle voix du jazz: Mademoiselle Billie H, pleaaase.
Parce que mes amis et moi, on n'avait pas forcément pensé à ramener avec nous des kleenex.

Mais merci parce que c'était magique.

vendredi 23 septembre 2005

So chic

La météo est bonne.
On sort le jupon, on deshabille ses bras, on retire les chaussettes.
Et des ballerines aux pieds on s'en va boire un Perrier à la terrasse d'un bistrot parisien.
Paris, c'est chic.

jeudi 22 septembre 2005

La folie des grandeurs

Je lisais une revue tranquille dans le bus et je tombe sur ça:

" La taille du pénis est-elle déterminante dans l'acte sexuel? La question est vieille comme le monde, mais continue d'être posée. Alors: oui ou non?"

Les sexologues disent non, les filles disent oui.

Alors petite énigme:
Si la taille du vagin fait entre 8 et 12 cm à quoi servirait un engin de plus de 20 cm?

À vous de jauger.

mardi 20 septembre 2005

Take the day off

La marque de haut cosmétique Clinique propose un démaquillant révolutionnaire qui vous balaie la journée juste avant de rentrer dans vos draps.
Ils appellent ça: Take the day off

Du coup je me suis dis qu'il nous fallait un moyen de suivre cette maxime sans dépenser les 25 euros de savon:

- prendre une douche bien chaude sur du Marc Leclair
- prendre son ipod et courir au Parc Montsouris
- se mettre direct en pyjama faire une sieste de 30 minutes puis croire que c'est un autre journée qui commence
- aller nager 45 min à la Piscine Pontoise
- trouver un homme ou une femme et jouir pendant des heures
- se payer un hamman+ gommage+ massage
- prendre un verre sur la Terrasse du Printemps Haussmann avec ses trois meilleurs amis
- Lire un bouquin, mettre du Charles Mingus et s'affaler dans un fauteuil club en velour.

Vous pouvez combiner les formules: moi demain j'adopte la formule idéale:

Prendre une douche bien chaude sur du Marc Leclair, lire un bouquin, mettre du Charles Mingus et s'affaler dans un fauteuil club en velour en attendant un homme (ou une femme, je ne sais pas encore) et profiter pendant des heures...

lundi 19 septembre 2005

Le destin est un autre dieu

Parce que croire en rien leur semble impossible, une majorité de personnes croient en dieu pendant que le reste attribue les choses au destin, à la fatalité.

On entend alors toute sorte de connerie du genre " C'est grâce au destin" ou bien "C'est la vie"... Comme si les choses ne pouvaient se passer de cause ni d'origine, comme si tout était explicable ou en tout cas devait l'être.
Si ce n'est pas grâce à Dieu alors c'est le destin qui nous a réuni, qui m'a fait réussir ou échouer. Du coup on s'invente des excuses pour justifier nos erreurs et nos limites, on oublie qu'on est maître de soi, on se laisse berçer par la vie.
La fatalité devient alors une nouvelle religion.

Ceci étant dit je me demande pourquoi certaines fois on dit Pepsi light et d'autres fois Pepsi Max.

dimanche 18 septembre 2005

Paris s'éveille

Quand on doit se lever à 5h du matin, on voit plein de choses de sa ville qu'on ne voit jamais.
Les hommes qui partent à Rungis, les fêtards qui rentrent du Red Light, les sacs de voyage prêts à prendre leur train, les boulangers courageux...
Et ma voisine un peu folle qui sort son labrador en chemise de nuit polaire rose alors qu'il fait 5°C.

samedi 17 septembre 2005

Trish Deseine est mon ami

Couscous trop cuit au chocolat noir jus de framboise et caramel


1 sachet de couscous
175g de chocolat noir
2 cuil.à soupe de sucre
1 barquette de framboises
4 morceaux de sucre pour le caramel


Faire un caramel avec les morceaux de sucre légèrement imbibés d'eau. Hors du feu, ajouter 3/4 des Framboises. Passer le jus au tamis et ajouter les autres framboises. Réserver. Faites cuire le couscous, lorsqu'il est trop cuit rajouter le chocolat et bien remuer pour le faire fondre dans les graines. Ajouter le sucre. Faire six dômes de couscous tiède, creuser un puits au centre et couler le jus de framboises à l'intérieur.

Enjoy.

vendredi 16 septembre 2005

alone in the city

Dans "les corps impatients" de Xavier Giannoli, Laura Smet crie à son amoureux:
" On est toujours seul, toujours".

Et c'est drôle parce que c'est une phrase que je m'étais formulée hier soir pendant mon cours de Qi Gong alors que mes cuisses souffraient le martyre.
Finalement malgré ce que le cinéma, la littérature, et la musique nous fait croire, nous serions seuls.
La compassion serait une théorie, l'alter ego de la philo?
Quand Laura Smet ponctue sa phrase d'un "toujours" veut-elle dire: même quand on ne croit pas l'être? Malgré les sentiments amoureux, malgré l'amitié et les franches rigolades devant Benny Hill? Le Toujours signifie-t-il que rien ne change cet état? Qu'il est immuable?
Thomas parlait sur son blog il y a quelques temps, de la chance d'appartenir à un clan, de se savoir entouré, mais le clan est-il assez fort pour combattre chacun? Pour tuer la douleur exquise que représentent la solitude, l'égoisme, et l'auto-suffisance?
Je ne sais pas et je ne crois pas.

