dimanche 30 décembre 2007

Le Fanta expirait avril 2007

Hier soir avec mes deux copains fous, on s'est fait une soirée Horror. De la pizza, de la leffe, du pop corn et le choix entre Evil Dead et La Nuit des morts vivants.


On a opté pour Evil Dead et en prenant l'apéro on parlait de tout et de rien et de notre futur voyage en Inde. Mais évidemment deux garçons et une fille, ça parle aussi de sexe. Et là, les petites théories s'échaffaudent librement. Et c'est assez étonnant de remarquer que quelque fois les choses ne coincident pas entre elles.
Je m'explique, quelque fois on sort avec un mec pas trop mal mais voilà niveau érotisme ça reste très sec. Le type a zéro sensualité. Il bouge comme un robot et ses baisers ont le goût d'écorces. A contrario parfois on se lâche et on se laisse entraîner grâce à l'alcool ou à la drogue dure dans les bras d'un mec moyen voire bon bref... et là, surprise c'est parfait. Langoureux, voluptueux, étonnant. On tomberait presque amoureux, c'est dire.
Et ça me fait penser à cette phrase choc de Beth Dito (chanteuse de The Gossip - Cf photo) qui disait: "Si les mecs fantasment sur Keira, en revanche ils couchent avec des filles comme moi" Alors quoi? Les moches baisent mieux? Les gros sont plus hot ? Que voulait donc dire notre amie Beth?
Si évidemment les théories restent des "étiquettes collées sur les choses" pour plagier Bergson; la question reste entière. No rules, ok mais bon une idée de généralisation est-elle possible? Pourrait-on expliquer le phénomène par une sorte de dévouement extrême : le manque d'assurance physique se compenserait-il dans une sorte de ferveur lascive ?

Bon, je ne suis vraiment pas sûre; mais on se posait la question.

jeudi 27 décembre 2007

Brise tes chaînes et largue ton boulet

Un de mes amis très fin psychologue m'a offert pour mon anniversaire Le Cahier de gribouillages pour les adultes qui veulent tout plaquer chez Panama. Et c'est marrant, parce que c'est assez véridique.


Je me suis faite une petite liste de trucs à inscrire dans ce cahier vert. Faites vos propositions !

- arrêter de répondre par un sourire aux avances mal odorantes de mon voisin crétin
- répondre aux remarques racistes de ma boulangère
- cesser de dire pardon aux gens qui me bousculent dans la rue
- partir à l'autre bout du monde, même seule s'il le faut
- apprendre à dire Non
- être la première sur ma liste

mardi 25 décembre 2007

Grand jeu concours


Cet homme en Ray Ban et avec une mannequin désuet à son bras gauche, est-il?

a ) Notre "président" m'as-tu-vu dans une énième démonstration de politique bling bling
b) Encore un petit moche qui frime avec une greluche
c) Une nouvelle preuve que l'argent ne fait pas le moine


attention plusieurs réponses sont possibles !

lundi 24 décembre 2007

Mon sens de l'humour est sans limite

On est le 24 décembre.
Ce matin je me suis levée, j'ai apporté des macarons Ladurée a des gens que j'aime, j'ai fait un tour de vélo sous le soleil hivernal, acheter un trench coat noir en satin, des tranches ultra-fines de jambon cru, des cadeaux de Noël débiles. Et puis en rentrant chez moi, j'ai essayé de relever mes mails.
Et là, cest le drame. Message d'erreur.

Votre compte a été désactivé. Pour plus d'informations sur les comptes Google, consultez notre Centre d'aide à l'adresse http://www.google.com/support/accounts/.

Je garde mon sang froid et je farfouille Google. Je finis par envoyer un mail et je patiente en allant chercher une bouteille et quelques truc-bidules chez l'épicier et là c'est le drame n°2. Ma carte bancaire est refusée. Parce qu'évidemment j'ai eu 14/20 en option maths au bac mais je sais toujours pas que 300 - 1000: ça fait un découvert à la banque.
En attendant que Google se rende compte que je ne fais pas du traffic de Bananes en Inde et que je dépose de l'argent à la banque me voilà refusée de toute part.

Joyeux Noël Elsa !! :D

vendredi 21 décembre 2007

Je suis dans Biba !

Il y a quelques temps, une de mes nombreuses copines journalistes m'interviewait pour le mag Biba. Je devais répondre à la question: " Quel est le détail qui a changé votre vie? "

Je lui racontai donc qu'une fois, alors que je faisais la queue sous la neige pour assister à un concert de gospel à Radio France, un petit couple de vieux m'avait offert un ticket. Le concert était gratuit mais il y avait genre 3 km de queue et on se les caillait grave. Sur la centaine de personnes qui attendait, c'est moi qu'ils ont choisie. Le petit vieux m'avait dit un truc du genre: "Tout le monde faisait la tronche et vous vous souriiez."

En cinq secondes, ce type venait de m'apprendre un truc fondamental. La gaité facilite la vie.

Ca fait très Amélie Poulain comme histoire, mais c'est véridique.

mercredi 19 décembre 2007

De l'inconvénient d'être née 5 jours avant noël


C'est tout pourri de fêter son anniv juste avant Noël.

1 - Les gens ont autre chose à foutre que penser à vous. Ils ont les cadeaux à acheter, les vacances à prévoir, le sapin à décorer...
2 - Les gens ont autre chose à faire que de se pointer à votre soirée. Ils ont les cadeaux à emballer, le ventre à préserver, et un max de trucs à faire avant samedi, tu comprends, hein.
3 - À la boulangerie pas moyen de mettre la main sur un gâteau ordinaire. Tu souffleras tes bougies sur une bûche et tu la boucles.
4 - C'est hyper dur de choisir une date. Soit c'est avant mais bon avant c'est pas tip-top; soit c'est après et après bah tout le monde il est parti dans le Périgord. L'idéal c'est quand ça tombe un samedi, pile poil.
5 - T'as tout plein de cadeaux en même temps et c'est chouette mais après t'as plus rien pendant 11 mois. Sauf si t'as un épagneul dans ta vie et qu'il fête la Saint-Valentin, mouton comme il est.

Mais c'est cool parce que t'as une fenêtre à ouvrir le jour de ton anniv dans le calendrier de l'Avent.


lundi 17 décembre 2007

I ° Franky

Original Platypus c'est le site culturel collectif de mon ami Franky. Si le coeur t'en dit et que tu veux lire de bonnes plumes et des visions acidulées des productions culturelles de notre époque, vas-y. Et épingle donc en RSS, si affinités.

