jeudi 29 septembre 2005

Une France française

Le Monde 29/09/05
" M. Baroin, proche de Jacques Chirac, a déjà reçu les encouragements du président de la République, de Dominique de Villepin et du président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, lorsqu'il a proposé, à la mi-septembre, dans un entretien au Figaro Magazine , que la France revoie ses lois sur l'accès à la nationalité, régies selon le droit du sol (né en France, un enfant a la possibilité de choisir la nationalité française).

Mes parents sont portugais, tous les deux. Ils sont arrivés en 75, deux ans avant la naissance de mon frère né à St Maur. Je suis née à Paris dans le 15 ème arrondissement, puis j'ai grandi à montparnasse. J'ai été à l'école publique, j'ai fais des compétitions de Gym sous le drapeau français, ma carte d'indentité est française.
Je pense en français, j'écris en français, j'insulte en français et quand je me coupe je crie "aïe".
Le sang qui coule dans mes veines a connu Salazar, Fernando Pessoa et Luis de Camoes et peut-être aussi les Grandes découvertes, sait-on jamais. Il n'a très probablement pas connu Vercingétorix ni non plus l'invasion hitlérienne. Mes parents me parlent en portugais. Ma famille est portugaise. Mon nom est portugais.
Mais quand je ferme les yeux et que je me promène, c'est dans les rues de Paris que je me voie.
Mon sol est français.

mercredi 28 septembre 2005

L'homme idéal

il aurait l'allure de Jude Law
La tendresse d'Aragon
Le regard de Ben Chaplin
La noirceur de W.H. Auden
Le charme de Georges Clooney
L'humour de Charlie Chaplin
La provoc de Charles Bukowski
La bouche de Jamie Dornan
Le sex appeal de Gael Garcia Bernal
Le corps de Brad Pitt
les mots d'Eluard
L'impertinence de Pierre Desproges
L'espièglerie de Harrison Ford
La poésie de Robert Desnos
L'intelligence de Roland Barthes...

( je l'imagine là et je me dis qu'il serait super chiant ce mec en fait ;) )

mardi 27 septembre 2005

Tu es le grand soleil qui me monte à la tete

Le calamar géant est pour la première fois en photo.
Ceux qui dorment dans la rue commencent à avoir froid.
Les filles se faufilent entre les gouttes pour préserver leur brushing.
Ingrid Betancourt est encore prisonnière.
Jude Law a trompé sa copine avec la baby sitter.
Charlotte Valandrey ( qui ça?) est séropositive.
Pete Doherty est en portrait dans "Libé"
le site http://www.celebritymalemodels.com/models/ est mon paradis.
Mais comme le dit Éluard Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud


Je vous conseille donc de lire Éluard, dans le métro, dans le bus, dans la queue du supermarché, partout où l'automne mange les quelques derniers rayons de soleil.

lundi 26 septembre 2005

Avant de m'avouer vaincue

Après une nuit affreuse secouée par des cauchemars assez épouvantables. Je me suis réveillée avec le soleil et je me suis creusée une place dans mon lit avec du thé pour lire.
Mon bouquin du moment parle de La Havane.
Ce matin emmitouflée sous mes draps je suis donc tombée sur ça:

Quand tout s'effondre et que le monde devient absurde, on a toujours cet étrange instinct de se pelotonner en rempliant les jambes contre soi pour s'endormir en attendant la naissance.

Tropique des silences, Karla Suarez


Les journées précédées par des nuits de tourment sont à leur image, il faudrait les traverser en silence.

dimanche 25 septembre 2005

Nú vaknar þú



Il y a quelques années, le film "Farinelli" avait sensiblement changé quelque chose en moi.
Alors âgée d'une quinzaine d'années, j'avais été frappée par une phrase de dialogue entre le Castrat et une auditrice. À la fin d'un concert, la jeune femme toute poudrée et sous quinze épaisseurs de velour rouge, lui avouait avoir eu son premier "orgasme musical".
Dès lors je me suis toujours demandée ce que signifiait "avoir un orgasme musical". Bien sûr il y a des chansons qui vous touchent, que vous ne pouvez pas écouter sans pleurer, qui vous font frissoner bref qui vous chamboulent et puis il y a celles qui vraiment vous mettent en extase. Il ne s'agit pas vraiment d'un orgasme musical mais d'un état de grâce dans lequel on se sent réellement flotter.
Chez moi, deux notes de Sigur Ros et je suis partie.