Mais après tout c'est comme tout, on s'en fout.

jeudi 15 septembre 2005

Re-marqués.

Hier soir au cinéma, l'acteur portait des pumas, il rentrait dans une cabine estampillée MSN research, avant de passer devant une pub Calvin Klein. Et non ce n'était pas pendant les 25 minutes de pub et de bande-annonces précédant le film mais pendant.


Et aujourd'hui je tombe sur ça:

Libé.fr passe à l'orange
La page d'accueil du site reprendra sa couleur habituelle dès demain.

Non, votre écran n'a pas été atteint par un virus inconnu durant la nuit. A la demande d'un annonceur publicitaire, la page d'accueil de Libération.fr a été colorisée. Elle reprendra sa couleur normale dès demain. En attendant, les articles restent lisibles en noir sur fond blanc.

Du coup je suis allée sur le monde.fr

mercredi 14 septembre 2005

Le spleen avant la guerre

J'avais prévu d'écrire un truc joyeux, péchu et drôle, de rompre avec cette mélancolie constante dans mes billets.
Mais voilà l'ambiance ne suit pas les prévisions.
Il n'y a pas de soleil dans mon ciel aujourd'hui.

Les trois articles que j'avais écris pour ELLE ne passeront jamais. Des espoirs, du travail et des rêves viennent de s'engloutir avec. Alors bien sûr demain je me battrais pour obtenir des articles ailleurs, pour vivre enfin de ce que j'aime faire, pour arrêter de faire des boulots minables et de vivre avec 300 euros par mois.

Mais ce soir je suis juste triste, déçue et énervée.
Quand on réussit, on ne sait plus ce que ça coûte d'échouer.
Ces gens ont sûrment dû oublier que d'autres leur avaient tendu la main.
J'espère que je n'oublierais jamais quand ce sera mon tour.

Je ne parle pas du reste, ça ne sert à rien.

Bonne nuit.

mardi 13 septembre 2005

J'étais dans mon lit et j'attendais que le sommeil vienne

Je repensais à ce que j'allais essayer de dire.
Pire je pensais à son regard face à moi.
Vous savez on réfléchit pendant des semaines à ce qu'on va dire le moment venu. On ressasse les enchaînements, on repense aux exemples, on se rappelle qu'il faudra être ainsi et éviter à tout prix ça. On espère être convaincant, on se sait convaincu. On ne cesse d'y penser. On ne fait que ça, à vrai dire, quand le silence est là, y penser. Retourner tout dans sa tête cent fois, comprendre, analyser, tirer des conclusions et des leçons. On a fait semblant pendant un moment que ça ne nous rendait pas si malheureux mais on sait que si, et qu'on ne veut pas l'être.
Alors on cherche une clef.
Mais on se dit qu'on n'y arrivera de toute façon pas, que ça lui est sûrment égal au final. Le moment venu les lèvres sèches, la gorge nouée, on espère juste que l'autre puisse lire dans vos pensées.

lundi 12 septembre 2005

I just don't think I'll get over you

Si on peut parler des choses qu'on aime, on se doit aussi de parler de celles qui nous énervent, nous attristent ou qu'on appréhendent avant tout.

Comme reçevoir une goutte d'eau glaciale dans le bas de la nuque et la sentir se frayer un chemin jusqu'entre les omoplates.
Comme marcher dans une flaque d'eau et tremper ses chaussettes.
Comme casser un verre qui a traversé les générations de votre famille.
Comme se prendre un vent à chaque fois.
Comme marcher sur un bout de verre oublié.
Comme oublier où on a mis le combiné du téléphone.
Comme se brûler avec le manche de la casserole.
Comme se fâcher pendant 15 Jours avec les gens qu'on aime en un quart de seconde et sur des détails.
Comme tomber dans les escaliers du métro à cause de la neige et avoir encore mal aux côtes 7 mois plus tard.
Comme le métro quand il fait 40°.
Comme ne pas trouver un boulot qu'on aime.

Heureusement que Colin Hay chante, et que Bill est là pour nous faire rire avec son survet Fred Perry.

samedi 10 septembre 2005

On dirait presque un dimanche

Le samedi tout est permis:
on peut se faire une toile imprévue
aller bruncher dans le marais
Lire le dernier Paul Auster
surfer dans son lit jusqu'à midi
Faire l'amour des heures avec son amoureux du moment
ou bien comme moi ranger ses bibliothèques en djellaba et sur du Jazz.

