dimanche 24 juillet 2005

Carte Postale

Quand j'étais petite et qu'on partait pour le Portugal en voiture, on préparait nos affaires longtemps avant, pour ne rien oublier. On s'expatriait plus d'un mois alors on s'achetait avec mon frère au coin de la rue une valise en plastique et on rangeait nos cassettes, nos chewing gum, nos jeux et fallait surtout pas oublier les piles pour le walkman.

Là pour moi c'est un peu pareil, je prépare ma petite valise, ma playlist spécial car sur mon ipod, des gâteaux, de l'eau en tonneaux et des trucs pour pas vomir les pépitos au bout de 30 minutes.

Ca sent les vacances, les magnum amendoas, le sable collé sur les talons, l'iode, les coups de soleil sur le nez, le monoï dans les cheveux, la musique tahitienne à fond dans la salle de bain, la laitue plantée sous les balançoires, les sardines et les cotelettes qui grillent, le va et vient des vagues, les transats chauffés par le soleil, les caïprinhas fraîches, les farturas, et les virées à 2 heures du mat...




( Et en passant: bon anniversaire grand frère. :) )

jeudi 21 juillet 2005

Start again and again

Une chanson au hasard sur itunes et une page de blog pour le lendemain...


Quelques fois on passerait des heures à refaire sa vie. On rajouterait ce détail ici, on effacerait ça, on remplacerait les gens, les situations, les moments, on revivrait certaines choses, pas d'autres. Parce qu'au fond, tout n'est qu'une question de temps.
Et c'est bien pour ça que Léo me fait pleurer à chaque fois.
Monsieur Ferré avait fait mieux qu'écrire une chanson. Il a pour moi tout dit.
Alors bien sûr, il y a ceux qui ne verront dans cette chanson qu'une énième et larmoyante ode à l'amour. Mais non. Ils ont tout faux.

Sur le sable devant le ciel gris qu'une chose à faire: écouter la version des Messieurs Galliano et Louiss...et comme dirait Léo sentir " quand ça bat plus".

mercredi 20 juillet 2005

L'énergie du monde




Alors que j'écoutais mon fameux soul asylum dans le métro (on ne change pas une équipe qui gagne), je suis tombée sur la nouvelle campagne de pub d'EDF. "Vous êtes l’énergie de ce monde, nous sommes fiers d’être la vôtre".
Vous l'avez compris depuis début juillet, EDF change d'identité et lance une campagne de pub dans le métro, à la télé, dans la rue...partout, parce qu'EDF c'est NOUS.

Dans le communiqué de presse, il s'agirait même "d'agir pour tous en pensant à demain". Le nouveau logo évoque l’énergie et exprime à la fois la proximité, le mouvement, le dynamisme, l'humanité (toujours selon le communiqué de presse). La nouvelle identité a coûté 65 000 euros...Ils ont crée une nouvelle campagne d'affichage, une nouvelle identité sonore, etc,...

Je ne pouvais m'empêcher ( je sais, c'est très primaire et hyper bien pensant) de penser à combien de foyers pourraient passer l'hiver avec ce que simplement ce nouveau logo a coûté. Et bien sûr je sais que derrière un logo c'est une équipe de graphistes et que derrière une campagne de pub c'est des publicitaires qui bossent, qui gagnent leur salaire pour nourrir leur famille ( ou/et acheter un 4/4 qui ne sert à rien en ville)...Mais en voyant cette campagne de pub, destinée uniquement à ce qu'EDF ait moins l'air ringarde, je me suis demandée si ceux qui n'ont pas l'éléctricité, qui ont du mal à passer l'hiver et qui des fois ne voient même pas le printemps, en avaient quelque chose à foutre que le logo soit une calligraphie orange ou bleue...

Agir pour tous, mais un peu plus pour ceux qui peuvent payer leur facture, hein?

mardi 19 juillet 2005

Runaway train

Puisque je n'ai pas sommeil, aujourd'hui aura deux billets. Une fois n'est pas coutume.

