vendredi 29 septembre 2006

Pourquoi devrait-on subir?

Le cinéaste Olivier Assayas affirmait dans « Fin Août, début septembre » que l’on était toujours seul à l'intérieur de son corps. Si j'extrapole sa pensée, je dirais même que l'on est toujours seul avec soi.

Seul avec ses choix, ses doutes, ses angoisses, toujours seul avec ce qui est sombre et bizarrement toujours accompagné lorsque les choses s'éclaircissent.
SI l'image semble quelque peu caricaturale, elle ne l'est pourtant pas tant que ça. Partage-t-on autant les bonnes nouvelles que les mauvaises? Pas sûr.

Toujours est-il que souvent lorsque l'on a un choix à faire qu'il soit aisé ( choisir la marque de la machine à laver) ou plus ardu ( je le quitte ou pas?), la décision nous appartient presque à chaque fois. Nous nous retrouvons alors " à l'intérieur" de nous-même à attendre tranquillement Jiminy Cricket.

Alors pourquoi ne serait-il pas de même pour l'avortement? Grande question qui ébranle (toujours) les femmes et hommes d'aujourd'hui.
Parce que si la parisienne type n'a qu'à parcourir quelques mètres pour obtenir sa pilule du lendemain, beaucoup en sont encore loin. Loin d'avoir le choix d'être seule avec son propre corps et de prendre seule la décision qu'elle souhaite vraiment.
Loin d'avoir une solitude et un accompagnement assez solide pour que ce choix ne soit pas, dans un cas comme dans l'autre, une punition et le début d'une lente et douloureuse dépression.

Le droit de disposer de son corps, les irlandaises et les portugaises ne l'ont pas. Après des années de féminisme et des centaines de lois, elles n'ont toujours pas la possibilité de prendre leur temps.
L'Irlande et le Portugal, encore régis par des pensées catholiques pré-néenderthales, refusent encore aux femmes d'avoir la vie qu'elles veulent et non pas celle que le hasard leur propose.

Si ces pays acceptent des pratiques de chirurgies plastiques parce qu'elles sont parfois salvatrices, pourquoi interdire encore le droit à l'avortement et emprisonner celles qui en ont recours à l'étranger?

jeudi 28 septembre 2006

Une bavure à 10 000 £

Je lisais un magazine brésilien dans le métro ( Brazuca), quand je suis tombée sur un article un peu moins jaune et vert.
Rappelez-vous en juillet dernier un jeune brésilien de 27 ans se faisait assassiner dans le métro par la police londonienne parce qu'il ressemblait de loin à un terroriste islamiste.

Il faut savoir que depuis que l'occident traque le terrorisme comme Baygon les insectes, tous les barbus avec un sac à dos sont devenus suspects. Parce que le jeune lusophone se demandait ce qu'il se passait au lieu de s'agenouiller et de mettre ses bras au dessus de sa tête, il a été neutralisé par sept balles dans la tête.
Les policiers zélés ont plaidé non coupable.
Jean Charles avait 27 ans vivait depuis 3 ans à londres et parlait parfaitement l'anglais. Il prenait juste le métro comme n'importe qui.
Les policiers meurtriers n'ont pas été condamnés parce que cette lutte aveugle a plus de crédit qu'un vie humaine.
Une vie estimée à 10 000£ par un État qui préfère cacher ses erreurs plutôt que de tenter les résoudre.

Les parents de Jean Charles ont refusé l'argent.
Scoltand Yard continue son acharnement stupide.

jeudi 21 septembre 2006

Une triste réalité

Le Portugal et ses centaines d'hectares de forêt brûlée...

4 août 2006





14 août 2006

...

mardi 19 septembre 2006

Dans quel monde vit-on?

ça ne vous arrive jamais dans le métro de regarder les gens qui vous entourent et d'imaginer que les personnes noires aient à se lever dès qu'un blanc entre dans la rame?
Si aujourd'hui, la chose semble impensable, il y a 50 ans à peine c'était monnaie courante.
Tout ça pour dire, qu'en réalité même si aujourd'hui la priorité du siège n'appartient qu'aux vieux et aux femmes enceintes, la haine raciale se distille encore dans des lieux sournois.

Hier matin, donc je prenais mon métro quotidien calée sur Aaron quand en me retournant, j'aperçois une pub pour du soutien scolaire. La photo représentait 5 jeunes au dessus de 5 enfants. Débilement la pub avait positionné les enfants noirs sous les jeunes noirs et les blancs au dessus des blancs. Et oui, le métissage n'est pas vendeur.
Mais le plus remarquable résidait dans le fait qu'un abrutis avait posé une croix sur les visages des noirs comme on joue au morpion.

