mardi 30 décembre 2008

Le suomi ce serait même plus facile je suis sûre.

J'ai mangé des sushis, une crêpe bretonne, de la raclette, des pancakes maison et du poisson frais.
J'ai vu l'Opéra Garnier, la Tour Eiffel bleue, les Galeries Lafayette illuminées, le Louvre by night, la Grande Roue des Tuileries de loin, Saint-Denis, Verrières-Le-Buisson et le Sacré-Coeur. J'ai vu des amis, des potes, des voisins et ma famille.
J'ai rêvassé jusqu'à tard dans mon lit, arpenté les rayons de Monoprix, fouillé ma bibliothèque poussiéreuse, remis des vieilles fringues, dormi bien profondément sous ma couette.
Matei a saudade como pude.
Mais maintenant, il faut rentrer en Hongrie.
Retrouver le chou farci, la soupe à la tomate, les ruelles jaunes d'Eger et les Kerts géniaux de Pest.
M'endormir de nouveau dans l'Agria Volan, retrouver la craie blanche et les tableaux noirs. Se réveiller de nouveau à 6H15 du mat et perdre encore 1H30 de soleil par jour.

Ah c'était bien ça, le soleil qui ne se couche qu'à 17H30...


Vienne, 6 décembre 2008


lundi 29 décembre 2008

J'aimerais épouser Abd Al Malik.

Quelques fois, j'aimerais pouvoir parler politique avec mes élèves. Justement parce qu'ils ont l'air de ne pas avoir du tout les mêmes idées que moi et que discuter c'est aussi ne pas être d'accord et l'accepter.

Parler de politique parce que c'est un sujet important à mes yeux mais avec des élèves dans le cadre du lycée ce n'est pas non plus chose aisée. J'ai tout sauf envie de virer dans le prosélytisme occidental aveugle, de me la jouer missionnaire du bien pensant. Et même si j'ai une liberté quasi-totale pendant mes cours et que je peux un peu tout faire passer pour de la civilisation, j'évite les abus. Alors la plupart du temps pour aborder cette thématique, je leur fait regarder un document vidéo et je les écoute se parler entre eux. J'écoute, je pose des questions et j'évite soigneusement de les juger ou de parler en mon nom.

Deux semaines avant Noël, j'ai fait écouter à une classe de terminale Ma France à moi de Diam's. La politique est un bon moyen de faire parler les adolescents. Et pourtant cette chanson est particulièrement difficile pour des non francophones. Bourrée de références à la "culture" française, et très partisane mais je la trouve assez pertinente, dans l'air du temps comme dirait l'autre. Ce fut l'occasion pour moi de comprendre un peu mieux le système politique hongrois qui m'a l'air assez compliqué et de faire parler les élèves les plus muets. Mais ce fut encore et toujours l'occasion d'entendre mes élèves de 16 ans parler des tziganes comme les nazis parlaient des juifs et ça, c'est difficile à vivre parfois.


Et pendant que j'y suis, sur clap 36 vous pouvez visionner l'excellent documentaire de Christophe-Emmanuel Del Debbio sur la couverture médiatique des émeutes de 2005 après la mort de Bouna et Zyed à Clichy-sous-bois.


jeudi 25 décembre 2008

27 ans et après ?

J'ai une arrête coincée dans le creux de la gorge depuis quelques jours. Une sensation qui gratte, qui démange et qui commence à m'irriter. Je tousse, elle disparaît et revient me hanter par moments.

Quand j'étais ado, que je croyais en Dieu et que je faisais du catéchisme, il y avait une phrase qui m'intriguait beaucoup dans la Bible: " Deviens ce que tu es". Je me demandais toujours ce que cela pouvait bien signifier. Le prêtre que j'avais questionné à ce sujet m'avait répondu certes, mais sa réponse me semblait plus obscure encore. J'ai passé comme ça des semaines, des mois, des années à me demander ce que pouvait bien dire le livre saint. Et un jour, j'ai cessé d'y réfléchir. Je ne comprenais pas comment on pouvait devenir soi, c'était une aberration à mes yeux, un contre-sens inventé par la religion.

Mais plus j'avance, plus je vieillis, plus je rencontre des gens, plus je voyage, plus je me trompe, plus je fais des erreurs, plus je comprends cette phrase.


mercredi 24 décembre 2008

Souvenir de Paris / Boldog Karacsony !

Après quelques jours avec une copine sur Budapest, je suis rentrée en sa compagnie sur Paris. J'étais super excitée de rentrer surtout après avoir vu partir tous mes potes franco-hongrois. Paris Orly 15H05. Les gens autour de moi parlent ma langue, je peux lire les affiches et les pubs dans le métro, je reconnais le paysage. Quatre mois plus tard, je suis à la maison.