On y retrouve entre les livres de vieux papiers chiffonés, des photos d'une amie décédée, des tickets CB, des pétales de fleurs en miettes, des toutes petites épingles de couleur pour rappeler telle ou telle page, des mots doux oubliés, des secrets inavouables...
On décide de se séparer de tel livre, de relire celui-là, de remettre Platon dans le côté philo et Mondiano du côté romans...
Et le soir quand on se retrouve avec sa biblio rangée comme dans ses rêves, on se fait un thé, on allume quelques bougies et de l'encens à la figue et on savoure la voix délicieuse de Nina Simone confortablement assis dans son fauteuil les pieds en éventail.

vendredi 9 septembre 2005

Tout le monde dit I Love You

*Petit jeu du Vendredi*

Comptez le nombre de fois que vous entendez quelqu'un dire "Je t'aime" et le soir dites le vous devant le miroir.

ATTENTION: Soustraire ceux qui vous sont directement adressés.

jeudi 8 septembre 2005

Inspirer/ Expirer

Maintenant que je n'ai plus peur de perdre mes yeux dans l'eau, quand je nage j'y vais gaiement.

Je vis désormais sous l'eau. J'ai toujours su que c'était là que je voulais vivre.

Et ces secondes en apnée deviennent les plus belles de ma semaine. Le silence dans les bruits etouffés, le vide sous moi, l'impression d'être vraiment complètement ailleurs... Je ne pense pas au temps qui passe ni à la douleur dans mes muscles mais au bien-être que cette impression de décalage provoque. Je respire, Je rêvasse, je respire, je rêvasse et c'est juste bon.

Jusqu'à ce que le vieux qui nage sur le dos me donne un énième coup de coude dans les côtes ( tiens ça me rappelle mon voyage en car), ou bien quand mon chemin est arrêté par deux bikinis qui se parlent comme s'ils étaient à acapulco.

Mais je m'en fous il y a plein de place en dessous, alors je plonge.

mercredi 7 septembre 2005

Leonard De Vinci and me

Il m'arrive toujours des trucs bizarres dans le métro parisien.
Hier un type me tapote sur l'épaule pour que je l'écoute puis me regarde bien dans les yeux pour me dire à quel point il trouve que je ressemble à Mona Lisa... Vous savez la fille avec des cheveux longs épais et noirs ébènes, un nez aquilin, et un mystérieux sourire effacé.
Genre pas du tout moi quoi!

C'est l'effet Da Vinci Code vous croyez?

mardi 6 septembre 2005

Piscine et convivialité

Alors que je nageais avec mes nouvelles supers lunettes qui me font des cocards, j'ai malheureusement touché une vieille qui barbotait à côté avec son bonnet blanc à fleurs. Et alors parce que dans l'eau on n' entend rien, j'ai rien compris de ce qu'elle m'a dit, mais je crois qu'elle m'a traité de "petit conne".
Alors entre deux respirations, je lui ai dit d'aller nager dans une piscine privée et je suis repartie sur ma lancée en allant nager du côté des beaux mâles bronzés. C'est quand même plus sympathique...

Sont antipathiques le troisième âge...

lundi 5 septembre 2005

Love etc,.

Je rentrais d'une très belle soirée entre amis hier soir, assise dans le métro ligne 13.
Deux jeunes hommes s'assoient près de moi et leur conversation malgré l'ipod fixé sur "Été d'amour" vient à moi.
" Attends tu te rends compte ma mère gagne plus que mon père, franchement je serais lui j'aurais la honte..."

Et oui c'est donc vrai, nous sommes au XXI siècle mais quand même c'est honteux que les femmes travaillent et gagnent leur vie.

J'en ai marre de tous ces abrutis sexistes, homophobes et rigides. Je veux de l'amour.
Et ça tombe bien la compil LOVE est arrivée chez Colette :)

LOVE LOVE LOVE comme dit le mail de D*I*R*T*Y

samedi 3 septembre 2005

Le silence est d'or

Quand j'étais petite quand je faisais une bêtise ma maman me menaçait de me jeter à la poubelle.
Voilà ce qui arrive, quand on trébuche on vous fout aux ordures.
Heiner Müller dirait que c'est à cause de notre société de consommation.


C'est vraiment dans ces moments là qu'on se demande si les larmes sont salées exprès pour vous creuser un peu plus les joues de douleur.

vendredi 2 septembre 2005

Les cheveux bouclés du petit C

Des fois, c'est juste bon de revenir en arrière et de se rappeler comment c'était avant.
On se rappelle du commencement souvent quand c'est la fin. Mais des fois c'est juste bon de se souvenir.

De renouer avec une activité oubliée, de relire des vieilles lettres, de réessayer de vieilles robes trouées mais qu'on ne se résout jamais à jeter, d'écouter ce qu'on écoutait il y a deux ans.
Les choses ne seront jamais pareilles mais la "saudade" qui les recouvre leur donne une odeur si particulière, si douce, si inoubliable.

Le petit C me donne cette impression. Il a toujours été mon îlot. Un petit oasis de 4 ans puis de 5 et maintenant de 9.
Il ne me donne pas l'impression de vieillir, il me donne tout le contraire.
Et c'est bon de temps en temps un peu d'affection.
De sentir qu'on est pas si nul au fond.

jeudi 1 septembre 2005

Homme/Femme: Mode d'emploi

Nous les femmes, nous croyons aux signes. C'est dans nos gênes.