Et oui 2006, les footballeurs commencent chaque match en protestant contre le racisme, la peine de mort a été abolie depuis 25 ans, 25 femmes sont chef d'état et pourtant des connards subsistent.

si c'est pas malheureux de vivre à côté de ça...

dimanche 17 septembre 2006

Boite à musique




A casa da musica, Porto.
La maison de la musique de Porto ressemble davantage à l'Opéra Bastille qu'à une maison ordinaire. Tout y est pensé pour sublimer la musique.
Salles calfeutrées, verre déformé, azulejos, fauteuils coulissants, meubles XVIIIe, bois et moquette violette.

samedi 16 septembre 2006

Petite escapade à Sintra




L'une des plus belles villes du Portugal à quelques kilomètres de Lisbonne. Sintra multiplie les palaces, les forêts et les magasins pour touristes.
Les deux cônes blancs situés sur le palace, au fond, sont en réalité les cheminées de la cuisine ( et non pas des disciples du KKK...).

vendredi 15 septembre 2006

Morphologie, quand tu nous tiens




Hier, je dînais en ville avec deux jeunes hommes sveltes et mal rasés. Le bar était branché, la lumière presque étouffée et la carte très appétissante.
On commande. On cause de la pluie torrentielle et les plats arrivent. Chacun se jette sur son assiette avec appétit ( à 21h30 il fait faim après tout), tous les deux hamburgers oeuf à cheval avec frites et moi une salade.

Les époques changent mais les supplices faits aux femmes ne changent pas. Ainsin, tandis que les mâles se la coulent douce, nous les femmes, on trime comme des folles à marcher avec des chaussures pointues sur une jupe serrée et un string qui frotte.
Ok, on a croqué la fameuse pomme et on n'aurait pas dû. Mais fallait-il vraiment que des millénaires après, les femmes soient encore chatiées de leurs vices?

Pandore a ouvert la boîte, Eve a goûté au fruit, Hélène a mis la zizanie. Résultat des courses? On se passe du nutella au petit dej, du coca s'il n'est pas light et des frites avec ketchup. On s'évertue à se muscler sur des machines testées par des cosmonautes et à rentrer dans du 36 quand le tour de taille flirte avec le 40. Sans compter les talons aiguilles, les corsets ( je compatis avec Marie-Antoinette), les menstruations, la visite au gynéco, la perte des eaux, les mecs qui sifflent et autres délices que père- nature nous a infligé.

Parce que oui, c'est bien un homme qui nous inflige tout ça. Chaque matin, ne l'entendez-vous pas vour sussurez à l'oreille: "Es-tu bien sûre de vouloir reprendre du gâteau aux deux chocolats?".

Alors que c'est certain, que nous sans hommes, on ne se poserait même pas la question.

jeudi 14 septembre 2006

héros de la mer

La saga photo portugaise continue. Voici aujourd'hui, le "monumento do descobrimento" ( le monument de la découverte) qui rend hommage aux grands navigateurs portugais, Vasco de Gama, Magalhaes, Cabral... Une construction érigée par le dictateur Antonio de Oliveira Salazar. Tout près de la célèbre Tour de Belém, à l'extême ouest de Lisbonne.


mercredi 13 septembre 2006

Des solutions débiles pour des vrais problèmes

Il fait chaud et froid en même temps.Et pour cause, Paris bout: le matin, le métro explose. Aggripés à la barre en acier, on scrute le "20 min" de son voisin et on se parfume avec l'odeur de sa voisine. Une réciprocité qui nous ferait horreur si elle n'était pas obligée par le consensus patronal.
Toujours est-il qu'après avoir laissé passer deux métros bourrés comme le charriot du père-noël, je me suis résolue à marcher.
A 8h30, je descendais la rue de Longchamp, une rue faite de boutiques chics et de magasins branchés et bohèmes. Dans cette rue de ce très élégant arrondissement, un célèbre lycée ouvre ses portes. Une horde d'ados en lunettes de soleil aviateur et jean diesel se déplace en masse.

Je ne voudrais pas toujours revenir sur le même sujet m'enfin à 16 ans vous portiez des jeans à 150 euros, vous?

Sarko, qui pénalise les parents dont les enfants s'absentent de l'école, ne pourraient-ils pas proposer une somme limite dans le budget fringue de ses ados absolument suffisants? ( et les punir s'ils n'obéissent pas.)
Ainsi les parents ne ses ados mi Vogue mi Glamour pourront enfin découvrir le bonheur de la suppression d'allocation familiale. Ah mais j'oubliais, Sarko ne retire ce genre d'aide qu'aux familles qui en ont besoin...