Mes élèves me demandent souvent ce qui me manque de la France. Je réponds généralement le fromage ( putain c'est vrai qu'ils mangent du plastique, les Hongrois...) et puis quand j'ai envie de développer et que je suis face à des personnes avec qui j'ai envie d'échanger un peu plus que des banalités, je parle du métro: du cosmopolite métropolitain, de la pluralité de Paris. J'essaye de leur faire part de ce sentiment très personnel, celui d'appartenir à une ville pleine de racines et d'origines où personne ne se ressemble. Et ceci même si j'ai appris à mes dépends cette semaine, que tout ce que l'on ose dire, même dans l'air, peut être retenu contre vous, je parle avec eux de ce que je ne comprends pas en Hongrie et que j'aime au contraire en France et réciproquement.
La richesse de ce voyage est sans limite, mais j'avoue qu'hier aprem à l'aéroport avec mes amis A & E, hier soir autour d'un somptueux dîner avec ma famille d'adoption puis sous ma couette blanche dans mon petit appartement parisien, je n'avais plus du tout envie de retourner en Hongrie, mais alors plus du tout.

J'aurais encore plein de choses à dire sur le fait de revenir, sur le fait de partir, sur le fait de se réveiller un matin et sur plein d'autres choses qui vous crève le cœur mais je vais me contenter pour ce soir de vous souhaiter un Joyeux Noël.


mercredi 17 décembre 2008

Continuamente me estranho



Não sei quantas almas tenho.
Cada momento mudei.
Continuamente me estranho.
Nunca me vi nem achei.
De tanto ser, só tenho alma.
Quem tem alma não tem calma.
Quem vê é só o que vê,
Quem sente não é quem é,

Atento ao que sou e vejo,
Torno-me eles e não eu.
Cada meu sonho ou desejo
É do que nasce e não meu.
Sou minha própria paisagem,
Assisto à minha passagem,
Diverso, móbil e só,
Não sei sentir-me onde estou.

Por isso, alheio, vou lendo
Como páginas, meu ser.
O que segue não prevendo,
O que passou a esquecer.
Noto à margem do que li
O que julguei que senti.
Releio e digo: "Fui eu?"
Deus sabe, porque o escreveu.

Fernando Pessoa


mardi 16 décembre 2008

Les claquettes à la hongroise

Je vous parlais hier de la néptánc: la danse folklorique hongroise où les mecs font des bonds de cabris en frappant sur leurs bottes en cuir noir. J'ai finalement trouvé des vidéos sur youtube. Sachez qu'en vrai, c'est quand même beaucoup plus époustouflant ! Enfin moi, j'adore...






lundi 15 décembre 2008

Dans mon lit hier soir, un être poilu a surgi

Basilique d'Eger, vendredi 12 décembre 2008 - 7h05

Ce n'est pas parce que des connards ont cru que mon blog était dévoué à la Hongrie que je vais cesser de parler d'elle par esprit de contradiction.

Ce week end, j'étais à Budapest, capital du bonheur comme ne dirait pas Éluard. Je me suis essayée à la création de bougies, à la confection d'anges en maïs, au pain d'épices décoré et à la danse folklorique hongroise. Une danse où les mecs bougent carrément plus que les filles. Ils tapent dans leurs mains et sur leurs bottes tellement fort qu'ils finissent avec les mains en sang quand ils y sont allés comme des bourrins. Bref c'est vraiment hyper impressionnant à voir, j'essayerais de faire une vidéo pour que vous puissiez voir de vos yeux.

Quant à Hier soir, alors que je matais tranquillement un DVD une araignée velue et sordide est venue se balader sur mon corps. Après un bond, un cri, et beaucoup de panique, j'ai réussi à me rendormir 3 h après. Autant dire que je suis fatiguée...

mardi 9 décembre 2008

Sűrűsödik / Növekszik

Je ne pense plus rentrer en France l'an prochain.

Bien sûr, je n'ai pris aucune décision. Il est encore trop tôt. Mais en regardant les programmes d'échanges avec le ministère de l'éducation, je me suis rendue compte à quel point il m'était aisé de traverser le monde en étant payée suffisamment sans travailler trop, le tout avec un VISA de travail sans avoir à lever le petit doigt. La limite pour la plupart des pays est de 30 ans, je vais en avoir 27. J'ai trois ans pour en profiter.

En choisissant un pays anglo-saxon, j'améliore mon anglais, en prenant le Portugal, je décide de plonger dans mes racines et si finalement je renouvèle mon contrat hongrois, j'approfondis mon approche de cette étrange tribu magyare. À voir, donc. J'vous dit ça, mais si ça se trouve, je vais pleurer mes trottoirs parisiens en juin et plier bagages en 45 sec chrono; ou bien je vais m'envoler vers le pacifique... We'll see...


Erik Sumo Band: This is where it began.




À écrire dans ton cahier de vocabulaire:
Sűrűsödik: s'épaissir.
Növekszik: grandir.

lundi 8 décembre 2008

Vienne: 2. Frohe Weihnachten !

Une fois réchauffées et le ventre bien plein. Nous nous sommes baladées dans les rues viennoises remplies de touristes et de guirlandes électriques; ça parlait français, anglais, allemand, hongrois, russe...


