mardi 25 avril 2006

17H Place de la Sorbonne

je rentre rue de la Sorbonne.
4 cars de CRS ponctuent la rue, deux sont stationnés devant. Il y a la queue pour rentrer. Je montre pâte blanche. Je suis à l'intérieur. Dans la cour des centaines d'étudiants sont là. D'ordinaire nous sommes moins à monter les escaliers de granite. Des étudiants courent, certains se marrent, d'autres crient.

L'ambiance est éléctrique, des apariteurs courent dans les couloirs, des étudiants crachent sur le sol.
Je rentre dans ma salle de cours. Je suis bien, ça m'avait manqué en fait. On cause entre étudiants. C'était quand le dernier cours? le 5 mars.

Quelques minutes plus tard, un son sourd s'échappe du premier étage. Les cris deviennent plus fort. Puis on vient nous évaquer. Je n'aurais pas cours ce soir. La fin du semestre est dans 3 semaines.
Une étudiante chinoise déplore cette perte de temps alors que ses parents ont emprunté à la banque pour l'envoyer faire ses études à la Sorbonne.
"je n'obtiendrais certaiment pas mon diplôme dans les délais. Je peux dire adieu à mon allocation de recherche. Ca me fout les boules d'avoir à bosser dans un supermarché pour rien alors que la plupart des étudiants qui manifestent sont dorlotés par leurs parents dans leur Paris intramuros..." lâche une étudiante niçoise.

On se dépêche, on nous menace de nous enfermer avec les manifestants.
Seule solution se taire et sortir. Les grevistes obtiennent ce qu'ils veulent par la force. Toute contrevenant s'expose à leur violence. Comme chez les tyrans pendant les AG les anti-grevistes sont sommés de se taire. On vote vaguement à main levée et plusieurs fois pour obtenir ce qu'on veut. Chaque décision de reprise des cours et remise en question quelques minutes plus tard par des AG illicites menées par des étudiants sûrement nostaligues de l'époque Stalinienne.

Réclamer le droit à l'enseignement ressemble à une prise de position pour la Droite. Qui a envie d'avoir l'air de pactiser avec le gouvernement?

15 étudiants militants d'extême gauche se battaient hier pour nous faire sortir de notre université. Alors que nous sommes en démocratie, je suis évaquée par des CRS aux allures de Robocop, une bombe lacrymo à la main "pour faire peur". Symboliquement, l'image est violente.

Le droit à l'enseignement est un droit fondamental de la république et de la démocratie. Elle protège des états d'exception et ce n'est pas pour rien que les dictateurs frappent là en premier.
Vendredi dernier, à mon élève de philo je définissais la liberté par le respect de l'autre et de sa liberté.
Hier et depuis plus de deux mois je n'ai pas accès à un enseignement pour lequel je me bats.. Ce n'est pas une question d'évaluations, de CPE ou de manifs anti-Sarko.
Hier, il était question de liberté et vraiment rien n'est plus important.

dimanche 23 avril 2006

Buvez Partagez

Contrairement à l'ambiance politique, une vague de solidarité déferle sur notre petit hexagone.
Les grands industriels ont emboité le pas derrière les ONG. Après Max Havelaar, Alter eco, Volvic lance l'opération " 1L pour 10L" en partenariat avec l'UNICEF.


Chaque litre volvic acheté permettra d'offrir 10 litres d'eau potable aux régions autour du Sahel. Résultat: Construction de puits et distribution d'eau soit des milliers de vies sauvées. À ce jour un peu moins de 800 000 000 de litres ont été financé par cette opération.
Une bouteille de volvic coûte environ 70 centimes, et même si l'opération contribue à renflouer les caisses de la grande multinationale Danone, les conséquences valent bien la chandelle.

Du coup en passant je rappelle juste qu'Ingrid Betancourt est à plus d'un milliers de jours de captivité soit plus de 4 ans. Florence Aubenas pourrait peut-être organiser une grande manif à Répu non?