On note avec une précision scientifique les changements de vocabulaire, on souligne les sourires, on médite sur les fins de phrases, on tente par tous les moyens de savoir si oui, on lui plait.
Parce que s'il dit "Bisous" au lieu de "Bises" c'est bien parti, parce que s'il répond à votre bonjour au bout de dix minutes c'est mort, parce que s'il vous propose un ciné c'est bien, si c'est à plusieurs par contre non.
Et puis quand les signes sont contre nous on invente des excuses, des circonstances ... S'il ne peut pas monter c'est à cause de sa grosse réunion demain avec Bill Gates, parce qu'il ne s'est pas masturbé depuis 3 semaines, qu'il a des hémoroïdes... Jamais on se dira simplement que c'est parce qu'on ne lui plait pas. That's all.

Ce serait tellement plus simple. On passerait illico à un autre. Mais non on aime se torturer pendant des semaines...

Chez les hommes, au contraire c'est simple. Si c'est oui, c'est oui, le tiède n'existe pas.

mercredi 31 août 2005

Sometimes life brings some strange surprises

Les garçons fantasment sur des starlettes comme Scarlett, Nathalie, Keira et autres Angelina.
Les filles battent des cils en voyant Brad, Tom et autres Keanu. ( ;-) )
Et moi je suis amoureuse de Bill. Je sais ça m'étonne aussi. Mais j'y peux rien c'est comme ça. Je me tords le cou à chaque fois que je passe devant l'affiche de Broken Flowers. J'ai rayé mon DVD de "Lost in Translation" à force de le lire et je suis en liste d'attente pour "La vie aquatique de Steve Zissou".
En plus dans 10 jours c'est son anniversaire.

Voilà vous connaissez mon plus grand secret.


mardi 30 août 2005

I am what I am

Un sloggan pour des baskets ou bien une devise de bien-être?
Reebok essayerait-il de nous remonter le moral ou bien?
On ne pourait pas juste dire "I am"? ( sans danser le mia...)
Toujours est-il qu" être" ne suffit pas toujours.
L'auxiliaire serait tellement mieux en verbe.

Je suis ce que je suis et j'aime ça disait l'autre.
Je dirais même plus Je suis ce que je suis et merde. Merci Prévert.

lundi 29 août 2005

septembre et janvier: meme combat?

Les bonnes résolutions de septembre n'ont rien à voir avec celles de janvier. Alors qu'en janvier on tente de décrisper sa vie, de préparer l'été, en septembre on essaye de faire durer les bons effets du soleil sur notre vie.

Dans les grandes lignes:
- manger bio
- continuer à remplacer son parfum avec du monoï
- s'initier à un art-martial
- économiser pour repartir en voyage
- continuer à remplacer sa crème hydratante avec du monoï
- dîner des fruits
- bouquiner trois livres par semaine
- fermer les yeux et entendre l'océan

Ce qu'il y a de bon dans les résolutions c'est de les imaginer se réaliser.

samedi 27 août 2005

De la cendre, de la terre

Le Portugal n'est plus célèbre pour ses marins, sa morue, ses adonis bonzés, ses pasteis de nata mais pour ses feux de forêt...près de 200 000 hectares disparus depuis janvier. Mais le président portugais Jorge Sampaio a l'air de préfèrer bronzer dans l'algarve plutôt que de demander une aide européenne, acheter des canadairs ou mobiliser l'armée pour aider les centaines de pompiers qui ne dorment plus depuis des semaines...

Dans mon fameux car eurolines jeudi après midi, on passait par Chaves et Guimaraes: en gros 100 km grâce auquel j'ai pu voir 16 feux, deux canadairs, et des dizaines de pompiers charbonnés. Une véritable visite guidée.
Quand le journal télévisé s'alarme sur 5 feux, il s'agit en réalité sur tout le pays de 50 feux, des "petits" mais des qui ruinent des familles entières, qui transforment pins et eucalyptus en cimetière cendré, qui vous tordent le coeur parce que vous jouiez à cache-cache derrière ses troncs maintenant ébènes.

je vous assure que les images n'ont rien à voir avec la sensation qu'on a quand on est devant un tel désastre.
Fasse qu'il pleuve.

vendredi 26 août 2005

Les pourquoi du mois d'aout

1- Pourquoi le coq chante-t-il de 5h30 à 10h presque non stop?
2- Pourquoi on tombe toujours malade deux jours avant de partir?
3- Pourquoi c'est si dur de rentrer?
4- Pourquoi le bronzage ça reste pas pendant deux mois?
5- Pourquoi les pompiers portugais essayent d'éteindre des feux avec des tuyaux d'arrosage troués?
6- Pourquoi faut-il toujours que quelqu'un meure?
7- Pourquoi il y a t-il toujours mille beaux garçons au m2 sur les plages?
8- Pourquoi "Les cartes postales" c'est toujours la même chose?
9- Pourquoi c'est si jouissif de sortir sa tête de la fenêtre de la voiture à 80 km/h en plein montagne?
10-Pourquoi faut-il rentrer?

dimanche 24 juillet 2005

Carte Postale

Quand j'étais petite et qu'on partait pour le Portugal en voiture, on préparait nos affaires longtemps avant, pour ne rien oublier. On s'expatriait plus d'un mois alors on s'achetait avec mon frère au coin de la rue une valise en plastique et on rangeait nos cassettes, nos chewing gum, nos jeux et fallait surtout pas oublier les piles pour le walkman.