À l'approche de Noël, la capitale autrichienne se pare de ses plus beaux bijoux. ça clignote dans tous les sens. Bon, c'est très joli, quoiqu'un peu ostentatoire quand même... On aura compris, très vite qu'ici, la crise n'a pas fait les mêmes dégâts que chez les voisins.
Certes, un jour, c'est un peu court pour jauger et juger une ville, mais si c'est vrai que c'est assez mignon, je n'ai pas trouvé que Vienne était une ville plein de vie. Une belle vitrine en somme.


dimanche 7 décembre 2008

Vienne: 1. Semer le Belge et trouver un café


Vendredi, je suis partie pour une journée à Vienne en Autriche. Un AR express pour visiter le marché de Noël et le palace de Marie-Thérèse. Le tout pour 8000 FT (30€). Départ à 4h du mat, retour à 24H. 7 Profs, une trentaine d'élèves, 6 h de bus.

Une visite épique qui a commencé par l'Hundertwasser village. Un bâtiment conçu par le peintre Hundertwasser, et qu'il appelait humblement "le paradis sur terre". Un coup de mastic ultra-coloré très proche de Gaudi, Vienne et Barcelone: même combat.
Puis nous avons mis rapidement le cap sur l'énorme château Schönbrunn. Le Versailles autrichien en gros. Un truc jaune pisseux que je ne trouvais pas spécialemement beau de l'extérieur. Audioguide en français, s'il-vous-plaît et rencontre de toute la smala: Marie-Thérèse, Sisi, Franz et biensûr notre sans-tête Marie-Antoinette.

À partir de 13h, nous avions quartier libre et avec ma pote Anna, on a essayé dans un premier temps de semer assez vite son colocataire belge qui est prof d'anglais, qui a 22 ans, qui nous collait, qui pue et qui en plus est moche. Une fois la mission réussie, nous avons décidé de nous perdre dans le centre ville de Vienne. Ni carte, ni guide et aucun notion de l'endroit où nous étions et de ce que vous voulions voir... Du voyage préparé comme j'aime. Dieu soit loué s'il existe, Anna est germanophone et nous avons donc pu nous trouver un petit coin chaud où boire un bon café et manger une pâtisserie comme tout bon touriste. Direction donc le café Heiner, mais pas de Sacher torte pour moi, j'ai dégusté un Sarah Bernhardt torte. Du chocolat fondant et de la noisette crémeuse...





samedi 6 décembre 2008

Un peu de culture hongroise, que diable !

Je continue dans ma sélection de musique hongroise pour mes lecteurs français qui n'en ont rien à secouer. Aujourd'hui, on dit bonjour à Péterfy Bori & Love Band. J'adore leur clip de Hajolj bele a hajamb.

Le voici donc:





vendredi 5 décembre 2008

Chanson du matin, raisin !

Ce matin, le réveil a sonné à 3H30 mais tu ne sauras que lundi pourquoi.
En attendant, vu que je suis la fille la plus sympa de l'Europe de l'Est, je partage avec toi "mon café auditif du matin". Le truc qui me réveille en 30 secondes (un exploit si tu connais mon caractère marmotte). Je sautille partout, je monte sur mon canap,' j'attrape la télécommande alias le micro, tout ça pour faire semblant que je comprends dans les paroles autre chose que iguen (oui), szeretem (j'aime),penték (vendredi), szabad (libre) et que szombat (samedi).

May I introduce you Kaukázus, un groupe hongrois qui me secoue bien:

Voici leur chanson Szalai Éva.




Attention ! Je ne sais pas vraiment si l'animation est d'eux ou pas...

jeudi 4 décembre 2008

Fin de journée au Sauna


Ma petite vie hongroise suit son petit bonhomme de chemin. La météo fait le grand écart et les vacances de Noël approchent.

Le petit blues de novembre exagéré par la fatigue et le surmenage a laissé la place à l'excitation des fêtes de fin d'année. Ici en Hongrie, la fin de l'année rime avec fêtes, bals, dîners, vin chaud et chocolat... Je suis invitée à pas moins de 4 tancmulatsag, à 3 dîners officiels sans compter les programmes de Noël (atelier de danse folklorique, atelier de création de cadeaux artisanaux...), quant aux baraques en bois qui vendent du vin chaud, elles fleurissent aussi vite que les guirlandes électriques.

Eger est redevenue Disneyland Hungary.
Les gens sortent leur gros nez dehors (malgré la neige et le verglas) et on a même droit à de la musique de noël dans la rue Széchènyi. Bref, à Eger on kiffe Karácsonyi.

