mardi 31 mai 2005

Idées à fixer et dé-fixer cet été

L'été, il fait beau, il fait chaud, il faut te déshabiller. Ok, mais pas n'importe comment.
Séance de rattrapage girly au programme.


À fixer:

- Porter du jaune avec du blanc
- Porter de gros bracelets en bois et en verre de toutes couleurs
- Porter de gros colliers en bois ou en verre de toutes les couleurs
- Lire Kundera avec des lunettes de soleil sur le nez
- S'offrir des fleurs hebdomadaires
- Manger de la pasthèque à chaque repas
- Remplacer son SG préféré scandale par un haut de bikini from Hawaï
- Boire une caïpirinha dans la soirée
- Prendre le bus, le vélo, la trottinette
- Boire un verre en salle (seule au monde et dans la fraîcheur de l'ombre)
- Porter le jupon mais pas comme tout le monde: avec une ceinture et avec un haut en résille coloré
- Faire son shopping à 13h avec un sachet de cerises en guise de déj'

À dé-fixer:

- Porter des Havaianas
- Porter des gros bracelets en bois ou en verre de toutes les couleurs avec de gros colliers en bois ou en verre de toutes les couleurs
- S'épingler des broches et autres breloques
- Faire comme tout le monde et sortir le jupon
- Porter un string sous son pantalon de lin blanc
- Lire Biba avec un vittel/menthe
- Manger du melon en entrée
- Boire un verre en terrasse
- Boire des cocktails type whisky coca à outrance
- Se déplacer en métro, en voiture et à pied
- Faire du shopping le samedi à 15h après être passée chez KFC

lundi 30 mai 2005

Les larmes amères du bleu et jaune

Et voilà, une fois de plus la France a montré qu'elle savait voter, qu'elle comprenait les enjeux politiques et économiques du nouveau millénaire, une fois de plus elle a su être partiale et pertinente...

À l'école on a appris que l'union fait la force, et au cinéma que la Force devrait être en nous, mais voilà le français grognon et cynique sa baguette de pain dans la main droite et son verre de pinot dans la gauche a voté pour la peur de l'autre, pour la misère de la solitude. Ils ont voté massivement pour un sujet qui n'était pas l'objet du jour. Sur une copie de bac on aurait 2/20 pour Hors-sujet.
La fracture qui existe entre la capitale et le reste du pays ouvre une brêche qui résume bien cette guerre contre le modernisme et la frilosité politique pour reprendre les mots pas toujours stupides de Nicolas.
La xénophobie et la manipulation ont eu raison des cerveaux vidés par la télévision. Parce qu'en France on croit encore et toujours qu'on est résolument plus fort que les autres, que comme les corses on a rien à reçevoir d'autrui.

L'épreuve de l'étranger (comme dirait Berman) n'est pas passé dimanche en France et c'est bien dommage parce que plus on est de fou...plus on rit. ( et pas comme le font croire les hommes de paille d'extrème gauche: plus on est riche...)


La muse Europe est en habit de deuil, et on l'a comprend.
.

vendredi 27 mai 2005

Le plaisir du temps perdu

Depuis que je connais l'odeur du petit matin, que la notion "7 heures" est rentrée dans mon quotidien et dans mon dictionnaire, je dois composer avec les, devenues nombreuses, heures de la journée. Gérer les minutes, les secondes et les quart d'heures sans avoir le sentiment de combler le vide.
J'ai toujours aimé l'expression " tuer le temps" et je me vois bien dans mon 20 m2 comme Michael Pitt dans Last Days m'enrouler dans une nuisette noire et me balader avec une carabine au bras. Histoire de tuer le temps.

