jeudi 26 avril 2007

je t'aime un peu, beaucoup, à la folie...

Il est deux choses des plus émouvantes dans la vie:
la laideur qui se sait, et la beauté qui s'ignore.

Oscar Wilde



Parc Montsouris, Paris 14e
22 avril 2007

mercredi 25 avril 2007

au bout de la ligne 4

Chaque élève de l'IUFM a le droit (et non l'obligation) d'effectuer un stage de 5 séances dans un établissement scolaire pendant sa première année (PLC1 - professeur lycée collège 1 année).
J'ai donc été convoquée fin mars pour le stage et affectée dans le collège le plus défavorisé de Paris (ZEP 4) , j'ai nommé Utrillo - porte de Clignancourt.

Délicieux moment où vous apprenez à oublier tout ce que vous avez vu et lu dans les média.
Pas de coup de couteaux dans la cour, d'insultes envers le professeur, pas de pieds sur la table, ni de refus de travailler. Des enfants de toutes origines qui veulent apprendre malgré des handicapes lourds comme des chars d'assaut.

S. vit à 7 dans un 30 m2, ne peut pas faire ses devoirs mais demande au professeur ce que signifie "gutural" et le note dans son classeur.

E. est battue par sa mère adoptive mais vient en cours le sourire aux lèvres enchantée à l'idée de réciter quelques vers de Racine.

Ils font en 1h ce que des enfants avenue Georges Mandel ferait en 5 min mais qu'importe, ils le font et avec ardeur. Parfois avec insolence, parfois avec la peur de l'échec, parfois avec moquerie, parfois avec hésitation mais parce que ce sont des enfants, non pas parce qu'ils sont immigrés, mal élevés ou sots.

Derrière eux, une équipe pédagogique de choc qui organise des sorties, des cours de rattrapage pendant les vacances, des séances de lecture, de l'aide aux devoirs, des cours de théâtre... pour rétablir un peu ce qui, malheureusement, est dû à la vie et à ses injustices constitutives.


mardi 24 avril 2007

lundi 23 avril 2007

Autopsie

C'est toujours assez drôle de voir vos amis et connaissances faire l'autopsie de vos histoires d'amour à votre place. Il y en a toujours une pléiade pour infirmer ou confirmer vos agissements, pour émettre des suggestions, des critiques, des jugements et élaborer des théories.

Pour eux, vous n'êtes pas assez objectifs, vous ne prenez pas assez de recul. Pour eux, ça n'a aucune importance, aucun enjeu, ce n'est rien de plus qu'une histoire parmi tant d'autres dans l'histoire des relations humaines.

Ils vous parlent persuadés qu'ils détiennent la clef, comme si leur façon de voir la vie, l'amour, le sexe était valable dans le temps et universellement.
Comme s'il n'y avait qu'une façon d'aimer, de grandir et d'évoluer. Comme si leur choix était toujours le meilleur malgré vos différences.
Ils ne connaissent que le reflet que vous projetez en eux et s'imaginent pouvoir combler un vide que vous animez en secret. Ils ont tort en croyant avoir raison.

J'écoute avec philosophie mais je n'en pense pas moins et je me répète en silence cet extrait de dialogue puisé dans Sex and the city:

"Tout le monde aura son avis sur notre histoire mais nous sommes les seuls à l'avoir vécue et donc les seuls à en connaître la vérité."

Il y a encore des gens pour croire que le chemin est le même pour tous.
Il y a encore des gens pour croire que l'amour est singulier.
Il y a encore des gens pour croire que ce qui est bon pour eux, l'est pour vous.
Il y a encore des gens pour croire qu'ils savent mieux que vous comment bat votre coeur...

vendredi 13 avril 2007

il n'y aura pas de 21 avril

La France frétille.
Dans une dizaine de jours, les petits français et les petites françaises vont se presser devant les voiles noirs des isoloirs. Pourquoi faire?
Choisir leur papa ou leur maman pour 5 ans.

La démocratie viande bovine française vous donne le choix entre:

- Un petit tégneux qui se prend pour Darwin et le gendarme de St Tropez en même temps
- Une grande perche qui sourit comme une hôtesse de l'air
- Un gros plein de soupe qui se prend pour Hitler, Mussolini et Franco.
- Une petite bigleuse qui veut qu'on réhabilite les dortoirs publics
- Un patelin aux grands oreilles qui prêche l'eau tiède
- Un tintin rouge qui rêve d'enfiler les bottes de Staline

j'hésite encore ... on peut en prendre deux? :D

mardi 10 avril 2007

6h47 vous êtes sur Europe 1


Demain matin, levez-vous de bonne heure (6h47 exactement).
Croque Madame sera sur les ondes grâce à la voix de notre rédac chef Cécile et de notre bienfaiteur Emmanuel.

Europe 1

vendredi 6 avril 2007

Pour tes longs cheveux roux

Les oiseaux du cimetière de Bagneux chantaient le printemps.
Ils chantaient ta peau laiteuse, ton sourire malin, tes cookies smarties, tes colliers de perles et ta discothèque hallucinante.

Nous nous pleurions la mort imprévue d'une amie de longue date, d'une amie rayon de soleil qui nous parlait sans cesse de ses découvertes Jazz et de son chat pupuce.

Je fuis mon album photo mais tes longs cheveux roux sont gravés en moi, ta voix, tes yeux verts, ces après-midi à écouter Shubert et à manger des cheese cake ...
Ma chère Galoupchnik, pourquoi partir sans dire au revoir... toi qui as si bien aiguisé mon système immunitaire à coups de poils de chat...

Tu me manques déjà. Tu nous manques déjà.
C'était dur de voir Daniel sourire pour tuer le désespoir, de voir ta maman s'écrouler sur ton cercueil, de ne plus te savoir près de nous.
Mais j'espère que tu as pu admirer les marguerites oranges qu'Aurélie avait choisies pour ton enterrement printanier.

Je n'oublierai pas le 6 avril 2007, chaque année je mangerai un éclair au chocolat en pensant à toi.
De ton côté, prie pour moi, mon ciel est bien noir en ce moment...

mercredi 4 avril 2007

Je porte en moi tous les rêves du monde

Il y a de temps en temps dans la vie des moments sans importance qui vous marquent.
Leur trace est invisible sur l'instant mais quelques années plus tard, le petit coup qu'il vous a donné est encore là.


Fernando Pessoa écrivit dans "Bureau de Tabac" ceci:

"Je suis aujourd'hui vaincu, comme si je connaissais la vérité;
lucide aujourd'hui, comme si j'étais à l'article de la mort,
n'ayant plus d'autre fraternité avec les choses
que celle d'un adieu, cette maison et ce côté de la rue
se muant en une file de wagons, avec un départ au sifflet venu du fond de ma tête,
un ébranlement de mes nerfs et un grincement de mes os qui démarrent."

Je dédie ces quelques vers traduits à Alexandre qui doit encore lutter pour vivre à l'heure qu'il est.
Et parce que nous luttons tous, de manières distinctes et pour des combats différents; nous savons combien dans ces cas-là toute force est inestimable, tout espoir est précieux.

Alexandre n'est rien dans ma vie qu'un homme que je vois chaque jour, à qui je souris chaque jour et qui me souhaite tous les jours une bonne journée en me tenant la porte.
Un fil invisible nous tient, j'espère que celui qui le tient à la vie et à la conscience sera assez fort.
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