J'écoutais Soul Azylum en boucle dans mon lit dans le noir et les paroles m'ont fait rire...
So tired that I couldn't even sleep
So many secrets I couldn't keep
Promised myself I wouldn't weep
One more promise I couldn't keep


Des fois, j'aimerais que le métro ne s'arrête jamais, qu'il file sans stations, sans passagers, que les paysages se remplacent au fur et à mesure, que l'infini se profile au bout des rails... Quand j'écoute cette chanson, j'aimerais pouvoir regarder par la fenêtre de ce train et ne pas savoir où je vais... Wrong way on a one way track ...
Je pourrais rester des heures les yeux fixés sur l'horizon avec de la musique pour peindre ce que j'y vois. C'est surment pour ça que les 24 heures de car pour aller au Portugal ne m'effraient pas, au contraire. J'ai l'impression de traverser le temps, et paradoxalement de savoir enfin où je vais. Nulle part? There's no way out, This time I have really led myself astray

Ca vire un peu à l'état d'âme, mon truc...


Runaway train never going back
Wrong way on a one way track
Seems like I should be getting somewhere
Somehow I'm neither here no there

Can you help me remember how to smile
Make it somehow all seem worthwhile
How on earth did I get so jaded
Life's mystery seems so faded

I can go where no one else can go
I know what no one else knows
Here I am just drownin' in the rain
With a ticket for a runaway train

Everything is cut and dry
Day and night, earth and sky
Somehow I just don't believe


Just easier than dealing with the pain

Douche(s) froide(s)

Puisque les billets qui récoltent le plus de suffrages sont ceux qui parlent de sexe, je vais vous faire plaisir: on va parler de sexe et du septième art.

Cette après-midi (comme 5 jours sur 7) je suis allée au cinéma. Puisque j'ai épuisé tous les cinémas aux alentours et tous les films à 5km de chez moi, je suis allée dans un ciné que j'aime beaucoup "Le cinéma des cinéastes" les plus belles salles grises de paris, place clichy.

j'y ai vu Douches Froides . Un film d'Antony Cordier, sorti tout juste de la FÉMIS.
Je l'avais entendu parler de son film à la radio et il m'avait donné envie d'y aller. J'y suis allée en début d'après-midi.

C'est l'histoire de Michael, judoka en terminale qui finit par partager sa charnelle copine avec un camarade de judo d'une autre catégorie sociale que lui. Pendant une magnifique scène d'amour filmée comme un match de judo, Vanessa rencontre les corps de Clément et de Michael. Pour elle, "c'était mieux que tout" pour lui " c'était horrible" et en quelques minutes et quelques orgasmes leurs vies dérivent. Il se sent dépossédé d'elle. Il la pousse vers lui. Elle s'enfuit dans les bras de l'autre. Il ferme les yeux.

Du plaisir ou de l'entendement, lequel a raison?

Entrée dans ce cercle où le plaisir devient le plus important dans une relation amoureuse, Vanessa ivre de jouissance ne peut plus en sortir. Michael lui, entre son régime pour changer de catégorie et ses problèmes d'argent, finit par ne plus pouvoir gérer son envie d'être et son incapacité à se battre autre que sur le tatami. Il va donc tout perdre, parce qu'il regarde les choses se faire sans lui, parce qu'il reste constamment spectateur, parce qu'il ne comprend certainement pas ce qui lui arrive.

lundi 18 juillet 2005

blanche ou ivoire?

Avec ou sans?
Être ou ne pas être?

Dans vingt jours, une de mes copines se marie. Je suis donc de mariage à quelques kilomètres de Porto et une semaine après mon arrivée. Et à part ma prof de portugais, je n'y connais personne, alors je sens que le champagne va être mon meilleur ami ce jour là.
Vierge pour son mariage, elle se marie dans une belle robe chantilly ivoire, cousue de dentelles et de perles. Dans un monastère au milieu d'une centaine de personnes. Ouch, perso je ne pourrais vraiment pas.

Elle va donc épouser un mec qu'elle connait depuis dix ans mais qu'elle n'a jamais goûté. Le seul qu'elle ait embrassé, le seul avec lequel elle a eu des scènes de ménage, sûrment le seul qui l'a vue sous sa douche, aux toilettes, dans des postures incongrues mais pas ambigues... Alors bien sûr, elles ont leurs raisons, et moi les miennes. Mais avant de savoir si on aime, il faut tester non?

dimanche 17 juillet 2005

Amélie Poulain sur mon balcon

Quand je suis chez moi sans rien faire, il y a une chose que j'aime par dessus tout: la contemplation. Cesser de penser, de faire quelque chose d'intéressant, de chatter, de lire ou d'écouter de la musique. Juste regarder passive le monde tourner et se sentir guider par lui.