Là pour moi c'est un peu pareil, je prépare ma petite valise, ma playlist spécial car sur mon ipod, des gâteaux, de l'eau en tonneaux et des trucs pour pas vomir les pépitos au bout de 30 minutes.

Ca sent les vacances, les magnum amendoas, le sable collé sur les talons, l'iode, les coups de soleil sur le nez, le monoï dans les cheveux, la musique tahitienne à fond dans la salle de bain, la laitue plantée sous les balançoires, les sardines et les cotelettes qui grillent, le va et vient des vagues, les transats chauffés par le soleil, les caïprinhas fraîches, les farturas, et les virées à 2 heures du mat...




( Et en passant: bon anniversaire grand frère. :) )

jeudi 21 juillet 2005

Start again and again

Une chanson au hasard sur itunes et une page de blog pour le lendemain...


Quelques fois on passerait des heures à refaire sa vie. On rajouterait ce détail ici, on effacerait ça, on remplacerait les gens, les situations, les moments, on revivrait certaines choses, pas d'autres. Parce qu'au fond, tout n'est qu'une question de temps.
Et c'est bien pour ça que Léo me fait pleurer à chaque fois.
Monsieur Ferré avait fait mieux qu'écrire une chanson. Il a pour moi tout dit.
Alors bien sûr, il y a ceux qui ne verront dans cette chanson qu'une énième et larmoyante ode à l'amour. Mais non. Ils ont tout faux.

Sur le sable devant le ciel gris qu'une chose à faire: écouter la version des Messieurs Galliano et Louiss...et comme dirait Léo sentir " quand ça bat plus".

mercredi 20 juillet 2005

L'énergie du monde




Alors que j'écoutais mon fameux soul asylum dans le métro (on ne change pas une équipe qui gagne), je suis tombée sur la nouvelle campagne de pub d'EDF. "Vous êtes l’énergie de ce monde, nous sommes fiers d’être la vôtre".
Vous l'avez compris depuis début juillet, EDF change d'identité et lance une campagne de pub dans le métro, à la télé, dans la rue...partout, parce qu'EDF c'est NOUS.

Dans le communiqué de presse, il s'agirait même "d'agir pour tous en pensant à demain". Le nouveau logo évoque l’énergie et exprime à la fois la proximité, le mouvement, le dynamisme, l'humanité (toujours selon le communiqué de presse). La nouvelle identité a coûté 65 000 euros...Ils ont crée une nouvelle campagne d'affichage, une nouvelle identité sonore, etc,...

Je ne pouvais m'empêcher ( je sais, c'est très primaire et hyper bien pensant) de penser à combien de foyers pourraient passer l'hiver avec ce que simplement ce nouveau logo a coûté. Et bien sûr je sais que derrière un logo c'est une équipe de graphistes et que derrière une campagne de pub c'est des publicitaires qui bossent, qui gagnent leur salaire pour nourrir leur famille ( ou/et acheter un 4/4 qui ne sert à rien en ville)...Mais en voyant cette campagne de pub, destinée uniquement à ce qu'EDF ait moins l'air ringarde, je me suis demandée si ceux qui n'ont pas l'éléctricité, qui ont du mal à passer l'hiver et qui des fois ne voient même pas le printemps, en avaient quelque chose à foutre que le logo soit une calligraphie orange ou bleue...

Agir pour tous, mais un peu plus pour ceux qui peuvent payer leur facture, hein?

mardi 19 juillet 2005

Runaway train

Puisque je n'ai pas sommeil, aujourd'hui aura deux billets. Une fois n'est pas coutume.

J'écoutais Soul Azylum en boucle dans mon lit dans le noir et les paroles m'ont fait rire...
So tired that I couldn't even sleep
So many secrets I couldn't keep
Promised myself I wouldn't weep
One more promise I couldn't keep


Des fois, j'aimerais que le métro ne s'arrête jamais, qu'il file sans stations, sans passagers, que les paysages se remplacent au fur et à mesure, que l'infini se profile au bout des rails... Quand j'écoute cette chanson, j'aimerais pouvoir regarder par la fenêtre de ce train et ne pas savoir où je vais... Wrong way on a one way track ...
Je pourrais rester des heures les yeux fixés sur l'horizon avec de la musique pour peindre ce que j'y vois. C'est surment pour ça que les 24 heures de car pour aller au Portugal ne m'effraient pas, au contraire. J'ai l'impression de traverser le temps, et paradoxalement de savoir enfin où je vais. Nulle part? There's no way out, This time I have really led myself astray

Ca vire un peu à l'état d'âme, mon truc...