Toujours est-il que voilà quand on rajoute trois heures dans sa journée il faut savoir quoi en faire.
Du coup j'ai explosé mon pass gaumont (devenu rentable à l'année en 15 jours) et je peux dire referendairement:

Lemming: oui
Maison de cire: non
Last days: Blanc
Locataires: oui
Garden State: oui
Million dollar baby: oui
En bonne compagnie: non
Mysterious skin: oui
Anthony Zimmer: oui


Voilà maintenant vous pouvez voter.

mardi 24 mai 2005

scènes de bus

Entre hier et aujourd'hui, j'ai pris 9 fois le bus et 5 fois le métro (et pourtant je ne connais même pas le prix d'un ticket...) de quoi râvir les petits bonhommes qui m'épient depuis ma carte Navigoo:
lundi 11H BUS 28 GAITÉ
lundi 11H15 BUS 28 Mouton Duvernet
lundi 13h45 BUS 91 Gare Mt P
lundi 15h45 BUS 67 Censier Daubenton
lundi 18h BUS 92 Porte de Champerret

...

Du coup j'ai pu voir:

un vieux monsieur seul à aider une femme à rentrer sa poussette...
un gamin de 10 ans: le jean diesel sur la coupe Tony&Guy avec le bracelet Nike Fundation de chaque couleur et aux oreilles des écouteurs immaculés signés Apple...of course.
une ado dire au téléphone qu'elle a vu sa mère se faire un rail dans les chiottes le soir précédent
un gamin lécher la vitre du bus devant sa mère claironnant dans son portable la couleur de ses nouveaux faux ongles...

Le conseil du jour: ne sortez plus sans votre ipod et un bon bouquin: en gros de quoi être sourde et aveugle au milieu de la faune parisienne.

dimanche 22 mai 2005

New start

Au mois de septembre dernier, dans un cahier sur lequel je note choses et autres qui me passent par la tête, j'avais noté ça en plein milieu de la page en majuscule:

" Ici vous êtes au départ de votre nouvelle vie. Veuillez patienter quelques instants"

Entre lamentations, décisions et autres sentiments passagers je notais donc mon envie de re-born.
9 mois plus tard, la vie est-elle apparut sous un jour nouveau?

Artaud que je citais plus haut dans ce malheureux cahier a dit " Sortir d'une merde pour aller dans une autre merde."

Pourrions-nous rajouter en préfixe:
- la vie c'est:
- S'en sortir c'est:
- Nouveau départ:

... ?

Je vous en laisse seuls juges.

vendredi 20 mai 2005

The difference beetween

Technikart mademoiselle lance dans son hors-série n°5 une énorme étude sociologique capitale. Quelles différences fondamentales il y a t-il entre une fashionita et une modeuse?
Le hic c'est qu'aucune définition n'est donnée...

so...

La fashionita
Née avec un caraco Comme des garçons dans la main, elle connaît les stylistes par leur nom kabalistique et fait du Yoga depuis qu'elle a 5 ans.
Par définition la fashionita ressemble plus à Lolita Pille qu'à Grâce de Capitani, ne lit pas les inrocks mais Bag, préfère le rose rouge au rose fluo et refuse de porter du Dior en toutes occasions. Elle a fait un AR pour voir l'expo Chanel a NY et a préféré parler à Chloé Sevigny qu'à Beyoncé. Elle préfère les cabines téléphoniques au cellphones et ne conçoit la mode que rue du Fbg st H.
la figure type: Une mini journaliste de canal+

La modeuse

Elle fait comme si. Ne porte que des strings et s'habille en été dès le mois d'avril. Elle préfère s'arrêter à CH. E/Clemenceau qu' à Concorde et ne porte les mêmes fringues qu'à 7 jours d'intervalles. Le lycra connait pas et le coton c'est quoi?
Elle a une star préférée et regarde le festival de Cannes à la télé. Et en plus elle ne connait pas la luminothérapie.
La figure type: Une journaliste de M6

Horoscope II

BÉLIER
Don't lose your head

TAUREAU
Another one bites the dust

GÉMEAUX
Action this day

CANCER
Dead on time

LION
Crazy little thing called love

VIERGE
Don't stop me now

BALANCE
Fight from the inside

SCORPION
Friends will be friends

SAGITTAIRE
Get down make love

CAPRICORNE
Heaven for everyone

VERSEAU
I want to break free

POISSONS
Keep yourself alive

© Queen

jeudi 19 mai 2005

Les naufragés

je suis contente d'avoir explusé de ma vie quelques êtres informes qui me pourrissaient la vie, qui en tout cas la rendait moins belle.