Hier je rendais hommage à Raimund Hoghe aujourd'hui je bénis Sigur Ros et leur dernier Opus Takk .
Simplement divin pour rester dans le champs lexical religieux.

samedi 24 septembre 2005

Young people, Old voices

Petit message à Raimund.

Raimund, quand je n'ai pas beaucoup dormi, et parce que je suis une fille "sensible" (?)
C'est pas très cool d'ouvrir ton spectacle sur Léo Ferré et d'enchaîner avec la plus belle voix du jazz: Mademoiselle Billie H, pleaaase.
Parce que mes amis et moi, on n'avait pas forcément pensé à ramener avec nous des kleenex.

Mais merci parce que c'était magique.

vendredi 23 septembre 2005

So chic

La météo est bonne.
On sort le jupon, on deshabille ses bras, on retire les chaussettes.
Et des ballerines aux pieds on s'en va boire un Perrier à la terrasse d'un bistrot parisien.
Paris, c'est chic.

jeudi 22 septembre 2005

La folie des grandeurs

Je lisais une revue tranquille dans le bus et je tombe sur ça:

" La taille du pénis est-elle déterminante dans l'acte sexuel? La question est vieille comme le monde, mais continue d'être posée. Alors: oui ou non?"

Les sexologues disent non, les filles disent oui.

Alors petite énigme:
Si la taille du vagin fait entre 8 et 12 cm à quoi servirait un engin de plus de 20 cm?

À vous de jauger.

mardi 20 septembre 2005

Take the day off

La marque de haut cosmétique Clinique propose un démaquillant révolutionnaire qui vous balaie la journée juste avant de rentrer dans vos draps.
Ils appellent ça: Take the day off

Du coup je me suis dis qu'il nous fallait un moyen de suivre cette maxime sans dépenser les 25 euros de savon:

- prendre une douche bien chaude sur du Marc Leclair
- prendre son ipod et courir au Parc Montsouris
- se mettre direct en pyjama faire une sieste de 30 minutes puis croire que c'est un autre journée qui commence
- aller nager 45 min à la Piscine Pontoise
- trouver un homme ou une femme et jouir pendant des heures
- se payer un hamman+ gommage+ massage
- prendre un verre sur la Terrasse du Printemps Haussmann avec ses trois meilleurs amis
- Lire un bouquin, mettre du Charles Mingus et s'affaler dans un fauteuil club en velour.

Vous pouvez combiner les formules: moi demain j'adopte la formule idéale:

Prendre une douche bien chaude sur du Marc Leclair, lire un bouquin, mettre du Charles Mingus et s'affaler dans un fauteuil club en velour en attendant un homme (ou une femme, je ne sais pas encore) et profiter pendant des heures...

lundi 19 septembre 2005

Le destin est un autre dieu

Parce que croire en rien leur semble impossible, une majorité de personnes croient en dieu pendant que le reste attribue les choses au destin, à la fatalité.

On entend alors toute sorte de connerie du genre " C'est grâce au destin" ou bien "C'est la vie"... Comme si les choses ne pouvaient se passer de cause ni d'origine, comme si tout était explicable ou en tout cas devait l'être.
Si ce n'est pas grâce à Dieu alors c'est le destin qui nous a réuni, qui m'a fait réussir ou échouer. Du coup on s'invente des excuses pour justifier nos erreurs et nos limites, on oublie qu'on est maître de soi, on se laisse berçer par la vie.
La fatalité devient alors une nouvelle religion.