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The Wombats - A Guide To Love, Loss And Desperation

Qu'est-ce qu'on écoute de l'autre côté de la Manche ? En ce moment, pas mal les Wombats. Normal, c'est très très bien...

Le Wombat est un marsupial un brin loufoque, de la famille des vombatidés, qui se situe à mi-chemin entre l’ourson et le phacochère. Mais c’est aussi désormais un groupe de Liverpool tout jeunot, qui fait sensation dans son pays d’origine.

Le NME, journal anglais de référence qui a pris la sale habitude de trouver tous les deux mois un nouveau “meilleur groupe du monde”, a d'ailleurs sacralisé les trois garçons dans le vent. Il faut dire que leurs prestations live réputées exceptionnelles les avaient déjà propulsés sur le devant de la scène musicale avant même leur premier contrat avec une maison de disques.

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mercredi 12 décembre 2007

Avant-première


Voici mon premier édito officiel de ma grande carrière de grande journaliste. Vous en pensez quoi?

mardi 11 décembre 2007

a loucura finge que isso tudo é normal

Il est 4h du mat. J'ai encore trois articles à écrire. Mon réveil sonne dans 3h. Je suis fatiguée, j'ai le khôl qui coule, mes doigts qui se crispent sur les touches blanches et plus de café à me mettre sous la langue pour me réveiller.

Alors j'écoute Lenine. Un chanteur brésilien qui a choisi un drôle de nom de scène. Ma chanson préférée de ce monsieur s'appelle Paciência/Patience. Pas qu'elle soit transcendante, au contraire elle est sirupeuse à souhait. Mais voilà, parfois on aime une chanson parce que la première fois qu'on l'a écoutée on était bien, parce qu'on aime l'accent du chanteur, parce qu'elle vous fait voyager, parce qu'elle vous parle. Et attention pas forcément dans ce qu'elle dit mais parfois justement dans ce qu'elle ne dit pas.




A loucura finge que isso tudo é normal
La folie fait comme-ci tout ceci était normal

lundi 10 décembre 2007

Fais-toi belle pour le président avec Barbie Rachida


Parfois on facilite les choses aux gens alors qu'on ne devrait pas. Ils s'en sortent un peu trop bien, on trouve. Ils devraient verser quelques ml de sang. On devrait leur mordre la lèvre jusqu'à ce qu'une larme perle au coin des cils. Mais on est trop gentil, on est trop con, on ferme les yeux. On avale et on dit merci.
Dans un autre domaine, je crois que Rachida se fout de notre gueule. Elle fait sa Paris Hilton en Dior dans Paris Match, cette semaine. Si vous ne l'avez pas vu, n'achetez pas, matez-le dans un relay. Une ministre en imprimé panthère rose, c'est moyen mais quand on sait qu'elle est Garde des Sceaux, ça fout les jetons. Si les gens qui sont bien payés s'habillent comme des culs, que restent-ils aux beaufs?
Mais après tout, il faut avancer avec son temps non? Je veux dire, pourquoi être encore et toujours anti-média, Elsa?
Sinon, vous avez regardé Miss France, vous?

samedi 8 décembre 2007

Vous reprendrez bien une petite vodka pomme quand même ?


Il y a des soirées qui s'improvisent et qui sont quinze fois plus trippantes que les soirées qui se planifient. La spontanéité est donc un bon ingrédient de soirée.

Jeudi soir, je revois une vieille copine d'antan et entre la picole ( 2 verres de vin, 2 bières, 4 shots et deux vodkas pomme) et ses potes simples et déconneurs, je passe une excellente soirée. Allez +2 sur mes contacts Facebook. FB, ça sert à mater le mec que votre copine lorgne d'un oeil attentif, mais aussi à garder contact avec les amis de vos amis que vous avez bien kiffé la veille. Et comme j'aime rencontrer de nouveaux gens, de nouvelles têtes, elle est contente, la Elsa.
Bon il est deux heures chers compagnons, alors je rentre en vélo et le sol goudronné de la rue de rennes est remplacé par du coton, ça fait bizarre.
Il y a plein d'avantages à rentrer de soirée un brin alcoolisée: déjà, vous ne sentez plus les 10 cm de talon et puis secondo, vous avez l'impression que cette rue qui monte est en fait une rue qui descend. C'est plus facile donc.

Et si tu ne connais pas The Do. C'est ici que ça se passe.


jeudi 6 décembre 2007

Crazy night

La fine équipe de VOUS mag ( la directrice de la publication, la chef de la pub, une journaliste et moi-même: mademoiselle la rédactrice en chef) avons été invitées au Crazy Horse hier soir. Je finis une interview à Bastille à 20h30 et je file me changer en quatrième vitesse chez moi. Car, non Elsa, le jean/converse c'est pas possible avenue George V. Des escarpins noirs et une robe bustier poussiéreuse plus tard, j'entrais dans la voiture d'Adeline en avalant rapide un yaourt.
On arrive sur les Champs et là, ça fait tout bizarre.
Le mec à l'entrée nous appelle mesdemoiselles, on passe au vestiaire, on s'intalle sur un banc rouge et on hume, curieuses, l'odeur ouatée du cabaret.
Un rideau de paillettes, des fauteuils en velours, des touristes japonais au premier rang et nous.
On nous offre un magnum de Mumm et le show commence.
Derrière le nu en mouvement, c'est une véritable performance de danseuse et d'éclairagiste que nous voyons. Je vous entends glousser. Évidemment, il y a du string, de la dentelle et des perruques roses; évidemment mauvaises et pestes comme des petites sorcières shakespeariennes nous insultions les danseuses de pétasses dès qu'elles montraient leur croupe céleste et leur déhanché provocateur, évidemment c'est du cabaret et donc de l'érotique surfait, mais franchement c'est à voir. Les lumières qui habille les corps, la musique groovy et sucrée, les petites bulles de Mumm qui s'éclatent sur la langue.

7 verres de champagne après, je titubais sur l'avenue en chantant Just Gazing. Et ça faisait beaucoup rire Gé.

lundi 3 décembre 2007

Taler du Fransk?

Après la fête du Hareng d'Étaples sur mer, je me suis rendue hier à la Kermesse Danoise de l'ambassade du Danemark à Paris. Un petit avant goût de Noël. Chocolat, vin chaud et autres délices rouges et verts. Une reportage photo très post-moderne.



