samedi 31 décembre 2005

vendredi 30 décembre 2005

Sarko vu du ciel portugais

En portugais il n'y a pas vraiment de mots pour traduire "banlieue", on dit la périphérie ou "les alentours".
Il est évident que comme à Los Angeles, New York ou Paris, Lisbonne et Porto ont une périphérie pauvre, bidonvilles sales, maisons vétustes et pas internet à moins de 25 bornes.

Bref.

Je sentais l'odeur de la morue et du chou vert natal quand tout d'un coup le mari de la meilleure amie de ma mère me demande comment c'était "le problème de la banlieue" vu de Paris parce que vu du Portugal c'était pas joli joli.
Il faut savoir que le JT portugais dure deux heures entrecoupé de plusieurs pages de pubs, de documentaires et d'autres.
Un JT made in USA nourri d'images sanguinolantes et de morts en gros plans.

Alors moi j'explique que la bonne Parisienne que je suis n'a rien vu, n'a rien entendu mais a lu pas mal de gros cons dont Monsieur le Philosophe Alain Finkelkraut résumer le tout à des émigrés islamistes incapables de se soumettre à la loi occidentale. Comme quoi même les philosophes ne réflechissent pas.

Entre la morue et le "bolo rei" et après un long discours sur le droit de la femme, je me lance donc à expliquer pourquoi Sarko ressemble à une punaise dans un tuyau sale, pourquoi il ne s'agissait pas d'une guerre civile et pourquoi vraiment je n'aime pas la cuisine traditionnelle du nord du Portugal.

Du coup j'ai mangé mon foie gras toute seule.



Bolo Rei ( gâteau du roi )

vendredi 23 décembre 2005

La Honte

En France hier soir, un jeune homme s'est fait tabassé en sortant de boîte.

Ce n'était pas parce qu'on voulait lui piquer son porte-feuille
Ce n'était pas parce qu'il avait des emmerdes avec un gang
Ce n'était pas parce qu'il avait refourgué de la mauvaise cam
Ce n'était pas parce que c'était un salaud

Il s'est fait tabassé parce qu'il est homosexuel
Parce qu'il ne se cache pas
Parce qu'il n'a pas honte de sortir dans une boîte gay
Parce qu'il est sorti seul

Bien sûr tout le monde s'en fout.
En France aujourd'hui on ne tolère plus les violences raciales, on ne tolère plus les violences religieuses, on ne tolère plus les violences sexuelles ni les violences sur les femmes mais on tolère encore la violence sur les homosexuels.
parce qu'encore aujoud'hui des gens très bien, des gens comme vous et moi pensent encore que c'est sale, déviant et anormal. Et parlent encore sans se cacher de "ces pédés dégueulasses".

Je ne compte plus les blagues homophobes que j'entend à la télé, à la radio, au supermarché et dans le bus. Mais chacun de nous rentre dans une catégorie violentée: les étrangers, les femmes, les religieux. Pourquoi ne se souviennent-ils pas de la douleur qu'ils ressentent face à ce mépris et cette haine? Comment peuvent-ils faire subir à d'autres ce qu'ils subissent eux-mêmes? Je ne comprends pas.

J'en ai ras le cul de ceux qui disent "avoir une voix de pédale" ou bien "gros pédé" en toute impunité, sans qu'on les traite de racistes ou de salauds, sans que ça choque personne.
On défend les arabes, on défend les enfants, on défend les femmes, on défend les juifs, mais des homos se font brûler vivants en l'an 2000 à cause de leur sexualité.

Quand défendra-t-on l'homosexualité?

mardi 20 décembre 2005

Se distraire à Noel

Noël, ça fait chier tous ceux qui n'ont pas de gentille petite famille.
Et même à 2000Km il faut tuer l'ennui, alors dans ma valise:

- mon ordi, six bouquins et 45 pages à écrire
- une liste de DVDs
- un roman de génie: Blonde de Oates


Je vais peut-être me mettre au tricot.

dimanche 18 décembre 2005

Le Bon Marché

Rien de mieux en période de fêtes que de traîner rue de Sèvres, les filles à papa qui s'achètent leur énième Bompard, les 1m75 qui se payent leur jimmy choo du mois, les papas qui sortent leur CB dès que leur fille chérie essaye un cardigan.
D'ailleurs moi aussi à partir d'hier, j'ai mon pull en cachemire EB.
Et je remercie les petits lutins pour leur cadeau d'anniversaire.

vendredi 16 décembre 2005

J'aime pas Mariah Carey

Ce soir Mariah est à la Star ac.
C'est génial mais je vais voir Pippo Delbono à la place.
Je chantais Mariah Carey quand j'avais 13 ans, ça a été l'un de mes premiers CDs. Je me rappelle même avoir réaliser un clip avec ma copine du dimanche sur un de ses navets. Les temps ont changé, Dieu merci!





