mercredi 31 octobre 2007

La rose ou le fouet?


Des fois, j'aime bien lire le dictionnaire. Oui, je sais. Alors que certains regardent la TV, d'autres écoutent des Galettes en se fumant des Chesterfields, moi: je bouquine le Petit Robert. Ca montre l'étendue du désastre...
Et en passant au-dessus du D, je suis tombée sur la définition de Draguer.

Chercher à lier connaissance avec quelqu'un en vue d'une aventure galante.

Galante !! ( une autre recherche s'imposait tant ce mot est devenu inusité)

Alain Rey est résolument d'une autre époque... Une aventure galante au XXI e siècle c'est encore l'amour courtois ou plutôt l'amour sadien?

lundi 29 octobre 2007

De l'éloge de la prétention


On a parfois la sensation de l'avoir échappé belle. De s'être sorti d'une situation sans vraiment le faire exprès et le vouloir, mais que finalement tant mieux... C'est pas plus mal, hein.
J'ai un peu tout le temps cette sensation. Quand je vois mes amis en couple ne plus conjuguer qu'à la première personne du pluriel et rêver de leur soirée crêpes (avec un peu de cointreau, soyons fous! ), quand je vois d'anciennes connaissances devenus aussi amorphes que des harengs ou aussi moulés que des petits beurres, quand je vois que certains ne savent même plus danser tout seul dans leur salon en pyjama...

ça fait du bien des fois de pas se trouver uniquement nul, moche et con. ça fait du bien des fois de se savoir un peu au dessus du banc de sardines. ça fait du bien des fois un peu de prétention.
Mais pas trop non plus.

dimanche 28 octobre 2007

Prends un nurofen and Let's Make Love

Coincée au lit toute la journée par une angine qu'elle est belle et qu'elle vous fout en l'air le week end, je vais donc en profiter pour vous parler d'un groupe que j'aime bien et qui s'appelle CSS.

CSS: Cansei de ser sexy ça signifie Fatigué d'être sexy en portugais, c'est de l'electro-rock brésilien très dansant. 5 filles Lovefoxxx, Ana, Carolina, Luiza sa, Ira et un gars moustachu: Adriano. Un casting hype qui chante en anglais et en portugais.
ça surfe comme il faut sur la vague fluo ( Yelle / S.sisters) et ils sont en tournée in England en décembre (ça nous fait une belle jambe à nous les parisiens). Enfin moi, j'aime beaucoup et dès qu'ils passent à Paris, j'irais secoué des hanches sur leur son diabolique.


Music Is My Hot, Hot Sex






Encore une petite vidéo, parce que c'est trop bon.

Let's Make Love and Listen to Death From Above



Bon dimanche soir!


vendredi 26 octobre 2007

Y en a vraiment ras le bol...

Entre les tests ADN, le fichage internet, la réduction de postes à l’éducation, le bide de la culture, les histoires de fesse du président, la privatisation de l’enseignement supérieur et la télé-poubelle … il ne fait pas bon vivre au XXI siècle.

C’était sans compter cette superbe idée du président de la Sorbonne : Fermer la BU et déménager les cours pour que la plus vieille fac de France ne soit plus un lieu de savoir mais un lieu qu’on visite. Bah ouais quoi… ça rapporte les touristes japonais.


L’ouverture d’une antenne improbable à Abu Dhabi ( ville connue pour être un grand lieu de culture, n’est-ce pas ?) m’avait couru sur le haricot, mais là ça dépasse tout. On supprime petit à petit la filière de Lettres anciennes, on cache la Papyrologie dans une salle de 15 m2 sous les toits, on supprime des postes de prof et on ferme les facs.
Bientôt il faudra montrer son test ADN et un RIB pour avoir accès à l’enseignement.
Au lieu de citer Guy Môquet, le nain devrait s’intéresser un peu plus au combat de Jules Ferry…

Nota Bene : Durant la Nuit Blanche, des petits abrutis décérébrés avaient déchiré une toile de Monet pour s’en vanter après. Et comme dirait une de mes amies : On vide le pays de toute réflexion sur l’art et la culture et on s’étonne ensuite que des gamins abîment des œuvres d'une richesse inestimable.
Une question subsiste : Pourquoi il y a-t-il 450 flics derrière chaque poteau de la Gare du Nord mais zéro surveillance dans un musée ouvert la nuit ?

mercredi 24 octobre 2007

Vous faites quoi pour aller mieux ?