Mais je n'ai rien gagné à la tombola, cette année. Remarque, j'ai encore les trois quarts de la bouteille de Snaps à finir.

dimanche 2 décembre 2007

Tous les jours, on traverse en dehors des clous. Et un jour, on y reste.

Terrasse Modigliani, 75015

Quand on se fâche avec des gens qu'on aime, avec notre famille, ou encore avec nos amis. On sait que s'il arrive quelque chose on n'aura pas eu le temps de se dire au revoir. On sait qu'on le regrettera amèrement, mais on sait aussi que la blessure est trop importante pour qu'on puisse passer par dessus comme si de rien, parce que des fois des accidents arrivent. Alors on se dit qu'il faudra se rappeler, malgré les remords, malgré la culpabilité, que le mur était trop haut.

samedi 1 décembre 2007

Femis night fever



La FEMIS est une école de cinéma nichée sur la colline montmartroise et qui jouit d'une réputation qui n'est plus à faire. Hier soir, près du Plateau 2 la soirée du deuxième cycle battait son plein. Les filles en santiag' dansaient sur Gimme Gimme Gimme, les mecs fumaient des cigarillos. J'y étais.


"C'est énorme, tu ressembles à Liza Minnelli comme ça"... On me l'avait jamais faite celle-là, mais why not. Les étudiants en cinéma ont de sacrés comparaisons dans leur tête quand même... et ils sont pas comme nous en capes, ils font la fête le vendredi soir alors que nous on la fait le samedi soir pour pas bousiller notre journée à la bibli. Toujours est-il que s'il y a quelque chose qui ne change pas dans ce monde, c'est bien les playlists de soirée.
À 15 ans ou à 25, on se tape toujours les mêmes marronniers de soirée : Kiss de Prince, Gimme de Abba, Holiday de Madonna ou encore Rape me de Nirvana ... C'est bien simple, j'ai l'impression d'avoir eu 14 ans dans les années 80, alors qu'on sait tous que non, j'ai été une ado des années 90.

Allez un petit cours d'aérobic avec le caméléon Madonna. Let's celebrate!




mardi 27 novembre 2007

Benzodiazépines et autres douleurs aigües

Les anxiolytiques sont des médicaments utilisés contre l'anxiété communément appelée « angoisse ». Dans ma courte vie, je n'en ai pris que pendant un laps de temps précis parce que c'était prescrit. Ainsi, si j'ai déjà goûté à l'ivresse douce du Lexomil, en revanche je ne connais pas le bonheur artificiel du Prozac.

M
ieux que les antiépileptiques, amnésiantes et autres myorelaxantes, il y a la bicyclette. Un objet simple et pratique qui vous emmène du point A au point B grâce aux muscles de vos cuisses.
Et c'est ça mon antidépresseur: le vélo. Associé biensûr à la douche chaude qui éclate les tensions en milliers de gouttelettes. Le vélo pendant 45 min ( x 2 ) + la douche de 30 min. En tout 2h pendant lesquelles tu ne t'occupes pas, tu agis.

Sur ton vélo en plein Paris, tu n'as pas le temps de penser aux concours, aux mecs, aux parents, au banquier, aux kilos, aux copines et à ton appart sous 30 cm de poussière.
Sur le vélo, tu checkes un coup à droite, un coup à gauche, tu regardes l'horizon, tu humes l'air frais du pot d'échappement du bus devant toi, tu penses à ta destination, tu pédales. Sous la douche, tu sens l'eau brûler les tissus, détendre les muscles, relaxer les nerfs. Sous ta douche, tu te laves de ta journée de merde. Et elle s'engouffre dans les limbes des tuyaux de Paris.

Qui a dit qu'il fallait étudier la chimie pour rendre son sourire à la joconde endormie?

dimanche 25 novembre 2007

De la cohésion sociale et républicaine de la France

La Cité
a aussi un rôle important
de producteur de culture et de signes.


La Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration a chassé les arts d'Afrique et d'Océanie vers le Quai Branly. La porte dorée s'ouvre donc maintenant à un musée décidé par notre ex-président et qui se consacre aux diasporas de notre siècle. Un poil démago, un poil historico-déprimant mais très intéressant.


J'y allais un peu à reculons, j'avoue. Un musée spécial immigré ne stigmatise-t-il pas davantage une population qui a de plus en plus de mal à s'intégrer et à être acceptée? Ou alors peut-être s'agit-il de réouvrir le dialogue entre les populations qu'elles se déplacent ou qu'elles accueillent? Si auparavant la naturalisation comme assimilation à sa terre d'accueil était la seule ligne d'horizon, aujourd'hui il semble qu'il faille s'accepter en tant qu'étranger et rendre compte enfin de cet étrangeté.

"L'autre" est donc photographié avec ses bagages, filmé avec sa famille, étudié à travers son parcours géographique, analysé selon son contexte éco-politique... mais que dit-on vraiment de lui? Ses raisons, ses envies, ses désirs, ses espoirs et ses déceptions... un siècle de mouvement.
Il est comme nous le rappelle un panneau à l'entrée du musée: "un homme comme un autre". Merci, c'était important de le préciser.
Alors on évoque quelques notions d'humanisme et on se fait le chantre de la citoyenneté. De vraies bonnes intentions pétrissent ces murs. Un musée sur l'immigration surfe forcément sur un sujet dont les chairs sont à vif. Le dérapage idéologique est donc écarté aussi loin que possible, il faut être très prudent au XXIè siècle. La xénophobie est évoquée certes, mais elle fait partie du passé. On était raciste en France pendant la guerre, aujourd'hui tout le monde s'aime, c'est bien connu.
Alors malgré de véritables tentatives pour crever le silence, on continue de refouler et de cacher.
Bon, tout n'est pas si imparfait, au contraire. Les photos, les témoignages, les films proposés expliquent avec délicatesse et intelligence à quel point il est difficile de se choisir une identité quand on fait un grand écart entre deux patries. Car souvent, celui qui immigre le fait contraint et désolé de le faire. Il ne suffit pas de le savoir, il faut le dire aussi.

Parce que l'immigration fait partie intégrante de mon histoire, j'avais un peu l'impression cette après-midi de retomber dans l'album photo de mon papa et de plonger mes doigts dans ses racines. Et ça, c'était chouette.


À voir tout particulièrement l'exposition temporaire d'Augustus Frederick Sherman Portraits d'Ellis Island 1905 - 1920.

