lundi 19 mars 2007

Karma Coma

La période post-concours sonne le glas d'un certain entrain, d'un certain dynamisme, d'un certain mode de vie. Besoin de rien, envie de rien. Après des heures à bosser, à lire, à écrire, à réflechir: on a envie de laisser son corps flotter dans l'air et de faire des nuages avec du coton comme chez Gondry.
Mais surtout envie de rien.
Ni manger, ni boire, ni rire, ni lire, ni bosser: rattraper les heures perdues à dormir dans son lit entouré de coussins. Mater la télé enroulé dans sa couette. Repérer les allitérations dans les bruits de la douche plutôt que dans Flaubert. Attendre le 11 mai.

Il y a ceux qui gardent la tête hors de l'eau et se replonge dans la grammaire une fois la maison des examens à moins de 20 minutes.
Il y a ceux qui profitent pour aller danser, boire et rire avec les amis mis entre parenthèses depuis décembre.
Il y a ceux qui pénétrent dans une douce léthargie, de celle qui ressemble à s'en méprendre au spleen Baudelairien.

Enfin, d'autres regardent le train passer, comme moi.

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