Entendre le vent s'engouffrer dans les branches des plantes qui remplissent mon balcon.
M'allonger sur mon lit et fixer les traces de peinture sur mon plafond.
Fixer le moulin à vent multicolore que j'ai planté dans on ortensia
Écouter les yeux fermés la mélodie du carillon accroché à ma fenêtre
Regarder depuis mon balcon la pluie qui tombe et les phares de voiture se refléter sur le sol...

samedi 16 juillet 2005

Is the grass greener somewhere else?

Lors d'une sorte de repas de famille mercredi dernier, on m'a raconté les nouvelles péripéties d'une copine d'enfance.

Yvette a aujourd'hui 35 ans, deux petites filles ( Morgane 3 ans, Océane 6 ans) elle est divorcée, force son ex-mari à lui payer des bottes à 500 euros, reste en moyenne 10 jours avec un mec, ridiculise et insulte sa mère qui approche des 75 ans, s'essaye à la levrette avec deux jumeaux devant le nez de ses deux petites filles...
Les enfants sont devenus un monnaie d'échange et un moyen de vengeance entre les deux parents. Je te signe le papier si tu me payes des fringues autrement tu ne vois pas tes filles pendant 2 mois...Il y a quelques jours dans un aéroport parisien, elle a jeté au visage de sa mère qui venait la chercher, son porte-monnaie et des insultes immondes, devant une vingtaine de personnes et les deux petites filles, parce que la vieille femme ne savait pas qu'on servait le café au comptoir et attendait assise à une table.

En entendant le récit pitoyable de cette fille avec qui j'ai grandi, je me suis dis que vraiment quelque chose clochait.
Nous étions trois: Yvette, une autre qui a, depuis ses 18 ans, pour modèle vestimentaire les stars porno russes et moi.

Ca fout les boules.

vendredi 15 juillet 2005

à la manière de Picasso

Dans la vie tout est une question de période: ainsi on aurait notre période bleue, rose, cubiste, fauve...
Et comme en peinture, en amitié aussi tout se conjugue successivement avec le temps. Plus ou moins long avant le clash.
Période copines, période copain, période mon copain et ses copains, période meilleure amie, période meilleure copine et son mec, période amies, période enfants, période ridée.

Alors que je mettais dans la boîte postale un paquet d'affaires pour une ex-amie, je me suis rendue compte que toute notre vie (à nous tous) était régie par des successions d'amitiés, parfois intenses, parfois éphèmères, parfois superficielles mais presque toujours passagères.
Il est étonnant de voir le nombre de personnes qu'on retire de la mémoire de son portable chaque année. Il y a quelques heures, j'ai encore effacé définitivement quelques noms de ma tête, et je sais qu'en rentrant de vacances en septembre, il en sera encore de même.
Je me rappelle de soirées "loose" quasi hebdomadaires entre 6 yeux, des litres de coca light rive droite , des cinés impromptus et autres...avec ces personnes qui au final comme les autres finiront sur du papier glacé dans un album photo Muji.

On ne s'engueule pas toujours, mais des fois ça arrive et c'est dommage. Et puis des fois on regrette de ne pas avoir vider son sac, on regrette ce qui est resté dans le silence. Et oui, on aurait vraiment aimé lui dire en face " Casse-toi tu pues, et marche à l'ombre" et ne pas juste laisser faire l'érosion.

jeudi 14 juillet 2005

La boulangerie qui fait peur

Cela fait quelques temps déjà que je voulais évoquer ce haut lieu de la branchitude parisienne.

Sur le boulevard Saint-Marcel, à quelques pas de Censier, une petite boulangerie prend racine et vous propose des poulet-mayos mais sur demande, des pains au choc mais de la veille, des baguettes mal décongelées et le tout sans le sourire ( ce serait dommage de tout gâcher).

Dans cette boulangerie quasi vide, vous ne trouverez ni religieuse au chocolat, ni bonbons acidulés, mais cerise sur le gâteau: des peluches sales et délavées, entassées les unes sur les autres... De la barbie quasi à poil aux popols violets et roses...