Cité nationale de l’histoire de l’immigration
Palais de la Porte Dorée
293, avenue Daumesnil 75012 Paris

samedi 24 novembre 2007

Emballez grâce au Perou

Il me fallait des moufles à tout prix pour continuer de faire du vélo avec mon bandage mais sans me décoller la peau des mains.

Alors jeudi en rentrant chez moi, je me suis arrêtée comme ça pour voir dans la boutique sud-américaine près de Pasteur. 31 € plus tard, j'avais les moufles en peau de lama griffé et le bonnet péruvien qu'il est beau et ( presque ) assorti. Le truc, c'est qu'avec un tel accoutrement t'espères juste qu'un Dieu existe et que tu ne croiseras pas Brad Pitt au bout du trottoir tellement tu te sens sexy.

Aujourd'hui, avec quelques centimètres de cheveux en moins et quelques compliments sur mon bonnet, je me suis donc rendue fièrement à Villepinte. Assise ( voire affalée ) dans le RER B, j'écoutais tranquillement mon ipod quand un jeune-homme-de-banlieue est venu me parler.
"Ouais, l'est pas mal ton bonnet"
Dans mon for intérieur, je me dis "Fuck, il va me faire chier ( alors que je suis peinard avec ma zic), tout ça parce que j'ai un bonnet péruvien sur la tête alors que franchement je sais pas pourquoi je l'ai acheté". Le jeune homme en survêtement moche continue sur sa lancée et me demande l'adresse de la boutique péruvienne, mon prénom, mon âge, et qu'est-ce que tu fais dans la vie et tu vas où et rapidement l'air de rien je t'embrouille: mon numéro. Bah voyons.

Par chance, nous arrivions à Vert Galant et je devais descendre. J'ai donc esquivé à la parisienne: avec un sourire parnassien.

jeudi 22 novembre 2007

An another hero

Maurice Béjart est mort. Il avait 80 ans.

C'est lui qui en 1997 m'avait appris à quel point la danse pouvait être belle, délicate et puissante. C'était en hiver, je glandouillais devant ma télé et je suis tombée sur Ballet for Life. Un ballet sur Mozart et Queen avec une trentaine de danseurs. Je n'avais jamais vu de danse contemporaine et mon horizon ne brillait que pour Le Sacre du Printemps. Le choc culturel avait donc été assez fort pour qu'encore aujourd'hui la musique de Freddie Mercury me rappelle la chorégraphie de Béjart et rien d'autre. À l'époque on parlait beaucoup du Sida, et ce ballet se destinait à la vie.

La chorégraphie a mal vieilli, les costumes de Versace sont laids, mais Grégor Metzger ( le danseur au crâne rasé ) est toujours aussi félin...
Je vous laisse avec le maître et le remercie d'avoir éveillé chez moi l'amour de l'art de la chorégraphie.

""Vous nous avez dit : faites l'amour, pas la guerre. Nous avons fait l'amour, pourquoi l'amour nous fait-il la guerre ?". Cri d'angoisse d'une jeunesse pour laquelle le problème de la mort par l'amour s'ajoute à celui des guerres multiples qui n'ont pas cessé dans le monde depuis la soi-disant FIN de la dernière guerre mondiale. "



"Un ballet sur la jeunesse et l'espoir puisque, indécrottable, optimiste, je crois aussi malgré tout "The show must go on" comme le chante Queen. "

Maurice Béjart, 1997


Une question subsiste:
Does anybody know what we are looking for ?


mercredi 21 novembre 2007

Les psychopathes sont parmi nous


Mon colocataire a enfoncé le clou et à confirmer la chose par la même occasion: tu causes toute seule, Elsa. Je me savais un peu déjantée, m'enfin visiblement je ne connaissais pas l'ampleur des dégâts. Toujours est-il que voilà, bah je parle aux objets... je suis barge.
À mon ordi quand il plante
À ma plante quand je lui sers à boire
À mon violon quand il grince
À mon linge quand je l'étale sur le séchoir ...

Dans l'intimité ça va, je veux dire bon y en a bien qui achètent des disques de La boum... Mais hier soir en récupérant mon vélo en sortant du boulot, j'ai demandé à mon tricycle s'il avait passé une bonne journée... Sauf que, je l'ai fait à haute voix et qu'une mamie passait par là le regard amusé. La honte sur toute ta famille.

Oui, je sais... faut que j'arrête le crack.

mardi 20 novembre 2007

Les blessures gangrenées


Louis Aragon a dit dans Les Cloches de Bâle :
"Le roman , c'est la clef des chambres interdites de notre maison."

Force est de constater que le blog représente aujourd'hui, par différents aspects et de manière ponctuelle, ce trousseau.
En relisant quelques billets écrits en 2005, je me suis surprise à moins de divagations personnelles mais à plus de chroniques "mondaines". Comme Picasso, j'ai eu ma période bleue puis ma période cubiste. Au fil des semaines, ma plume a été vindicative, mélancolique, perdue, cinglante, ampoulée même parfois.
Du mag ELLE, à l'échec au capes, des ruptures amicales et amoureuses en passant par mes coups de gueule contre le nain à talonnettes ... ce sont 595 messages que j'ai posté ici et qui constituent le fil d'Ariane d'une vie parfois un petit peu désordonnée. Et c'est, je pense, grâce à ce blog qu'aujourd'hui j'ai autant de plaisir à écrire ce roman dont parle Louis Aragon, que vous avez partiellement lu ici, mais qui stagne au chapitre III. Indéfiniment. Parce que, tout simplement je ne trouve pas le temps... Je ne le prends pas. Fucking timeline.

Bon la séance nostalgie est finie.
Bonne nuit les petits !


dimanche 18 novembre 2007

Baptème de l'air

Sarko 1er a divisé la France en deux. Il est petit certes, mais il a le bras long (ce qui, vous l'imaginez bien, lui confère une anatomie particulièrement moche). Depuis mercredi, les petits parisiens doivent donc user et abuser du système D pour se télétransporter. On fait travailler notre imagination, on parle enfin à son voisin et on partage des taxis.

Ma solution sans ligne 6 est donc le vélo. Mon vélo à moi que j'ai ( et avais un peu abandonné avec le froid) et non pas un vélib' qui renseignerait la mairie de Paris et ce cher Decaux de tous mes trajets diurnes.
Vendredi soir je quitte donc le 16ème arrondissement pour rentrer chez moi. Je chevauche ma monture ébène. Je remonte jusqu'au trocadéro, je slalomme entre les voitures avec du Vitalic dans les oreilles. Je frôle quelques rétroviseurs, j'évite les scoots, j'essuie quelques freinages intenses, et je m'engage sur la piste cyclable qui longe le métro aérien de Bir Hakeim à Pasteur.
Une ligne droite protégée. Je dépasse une bonne cinquantaine de voitures, je respecte les feux rouges mais je n'ai que des verts. Je trace.