La déprime pré-hivernale est là. Vicieuse comme tout, un air sadique triomphant au coin des lèvres, le regard de biais. Elle vous a pris par surprise, mais elle sommeillait en vous depuis quelque temps déjà. Maintenant, il faut faire face.
J’ai questionné mon entourage en quête de LA méthode miracle. Banc d’essai.

La méthode de Claire
S’acheter de l’argent au coin de la rue et foncer chez Ladurée. Un Saint-Honoré et 3500 calories plus tard, vous avez remplacé le cafard par la culpabilité. À savoir si c’est mieux …

La méthode de Fred
Une larme de cointreau dans un café. Ça ne chasse pas les idées noires mais ça les rend un peu plus floues.

La méthode d’Elsa
Du pouilly, du chèvre cendré et un album de Nina Simone. Le tout dans un fauteuil en cuir avec un album de Brétécher.

La méthode de Loulou
Un rendez-vous chez le psy et un déballage en règle, ça soulage le portefeuille autant que l'âme.

Et vous ?

mardi 23 octobre 2007

Week end Berrichon (2)



Respirer l'air frais, ça fatigue la parisienne. J'avais l'impression qu'une enclume était accrochée à mes paupières tout le week end... C'est dire!
Entre deux baillements, mon pote et moi sommes allés flirter avec la rosée blanche. Le réveil sonne à 7h, j'engloutis des petites tartines confiturées, on se met un petit disque de Creedence. On se réveille doucement. Il fait -3. Arrivés à la brocante, les disques grelottent encore dans les bacs quand on passe les caresser. Nous, on sent plus nos doigts alors on se boit un café et moi (évidemment) je goûte le gâteau aux marrons et les châtaignes grillées. Un dans chaque main. C'est meilleur. Il fait sec et froid, c'est agréable. Je trouve The Cure, un bac plein d'électro et ce qu'il faut de U2.



En amie de la nature que je suis, j'ai saoulé comme il se doit mon pote pour qu'on aille faire un tour en forêt. Pas de sanglier mais des découvertes champignonesques incroyables, y a des trucs qui s'appellent des "pieds de mouton", le saviez-vous?
Autrement, le houx pique un peu. Et j'aime toujours pas les araignées.





lundi 22 octobre 2007

Week end Berrichon (1)


Le Berry c'est beau, c'est à deux heures en Corail de Paris et quand on est bien accompagné ça peut aussi être très sympa. Munie de mon Gérard Genette, de quelques vinyles et d'une boîte de macarons, je suis donc allée du côté de Châteauroux, dans un endroit mystique. Tout ça pour prendre l'air et claquer une bise à un copain qui a un sacré grain et quelques bons skeuds.


Petite balade dans le village. Le soleil qui caresse les joues, le vent qui sent bon et des petites rivières qui se cachent ici et là... Ouais, c'est cool l'automne.



vendredi 19 octobre 2007

Red is dead

Je sais pas ce que je fous avec un profil Facebook, je trouve ça vraiment nul m'enfin, je me suis laissée bourrer le mou et donc now je m'en sers comme galerie photo. Toujours est-il qu'une vieille camarade d'hypokhâgne m'a contactée il y a quelques temps. Et aujourd'hui, j'ai pu constater qu'elle avait rejoint un groupe qui s'appelle "Contre la grève du 18".
Les réacs me font toujours beaucoup rire alors je me suis laissée tenter et j'ai cliqué.
Et là, je vois la liste des membres de cette confrérie et y a eu comme un dénominateur qui m'a sauté aux yeux.


Sans particule mais avec un patronyme étranger, je doute qu'on me laisse pénétrer le groupe VIP des anti-grévistes de l'ouest parisien.

JF cherche groupe contre les personnes qui s'enrichissent avec l'argent des smicards et partent vivre à Gstaad.

jeudi 18 octobre 2007

découpée en rondelles

Je déteste les dermatologues
Je déteste les hosto
Je déteste les biopsies
Je déteste les maladies génétiques
Je déteste les laboratoires de biochimie génétique
Je déteste les diagnostics différentiels
Je déteste le soleil

mercredi 17 octobre 2007

Soldes


Les couloirs de la Sorbonne tremblent devant les regards vides et froids des capessitifs. La rumeur se propage devant le silence du ministère. L’an dernier le nombre de postes ouverts aux étudiants en lettres modernes était de 980 places. Cette année, selon le syndicat et les bruits de couloir, il n’y en aurait plus que 506. 1 chance sur 10, waou !
Presque 50% de réduction, Xavier D. a fait une affaire sur ce coup-là. Pas sûr que ce soit le cas des élèves et des étudiants chômeurs.