- Les niaises déconnectées
- les sorcières en tout genre
- les membres ( s'ils avaient pu ) d'action directe
- les opportunistes
- les boulets
- les dépressifs chroniques...

On s'entoure dès lors de personnes simplement gentilles, qui n'attendent pas avec empressement le moment où votre étiquette de jean fera un pli sur votre tee-shirt, qui ne sautera pas sur la moindre occasion de dire à quel point vous étiez mal coiffée au vernissage de Marie-Christine, qui ne rappellera que quand elle cherche un job...bref on croit que ça n'arrive qu'aux autres, mais on se rend compte un jour que 25% des son entourage fait partie de ces naufragés qu'on ne repêchera pas. Jamais. Qu'il crêve, et on irait presque cracher sur leur tombe, tiens.

Quand je regarde ma vie, d'un coup, je dis bon débarras...

mercredi 18 mai 2005

Pig brother

En pleine lecture de 1984 , et alors que la France est tsunamisée par la constitution européenne, j'ai du mal à ne pas avoir envie boxer tout ce qui m'entoure, depuis les pubs pour Télé 7 jours jusqu'aux prospectus OUI et NON distribués dans les supermarchés.
Le récit d'Orwell est très fort, mais absolument affreux. Il donne envie de vomir dans un premier temps puis dans un second temps de se battre à la fois pour nos droits républicains mais aussi pour la démocratie et l'importance de l'individualité.
Dès lors pensez-vous que les géniteurs des émissions de TV-réalité s'essayerènt à l'humour en créant des mini-1984? Ont-ils un humour si noir et visqueux qu'ils puissent être capables de baptiser leur émission d'observation de laboratoire Big Brother ?
Complètement monstrueux et tout sauf drôle. Ne retiens-donc jamais de leçon du passé?

mardi 10 mai 2005

a, b ou c ?

Vous croyez qu'il y a des jours avec et des jours sans? Des semaines noires ou des mois et même des années?

Dans Million dollar baby , on a envie de vomir son petit déjeuner devant la vie et surtout devant le destin. Juste là devant lui pour lui signifier que nous ne sommes pas d'accord avec lui, lui dire : Pardon, mais non, c'est pas comme ça. Au cinéma, on choisit pour vous la fin, les routes et les arrêts. Et vous spectateurs vous suivez.
Dans la vie de tous les jours, c'est un peu pareil, on a envie de dire " oui mais non, Je ne suis pas d'accord, soit on recommence soit merde." Mais le plus souvent c'est merde, ça c'est certain.

Combien de fois hier par exemple, j'ai eu envie de dire: non merci? ( mais vraiment pas du genre: non merci pas de sucre, je le bois serré, bien noir.)
Et imaginez votre vie si vous refusiez que telle case soit cochée.

Ce n'est pas juste décider avec des si, ce n'est pas juste se faire un remake 3D de l'effet papillon , ce serait une vie en QCM, ou la possibilité de sortir une gomme de temps à autres, faire un pomme+Z et revenir en arrière soit enfin imaginable.