Et là tout d'un coup devant moi, une voiture.
J'ai à peine le temps de réflechir et de serrer mes freins que je suis déjà en train d'embrasser le bitume avec 6 personnes affolées autour de moi.
La conductrice se précipite, se confond en excuses et me palpe de tous les côtés pour savoir si ça va.
Et ça va.
J'ai les jambes qui flageolent mais ça va. Je regarde la Mercedes classe M pour voir l'état de la portière dans laquelle je me suis encastrée ( on ne se refait pas ). Je me relève avec des chandelles qui tournoient autour de ma tête comme l'auréole du petit Jésus. Je rassure tout le monde. Un type s'occupe de mon vélo complètement tordu par l'impact.

Elle rentrait dans la station service sans clignotant et ma dynamo ne marche pas très bien. Un partout, balle au centre. Sauf que moi je n'ai pas de tôle pour me protéger. Quelques ecchymoses et une petite entorse aux doigts plus tard, je rentrais chez moi à pieds. C'est peut-êre plus prudent.

Morale de la fable : ce n'est pas forcément dans les situations les plus dangereuses qu'on se fait cartonner. C'est presque toujours quand le chemin nous semble plus facile.

mercredi 14 novembre 2007

De la politique au théâtre et de ce qui passe au travers.


« Si tu as neuf ans et que tu vis à Florence,
tu vas au McDonald’s le dimanche.
Si tu vis en Afrique, tu couds des ballons pour Nike… »



Vendredi dernier, je suis allée au théâtre voir la création 2007 de l’argentin Rodrigo Garcia Et balancez mes cendres sur Mickey. Un auteur-metteur en scène qui fait dans l’ultra-contemporain, dans le politique et dans l’esthétique à la Matthew Barney. On aime ou on n’aime pas mais Rodrigo Garcia ne laisse absolument pas indifférent. Le titre de sa compagnie de théâtre « La boucherie » est assez explicite.

Et Balancez... s’ouvre sur une critique de notre société: cette manie que nous avons de rechercher le concept original, prêts à vendre des chaussures dans un bar à tapas ou de construire un igloo pour vendre de la vodka. Rien ne va plus, ma petite dame.
Quant à la mise en scène, elle joue sur des tableaux précis : on se coule du miel sur le corps, on se jette sur une montagne de poils, on rase la tête d’une figurante payée 200€, on se glue dans la boue, puis sur le sol … J’entends déjà les détracteurs lever les yeux au ciel face à tant de symboles, tant de « contemporanéité ».
Oui sauf que derrière cette provocation et cette construction d’images se cache un texte qui dénonce avec poésie et sans jamais s’éloigner de concepts philosophiques la dérive du capitalisme et de la sacro-sainte société de consommation. Notre humanité qui ne regarde même plus ce qu’elle met dans son caddie, qui râle parce que la bière a débordé du verre et accepte sans broncher les propositions racistes des gouvernants. Une humanité vide de sa propre humanité. Un texte intelligent mais pas que, beau aussi.

Alors quand je suis sortie du spectacle et que j’ai lu les misérables 300 signes que le mag ELLE consacrait au spectacle, j’ai perdu mon sang froid. La journaliste ne parlait que des 200 € proposés à la figurante, que du miel et des trouvailles scénographiques. Pas un mot sur le contenu, pas une phrase sur les références heideggériennes, pas une ligne sur la polémique politique sur laquelle se fonde le spectacle. Il y a du miel, de la boue et des poils. Merci ELLE. Mais le texte alors ? Nada ? Et pourtant il y en aurait des choses à dire… mais tout le monde s’en fout non ?

On avait déjà TF1 qui vendait du coca pour des cerveaux vides, maintenant on a aussi la chance d’avoir ELLE qui vend de la poudre compact Guerlain pour des cerveaux creux.


Arrojad mis Cenizas sobre Mickey
Et balancez mes cendres sur Mickey

Texte et mise en scène, Rodrigo García
Avec Jorge Horno, Nuria Lloansi, Juan Loriente

Théâtre du Rond-Point
2bis avenue Franklin D. Roosevelt
75008 Paris
jusqu'au 18/XI
21h
Spectacle en espagnol surtitré en français
Durée : 1h20

dimanche 11 novembre 2007

Haro sur le Hareng !

Ce dimanche, je suis partie à la fête du Hareng Roi d'Étaples sur mer, près de Boulogne sur mer dans le Nord à 2H30 de Paris. On a mangé du Hareng fumé, grillé et mariné, on s'est pris du vent dans la tronche, on a dansé sur des rythmes fous, on a visité le musée de la marine et le musée Maréis et on a vu des étaplois se bourrer la gueule. On a bien rigolé grâce au vin chaud et à l'accent chti. ça fait du bien des fois de faire des trucs improbables surtout quand on a eu une semaine, un mois, une année difficiles.

jeudi 8 novembre 2007

Les disques tournent

La platine avait été offerte sans cellule. La cellule était arrivée sans le porte-cellule. Le pré-ampli sans les fils. La crise de nerfs était imminente.


J’avais une vingtaine de disques en attente d’être caressée et rien pour leur faire ce petit plaisir. Une fois le matériel au complet, sans même retirer ma veste, je me suis jetée sur ma platine et j’ai essayé de monter mes pièces détachées. Rien à faire. 20 min plus tard, je n’avais toujours pas branché mon cerveau sur ON, j’avais besoin de la matière grise d’un tiers. Un petit tour sur la Galette et des coups de fil plus tard, tout était vissé et monté. Je pouvais enfin écouter mes disques. Le premier fut Imagine.


Merci JC, merci Jgi, merci Antonin ... et oui tout ça pour apprendre à visser un écrou ... oui oui !


mercredi 7 novembre 2007

Facebook : La vie mode d’emploi


Selon Wiki, Facebook est un site Web de réseau social destiné à rassembler les gens. Certes, mais pas que.

Facebook, c’est aussi un médium chronophage et ultra-indiscret qui vous rappelle à la mémoire d’anciens camarades de lycée oubliés volontairement, qui livre vos petits changements d’humeur à vos friends et vous bouffe littéralement votre précieux temps de travail.