Ceci étant dit je me demande pourquoi certaines fois on dit Pepsi light et d'autres fois Pepsi Max.

dimanche 18 septembre 2005

Paris s'éveille

Quand on doit se lever à 5h du matin, on voit plein de choses de sa ville qu'on ne voit jamais.
Les hommes qui partent à Rungis, les fêtards qui rentrent du Red Light, les sacs de voyage prêts à prendre leur train, les boulangers courageux...
Et ma voisine un peu folle qui sort son labrador en chemise de nuit polaire rose alors qu'il fait 5°C.

samedi 17 septembre 2005

Trish Deseine est mon ami

Couscous trop cuit au chocolat noir jus de framboise et caramel


1 sachet de couscous
175g de chocolat noir
2 cuil.à soupe de sucre
1 barquette de framboises
4 morceaux de sucre pour le caramel


Faire un caramel avec les morceaux de sucre légèrement imbibés d'eau. Hors du feu, ajouter 3/4 des Framboises. Passer le jus au tamis et ajouter les autres framboises. Réserver. Faites cuire le couscous, lorsqu'il est trop cuit rajouter le chocolat et bien remuer pour le faire fondre dans les graines. Ajouter le sucre. Faire six dômes de couscous tiède, creuser un puits au centre et couler le jus de framboises à l'intérieur.

Enjoy.

vendredi 16 septembre 2005

alone in the city

Dans "les corps impatients" de Xavier Giannoli, Laura Smet crie à son amoureux:
" On est toujours seul, toujours".

Et c'est drôle parce que c'est une phrase que je m'étais formulée hier soir pendant mon cours de Qi Gong alors que mes cuisses souffraient le martyre.
Finalement malgré ce que le cinéma, la littérature, et la musique nous fait croire, nous serions seuls.
La compassion serait une théorie, l'alter ego de la philo?
Quand Laura Smet ponctue sa phrase d'un "toujours" veut-elle dire: même quand on ne croit pas l'être? Malgré les sentiments amoureux, malgré l'amitié et les franches rigolades devant Benny Hill? Le Toujours signifie-t-il que rien ne change cet état? Qu'il est immuable?
Thomas parlait sur son blog il y a quelques temps, de la chance d'appartenir à un clan, de se savoir entouré, mais le clan est-il assez fort pour combattre chacun? Pour tuer la douleur exquise que représentent la solitude, l'égoisme, et l'auto-suffisance?
Je ne sais pas et je ne crois pas.

Mais après tout c'est comme tout, on s'en fout.

jeudi 15 septembre 2005

Re-marqués.

Hier soir au cinéma, l'acteur portait des pumas, il rentrait dans une cabine estampillée MSN research, avant de passer devant une pub Calvin Klein. Et non ce n'était pas pendant les 25 minutes de pub et de bande-annonces précédant le film mais pendant.


Et aujourd'hui je tombe sur ça:

Libé.fr passe à l'orange
La page d'accueil du site reprendra sa couleur habituelle dès demain.

Non, votre écran n'a pas été atteint par un virus inconnu durant la nuit. A la demande d'un annonceur publicitaire, la page d'accueil de Libération.fr a été colorisée. Elle reprendra sa couleur normale dès demain. En attendant, les articles restent lisibles en noir sur fond blanc.

Du coup je suis allée sur le monde.fr

mercredi 14 septembre 2005

Le spleen avant la guerre

J'avais prévu d'écrire un truc joyeux, péchu et drôle, de rompre avec cette mélancolie constante dans mes billets.
Mais voilà l'ambiance ne suit pas les prévisions.
Il n'y a pas de soleil dans mon ciel aujourd'hui.

Les trois articles que j'avais écris pour ELLE ne passeront jamais. Des espoirs, du travail et des rêves viennent de s'engloutir avec. Alors bien sûr demain je me battrais pour obtenir des articles ailleurs, pour vivre enfin de ce que j'aime faire, pour arrêter de faire des boulots minables et de vivre avec 300 euros par mois.

Mais ce soir je suis juste triste, déçue et énervée.
Quand on réussit, on ne sait plus ce que ça coûte d'échouer.
Ces gens ont sûrment dû oublier que d'autres leur avaient tendu la main.
J'espère que je n'oublierais jamais quand ce sera mon tour.

Je ne parle pas du reste, ça ne sert à rien.

