mercredi 4 avril 2007

Je porte en moi tous les rêves du monde

Il y a de temps en temps dans la vie des moments sans importance qui vous marquent.
Leur trace est invisible sur l'instant mais quelques années plus tard, le petit coup qu'il vous a donné est encore là.


Fernando Pessoa écrivit dans "Bureau de Tabac" ceci:

"Je suis aujourd'hui vaincu, comme si je connaissais la vérité;
lucide aujourd'hui, comme si j'étais à l'article de la mort,
n'ayant plus d'autre fraternité avec les choses
que celle d'un adieu, cette maison et ce côté de la rue
se muant en une file de wagons, avec un départ au sifflet venu du fond de ma tête,
un ébranlement de mes nerfs et un grincement de mes os qui démarrent."

Je dédie ces quelques vers traduits à Alexandre qui doit encore lutter pour vivre à l'heure qu'il est.
Et parce que nous luttons tous, de manières distinctes et pour des combats différents; nous savons combien dans ces cas-là toute force est inestimable, tout espoir est précieux.

Alexandre n'est rien dans ma vie qu'un homme que je vois chaque jour, à qui je souris chaque jour et qui me souhaite tous les jours une bonne journée en me tenant la porte.
Un fil invisible nous tient, j'espère que celui qui le tient à la vie et à la conscience sera assez fort.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

C'est beau...

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