Grâce à Facebook, tout le monde sait que vous êtes very conservative, que vous aimez jouer à pacman, que vous avez Hug Jessica et Stan en même temps, que vous attendez le concert de Muse, que vous êtes in a relationship avec une pétasse, que vous êtes intéressé par les women ou que vous avez reçu des roses virtuelles de Jean. Tout le monde peut mater vos potes et savoir que vous copinez avec des jeunes blondes sexy ou des grandes brunes évanescentes et qu’à la vue du nombre de messages sur son Wall, vous kiffez à mort le grand brun qui s’est pris en photo avec sa webcam dans ses chiottes. On sait que vous préférez être invincible que lire dans les pensées, que vous avez adoré Gladiator mais détesté Notting Hill ou enfin que votre nom de stripteaser est Jo Bioutifulace.

Tout le monde sait tout sur tout. On apprend même des choses qu’on ne voudrait pas savoir.

Mais Facebook c’est aussi cool pour organiser des sorties avec des potes qu’on a plaisir de retrouver, se rappeler de bons souvenirs en regardant ses photos de vacances, partager des bisous flottants et offrir des cadeaux qui font plaisir sans vous coûter une phalange.

Le diable n’est pas forcément un monstre …

mardi 6 novembre 2007

Pour la liberté d'expression pour la priorité à l'éducation


Tous des moutons devant Sarkozy?

Trois étudiants interpellés par la police pour crime de lèse-Sarkozy.
Les étudiants de l’Unef de La Rochelle ont été entendus par la police, avant d’être relachés, la semaine dernière. Ils collaient une affiche montrant Nicolas Sarkozy faisant un doigt d’honneur.

© Libération.fr

lundi 5 novembre 2007

Le mieux est donc de sortir dans la rue

Hier soir, pour clore la soirée nous avons joué à un jeu ma foi très intellectuel, mais le vin rouge aidant ce fut bien drôle. Chacun a pris un livre dans la bibliothèque et a lu une phrase au hasard. Du Freud avec l'accent espagnol, du Céline avec l'accent grec, du Rilke avec l'accent italien...

Une de mes phrases provenait de Mémoires improvisées de Claudel.

Dans un wagon, il y a la banquette avant et la banquette arrière; il y a des gens qui regardent le passé qui s'éloigne, d'autres qui regardent le futur qui arrive. (...) J'ai changé de banquette, de la banquette arrière, je suis passé à la banquette avant.

Alors on se secoue un peu !

dimanche 4 novembre 2007

Eurovision

J'étais invitée à dîner des Lentilles au chorizo chez mon amie grecque et son amoureux espagnol. Autour de la table basse deux catalans, une mauricienne, une italienne, un français et une portugaise. Plusieurs doctorants en littérature, des théâtreux et un concepteur de son. Entre deux blagues sur Rachida et Nicolas et quelques boutades sur le cuisinier, nous avons parlé de nos joyaux culturels respectifs.
Nana Mouskouri est ainsi venue s'inviter sur notre table en la personne de youtube. ( Tout le monde ne connaissait pas ce prodige de la variété franco-grecque, il nous fallait des preuves. )

Voilà comment notre hôte nous a offert quelques minutes d'un rire absolument épuisant, et comme je suis partageuse, je vous invite à voir cette subtile et intelligente vidéo de L'amour en héritage. Je suis sympa, non?





samedi 3 novembre 2007

Critique de la critique


Un petit cours de littérature sur la Critique Littéraire le mardi. Quoi de plus stimulant pour des petits capessitifs? On y parle de la querelle Picard/Barthes, de la psychocritique, de la théorie de Taine, du sujet CAPES LM 2007 ... On admire la fougue de Proust contre Sainte-Beuve et on s'ennuie avec Charles Mauron.

Je faisais des volutes sur ma feuille en écoutant mes camarades pinailler sur je ne sais plus quoi. Un oeil perdu du côté de la fenêtre, l'autre certainement encore sur la plage de sable fin de Paros. Et puis tout d'un coup je me suis mise à admirer les mocassins marrons de la fille devant moi. Un chouchou qui étranglait ses cheveux châtain clair mi-longs, un foulard en soie bordeaux mal noué autour du cou, un sac à main Longchamp assorti à sa trousse et un air hautain qui sentait bon le 92. Je l'observe, non sans cynisme, mordiller son bic quand brusquement la jeune fille intervient et tente de lancer un débat.

- Franchement, c'est parce que ce sont des écrivains ratés qu'ils critiquent.

Vraiment, j'ai cru que j'allais avaler le capuchon de mon stylo.
La prof qui s'evertuait à distinguer les différentes approches structuralistes depuis bien 55 minutes, la regarde gênée et tente une pirouette en lui expliquant que (heureusement) les choses ne sont pas si simples, voyons.

Pour passer le Capes de lettres, il faut avoir minimum Bac +3 ( ce qui n'est pas énorme, certes), il faut surtout avoir quelques accointances avec la littérature et savoir l'étudier.
Que Jean-Pierre Foucault dise ce genre de stupidités aussi réductrices que navrantes, c'est une chose, qu'une étudiante en littérature se permette de définir Barthes par une pseudo-frustration d'écrivain en est une autre...

J'en suis encore consternée.

Quand elle a osé critiquer la littérarité du Marquis de Sade, la semaine qui a suivi ce cours, j'ai définitivement décidé d'en faire une copine; parce que j'adore ce gros coquin de Sade et que j'ai très envie de m'amuser avec les petites bourgeoises de la Sorbonne.


vendredi 2 novembre 2007

En Kiosque !!

Si tu demandes pas ton exemplaire à ton marchand de journaux, je te parle plus et je te maudis sur cinq générations.



VOUS Le mag' des nouveaux talents
EN KIOSQUE EN NOVEMBRE 2007

VOUS MAG est un nouveau concept de magazine qui laisse s'exprimer les nouveaux talents d'aujourd'hui et de demain !!
Illustrateur, dessinateur, peintre, graphiste, sculpteur, reporter, journaliste, écrivain, comédien, réalisateur, mannequin, photographe, styliste, chanteur, musicien, sportif, artiste en tout genre...
VOUS MAG les accompagne dans leur mise en lumière !
Découvrez dans ce premier numéro des artistes de tout milieu... Entrez dans leur univers et partagez leur passion.
Invitation à la découverte, vous aussi contactez nous pour faire partager vos impressions et parler de vos talents.

contact@vousmag.com

jeudi 1 novembre 2007

Nostalgia

Le Tigre's "Deceptacon" performed by Jem et les Holograms. Le girls band le plus pink and soft que je connaisse.
Tout un programme. Avant hier, je me suis fait le plein de génériques de dessins animés des années 80 sur youtube. Et je suis tombée sur ce montage, je dois avouer, particulièrement bien fait. Enfin moi, j'adore mais c'est mon côté midinette qui parle.


mercredi 31 octobre 2007

La rose ou le fouet?