Et ça tombe bien pour une fois: moi aussi !
Et pas seulement parce que lundi c'était ma névnapok
et que mes élèves m'ont ouvert la porte avec une boîte de chocolats, pas seulement parce que mercredi une autre classe avait dessiné sur le tableau mon prénom entouré d'un énorme "Karácsonyi ünnepeket !" et de petites étoiles, pas seulement parce que mes potes franco-hongrois ont organisé une soirée pour mon anniv, pas seulement parce que j'ai rencontré un petit Hongrois croquable en cas de petit creux, découvert au détour d'une rue une boutique inca tenue par une Péruvienne géniale, mais aussi parce que dans trois semaines, Hélène vient me faire des bisous en direct live pour mon születésnap et que je repars avec elle dans la foulée pour revoir mes petits copains parisiens et que, ça, ça fait chaud au cœur.


Apprend le hongrois en même temps qu'Elsa:
Karácsonyi: Noël
Tancmulatsag : Bal
Névnapok: Fête du prénom
Karácsonyi ünnepeket !: Joyeux Noël !
Születésnap: Anniversaire

dimanche 30 novembre 2008

À découvrir: Erik Sumo Band


Vendredi, j'avais un stage de FLE sur l'intéractivité oral-écrit avec une intervenante de l'INALCO sur Budapest. J'en ai donc profité pour m'organiser un petit week end culturel comme il faut avec Pop ma cops d'Eger.

Jeudi soir : Théâtre / After the sun en hongrois sur-titré en anglais au Théâtre Merlin.
Vendredi soir: Concert / Wax Taylor sur une péniche nommée A38.
Samedi soir: Cinéma / Mesrine: L'instinct de mort au Palace cinéma Kéléti. pu.

Wax Taylor n'était en réalité qu'une première partie d'un groupe hongrois pour qui j'ai eu un énorme coup de coeur: Erik Sumo Band. Je vous invite à aller écouter leur musique et découvrir la joli minois d'une des deux chanteuses: Veronika Harcsa. Une voix rauque comme j'aime et une générosité sur scène comme j'ai rarement vu.


Le Erik Sumo band est un combo de 7 artistes : le surréaliste Erik lui-même, oeuvre au clavier, et il est accompagné de deux chanteuses, aux styles radicalement différent : la charmante Veronicka Harcsa vous fera frissoner grâce à se voix envoutante et mélancolique. La fameuse artiste hongroise Erzsi Kiss, seconde voix de ce plateau, et pas des moindres, est célèbre pour son extraordinaire capacité à chanter dans un autre langage, inconnu, et par la surprise que crée son jeu de scène, influencé par le théâtre et la danse contemporaine. Le guitaristen, le bassiste, István Balahoczky, musicien reconnu de la scène alternative hongroise, et le dynamique batteur, Zsombor Dudás, ainsi que son complice aux percussions, István Pápai, forment ce groupe si singulier... ERIK SUMO se sert de ses influences multiples pour créer un univers original et intemporel, qui regarde l’avenir du monde avec les yeux d’un enfant. Europavox




mercredi 26 novembre 2008

Budapest, carnet d'adresses 1



Pour ouvrir la porte, n'ayez pas peur de pousser la lame de rasoir symbole du magasin. Vous auriez tort. Retrock est une véritable institution à Budapest.

Située dans le quartier branché de Pest, cette boutique sur deux étages est étroite comme un mouchoir de poche. Le parquet y grince, les vêtements y sont doux et la lumière tamisée. Au rez-de-chaussée, c'est le mâle qui règne, chemises, tee shirts sérigraphiés, vestes en cuir ajourées... des couleurs sombres et des textiles nobles. Une petite vitrine avec des bijoux, une autre avec une sélection de magazines tendances...
Au premier étage, blouses en soie, sautoirs anciens et autres mini-robes pour les demoiselles romantico-bohème. Dans les marques proposées, vous trouverez "Je suis belle" et comme son nom ne l'indique pas il s'agit d'une jeune marque hongroise de fringues. Nagy Adrienn, Nanushka, Szép Szidónia és Zsega: des exclus à s'en mordre les doigts.
Un endroit absolument déraisonnable.



Pest. Henszlmann Imre Utca 1 www.retrock.com

mardi 25 novembre 2008

Mardi blanc


Ce matin, elle était là, recouvrant toits et trottoirs. Plongeant la ville dans un silence endormi. J'ai enveloppé mes mains dans mes gants en cuir et sautillé jusqu'à mon arrêt de bus en creusant la neige. J'avais 10 ans et demi. En arrivant au lycée, j'ai croisé Janos qui marchait comme un pingouin, enfin il essayait surtout de ne pas se manger une gamelle dès 7H30 du mat, tandis qu' Anna aurait bien voulu m'éclater une boule de neige dans la tronche mais au lieu de ça, elle apprend sérieusement le français.
Voici mes premières neiges hongroises en photo...


Mon sapin personnel juste devant la fenêtre du salon.


Le parking vu depuis ma chambre.

lundi 24 novembre 2008

Les résolutions de fin d'année

Dans mon quotidien, c'est un peu le bordel en ce moment. Je me colle contre le radiateur, entre 19h et 21h, je laisse mes chaussettes tire-bouchonner sur mes chevilles avec nonchalance, je traîne en débardeur-pyjama dans mon salon bleu, je laisse le thé refroidir et les moucherons s'en mêler...