mardi 16 octobre 2007

Je suis une bobo


Ca m'a sauté aux yeux alors que je remontais la rue de Rennes en vélo: je suis une bobo.
Une sale connasse de parisienne bobo.
Avec ma petite robe asymétrique H&M et les leggings noirs qui vont bien, le plateau de sushi dans le porte-bagage, le sac AA violet flashy à l'épaule...
En sortant de la fac, après être passée acheter du Zola à Saint-Germain, je me suis arrêtée pour passer chez le jap et j'ai mangé mes maki en écoutant TSF.
Je suis un cliché.

lundi 15 octobre 2007

Pas de pitié pour les croissants

5H45 m'indique mon portable. Je me suis endormie habillée sur mon lit.
Je monte sur mon vélo, il est 6h05. Rendez-vous avec Le Pablo 15 min plus tard pour chiner sur Montrouge. Il fait froid, il fait nuit.
Le Pablo m'attrape sur le chemin avec son AX immaculée. Quand on débarque y a pas beaucoup de monde. Je râle parce que je veux mon croissant et on se faufile entre les brocanteurs. Là, un mec rêve et propose au Pablito un skeud tout abîmé de Gainsbourg pour 20€, Pablo il se laisse pas faire, même à 7h du mat le dimanche.

La pioche de Montrouge est pas top et mes photos non plus d'ailleurs.

Dizzie Gillespie, Glenn Miller & Orchestra, Fred Astaire

On file sur Rueil malmaison (toujours sans mon croissant)
1H30 plus tard grâce au co-pilote ultra-performant, nous arrivons ...

Déjà plus sympathique en matière de trouvailles...

Deodato, Night Cruiser
The Beatles, Abbey Road
David Bowie, Ziggy Stardust
John Lennon, Imagine
Simon & Garfunkel, Bridge over troubled water
The Doors, 13

Le tout pour 14€ et un croissant.
Merci Pablo!
© La Galette

samedi 13 octobre 2007

What's the color of my brand new hair ?


Il était 2H30, je rentrais chez moi. Plus de batterie sur mon ipod, la disgrâce infinie. Je pressais le pas, ma couette m'attendait fermement.
Les jeunes technoboys faisaient la queue devant le Redlight, quelques déçus rangaient leur drapeau tricolore. Et tout d'un coup, à l'arrêt du feu rouge de la métaphysique: une petite blonde à paillettes et un grand black en pleine discussion:

"- Tu vois je l'aime mais bon c'est pas l'homme de ma vie !
- Rien à voir, si tu aimes c'est que c'est l'homme de ta vie. J'veux dire y a pas d'un côté l'amour et de l'autre l'amour de la vie. C'est la même chose.
- Pff, tu comprends rien..."

C'est incroyable tout ce que je râte quand mon ipod fonctionne normalement...

vendredi 12 octobre 2007

My beautiful Laundrette


Fabuleux lieu de rencontre que la laverie automatique... Jeudi, alors que je tentais de capter le wifi pour envoyer à A. mes papiers, j'y ai rencontré Laurette. Une deuxième maman qui s'extasiait sur ma robe noire en soie et mon ordinateur qu'il est tout blanc et tout brillant.
Alors entre deux sourires et un café, Laurette m'a proposée de sortir avec elle vendredi soir. Une endroit très sympa, où il n'y a que des filles... "Et souvent jolies en plus..." C'est gentil Laurette, mais voyez-vous...

jeudi 11 octobre 2007

VOUS mag: le magazine des nouveaux talents


Le nouveau magazine pour lequel je pige, c'est lui. VOUS mag.
Une revue sur les jeunes talents: mode, musique, danse & co.
Il part en imprimerie demain et j'y ai écrit deux papiers. Un reportage sur les coulisses de la séance photo de la couv' (article + deux interviews) et une interview de Laurène Stein, jeune styliste et costumière de Mademoiselle K.
Finalement ce sera 3,5€ dans tous les bons kiosques.
Je vous tiendrai au courant quant au lancement ! Tenez vous prêts !

mercredi 10 octobre 2007

Cheval de troie

Fadela Amara est une grande naïve. Alors que notre ami le président avait fait campagne sur la terreur de l’immigré qui est sale et qui pue, elle s’attendait peut-être à ce qu’il leur ouvre les frontières un collier de fleurs à la main ?

En acceptant le boulot de secrétaire d’état dans le gouvernement Sarko/Fillon, elle en avait déçu beaucoup. Moi en premier. Les filles d’immigrés ont la mémoire courte, semble-t-il. Mais peut-être voulait-elle faire sauter la banque de l’intérieur ? m'étais-je dit, sans trop d'illusions...