Des fois, j'aime bien lire le dictionnaire. Oui, je sais. Alors que certains regardent la TV, d'autres écoutent des Galettes en se fumant des Chesterfields, moi: je bouquine le Petit Robert. Ca montre l'étendue du désastre...
Et en passant au-dessus du D, je suis tombée sur la définition de Draguer.

Chercher à lier connaissance avec quelqu'un en vue d'une aventure galante.

Galante !! ( une autre recherche s'imposait tant ce mot est devenu inusité)

Alain Rey est résolument d'une autre époque... Une aventure galante au XXI e siècle c'est encore l'amour courtois ou plutôt l'amour sadien?

lundi 29 octobre 2007

De l'éloge de la prétention


On a parfois la sensation de l'avoir échappé belle. De s'être sorti d'une situation sans vraiment le faire exprès et le vouloir, mais que finalement tant mieux... C'est pas plus mal, hein.
J'ai un peu tout le temps cette sensation. Quand je vois mes amis en couple ne plus conjuguer qu'à la première personne du pluriel et rêver de leur soirée crêpes (avec un peu de cointreau, soyons fous! ), quand je vois d'anciennes connaissances devenus aussi amorphes que des harengs ou aussi moulés que des petits beurres, quand je vois que certains ne savent même plus danser tout seul dans leur salon en pyjama...

ça fait du bien des fois de pas se trouver uniquement nul, moche et con. ça fait du bien des fois de se savoir un peu au dessus du banc de sardines. ça fait du bien des fois un peu de prétention.
Mais pas trop non plus.

dimanche 28 octobre 2007

Prends un nurofen and Let's Make Love

Coincée au lit toute la journée par une angine qu'elle est belle et qu'elle vous fout en l'air le week end, je vais donc en profiter pour vous parler d'un groupe que j'aime bien et qui s'appelle CSS.

CSS: Cansei de ser sexy ça signifie Fatigué d'être sexy en portugais, c'est de l'electro-rock brésilien très dansant. 5 filles Lovefoxxx, Ana, Carolina, Luiza sa, Ira et un gars moustachu: Adriano. Un casting hype qui chante en anglais et en portugais.
ça surfe comme il faut sur la vague fluo ( Yelle / S.sisters) et ils sont en tournée in England en décembre (ça nous fait une belle jambe à nous les parisiens). Enfin moi, j'aime beaucoup et dès qu'ils passent à Paris, j'irais secoué des hanches sur leur son diabolique.


Music Is My Hot, Hot Sex






Encore une petite vidéo, parce que c'est trop bon.

Let's Make Love and Listen to Death From Above



Bon dimanche soir!


vendredi 26 octobre 2007

Y en a vraiment ras le bol...

Entre les tests ADN, le fichage internet, la réduction de postes à l’éducation, le bide de la culture, les histoires de fesse du président, la privatisation de l’enseignement supérieur et la télé-poubelle … il ne fait pas bon vivre au XXI siècle.

C’était sans compter cette superbe idée du président de la Sorbonne : Fermer la BU et déménager les cours pour que la plus vieille fac de France ne soit plus un lieu de savoir mais un lieu qu’on visite. Bah ouais quoi… ça rapporte les touristes japonais.


L’ouverture d’une antenne improbable à Abu Dhabi ( ville connue pour être un grand lieu de culture, n’est-ce pas ?) m’avait couru sur le haricot, mais là ça dépasse tout. On supprime petit à petit la filière de Lettres anciennes, on cache la Papyrologie dans une salle de 15 m2 sous les toits, on supprime des postes de prof et on ferme les facs.
Bientôt il faudra montrer son test ADN et un RIB pour avoir accès à l’enseignement.
Au lieu de citer Guy Môquet, le nain devrait s’intéresser un peu plus au combat de Jules Ferry…

Nota Bene : Durant la Nuit Blanche, des petits abrutis décérébrés avaient déchiré une toile de Monet pour s’en vanter après. Et comme dirait une de mes amies : On vide le pays de toute réflexion sur l’art et la culture et on s’étonne ensuite que des gamins abîment des œuvres d'une richesse inestimable.
Une question subsiste : Pourquoi il y a-t-il 450 flics derrière chaque poteau de la Gare du Nord mais zéro surveillance dans un musée ouvert la nuit ?

mercredi 24 octobre 2007

Vous faites quoi pour aller mieux ?

La déprime pré-hivernale est là. Vicieuse comme tout, un air sadique triomphant au coin des lèvres, le regard de biais. Elle vous a pris par surprise, mais elle sommeillait en vous depuis quelque temps déjà. Maintenant, il faut faire face.
J’ai questionné mon entourage en quête de LA méthode miracle. Banc d’essai.

La méthode de Claire
S’acheter de l’argent au coin de la rue et foncer chez Ladurée. Un Saint-Honoré et 3500 calories plus tard, vous avez remplacé le cafard par la culpabilité. À savoir si c’est mieux …

La méthode de Fred
Une larme de cointreau dans un café. Ça ne chasse pas les idées noires mais ça les rend un peu plus floues.

La méthode d’Elsa
Du pouilly, du chèvre cendré et un album de Nina Simone. Le tout dans un fauteuil en cuir avec un album de Brétécher.

La méthode de Loulou
Un rendez-vous chez le psy et un déballage en règle, ça soulage le portefeuille autant que l'âme.

Et vous ?

mardi 23 octobre 2007

Week end Berrichon (2)



Respirer l'air frais, ça fatigue la parisienne. J'avais l'impression qu'une enclume était accrochée à mes paupières tout le week end... C'est dire!
Entre deux baillements, mon pote et moi sommes allés flirter avec la rosée blanche. Le réveil sonne à 7h, j'engloutis des petites tartines confiturées, on se met un petit disque de Creedence. On se réveille doucement. Il fait -3. Arrivés à la brocante, les disques grelottent encore dans les bacs quand on passe les caresser. Nous, on sent plus nos doigts alors on se boit un café et moi (évidemment) je goûte le gâteau aux marrons et les châtaignes grillées. Un dans chaque main. C'est meilleur. Il fait sec et froid, c'est agréable. Je trouve The Cure, un bac plein d'électro et ce qu'il faut de U2.