Mariah est devenue en quelques temps une starlette des shorts et du je-montre-mes-seins. Abonnée au 5cm2 de tissu, elle voulait montrer à tout le monde que "oui c'est une femme" et que "oui elle aussi elle peut montrer son cul". Mariah, elle est pas belle, elle pèse 40 kilos mais reste gonflée comme une poupée de sex shop. Mariah elle chante la même chose depuis 10 ans. Mariah chante même en bikini.

Mais Mariah c'est aussi la niaiserie faite femme. Noyée dans les papillons et dans le satin rose, elle donne la nausée.

mercredi 14 décembre 2005

le cadeau d'anniversaire

Je l'emmène à l'Hopital
je lui rends visite tous les jours
j'écris leur courrier
je me lève à 6h pour tirer les poubelles pour qu'elle parte en week end
je l'accompage à la gare routière pour porter ses bagages
j'essaye de lui trouver un cadeau qui leur fasse vraiment plaisir
je fais chier tout le monde pour sa carte machin
je me lève tôt le dimanche pour déjeuner avec elle quand elle est seule
je culpabilise qu'elle me donne de l'argent

et je ne suis toujours pas aussi bien que lui

lundi 12 décembre 2005

Je t'aime, je te bats / tu ne m'aimes pas, tu me bats



Cet article m'a bouleversé ce matin dans le métro. En France, le sujet est encore tabou et pour cause, on aime bien fermer les yeux, on croit échapper à la douleur.
Elles sont aujourd'hui 2 millions en France. Et ce n'est pas parce qu'elles connaissent leur agresseur que ce n'est pas grave.



En dix-huit mois, un centre espagnol change des victimes en féministes épanouies.
par Blandine GROSJEAN

Libération mardi 13 décembre 2005


Elles arrivent essorées comme des serpillières. Elles ressortent rayonnantes, à l'issue d'un «traitement intégral» de dix-huit mois qui s'apparente au programme d'un camp de rééducation : «Transformer radicalement les schémas mentaux traditionnels qui conditionnent la fonction sociale de la femme au travers d'une idéologie patriarcale et sexiste.» Sara raconte, enthousiaste soldate de la cause : «J'avais honte. J'étais incapable de pouvoir dire qu'il me maltraitait, me violait, m'humiliait. Maintenant, je suis fière d'être ici, de lutter avec des combattantes, d'avoir su décider toute seule, et non plus à travers lui, d'avoir dit "basta, tu ne m'auras plus".»

Toutes débarquent dans ce «Centre de soins, de récupération et de réinsertion de femmes maltraitées», havre dont la localisation est tenue secrète, «plus sûr qu'une base des services secrets», gonflées de larmes que leurs «camarades» recueillent, écoutent, durant des semaines s'il le faut, avec une bienveillance structurée par des années de savoir-faire. «Ici, personne ne te dira jamais des conneries du genre "ne t'inquiète pas, ça va s'arranger...", "il va changer..." ou "il n'osera plus rien te faire", tous ces préjugés qui nous ont fait tant de mal et en ont envoyé des centaines dans la tombe», explique une Andalouse.

Première marche. L'éloignement de l'homme violent est la première marche qui mène à la liberté : «Ne plus jamais retomber dans le piège d'une relation violente, dévalorisante.» Pour éviter les rechutes, on martèle aux pensionnaires qu'«il» n'est pas amendable. «Ils sont tous identiques, des photocopies», assène Toni, la psychologue. «C'est seulement au bout de quelques semaines que tu te rends compte que ce que tu vivais était inacceptable», confirme Marichu, 54 ans, contrainte de quitter pour toujours son village, ses enfants et son travail. Seules 1 % des femmes ayant bénéficié de «l'intervention intégrale» du centre retournent vivre sur le lieu de leur «asservissement» passé.

Sara ne désespère pas de faire partie de ce 1 %. Ses parents, ses neveux, la mer, l'odeur de la poussière chez elle lui manquent tellement qu'elle pleure lorsqu'elle y pense.




Je l'ai découpé dans tous les sens alors si vous voulez l'intégral il est sur liberation.fr.

dimanche 11 décembre 2005

C'est ici que tout s'achève...En ombre stylisée.

4 dossiers de 10/15 pages à écrire en 4 semaines, ce n'est pas très agréable. Surtout quand il y a Noël et le jour de l'an en plein milieu et que les dossiers portent sur la typologie des genres littéraires, le lexique de l'engagement politique, le montage littéraire et l'altérité...
Résultat je bosse le dimanche aussi et pour mon dossier sur les problématiques de l'altérité dans la poésie contemporaine portugaise, je me tape des trucs comme ça à 14H57:

Je veux sentir. je ne sais... je me perds tout entier...
Je ne puis être moi ni me lier à autrui;
je manque d'égoïsme pour monter au ciel,
je manque d'onction pour sombrer dans la vase.


