jeudi 29 mars 2007

Pour les coeurs esseulés

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, arrtificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."


Alfred de Musset, "On ne badine pas avec l'amour". Acte II scène V.

5 commentaires:

Arthur a dit…

t'habite vraiment un monde bizarre!!

Marie a dit…

A chaque fois que je lis ou que j'entends cet extrait j'ai envie de revoir "L'étudiante".

TFxx a dit…

Arthur: de la singularité, je passe au bizarre :D ça va mal finir je le sens :p

Marie:Sophie le cite dans le film?

Anonyme a dit…

Moi ça me rappelle la chanson "la fille à cent sous" de Brassens.

marie a dit…

Oui à la fin du film quand elle passe son oral d'agreg' sur Le Misanthrope, elle cite cet extrait.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...