samedi 6 octobre 2007

Les morts peuvent danser, qu'ils disent

Un petit bout du chapitre 2. Et ensuite j'arrête de le déflorer sinon vous ne l'achèterez jamais !

"J’ai enfilé les chaussettes qui traînaient au bord du lit et j’ai versé du thé dans un gobelet. Juste pour me brûler la langue. Meurtrir. Le thé était noir comme ses yeux. Âpre comme ma bouche. Au bout de quelques heures allongées sur le parquet froid, je me décidais enfin. Dans ma douche, j’ai lavé la poussière que les ruptures déposent sur nos corps endoloris, j’ai frotté pour que la douleur parte vite mais les cicatrices se multipliaient toujours. Vivre seul de nouveau c’est comme réapprendre à marcher. Les premiers gestes sont douloureux, étrangers, désespérés. Vous essayez de remplir le vide en criant plus fort que lui, mais rien n’habite l’espace laissé par le départ. La boucle du lacet ne cesse de se détacher et vous manquez de tomber à chaque nouveau pas. Mais qu’importe, il faut bien avancer. "


2 commentaires:

snexes a dit…

Criant de vérité… Très bien formulé comme d'hab ! (Ca va t'as pas les chevilles qui enflent ? :p)

Elsa a dit…

Merci Snexes :)) C'est très gentil !

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