Plus d'infos: volvic-unicef.fr
ingridbetancourt.com

samedi 22 avril 2006

Spaghettis bolognaises?

un samedi soir qui s'annonce aussi excitant que sexy:
un boy-friend busy
une best friend partie
Des potes on ne sait où
aucun plan sympa
aucune énergie pour squatter un nom au hasard dans mon agenda

Mais un tas de boulot à faire;
se lancer dans un mémoire: 50 pages 5 semaines
se lancer dans la rédaction d'un article sur les montres 1500 signes 2 jours
préparer le dossier pour le CROUS

Heureusement qu'Ardisson est là pour me distraire pendant mon plat de spaghettis.

vendredi 21 avril 2006

4 ans ...

et le FN satisfait encore 30% des français.
Quelque chose de pourri au royaume des bornes?

lundi 17 avril 2006

La nausée

La Figaro est un journal pourri, ça on le savait. En revanche, on savait moins qu'ils seraient capables de vendre leur âme pour la promo de leurs journalistes. Cette semaine l'ignoble et puant Eric Zemmour fait l'éloge du machisme dans l'édito de Madame Figaro ... puis quelques pages plus tard fait la promo de son livre tout aussi gerbant " Le premier sexe" ( Simone de Beauvoir vomit tout autant dans sa tombe).

Un livre qui assassine le féminisme et les femmes, qui prône encore le retour aux fourneaux du sexe faible, qui se dégoute de la prise de conscience esthétique des hommes, qui joue avec idiotie et aucune finesse sur la provocation.
Qui voit la féminité sur la courbe d'un escarpin et refuse de changer les couches de son môme. Les femmes, les mains dans la merde et l'homme installé dans son fauteuil, même mon père est plus progressiste.
Zemmour n'a rien de drôle, de pertinent ou d'intelligent.

Il a beau avoir les yeux bleus et le costume taillé en demi-mesure, Le Zemmour n'a rien de charmant, il pue le moyen-âge.

samedi 15 avril 2006

Consommatrice

Mes bonnes résolutions printanières ont tardé à pointer leur nez mais les voilà en forme de liste de courses:

Tomates coeur de boeuf
Haricots frais en botte
Groseilles
Céréales
Renoncules roses
Jambon blanc
Concombre
Un lapin en chocolat à offrir lundi

Je suis épatée par mon panier de menagère de moins de 30 ans.

vendredi 14 avril 2006

J'y étais... à l'inauguration de l'académie l'Oréal

Une invitation nomitative en carton laqué noir pour l'inauguration de l'académie de coiffure l'Oréal, mercredi dernier rue royale à 18h30.
Malgré de nombreuses tentatives désespérées, j'y suis allée seule mais en prevoyant la chose: Pantalon à pinces marron, pull en V noir, brushing lissé, sac vanessa bruno et ballerines Erotokritos... je savais inconsciemment ce qui m'attendait.
Une fouletitude d'hôtesses d'accueil fond de teint et rouge à lèvres pastel, des coupes de champagne, des centaines de sushis, des attachées de presse en tailleur de soie et... Frank Provost, le PDG de l'oréal, un type du cabinet du ministre, des coiffeurs-artistes peopolisés, des mannequins hommes et femmes le carré fringuant et la frange graphique...

Les femmes étaient perchées sur des talons Jimmy Choo de 7 cm et portaient des décolletés Gucci ou Balenciaga, les hommes arboraient des costumes trois pièces en satin Armani. Tout le monde se claquait des bisous sur les joues en poussant des cris de jouissance luxueuse.

Moi avec mon jus de fruis rouges, je me balade entre les riches trentenaires et les mannequins haut perchés. Je suis super à l'aise mais c'est drollissime de voir autant de griffes au m2, de jouer aux devinettes, d'éviter le photographe de la soirée.
je reste une demie heure et je sors rue royale appreciant le coucher de soleil sur l'Assemblée Nationale.

dimanche 2 avril 2006

69 pour soirée érotique

Hier soir, après son anniversaire au café chéri(e), Ad. et moi-même sommes allées à une soirée privée près du Rex Club. Un tuyau de nos amis toujours à la pointe quand il s'agit des grands boulevards.
Au 69 d'une rue perpendiculaire à l'artère noctambule, nous: Ad: l'air vainqueur et moi-même l'air intrigué.

Un local de cabinet d'architectes, de la musique électro, des bières froides, un vestiaire improvisé, des sautoirs en bois autour du cou des filles, des mecs en veste velour bleu noir, des néons rouges, un sac miu miu, un DJ, des stickers Minibar collés un peu partout, une fille en imper, un mec ultra sexy qui s'appelle Benjamin et nous.
Beaux, jeunes et branchés dans une soirée privée au 69 d'une rue: le cliché absolu de la vie mondaine parisienne.



Quelques minutes et un taxi plus tard une sacrée découverte. Sachez que quand un Taxi ne vous voit pas, c'est parce qu'il est comme le roi lion, il ne voit que l'horizon.
Malgré tout, nous ne sommes sûrs que d'une chose, les boissons spiriteuses rendent poètes.
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