J'y ai vu un vieux bisounours troué regarder désappointé les passants depuis la vitrine. On se demande bien pourquoi la boulangère expose les jouets de sa fille dans la vitrine d'une boulangerie si ce n'est pour la punir d'avoir regardé un énième épisode de Pokemon sans son autorisation.

Devrais-je lui suggérer un vide-vitrine?

mercredi 13 juillet 2005

Night pulping

Hier soir au Pulp, le magazine Trax fêtait son hors-série spécial filles ( sortie le 20 juillet). Pas sur la Guest-list parce qu'il n'y en avait pas mais invitée par Patrice en personne, je me suis donc rendue avec trois copines ( à la sex and the city) métro Grands Boulevards.
Le Pulp pour les ignares c'est LE lieu lesbien de la capitale, voisin de la boîte très moyenne "le Vinyl", avec une piste de danse carrée auréolée d'une boule à facettes. Peuplée habituellement par des nymphes saphiques, il régnait hier soir un air de mixité destabilisant.
Une coupe de champagne/vodka plus tard, je claque la bise aux journalistes de Trax et voici qu'Elodie Nelson, Djette squelettique en maillot de basket jaune tropicana, mixe des bouts de Nirvana et de Daft punk sur des rythmes binaires entraînant. la piste de danse se noircit de bimbos en mini jupe et longue crinière brune, d'une Marilyn qui se pavane avec un tee shirt "Hanson" et de quelques alcooliques gravitant à la périphérie.

Grâce à cette soirée mi-publique mi-privée, on le sait dès aujourd'hui la future couv' du Trax hors-série réunira Ellen Alien et Miss Kittin.
À mercredi.

mardi 12 juillet 2005

London 2005 - part two

Pendant trois jours à Londres, nous avons pu échaffauder de grandes théories.
- Quand on conduit à droite, on conduit vite et on a pas peur de tuer un piéton.
- Quand on doit aller au boulot à pied le matin, on se couche tot donc on ne sort pas après 2H
- Quand on est anglais pour traverser il faut apprendre à lire, sinon c'est sûr tu meurs en quelques minutes.

Mais quelques doutes subsistent: Comment font les anglais pour ne pas être obèses avec toutes ces pintes de bière et ces snaks confiturés à la mayo?

lundi 11 juillet 2005

London 2005 - part one

Londres dans mon imagination c'était les bus à impériales, le big ben, la pop anglaise, les pubs et la bière, les petites maisons côte à côte et leur escalier, les roux, les "poilus", les billets de banque avec la reine, les taxis ...
Et Londres c'est tout ça avec en plus Notting Hill.
Un village en pleine ville, un peu comme si les rues de Ménilmontants étaient propres, sentaient bons et étaient de toutes les couleurs. On y a l'impression que les ruelles mènent à l'océan et que la vie s'y est arrêtée. On avait de la chance, elles étaient inondées de soleil.
Et en plus on peut rêver d'y croiser Hugh.

dimanche 10 juillet 2005

Message personnel outre-manche

"Ce qui importe, ce n'est pas le voyage, c'est celui avec lequel on voyage."
Jean-Luc Gendry

vendredi 8 juillet 2005

Apprendre à se servir de sa messagerie

... Afin d' éviter que votre banquier, votre directeur de recherche, une vague connaissance, un type sur internet, une newsletter, une ancienne copine reçoivent un mail improbable sur votre destination du Week end.

Effecttivement ça peut servir.

mercredi 6 juillet 2005

Paris 2012

Dernière ligne droite.

Moscou, Madrid, New York, Paris, Londres se rongent les ongles à Singapour.

À votre avis ce sera un NON 2005 à 45% oui un OUI 2002 à 80%?
Et si Paris l'emporte, toutes les rues vont-elles clignoter en bleu, jaune, rouge, noir, vert?

Je n'ai qu'une seule requête, si on gagne JE NE VEUX PAS de Nelson Monfort.

samedi 2 juillet 2005

Information capitale

Comment savoir la nationalité de Oui-Oui?

Il conduit son fameux taxi jaune et rouge à droite.

Eloquent.
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