Dans mon quotidien, ça sent un peu l'huile froide qui stagne. Et parce que dans moins d'un mois, je vais fêter ces connards de 27 ans, que les Journées Françaises d'Eger sont enfin finies, j'ai décidé de commencer la semaine en remuant une par une les puces qui bronzent sur mon dos. En un mot, j'ai inventé les résolutions de fin d'année.

Je fais une pause avec le Tejföl et le Dobos, je préfère un mojito aux quatre bières, j'ai enfin sorti mes cours du CNED pour bosser mon capes, je me suis inscrite sur la liste du lycée pour avoir droit à 3h de piscine gratos dans la magnifique piscine olympique de ma ville, je réponds aux mails en retard, j'ai décidé de finir de lire le roman que j'ai commencé en septembre, je me suis achetée un billet pour rentrer sur Paris pendant les fêtes...

Ce qu'il y a de beau dans les résolutions, ce n'est pas tellement de faire tout pour les suivre, mais l'impulsion qui fait naître leur élaboration.

mardi 18 novembre 2008

For blue skies

En ce moment, je monte un spectacle pluridisciplinaire sur le thème de l'utopie. ( C'est pour dans deux jours, je suis large comme on dit ! ) Nous sommes 10, autant de Français que d'Hongrois et une Allemande. Eszter chorégraphie, Cécile compose et joue du saxo et du saz, je mets en scène, Anna lit, Pauline, Réka, Balazs... jouent.

Pourquoi l'Utopie ? Je ne sais pas vraiment. Peut-être parce le soleil se couchant ici à 16h00, je cherche un coin de ciel bleu vers où regarder quand mon pays et mes amis me manquent. On m'avait dit que le mois de novembre était dur. Le froid arrive, la nuit prend toute la place, la fatigue s'insinue dans les muscles, on est susceptible, sensible et fragile. On perd petit à petit les repères qu'on s'était trouvés. On se remet beaucoup en question. Presque tout. On me l'avait dit et je le ressens dans mes os. Alors chercher cette utopie, c'est peut-être aussi sortir de ce cadre hongrois dans lequel j'ai tenté de rentrer parfaitement ces derniers temps.
Je sais dire quand je suis heureuse, je sais avouer quand j'ai mal.
Et mon utopie, c'est qu'il y en ait un qui sache toujours où se cache l'autre.

lundi 17 novembre 2008

Roi des forêts ...


Quand la star des blogueurs joue de sa célébrité sur la toile pour une bonne action, on applaudit et on relaie l'info !

mercredi 12 novembre 2008

Un sucre et une goutte de lait

Parfois je bois mon thé sec parfois avec un sucre et du lait. La plupart du temps, je m'assois dans mon fauteuil vert olive et je pose mes pieds sur la table basse en soupirant pour faire sortir la fatigue de la journée. J'aime bien.

Il y a quinze jours un ami est venu me faire un bisou parisien en Hongrie, on a visité le Memento Park, vous le savez déjà, mais le premier jour avait été réservé à la découverte de l'ouest de Budapest: La colline de Buda.
C'est à deux pas de notre hôtel ultra chic que s'élève dans le ciel la Statue de la Liberté budapestoise. Une plume serrée dans ses mains. Et de là-haut, on a une vie surprenante sur Pest.

II/ La Statue de la Liberté


lundi 10 novembre 2008

Mag ik ?


La vie à l'étranger n'est jamais rectiligne. Quelque fois, on sent le picotement des ailes qui nous poussent dans le dos. On marche dans la rue, le soleil balaye nos cheveux, nos semelles sont légères et le décor qui nous entoure ressemble à s'y méprendre à celui de nos amis les bisounours. On se sent chez soi, on se sent bien, on se sent vivre. On est heureux à en mourir d'avoir fait ce choix-là et on bénit chaque jour le moment où on a basculé vers le oui du départ. Parce qu'on apprend beaucoup, parce qu'on bouge de son quotidien, parce qu'on rencontre des gens différents chaque jour.
Et puis parfois, notre maison nous manque. On aimerait pouvoir fouiller dans sa bibliothèque, trouver ce livre qu'on aimerait relire là maintenant, on aimerait mettre les boucles d'oreilles bleues et se boire un petit thé brûlant sur son balcon le matin avec sa tasse préférée. On aimerait voir les rues de Paris se noircir de monde le samedi soir et poser un disque oublié sur la platine. On aimerait pouvoir se coucher dans son lit, dans ses draps chauds, sous sa couette à soi. On aimerait pouvoir appeler ses amis, les embrasser, leur parler, rire avec eux et improviser pourquoi pas un déjeuner en terrasse comme ça sur un coup de tête.