En amie de la nature que je suis, j'ai saoulé comme il se doit mon pote pour qu'on aille faire un tour en forêt. Pas de sanglier mais des découvertes champignonesques incroyables, y a des trucs qui s'appellent des "pieds de mouton", le saviez-vous?
Autrement, le houx pique un peu. Et j'aime toujours pas les araignées.





lundi 22 octobre 2007

Week end Berrichon (1)


Le Berry c'est beau, c'est à deux heures en Corail de Paris et quand on est bien accompagné ça peut aussi être très sympa. Munie de mon Gérard Genette, de quelques vinyles et d'une boîte de macarons, je suis donc allée du côté de Châteauroux, dans un endroit mystique. Tout ça pour prendre l'air et claquer une bise à un copain qui a un sacré grain et quelques bons skeuds.


Petite balade dans le village. Le soleil qui caresse les joues, le vent qui sent bon et des petites rivières qui se cachent ici et là... Ouais, c'est cool l'automne.



vendredi 19 octobre 2007

Red is dead

Je sais pas ce que je fous avec un profil Facebook, je trouve ça vraiment nul m'enfin, je me suis laissée bourrer le mou et donc now je m'en sers comme galerie photo. Toujours est-il qu'une vieille camarade d'hypokhâgne m'a contactée il y a quelques temps. Et aujourd'hui, j'ai pu constater qu'elle avait rejoint un groupe qui s'appelle "Contre la grève du 18".
Les réacs me font toujours beaucoup rire alors je me suis laissée tenter et j'ai cliqué.
Et là, je vois la liste des membres de cette confrérie et y a eu comme un dénominateur qui m'a sauté aux yeux.


Sans particule mais avec un patronyme étranger, je doute qu'on me laisse pénétrer le groupe VIP des anti-grévistes de l'ouest parisien.

JF cherche groupe contre les personnes qui s'enrichissent avec l'argent des smicards et partent vivre à Gstaad.

jeudi 18 octobre 2007

découpée en rondelles

Je déteste les dermatologues
Je déteste les hosto
Je déteste les biopsies
Je déteste les maladies génétiques
Je déteste les laboratoires de biochimie génétique
Je déteste les diagnostics différentiels
Je déteste le soleil

mercredi 17 octobre 2007

Soldes


Les couloirs de la Sorbonne tremblent devant les regards vides et froids des capessitifs. La rumeur se propage devant le silence du ministère. L’an dernier le nombre de postes ouverts aux étudiants en lettres modernes était de 980 places. Cette année, selon le syndicat et les bruits de couloir, il n’y en aurait plus que 506. 1 chance sur 10, waou !
Presque 50% de réduction, Xavier D. a fait une affaire sur ce coup-là. Pas sûr que ce soit le cas des élèves et des étudiants chômeurs.

mardi 16 octobre 2007

Je suis une bobo


Ca m'a sauté aux yeux alors que je remontais la rue de Rennes en vélo: je suis une bobo.
Une sale connasse de parisienne bobo.
Avec ma petite robe asymétrique H&M et les leggings noirs qui vont bien, le plateau de sushi dans le porte-bagage, le sac AA violet flashy à l'épaule...
En sortant de la fac, après être passée acheter du Zola à Saint-Germain, je me suis arrêtée pour passer chez le jap et j'ai mangé mes maki en écoutant TSF.
Je suis un cliché.

lundi 15 octobre 2007

Pas de pitié pour les croissants

5H45 m'indique mon portable. Je me suis endormie habillée sur mon lit.
Je monte sur mon vélo, il est 6h05. Rendez-vous avec Le Pablo 15 min plus tard pour chiner sur Montrouge. Il fait froid, il fait nuit.
Le Pablo m'attrape sur le chemin avec son AX immaculée. Quand on débarque y a pas beaucoup de monde. Je râle parce que je veux mon croissant et on se faufile entre les brocanteurs. Là, un mec rêve et propose au Pablito un skeud tout abîmé de Gainsbourg pour 20€, Pablo il se laisse pas faire, même à 7h du mat le dimanche.

La pioche de Montrouge est pas top et mes photos non plus d'ailleurs.

Dizzie Gillespie, Glenn Miller & Orchestra, Fred Astaire

On file sur Rueil malmaison (toujours sans mon croissant)
1H30 plus tard grâce au co-pilote ultra-performant, nous arrivons ...

Déjà plus sympathique en matière de trouvailles...

Deodato, Night Cruiser
The Beatles, Abbey Road
David Bowie, Ziggy Stardust
John Lennon, Imagine
Simon & Garfunkel, Bridge over troubled water
The Doors, 13

Le tout pour 14€ et un croissant.
Merci Pablo!
© La Galette

samedi 13 octobre 2007

What's the color of my brand new hair ?


Il était 2H30, je rentrais chez moi. Plus de batterie sur mon ipod, la disgrâce infinie. Je pressais le pas, ma couette m'attendait fermement.
Les jeunes technoboys faisaient la queue devant le Redlight, quelques déçus rangaient leur drapeau tricolore. Et tout d'un coup, à l'arrêt du feu rouge de la métaphysique: une petite blonde à paillettes et un grand black en pleine discussion:

"- Tu vois je l'aime mais bon c'est pas l'homme de ma vie !
- Rien à voir, si tu aimes c'est que c'est l'homme de ta vie. J'veux dire y a pas d'un côté l'amour et de l'autre l'amour de la vie. C'est la même chose.
- Pff, tu comprends rien..."

C'est incroyable tout ce que je râte quand mon ipod fonctionne normalement...

vendredi 12 octobre 2007

My beautiful Laundrette


Fabuleux lieu de rencontre que la laverie automatique... Jeudi, alors que je tentais de capter le wifi pour envoyer à A. mes papiers, j'y ai rencontré Laurette. Une deuxième maman qui s'extasiait sur ma robe noire en soie et mon ordinateur qu'il est tout blanc et tout brillant.
Alors entre deux sourires et un café, Laurette m'a proposée de sortir avec elle vendredi soir. Une endroit très sympa, où il n'y a que des filles... "Et souvent jolies en plus..." C'est gentil Laurette, mais voyez-vous...

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