Toujours est-il qu’après avoir serré la main de notre mini-président américain, elle s’indigne contre les tests ADN. Personne ne l’avait prévenue ? Madame Amara se plaint de l’instrumentalisation de l’immigration et des idées scandaleuses d’Hortefeux mais madame Amara ne savait-elle pas qu’on raccompagnait de force des clandestins dans des charters menottes au poing ? qu’on renvoyait des enfants scolarisés dans des pays dont ils ne parlent même pas la langue ?

Les tests ADN, c’est juste profiter de la science pour être un peu moins humain. C’est lamentable. Mais, je suis quand même contente du sursaut de la présidente de Ni putes ni soumises. Il était temps.


Signez la pétition de Touche pas à mon ADN

lundi 8 octobre 2007

Suis-je une Bridget Jones ?


Alors que je mangeais un yaourt à la Grecque saupoudré de quelques flocons de müesli dans un bas de jogging gris et des chaussettes roses aux pieds, je me suis demandée si je n’étais pas une forme de Bridget Jones à la parisienne. Sauf que je vous rassure, je n’ai pas de plan foireux avec Hugh Grant ni cette manie de manger de la crème glacée en chantant sur du Céline Dion. La scène m’avait traumatisée à l’époque du visionnage du film. C’est simple, je n’avais retenu que ça.
En revanche, elle et moi collectionnons les expectatives amoureuses, les copains canons avec qui il ne se passera rien et les rancards arrangés qui tournent au vinaigre. La peur du célibat éternel aggravé par des histoires sans lendemain et le besoin paradoxal d’être libre. Sans attachements. Partager les mêmes mœurs que celles du colibri.
Pourquoi Bridget Jones serait-elle forcément une looseuse ? En quoi le célibat actif serait-il une forme de MST ? La question reste entière.
Parce que se plaindre d’avoir râté une rencontre, ce n’est pas forcément être déçu d’avoir échoué là où certains réussissent depuis des années. Chercher une consolation chaude ce n’est pas forcément vouloir faire comme les autres.

Bridget Jones a plusieurs visages. L’amour aussi.
No rules differents plays.

samedi 6 octobre 2007

Les morts peuvent danser, qu'ils disent

Un petit bout du chapitre 2. Et ensuite j'arrête de le déflorer sinon vous ne l'achèterez jamais !

"J’ai enfilé les chaussettes qui traînaient au bord du lit et j’ai versé du thé dans un gobelet. Juste pour me brûler la langue. Meurtrir. Le thé était noir comme ses yeux. Âpre comme ma bouche. Au bout de quelques heures allongées sur le parquet froid, je me décidais enfin. Dans ma douche, j’ai lavé la poussière que les ruptures déposent sur nos corps endoloris, j’ai frotté pour que la douleur parte vite mais les cicatrices se multipliaient toujours. Vivre seul de nouveau c’est comme réapprendre à marcher. Les premiers gestes sont douloureux, étrangers, désespérés. Vous essayez de remplir le vide en criant plus fort que lui, mais rien n’habite l’espace laissé par le départ. La boucle du lacet ne cesse de se détacher et vous manquez de tomber à chaque nouveau pas. Mais qu’importe, il faut bien avancer. "


vendredi 5 octobre 2007

Change d'orientation ©Grognon

"J'ai créé de toutes pièces les pays et les personnages de mes romans. C'était non seulement mon droit, mais mon devoir; de l'écrivain ( du créateur en général) qu'on oublie trop aujourd'hui. Pour les besoins de sa cause, la politique a donné une fausse définition de l'art d'écrire."
Jean Giono, préface aux Chroniques Romanesques

Vous avez à pondre pour la fin du mois deux copies doubles sur ce sujet de merde.
Bon courage et week end sympathique en prévision.

jeudi 4 octobre 2007

Batucada : Day 1

Toujours à la recherche de sensations nouvelles, j'ai décidé de trouver une activité qui puisse justifier mes migraines chroniques. J'ai nommé la Batucada. La Batucada ( appelée aussi Bateria vers Rio ) est l'orchestre qui suit les danseuses de Samba, les guitaristes et tout le bordel pendant le carnaval. Un orchestre de 300 instrumentistes. Un truc bruyant au possible. Tous les mercredis, je vais donc taper sur des tambours et ça me va bien.