On aimerait mais on ne peut pas, parce qu'on est loin.

dimanche 9 novembre 2008

Workaholic

En tant que prof de français native et membre émérite du club de français d'Eger, je suis chargée de préparer quelques activités pour les journées françaises égéroises de novembre.



S
ur trois jours: une dictée, un film, des conférences, une dégustation de vins, un concours de jeunes talents... tout ça en français à la maison des Arts et à la maison culturelle Bela Bartakovics. Avec Pauline, nous avons ainsi eu l'idée d'organiser un Bal populaire le dernier soir, je dois rédiger ma conf sur la mode française, trouver un texte pour la dictée des lycéens et comme je suis une fille qui aime les emmerdes, j'ai aussi proposé de faire venir une troupe de théâtre française. Après deux refus, j'ai décidé de le monter moi-même en 15 jours, ce spectacle. J'ai réuni des volontaires, cherché dans ma tête et j'ai trouvé une idée: travailler autour de l'utopie et avec un concept: vidéo/théâtre/musique sur 7 tableaux. À voir si ça devient quelque chose de sympa, notre Utopie / Eutopia 7.
Et parce que 24h de cours par semaine et l'équivalent en boulot à la maison, ça ne me suffit pas, j'ai proposé de refaire aussi entièrement la communication de l'événement. Au revoir les feuilles d'automne jaunit en fond, bonjour les couleurs qui tranchent.
Votre mission si vous l'acceptez: Concevoir en deux jours chrono: deux affiches en hongrois et deux invitations bilingues avec un photoshop en français qui ne marche pas et un qui fonctionne mais qui est en hongrois, le tout avec la moitié des infos, une cheffe qui change souvent d'avis et une connexion internet instable.
Ma semaine a donc été un vrai parcours du combattant. Mais pour fêter la grosse prise de tête du vendredi, avec mes copines on est allées se murger dans le club alternatif de la ville. Ca tombe bien ça faisait longtemps que je n'avais pas vu mes élèves aussi bourrés que moi et même cette fois-ci le très jeune directeur d'un de mes lycées.

Un concert de punk hongrois dans une crypte, ça ne se rate pas!

mardi 4 novembre 2008

Call me whenever you want


S' il y a bien quelque chose de primordial dont je n'ai pas encore suffisamment parlé, c'est bien du Hongrois. Le pays, la culture, la langue c'est bien ouais mais le Hongrois, c'est mieux.

Et moi, j'aime bien le Hongrois. Il est galant, raffiné et souvent bel homme avec la plupart du temps des yeux clairs et une silhouette longiligne comme on aime. Après avoir craqué sur Maté et son sens de la dérision, je me suis entichée d'un certain Janos. Le prénom le moins original de Hongrie avec Gabor, je vous l'accorde. Un hongrois qui bosse dans le même lycée que moi et que j'ai rencontré à une soirée où la bière était gratos, c'est dire si ça aide au bilinguisme. Janos ( prononcé ianoch ) c'est un grand brun bouclé, le teint porcelaine et une dent contre les petits français qui ont formulé le traité du Trianon. De toute façon, qu'on soit d'accord, je ne lui demande pas de me parler, il est aussi nul que moi en anglais. ( En fin de compte, je suis peut-être meilleure...) En plus comme on m'a bien dit, dès que j'entends Trianon au coin d'une conversation, je sors illico mon passeport portugais. Donc on se rassure, l'affaire Janos est en cours, je vous tiendrais au courant des évolutions diverses mais le specimen est complexe, la tâche difficile .Et même si la première pêche a été un succès, je ne suis pas encore assez magyare pour comprendre toutes les subtilités de la bête.

Alors pour le moment le Hongrois why not. Plutôt why que not d'ailleurs. Sauf que le Hongrois est surtout (et ne l'oublions pas) un animal casé et que ce sens accru et désespérant pour la vie de couple a raison de toutes mes tentatives d'approche des plus fines aux plus extravagantes. Quoique...
Heureusement que le dernier James Bond est sur les écrans, je vais essayer de prendre des leçons de drague internationale.


lundi 3 novembre 2008

Choisir la bonne issue de secours


J'espère que tu te souviens encore comment on allume la lumière quand on est dans le noir.
Si tu veux, je t'explique. Mais il faudra me croire sur paroles. Après, je ne réponds plus de rien. Mais quoi qu'il arrive, je serais là, la main tendue vers toi jusqu'à ce que la lumière revienne.
Avant d'avancer sache que je t'aime très fort, mais ça tu le sais, j'espère.

dimanche 2 novembre 2008

Quoi ??? Tu ne connais pas Ricochets ?


Va laver ton péché sur leur site Ricochets et profites-en pour t'abonner à ce petit délice, c'est important.

samedi 1 novembre 2008

J'étais au Mémento Park


Après 4 jours dans le sud de la Hongrie à Pécs, je suis venue chercher un de mes amis (celui qu'on appelle aussi "Le Dieu vivant" ) sur Budapest. Trois jours de visite dans une des plus belles capitales d'Europe. Les thermes Gellert, le parlement, le Pont des Chaînes, les kerts, les petits restos à 1000 HUF et autres réjouissances...