Bonne nuit.

mardi 13 septembre 2005

J'étais dans mon lit et j'attendais que le sommeil vienne

Je repensais à ce que j'allais essayer de dire.
Pire je pensais à son regard face à moi.
Vous savez on réfléchit pendant des semaines à ce qu'on va dire le moment venu. On ressasse les enchaînements, on repense aux exemples, on se rappelle qu'il faudra être ainsi et éviter à tout prix ça. On espère être convaincant, on se sait convaincu. On ne cesse d'y penser. On ne fait que ça, à vrai dire, quand le silence est là, y penser. Retourner tout dans sa tête cent fois, comprendre, analyser, tirer des conclusions et des leçons. On a fait semblant pendant un moment que ça ne nous rendait pas si malheureux mais on sait que si, et qu'on ne veut pas l'être.
Alors on cherche une clef.
Mais on se dit qu'on n'y arrivera de toute façon pas, que ça lui est sûrment égal au final. Le moment venu les lèvres sèches, la gorge nouée, on espère juste que l'autre puisse lire dans vos pensées.

lundi 12 septembre 2005

I just don't think I'll get over you

Si on peut parler des choses qu'on aime, on se doit aussi de parler de celles qui nous énervent, nous attristent ou qu'on appréhendent avant tout.

Comme reçevoir une goutte d'eau glaciale dans le bas de la nuque et la sentir se frayer un chemin jusqu'entre les omoplates.
Comme marcher dans une flaque d'eau et tremper ses chaussettes.
Comme casser un verre qui a traversé les générations de votre famille.
Comme se prendre un vent à chaque fois.
Comme marcher sur un bout de verre oublié.
Comme oublier où on a mis le combiné du téléphone.
Comme se brûler avec le manche de la casserole.
Comme se fâcher pendant 15 Jours avec les gens qu'on aime en un quart de seconde et sur des détails.
Comme tomber dans les escaliers du métro à cause de la neige et avoir encore mal aux côtes 7 mois plus tard.
Comme le métro quand il fait 40°.
Comme ne pas trouver un boulot qu'on aime.

Heureusement que Colin Hay chante, et que Bill est là pour nous faire rire avec son survet Fred Perry.

samedi 10 septembre 2005

On dirait presque un dimanche

Le samedi tout est permis:
on peut se faire une toile imprévue
aller bruncher dans le marais
Lire le dernier Paul Auster
surfer dans son lit jusqu'à midi
Faire l'amour des heures avec son amoureux du moment
ou bien comme moi ranger ses bibliothèques en djellaba et sur du Jazz.

On y retrouve entre les livres de vieux papiers chiffonés, des photos d'une amie décédée, des tickets CB, des pétales de fleurs en miettes, des toutes petites épingles de couleur pour rappeler telle ou telle page, des mots doux oubliés, des secrets inavouables...
On décide de se séparer de tel livre, de relire celui-là, de remettre Platon dans le côté philo et Mondiano du côté romans...
Et le soir quand on se retrouve avec sa biblio rangée comme dans ses rêves, on se fait un thé, on allume quelques bougies et de l'encens à la figue et on savoure la voix délicieuse de Nina Simone confortablement assis dans son fauteuil les pieds en éventail.

vendredi 9 septembre 2005

Tout le monde dit I Love You

*Petit jeu du Vendredi*

Comptez le nombre de fois que vous entendez quelqu'un dire "Je t'aime" et le soir dites le vous devant le miroir.

ATTENTION: Soustraire ceux qui vous sont directement adressés.

jeudi 8 septembre 2005

Inspirer/ Expirer

Maintenant que je n'ai plus peur de perdre mes yeux dans l'eau, quand je nage j'y vais gaiement.

Je vis désormais sous l'eau. J'ai toujours su que c'était là que je voulais vivre.

Et ces secondes en apnée deviennent les plus belles de ma semaine. Le silence dans les bruits etouffés, le vide sous moi, l'impression d'être vraiment complètement ailleurs... Je ne pense pas au temps qui passe ni à la douleur dans mes muscles mais au bien-être que cette impression de décalage provoque. Je respire, Je rêvasse, je respire, je rêvasse et c'est juste bon.

Jusqu'à ce que le vieux qui nage sur le dos me donne un énième coup de coude dans les côtes ( tiens ça me rappelle mon voyage en car), ou bien quand mon chemin est arrêté par deux bikinis qui se parlent comme s'ils étaient à acapulco.

Mais je m'en fous il y a plein de place en dessous, alors je plonge.

mercredi 7 septembre 2005

Leonard De Vinci and me

Il m'arrive toujours des trucs bizarres dans le métro parisien.
Hier un type me tapote sur l'épaule pour que je l'écoute puis me regarde bien dans les yeux pour me dire à quel point il trouve que je ressemble à Mona Lisa... Vous savez la fille avec des cheveux longs épais et noirs ébènes, un nez aquilin, et un mystérieux sourire effacé.
Genre pas du tout moi quoi!