Runaway train never going back
Wrong way on a one way track
Seems like I should be getting somewhere
Somehow I'm neither here no there

Can you help me remember how to smile
Make it somehow all seem worthwhile
How on earth did I get so jaded
Life's mystery seems so faded

I can go where no one else can go
I know what no one else knows
Here I am just drownin' in the rain
With a ticket for a runaway train

Everything is cut and dry
Day and night, earth and sky
Somehow I just don't believe


Just easier than dealing with the pain

Douche(s) froide(s)

Puisque les billets qui récoltent le plus de suffrages sont ceux qui parlent de sexe, je vais vous faire plaisir: on va parler de sexe et du septième art.

Cette après-midi (comme 5 jours sur 7) je suis allée au cinéma. Puisque j'ai épuisé tous les cinémas aux alentours et tous les films à 5km de chez moi, je suis allée dans un ciné que j'aime beaucoup "Le cinéma des cinéastes" les plus belles salles grises de paris, place clichy.

j'y ai vu Douches Froides . Un film d'Antony Cordier, sorti tout juste de la FÉMIS.
Je l'avais entendu parler de son film à la radio et il m'avait donné envie d'y aller. J'y suis allée en début d'après-midi.

C'est l'histoire de Michael, judoka en terminale qui finit par partager sa charnelle copine avec un camarade de judo d'une autre catégorie sociale que lui. Pendant une magnifique scène d'amour filmée comme un match de judo, Vanessa rencontre les corps de Clément et de Michael. Pour elle, "c'était mieux que tout" pour lui " c'était horrible" et en quelques minutes et quelques orgasmes leurs vies dérivent. Il se sent dépossédé d'elle. Il la pousse vers lui. Elle s'enfuit dans les bras de l'autre. Il ferme les yeux.

Du plaisir ou de l'entendement, lequel a raison?

Entrée dans ce cercle où le plaisir devient le plus important dans une relation amoureuse, Vanessa ivre de jouissance ne peut plus en sortir. Michael lui, entre son régime pour changer de catégorie et ses problèmes d'argent, finit par ne plus pouvoir gérer son envie d'être et son incapacité à se battre autre que sur le tatami. Il va donc tout perdre, parce qu'il regarde les choses se faire sans lui, parce qu'il reste constamment spectateur, parce qu'il ne comprend certainement pas ce qui lui arrive.

lundi 18 juillet 2005

blanche ou ivoire?

Avec ou sans?
Être ou ne pas être?

Dans vingt jours, une de mes copines se marie. Je suis donc de mariage à quelques kilomètres de Porto et une semaine après mon arrivée. Et à part ma prof de portugais, je n'y connais personne, alors je sens que le champagne va être mon meilleur ami ce jour là.
Vierge pour son mariage, elle se marie dans une belle robe chantilly ivoire, cousue de dentelles et de perles. Dans un monastère au milieu d'une centaine de personnes. Ouch, perso je ne pourrais vraiment pas.

Elle va donc épouser un mec qu'elle connait depuis dix ans mais qu'elle n'a jamais goûté. Le seul qu'elle ait embrassé, le seul avec lequel elle a eu des scènes de ménage, sûrment le seul qui l'a vue sous sa douche, aux toilettes, dans des postures incongrues mais pas ambigues... Alors bien sûr, elles ont leurs raisons, et moi les miennes. Mais avant de savoir si on aime, il faut tester non?

dimanche 17 juillet 2005

Amélie Poulain sur mon balcon

Quand je suis chez moi sans rien faire, il y a une chose que j'aime par dessus tout: la contemplation. Cesser de penser, de faire quelque chose d'intéressant, de chatter, de lire ou d'écouter de la musique. Juste regarder passive le monde tourner et se sentir guider par lui.

Entendre le vent s'engouffrer dans les branches des plantes qui remplissent mon balcon.
M'allonger sur mon lit et fixer les traces de peinture sur mon plafond.
Fixer le moulin à vent multicolore que j'ai planté dans on ortensia
Écouter les yeux fermés la mélodie du carillon accroché à ma fenêtre
Regarder depuis mon balcon la pluie qui tombe et les phares de voiture se refléter sur le sol...

samedi 16 juillet 2005

Is the grass greener somewhere else?

Lors d'une sorte de repas de famille mercredi dernier, on m'a raconté les nouvelles péripéties d'une copine d'enfance.

Yvette a aujourd'hui 35 ans, deux petites filles ( Morgane 3 ans, Océane 6 ans) elle est divorcée, force son ex-mari à lui payer des bottes à 500 euros, reste en moyenne 10 jours avec un mec, ridiculise et insulte sa mère qui approche des 75 ans, s'essaye à la levrette avec deux jumeaux devant le nez de ses deux petites filles...
Les enfants sont devenus un monnaie d'échange et un moyen de vengeance entre les deux parents. Je te signe le papier si tu me payes des fringues autrement tu ne vois pas tes filles pendant 2 mois...Il y a quelques jours dans un aéroport parisien, elle a jeté au visage de sa mère qui venait la chercher, son porte-monnaie et des insultes immondes, devant une vingtaine de personnes et les deux petites filles, parce que la vieille femme ne savait pas qu'on servait le café au comptoir et attendait assise à une table.