Je sais c'est vu et revu comme sujet, mais hier quand à minuit mon travail vidéo a planté pour la seconde fois écrasant deux heures de travail, j'ai vraiment eu envie:
1- de fracasser mon ibook du haut de mes 14 étages
2- de me faire une infusion à la menthe
3- de faire pomme + Z
et d'enfin sentir que rien n'était vraiment définitif.

dimanche 8 mai 2005

Quelques nouvelles de la saudade

Passage des heures

(...) Quoi qu'il en soit , mieux valait ne pas être né,
parce que, toute intéressante qu'elle est à chaque instant,
la vie finit par faire mal, par donner la nausée, par blesser, par frotter, par craquer,
par donner envie de pousser des cris, de bondir, de rester à terre, de sortir,
de toutes les maisons, de toutes les logiques et de tous les balcons,
de bondir sauvagement vers la mort parmi les arbres et les oublis,
parmi culbutes, périls et absence de lendemain,
et tout cela aurait dû être quelque chose d'autre, plus semblable à ce que je pense,
avec ce que je pense ou éprouve, sans que je sache même quoi, ô vie. (...)


Fernando Pessoa, 1916.

Les conventions sociales

Hier, devant moi à la bibliothèque beaubourgienne un jeune homme: un piercing en strass au dessus de la lèvre, une peau couleur caramel et un turban rose sur la tête, dissertait sur la réécriture d'un mythe grec. ( Je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours une espèce de fascination admirative pour les lecteurs d' Ulysse de Joyce... )
Sa canne en chène posée sur la table et le portable qui vibrait en provoquant un mini-seisme parmi les styles et autres breloques, il était davantage là pour la cafétéria et ses macchiatos à 75 centimes que pour bosser sous les tubes bleus du musée.
C'est là qu'apparut derrière lui une jolie fausse blonde (qui sans aucun doute avait charcuté son nez de dizaines de rails de coke) une veste en cuir marron au dessus de la ceinture et un pantalon qui laissait deviner sa culotte brésilienne.
Visiblement ils avaient à régler un contentieux et visiblement il avait l'air de s'en foutre un peu lui ( de la culotte brésilienne).
Puisque la parole est dans ce lieu prohibée ( ainsi que la nourriture et autre boisson dixit les annonces en six langues), ils furent discuter un peu plus loin au grand désarroi de ma curiosité.
Quand il revint ( sans la jolie fausse blonde ) ses copains s'empressèrent à son chevet délivrant quelques juteuses infos sur le contentieux entre Pamela et lui.

Dans mon pays ( ndlr: c'était un prince indien à coup sûr) je peux baiser avec qui je veux et personne n'est là pour me l'interdire.

Du coup, moi presque hilare, j'esquisse un sourire parce que vraiment c'est trop drôle d'entendre ça. Mais croyant que je m'insurgeais contre le bruit qu'ils faisaient, ils s'arrêtèrent de parler et le prince indien ferma la discussion en déplorant ces conventions sociales qui le censuraient...

Il se remit à bosser sur Joyce, mais après avoir bien sûr remis ses bouchons d'oreilles, parce que pour bosser il faut du silence... ( que, cher prince indien, les conventions sociales protègent justement...)

jeudi 5 mai 2005

Amour amor

Vous avez déjà remarqué la similitude entre les deux termes?
Amour et Amor Un clin d'oeil du langage ou une farce de Roland Barthes?

Étrange, vous avez dis bizarre?

mercredi 4 mai 2005

Horoscope II

BÉLIER
Satisfaction

TAUREAU
Paint It Black

GÉMEAUX
Miss You

CANCER
Anybody seen my baby

LION
Before They Make Me Run

VIERGE
How can I stop

BALANCE
Fool To Cry

SCORPION
She Smiled Sweetly

SAGITTAIRE
No Expectations

CAPRICORNE
Not Fade Away

VERSEAU
Get Off My Cloud

POISSONS
Might as well get juiced

© Rolling Stones

Les intempéries

j'adore la pluie quand je suis dans mon lit et que les gouttes s'écrasent sur les fenêtres mais j'aime pas la pluie quand mon pantalon qui traîne sur le bitume mouillé me trempe les pieds juqu'aux os parce qu'après j'ai une exctinction de voix et c'est pas drôle.
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