C'est l'effet Da Vinci Code vous croyez?

mardi 6 septembre 2005

Piscine et convivialité

Alors que je nageais avec mes nouvelles supers lunettes qui me font des cocards, j'ai malheureusement touché une vieille qui barbotait à côté avec son bonnet blanc à fleurs. Et alors parce que dans l'eau on n' entend rien, j'ai rien compris de ce qu'elle m'a dit, mais je crois qu'elle m'a traité de "petit conne".
Alors entre deux respirations, je lui ai dit d'aller nager dans une piscine privée et je suis repartie sur ma lancée en allant nager du côté des beaux mâles bronzés. C'est quand même plus sympathique...

Sont antipathiques le troisième âge...

lundi 5 septembre 2005

Love etc,.

Je rentrais d'une très belle soirée entre amis hier soir, assise dans le métro ligne 13.
Deux jeunes hommes s'assoient près de moi et leur conversation malgré l'ipod fixé sur "Été d'amour" vient à moi.
" Attends tu te rends compte ma mère gagne plus que mon père, franchement je serais lui j'aurais la honte..."

Et oui c'est donc vrai, nous sommes au XXI siècle mais quand même c'est honteux que les femmes travaillent et gagnent leur vie.

J'en ai marre de tous ces abrutis sexistes, homophobes et rigides. Je veux de l'amour.
Et ça tombe bien la compil LOVE est arrivée chez Colette :)

LOVE LOVE LOVE comme dit le mail de D*I*R*T*Y

samedi 3 septembre 2005

Le silence est d'or

Quand j'étais petite quand je faisais une bêtise ma maman me menaçait de me jeter à la poubelle.
Voilà ce qui arrive, quand on trébuche on vous fout aux ordures.
Heiner Müller dirait que c'est à cause de notre société de consommation.


C'est vraiment dans ces moments là qu'on se demande si les larmes sont salées exprès pour vous creuser un peu plus les joues de douleur.

vendredi 2 septembre 2005

Les cheveux bouclés du petit C

Des fois, c'est juste bon de revenir en arrière et de se rappeler comment c'était avant.
On se rappelle du commencement souvent quand c'est la fin. Mais des fois c'est juste bon de se souvenir.

De renouer avec une activité oubliée, de relire des vieilles lettres, de réessayer de vieilles robes trouées mais qu'on ne se résout jamais à jeter, d'écouter ce qu'on écoutait il y a deux ans.
Les choses ne seront jamais pareilles mais la "saudade" qui les recouvre leur donne une odeur si particulière, si douce, si inoubliable.

Le petit C me donne cette impression. Il a toujours été mon îlot. Un petit oasis de 4 ans puis de 5 et maintenant de 9.
Il ne me donne pas l'impression de vieillir, il me donne tout le contraire.
Et c'est bon de temps en temps un peu d'affection.
De sentir qu'on est pas si nul au fond.

jeudi 1 septembre 2005

Homme/Femme: Mode d'emploi

Nous les femmes, nous croyons aux signes. C'est dans nos gênes.

On note avec une précision scientifique les changements de vocabulaire, on souligne les sourires, on médite sur les fins de phrases, on tente par tous les moyens de savoir si oui, on lui plait.
Parce que s'il dit "Bisous" au lieu de "Bises" c'est bien parti, parce que s'il répond à votre bonjour au bout de dix minutes c'est mort, parce que s'il vous propose un ciné c'est bien, si c'est à plusieurs par contre non.
Et puis quand les signes sont contre nous on invente des excuses, des circonstances ... S'il ne peut pas monter c'est à cause de sa grosse réunion demain avec Bill Gates, parce qu'il ne s'est pas masturbé depuis 3 semaines, qu'il a des hémoroïdes... Jamais on se dira simplement que c'est parce qu'on ne lui plait pas. That's all.

Ce serait tellement plus simple. On passerait illico à un autre. Mais non on aime se torturer pendant des semaines...

Chez les hommes, au contraire c'est simple. Si c'est oui, c'est oui, le tiède n'existe pas.
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