Mário de Sá Carneiro

Ce monsieur s'est suicidé en avril 1916 à l'hôtel Nice à Paris avec du poison et ce après s'être vêtu pour l'occasion d'un beau smoking noir. Le poison a fait gonflé son corps mort, le cercueil a explosé...


Lire un suicidaire le dimanche après-midi ça fout pas la pêche.

jeudi 8 décembre 2005

Divagation

La polygamie est elle réprouvée par notre société judeo-chrétienne parce qu'elle ressemble à une sorte de polythéisme?

mardi 6 décembre 2005

Noir c'est noir

Je tente d'attraper le dernier métro, le pas pressé, je cherche mon quai. Je me retrouve dans un long couloir suivi d'un jeune homme noir. On avance vite tous les deux, il est presque une heure du mat.
Au fond du couloir apparaissent 5 GPSR 1m80, 90 kilos de muscle.
Dans ce couloir il n'y a que moi: petite blanche et un jeune homme noir. Ils passent à côté de moi et tombent sur le jeune homme tout aussi pressé, deux pas derrière moi. Il aura le droit à un contrôle d'identité et manquera son métro.
Mis à part notre sexe et la couleur de notre peau, le jeune homme et moi n'étions pas différents. Nous étions au même moment, au même endroit. Il n'avait pas l'air d'un travailleur clandestin, d'un débauché ou d'une "racaille". Il avait juste l'air de ne pas vouloir rater son métro.
Ils ne l'ont contrôlé que parce qu'il est noir, et moi, je ne suis passée que parce que je suis blanche.

L'explication est simple, peu importe qui tu es, quand tu es noir, tu es déjà coupable.

lundi 5 décembre 2005

Chez soi

Ce blog c'est un peu de moi sur internet. Un peu de moi intime et un peu de moi public.
Au départ, je me régalais de mes 4 lecteurs quotidiens: des amis ou des personnes qui aiment ce que j'écris et comment je le fais.
Aujourd'hui il y a autour de 80 visiteurs par jour grâce au hasard, aux liens, à mes amitiés et au bouche à oreille.
Dans cette dizaine de lecteurs certains ne reviendront pas, d'autres reviendront chaque jour.
Dans cette dizaine de personnes certains se reconnaîtront, d'autres pas.
Dans les billets que j'écris certains sont intéressants, d'autres pas. Des fois c'est même un prétexte pour écrire.
Dans les centaines de commentaires qu'on me laisse, certains me font rire, d'autres me touchent et certains ces temps-ci m'agacent, pas parce que les gens qui les écrivent critiquent ce que je dis mais parce que la plupart du temps ils perdent du temps et me font perdre du temps aussi.

Je partage mon chez moi mais je préfère quand même que ceux qui ont leurs chaussures sales s'essuient les pieds pour ne pas tout dégueulasser.

samedi 3 décembre 2005

Luxure or not luxure?

Notre société a toujours eu un drôle de rapport au sexe: péché pour les religieux, mode pendant les seventies, un je t'aime, moi non plus rigoureusement systématique.

À l'heure d'internet et alors que tout est conçu pour que nous profitions du sexe sans contraintes (capotes nervurés ou à bord plus large, anneau intravaginal, pillules) on sent sensiblement un retour au "no sex".
Après le métrosexuel, l'übersexuel voici l'asexuel: une personne sans terminaisons nerveuses, qui ne connait ni le plaisir solitaire ni celui du "à deux", qui bouquine au lieu de faire un 69.
Une diet de 6 mois on peut comprendre mais quand on voit des trentenaires vierges par principe ou des ex-toxico du cul se livrer à une telle frustation, on a de la peine. Pour la plupart, il s'agit principalement d'un choix de vie qui les coupent complètement de l'autre, parce que sauf chez les saints il n'y a pas d'amour sans sexe.

Pourquoi?
La déception, l'auto-satisfaction de s'imposer des règles strictes, le ras-le-bol de la loi du "Jouir à tout prix" ou bien le désir de s'éloigner de problèmes liés au sexe et à l'amour pour profiter de son temps libre pour jouer sur sa psp ?


De nombreux média en font la promotion actuellement ( ONPP, France 3 ; Les maternelles, La cinquième), ils témoignent à visage découvert ne sont pas automatiquement laids, se refusent à croire qu'ils ne sont pas normaux et attendent quand même une potentielle histoire d'amour.
On peut toujours rêver de revenir à l'amour courtois du XII siècle...

vendredi 2 décembre 2005

Google est mon ami

À chaque fois que je me penche sur mon site meter, je me marre.
Voilà donc un petit florilège des mots clés que les gens tapent sur google avant de tomber sur Pink Chantiers:

- recontre gigolo
- st lazare dictature ( le dictateur portugais s'appelait Salazar et non pas Saint-Lazare ... )
- cambrure seins
- bellucci violée
- BAISE SUR CHANTIER
- massage sex a boissy st leger
- Pute gratos
- webcam sodomie


j'adore
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