En entendant le récit pitoyable de cette fille avec qui j'ai grandi, je me suis dis que vraiment quelque chose clochait.
Nous étions trois: Yvette, une autre qui a, depuis ses 18 ans, pour modèle vestimentaire les stars porno russes et moi.

Ca fout les boules.

vendredi 15 juillet 2005

à la manière de Picasso

Dans la vie tout est une question de période: ainsi on aurait notre période bleue, rose, cubiste, fauve...
Et comme en peinture, en amitié aussi tout se conjugue successivement avec le temps. Plus ou moins long avant le clash.
Période copines, période copain, période mon copain et ses copains, période meilleure amie, période meilleure copine et son mec, période amies, période enfants, période ridée.

Alors que je mettais dans la boîte postale un paquet d'affaires pour une ex-amie, je me suis rendue compte que toute notre vie (à nous tous) était régie par des successions d'amitiés, parfois intenses, parfois éphèmères, parfois superficielles mais presque toujours passagères.
Il est étonnant de voir le nombre de personnes qu'on retire de la mémoire de son portable chaque année. Il y a quelques heures, j'ai encore effacé définitivement quelques noms de ma tête, et je sais qu'en rentrant de vacances en septembre, il en sera encore de même.
Je me rappelle de soirées "loose" quasi hebdomadaires entre 6 yeux, des litres de coca light rive droite , des cinés impromptus et autres...avec ces personnes qui au final comme les autres finiront sur du papier glacé dans un album photo Muji.

On ne s'engueule pas toujours, mais des fois ça arrive et c'est dommage. Et puis des fois on regrette de ne pas avoir vider son sac, on regrette ce qui est resté dans le silence. Et oui, on aurait vraiment aimé lui dire en face " Casse-toi tu pues, et marche à l'ombre" et ne pas juste laisser faire l'érosion.

jeudi 14 juillet 2005

La boulangerie qui fait peur

Cela fait quelques temps déjà que je voulais évoquer ce haut lieu de la branchitude parisienne.

Sur le boulevard Saint-Marcel, à quelques pas de Censier, une petite boulangerie prend racine et vous propose des poulet-mayos mais sur demande, des pains au choc mais de la veille, des baguettes mal décongelées et le tout sans le sourire ( ce serait dommage de tout gâcher).

Dans cette boulangerie quasi vide, vous ne trouverez ni religieuse au chocolat, ni bonbons acidulés, mais cerise sur le gâteau: des peluches sales et délavées, entassées les unes sur les autres... De la barbie quasi à poil aux popols violets et roses...

J'y ai vu un vieux bisounours troué regarder désappointé les passants depuis la vitrine. On se demande bien pourquoi la boulangère expose les jouets de sa fille dans la vitrine d'une boulangerie si ce n'est pour la punir d'avoir regardé un énième épisode de Pokemon sans son autorisation.

Devrais-je lui suggérer un vide-vitrine?

mercredi 13 juillet 2005

Night pulping

Hier soir au Pulp, le magazine Trax fêtait son hors-série spécial filles ( sortie le 20 juillet). Pas sur la Guest-list parce qu'il n'y en avait pas mais invitée par Patrice en personne, je me suis donc rendue avec trois copines ( à la sex and the city) métro Grands Boulevards.
Le Pulp pour les ignares c'est LE lieu lesbien de la capitale, voisin de la boîte très moyenne "le Vinyl", avec une piste de danse carrée auréolée d'une boule à facettes. Peuplée habituellement par des nymphes saphiques, il régnait hier soir un air de mixité destabilisant.
Une coupe de champagne/vodka plus tard, je claque la bise aux journalistes de Trax et voici qu'Elodie Nelson, Djette squelettique en maillot de basket jaune tropicana, mixe des bouts de Nirvana et de Daft punk sur des rythmes binaires entraînant. la piste de danse se noircit de bimbos en mini jupe et longue crinière brune, d'une Marilyn qui se pavane avec un tee shirt "Hanson" et de quelques alcooliques gravitant à la périphérie.

Grâce à cette soirée mi-publique mi-privée, on le sait dès aujourd'hui la future couv' du Trax hors-série réunira Ellen Alien et Miss Kittin.
À mercredi.

mardi 12 juillet 2005

London 2005 - part two

Pendant trois jours à Londres, nous avons pu échaffauder de grandes théories.
- Quand on conduit à droite, on conduit vite et on a pas peur de tuer un piéton.
- Quand on doit aller au boulot à pied le matin, on se couche tot donc on ne sort pas après 2H
- Quand on est anglais pour traverser il faut apprendre à lire, sinon c'est sûr tu meurs en quelques minutes.