Une soirée riche en émotions surtout quand le professeur (un brésilien dont le prénom signifie Bouche et qui est très mignon) a avoué ne pas parler français et que j'ai découvert que j'étais la seule à parler portugais dans la classe. De toute façon, j'aime bien ça, faire de la traduction et je n'ai pas été trop sollicitée non plus.
Y a un côté européen qui s'essaye à l'exotique mais qu'importe c'est quand même tripant de faire partie d'un orchestre de percu. J'ai testé les chocalinhos (cymbales), a caixa (caisse claire), le repinique ( tambour ) et mon préféré la grosse caisse Surdo: un tambour basse à peau. J'avais oublié mes bouchons d'oreille depuis j'ai mal au crâne ...

Et une petite vidéo de Batucada pour imaginer la chose.

mercredi 3 octobre 2007

Il faisait 50°c, et ils crevaient au soleil


Une de mes amies est infirmière pour une ONG. À 16 ans, elle s’imaginait dans la déco, moi dans l’édition. Les choses ont changé. Aujourd’hui mariée avec un burkinabè et de retour sur la capitale française, elle me racontait son voyage au Burkina et sa mission d’urgence. Un café noir dans un bar PMU de Belleville, et l’impression encore plus forte que notre monde est pourri.

En décembre dernier, le gouvernement burkinè a été averti d’une probable contagion grave de méningite. Un truc qui tue en 24h mais qui se soigne avec des antibio et même que l’on peut éviter si on est vacciné. Mais voilà, le Ministre de la Santé a refusé une vaccination globale qui ruinerait le gouvernement… Au lieu de ça, monsieur a préféré se fumer quelques gros cigares du côté de sa petite villa et payer à sa femme des soins hors de prix en clinique ( aux frais du gouvernement of course).
Une fois que la contagion a été avérée et que les burkinanés ont afflué aux centres de santé avec 41 de fièvre et pas d'argent pour payer des médocs, ce même ministre a (enfin) tiré la sonnette d’alarme au près de l’OMS pour obtenir des aides financières. Sauf que n’ayant pas vacciné les gens à temps, ce sont plus de 20 000 personnes qui sont mortes : des enfants, des nourrissons, des hommes, des femmes, des voisins, des cousins, des belle-sœurs. Pour rien.


mardi 2 octobre 2007

Let my fish loose

Il y a un mois, je vous proposais de lire l'incipit de mon texte. Voici la suite! Bonne lecture et n'hésitez pas critiquer, mordiller et objecter!



Chapitre 1 - J'ai peur pendant l'atterrissage

(...)
Quand on est seul à Paris, que vos amis ont, les uns après les autres, pris les avions qui les attendaient à chaque terminal, on s’aperçoit souvent voire toujours que l’on se passerait bien de vivre avec soi. On aimerait ne pas se croiser continuellement devant le miroir de l’ascenseur, ne pas avoir à choisir une activité parmi d’autres pour oublier le temps qui passe. On se retrouve souvent avec son verre de vin seul à table.
La solitude parisienne a un goût particulier au mois d’août. Elle ne sent pas le sable chaud ni les vagues turquoises. Elle a un goût de magasin esseulé, de cabine d’essayage post-soldes, de champ de bataille fantôme. Le nuage gris épais laisse sa place aux wagons esseulés du métro et des rayons de soleil se cognent contre les touristes. C’est comme si, du jour au lendemain, en une seconde, il avait fallu pour certains tout lâcher et partir. Quelle que soit la destination, quel que soit le voyage. Déserter un lieu pour en remplir un autre. Un esprit de vases communiquants à échelle mondiale. Le tout, subventionné par les compagnies aériennes, la SNCF et les autoroutes.


à suivre ...

lundi 1 octobre 2007

Vinyles et vieilles platines

Hier après-midi, j’avais rendez-vous avec deux charmants jeunes hommes vers Belleville pour chiner quelques galettes et plus si affinités.

Pas tellement in the mood for marchandage, je flânais en regardant mes deux camarades repérer les bonnes affaires comme s’ils avaient un détecteur de métaux dans les yeux. Un truc qui te file des complexes direct. Mon esprit gambadait entre la poussière et les toiles d’araignée et j’appréciais sans broncher la caresse du soleil d'automne sur mon visage. La liberté et la tranquilité conjuguée dans un dimanche après-midi. Bestial, comme dirait mes amis portugais.

Mais passons aux choses sérieuses : j’ai quand même réussi à me faire offrir l’immense Tommy des Who et trouver un album de Louis Armstrong et un de Maria Bethânia (qui n’est rien d’autre que la talentueuse sœur du talentueux caetano Veloso…) C'était vraiment une journée parfaite!



La MPB est résolument une musique de fin de semaine! de celle qui s'écoute dans la semi-obscurité avec du vin sucré et des bougies pour filer le cliché.

Titre ©Val


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