I / Le Mémento Park

Le Mémento park ( en hongrois le Szoborpark ) est un espace à la périphérie de Budapest où les Hongrois ont gardé pour le gentil touriste que nous sommes les statues des grands dirigeants communistes à l'époque de l'URSS. Une dizaine de statues posées sur un socle en briques rouges. Les bottes de Staline, Lénine qui lève le bras, Lénine qui regarde vers le haut, Kun Bela et ses copains, la fameuse Trabant, des statues en fer, en pierre et en bronze. Les témoins d'une époque sombre.
Le marchandising capitaliste à la sortie fait la nique à notre ami Marx et on a même le droit à un film sur les espions soviétiques avant de reprendre le bus.
Un truc un peu cher certes mais intéressant à faire à Budapest.

Et ma propre statue aussi !


Szoborpark
www.mementopark.hu
1 500 HUF avec les transports publics
3950 HUF en bus direct


dimanche 26 octobre 2008

Return to innocence / II


Ce n’est pas le métier le plus dur du monde, c’est vrai mais c’est un métier beau et difficile. Parce qu’on ne peut compter que sur soi, parce qu’on est seul maître à bord de son navire et qu’au final, comme beaucoup d’autres professions, on a une certaine responsabilité sur les petits êtres qui vous regardent méchamment. Quand on est prof, il vous est impossible de vous cacher, impossible de se donner qu’à moitié. Un peu comme un comédien sur une scène, le prof est regardé sous toutes les coutures pendant toute la durée de son cours et rien que ça, c’est franchement crevant. Imaginez-vous travailler sans cesse sous des dizaines de petits yeux inquisiteurs et la plupart du temps malveillants. Comme si le banquier avait sans cesse par-dessus son épaule, son patron les yeux fixés sur son écran. Imaginez un ophtalmologue consulter une personne qui refuse d’ouvrir les yeux… Rien de plus difficile que d’enseigner une langue à des personnes qui ne veulent pas l’apprendre, qui sont là parce qu’ils doivent l’être. Vous n’y êtes pour rien et eux non plus finalement. Mais voilà ça fait chier tout le monde et on n’ avance pas d’un iota. Les personnes pour qui vous êtes censés travailler refusent de vous laisser le faire et la plupart du temps quand la cloche sonne, on se sent inutile. Vos efforts ne servent à rien, ils auront oublié ce que vous venez de leur dire dix secondes après l’avoir entendu. Mais je m’en fous, pour ma part, je répéterai cent fois s’il le faut.

Je bosse 20h par semaine depuis un mois et demi ( en réalité avec les cours en extra je fais environ 24h sans compter les stages pédagogiques) c’est moins qu’un psy, qu’une caissière ou qu’un éboueur. Loin de moi l’idée de comparer la difficulté de nos métiers respectifs, mais heureusement que j’ai 10 jours de vacances devant moi, pour m’asseoir, retrouver mes cordes vocales, me lever après 7H, oublier les petits yeux sur les traces de craie sur ma jupe noire, laisser le lycée à quelques kilomètres derrière parce que sinon ce serait juste impossible.

vendredi 24 octobre 2008

Return to innocence / I



Tout le monde connaît l’école pour s’être assis, il y a bien longtemps, derrière des petits bureaux en bois, pour avoir des amis, des parents, des voisins profs. Tout le monde a son avis sur l’éducation, sur ce qu’elle devrait être ou ne pas être, sur ce que certains font mal, sur ce que d’autres réussissent d’instinct. Un de mes élèves m’a dit la semaine dernière qu’il ne savait pas ce qu’il ferait après le bac mais que surtout il ne voudrait pas être prof. Un de mes collègues m’a avoué avoir détester toute son adolescence les profs. Je n’ai jamais voulu l’être. Certains de mes amis, les plus proches d’ailleurs, ne comprennent pas mon choix de le devenir. Je crois qu’au fond, je ne le sais même pas moi-même. Une chose est sûre, si j’avais pu faire autre chose avec mes études littéraires qui ne servent à rien, j’aurais sûrement choisi autre chose. Mais voilà, quelque part quelqu’un a décidé que je le serais au moins pour une certaine période. Mon point de vue sur l’éducation s’est donc déplacé de derrière ce petit bureau en bois jusque sur les bancs de l’IUFM puis sur cette estrade devant ce tableau noir. Maintenant, je sais ce que la plupart du temps, les gens ne font qu’imaginer et critiquer avec plaisir. Tout le monde a son petit avis sur la question de l’éducation parce que tout le monde croit y avoir touché. Or rien n’est plus faux. Etre devant une classe, parler à des élèves, être regardé comme un prof ne s’imaginent vraiment pas.
Les chauffeurs de taxi sont des voleurs, les médecins des salauds qui s’en mettent plein les poches, les banquiers des escrocs, les flics des benêts et les caissiers des ignares. Le prof, lui selon la légende urbaine, ne fout rien. Ah oui, vraiment ?