Suis-je bête...

mardi 12 septembre 2006

8h32 rue de la pompe

Quand on change de boulot comme on change de chemises, on visite des pans de ville avec beaucoup plus de profondeur que lors d'une balade en amoureux un dimanche de printemps.
On apprend le plan en braille pour ne pas arriver en retard le premier jour, on cherche une boulangerie pendant 35 minutes entre 12h et 14h et on sort du métro à heures fixes.
On croise donc les mêmes serviettes en cuir, les mêmes escarpins Minelli et les mêmes personnes enfouies dans le "20 minutes".
Moi le matin, mon métro cible le 16ème, quartier parisien célébré pour ses ladies tout droit sorties d'un catalogue Laura Ashley et ses ado tatoués par "Diesel".
Chacun de mes trajets dans ce quartier me plonge dans des questions sociologiques profondes: Pourquoi les bourges sont-elles toujours philiformes et gracieuses? Pourquoi les bourges ont-elles le carré impeccable malgré un vent à 90km/h?

Comment font-elles pour ressembler à du papier glacé?

La question reste entière, parce que si elles ont le temps et l'argent de se payer une manucure tous les vendredis et un soin en institut chaque nuit de pleine lune, elles n'ont pas non plus le pouvoir de changer leur visage et leur morphologie.

Alors quoi leur seul malheur est-il de devoir habiller leurs enfants en bleu marine après leur avoir lisser les cheveux et fais nettoyer leurs Ralph Lauren au pressing?

Je reste perplexe et je relace mes converses sales et mon pantalon tâché par la javel.

lundi 11 septembre 2006

1+1 ne font pas toujours 2, des fois ça fait 11




Des milliers de fenêtres, des milliers de personnes derrière.
Je regarde la tour montparnasse, c'est difficile d'imaginer.
Les new-yorkais ne regardent sûrment plus leur ciel comme avant.
Je me joins donc aux télévisions du monde entier et je dédie ma journée à tous ceux qui sont morts ce jour-là dans les avions, dans ce bâtiment, dans les rues et chaque jour en Irak.

samedi 9 septembre 2006

Braga de mon enfance



Place principale
Derrière les arcades, une petite chapelle et la magnifique cathédrale de Braga ornée de sublimes orgues en or.

vendredi 8 septembre 2006

le ciel est gris, le moral aussi

Je suis sortie en tee-shirt et maintenant que j'ai super froid, je pense à Baudelaire

"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits"

Je n'épiloguerai pas sur mon spleen.
J'attends de rentrer chez moi ce soir pour manger le macaron au cassis de chez Hermé, offert hier au défilé de Lala Rose.

dimanche 3 septembre 2006

Par la fenetre

À paris, je vois la Tour Montparnasse.
À Amorosa, je vois l'océan, une forêt de pins et Viana.




Respirez-profondément.

samedi 2 septembre 2006

Les marionettes de Viana do Castelo

Viana do Castelo est une superbe ville portuaire au Nord ouest du Portugal, dans la région du Minho ( Costa verde ( côte verte) ).
Au dessus de Braga, de Porto et à quelques kilomètres seulement de l'Espagne.
Une ville qui comme bien d'autres au Portugal ne vit qu'en été quand les 'emigrantes' reviennent au pays claquer la maille qu'ils ont gagné difficilement en France, en Allemagne ou en Suisse.
Alors au mois d'Août tout est bon pour draguer le porte-feuille du touriste et donc les fêtes des "Romarias da santa Agonia" tombent bien.
En gros ce sont trois jours de fête, trois feux d'artifice, des caravanes de churros partout, des stands "Louis Vuitton" (?) tenus par des angolais à chaque coin de rue et bien sûr une fête forraine avec auto-tamponneuses, grand huit et autres trucs animés avec de la techno-dance.
Mais la chose la plus insolite reste le défilé folkorique. un défilé de près de 1H où vêtements traditionnels se conjuguent avec des scenettes de la vie quotidienne portugaise. Le touriste est content.
Pendant ces trois jours la concentration en CO2 bat son plein, impossible de se garer dans la ville et encore moins dans sa périphérie. Pendant les Romarias, on marche, on attend et on reste debout tout en profitant des quelques franco-portugais beaufs qui sont venus avec leurs potes faire entendre qu'ils sont français et riches, eux.

Le seul point positif de cette escapade solaire reste la dégustation de "farturas" une sorte de churros épais à la canelle qu'on mange goulument avant d'aller au Bib'Ofir.



Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...