Mais quelques doutes subsistent: Comment font les anglais pour ne pas être obèses avec toutes ces pintes de bière et ces snaks confiturés à la mayo?

lundi 11 juillet 2005

London 2005 - part one

Londres dans mon imagination c'était les bus à impériales, le big ben, la pop anglaise, les pubs et la bière, les petites maisons côte à côte et leur escalier, les roux, les "poilus", les billets de banque avec la reine, les taxis ...
Et Londres c'est tout ça avec en plus Notting Hill.
Un village en pleine ville, un peu comme si les rues de Ménilmontants étaient propres, sentaient bons et étaient de toutes les couleurs. On y a l'impression que les ruelles mènent à l'océan et que la vie s'y est arrêtée. On avait de la chance, elles étaient inondées de soleil.
Et en plus on peut rêver d'y croiser Hugh.

dimanche 10 juillet 2005

Message personnel outre-manche

"Ce qui importe, ce n'est pas le voyage, c'est celui avec lequel on voyage."
Jean-Luc Gendry

vendredi 8 juillet 2005

Apprendre à se servir de sa messagerie

... Afin d' éviter que votre banquier, votre directeur de recherche, une vague connaissance, un type sur internet, une newsletter, une ancienne copine reçoivent un mail improbable sur votre destination du Week end.

Effecttivement ça peut servir.

mercredi 6 juillet 2005

Paris 2012

Dernière ligne droite.

Moscou, Madrid, New York, Paris, Londres se rongent les ongles à Singapour.

À votre avis ce sera un NON 2005 à 45% oui un OUI 2002 à 80%?
Et si Paris l'emporte, toutes les rues vont-elles clignoter en bleu, jaune, rouge, noir, vert?

Je n'ai qu'une seule requête, si on gagne JE NE VEUX PAS de Nelson Monfort.

samedi 2 juillet 2005

Information capitale

Comment savoir la nationalité de Oui-Oui?

Il conduit son fameux taxi jaune et rouge à droite.

Eloquent.

dimanche 26 juin 2005

Un dimanche soir sur le Terre

Idées de trucs à faire

- Ranger ses bouquins par ordre alphabétique
- Trier ses photos
- Laver son frigo
- Changer ses draps
- Arroser les plantes
- Ranger son armoire
- Re-décorer sa piaule
- Appeler son repertoire en entier
- Faire une lessive
- Essayer tous ses stylos
- Faire des listes
- Divaguer sur internet

...

samedi 25 juin 2005

la métaphysique des papiers toilettes

Comment font les gens normaux?
Sait-on un jour quelque chose?
A-t-on quelque fois des certitudes?
Le rencontrerons-nous?
Quelle heure est-il?
Air France m'emènera-t-il sur la Lune?
Maigrit-on davantage en été?
Qui frappe à la porte?
Quand est-ce que ça s'arrêtera pour de bon?

vendredi 24 juin 2005

À ne pas oublier quand on fait son shopping

- Une bouteille d'eau
- Ses havaianas
- Ses verres GUCCI pour se la péter
- Le brumisateur AVÈNE
- La tunique sans manche rose perle Vanessa Bruno
- Le pantacourt en crèpe beige H&M
- Le haut de Bikini Stella pour Adidas ( en guise du Playtex beige trop lourd et archi-inesthétique)
- Un sachet de cerise pour picorer
- Des lingettes rafraîchissantes
- Le dernier Vogue pour se faire son shopping d'été
- et 4 € pour finir un Perrier à la Terrasse de L'Alcazar

jeudi 23 juin 2005

Les coups durs de la vie

Dans la vie, il a les moments où tout vous sourit votre compte en manque flirte avec les sommets, votre copain a les yeux qui brillent rien qu'en vous regardant sourire, on valorise votre travail, un peu plus de confiance en soi et ce serait le nirvana.

Et puis il y a les fois où on croit en soi, où on se bat et où on y arrive presque. Et là pile au moment où vous vous disez que ça commence à marcher, pile à ce moment là: vous recevez votre claque. On entendrait presque le sourire sadique de votre bourreau.

Le retour sur terre est douloureux mais on pense à Nietzsche " Tout ce qui ne tue pas, rend plus fort" et ça met du baume au coeur.

mercredi 22 juin 2005

Il fait chaud

Dans le métro qui me m'emmenait à ménilmontant, la réciprocité des corps humains était pénible. La chaleur, les mouvements du train, les odeurs: un mélange très réjouissant.

Bien accrochée à la barre de métal, l'ipod branché sur Noé à fond dans les oreilles j'observais avec quiétude les va et viens de mes voisins, quand mon regard s'est arrêté sur un jeune homme ( survet bleu ciel aux genoux et boucles d'oreilles à tout va).

La barre centrale très prisée du 1m50 au 1M70, oblige notre héros à se tenir plus haut. Il place donc sa main au 1M85 au dessus de nos têtes. Néanmoins soucieux de sa pulpeuse voisine et de son nez situés juste en dessus, il s'approche discrètement de son aisselle, vérifie et décide finalement de se tenir à la porte.

Une idée de sloggan pour Mennen?
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