La suite demain, je fractionne un peu sinon ce serait indigeste. Déjà que bon....

mercredi 22 octobre 2008

Je pense bien à toi, tu le sais j'espère.


Des fois, le ciel est bleu et sans nuages, la terre verte et fertile, et pourtant quelque chose cloche. Quoi donc ?
La réponse est sur la photo.

Demain c'est commémoration de la Révolution de 1956 ! Ce qui veut dire jour férié et début des vacances ! AH AH AH !!! Elsa est bien contente.

lundi 20 octobre 2008

Stop crying your heart out / The great gig in the sky

Le mont Bükk - 18 octobre 2008

La télévision est branchée sur TV5 monde. Le thé au jasmin et au miel dépose un fin cercle de sucre sur la table en bois. Je suis enfoncée dans un de mes fauteuils vert kaki à roulettes. Le genre de mobilier qui t’avale une fois que tu t’y poses, le genre de mobilier qui ressemble à des remparts une fois que tu t’y abandonnes. J’ai compté, dans mon nouvel appartement, je possède 16 murs différents, un canapé, deux fauteuils, 7 chaises dont une cassée sur le balcon.
J’ai tapissé les toilettes de flyers récoltés dans les bars de Budapest. Accroché des cartes d’Eger et de Budapest dans la cuisine et certaines de mes photos en A4 N&B sur le mur du salon. J’ai trois plantes, une fleur en tissu et un paprika qui fane accroché à un clou. J’ai gravé des Cds de Nina Simone et de Stan Getz pour les dimanches soir quand je m’allonge sur la moquette bleue pour vider les jours de la semaine dans les boucles synthétiques.
Sur l’écran, il y a des chameaux et des types sur un navire qui tirent sur un narguilé finement doré. Dehors le bus jaune et vert fait trembler les pavés. Nous sommes dimanche soir. Je suis en Hongrie.

dimanche 19 octobre 2008

Épatants petits hongrois

En Hongrie, deux jours pendant l'année les élèves de terminale ( 12° ) organisent deux jours de festivités. Ils créent un journal dont ils trouvent eux-mêmes les sponsors, cuisinent et vendent leur bouffe, décorent leur lycée et les salles de classe par thématique, réalisent et montent des films, font des jeux débiles... J'ai été frappé par l'investissement de mes petits morveux. Leurs films étaient juste époustouflants... En plus, ils faisaient vraiment attention à ne rien abîmer et plein d'élèves veillaient à nettoyer la cour centrale le plus souvent possible ... Bref, ce serait bien que le système éducatif français zieute comment les petits hongrois apprennent à faire marcher leur créativité.

Avant


Après




jeudi 16 octobre 2008

Que penses-tu de l'Ukraine ?

Dans mon imaginaire l'Ukraine ressemblait au périphérique parisien. Triste, gris, étouffant. En réalité, j'ai découvert un pays assez vert mais terriblement ébranlé par un passé communiste dirons-nous dévastateur. Mon idée de l'Ukraine n'a donc pas vraiment beaucoup changé et elle se résume maintenant à un cliché que j'ai pris depuis le bus. Des enfants seuls devant un bâtiment défraîchi et abandonné.

mardi 14 octobre 2008

Budapest, mon amour

Ce week end, j'avais une réunion pédagogique et une formation au théâtre éducatif à Budapest. Hôtel, transport et demi-pension payés, l'occasion de retrouver les 22 autres jeunes profs français sur la Hongrie et faire la fête jusqu'au petit matin. J'en ai aussi profité pour m'acheter deux-trois fringues et tuer mon compte en banque pour des chaussures indienne à 40€ ( j'en peux plus, j'en peux plus ) et pour visiter le quartier juif et branché de la capitale hongroise. Budapest ressemble un peu à Berlin pour ses lieux alternatifs cachés, à NY pour ses somptueux et massifs immeubles et à Lisbonne pour son sol hachuré de lignes de trams. J'adore cette ville presque autant que la mienne. En plus il faisait 20°C avec un ciel bleu sans nuages et j'étais en bonne compagnie. Le paradis, ou presque.


L'escalier du bar L'instant.


des petits poissons accrochés au plafond du bar L'instant.


Une caisse défoncée près de la place Déak Ferenc


Le beau Danube bleu

Le restaurant Cyrano dans le côté Pest de la ville. Une rue commerçante noircie de monde


Je suis navrée de ne pas poster aussi souvent que je le voudrais, mais j'ai vraiment un rythme dense et sans internet à la maison cela réduit considérablement le temps passé derrière l'écran. Ceci dit, je vous ai prévu des billets pour la semaine.
Bonne lecture ! Puszi !


jeudi 9 octobre 2008

Ukraine, ton univers impitoyable

Quand j'ai su que le lycée organisait pour 80 €, un voyage de 4 jours en Ukraine, j'ai sauté sur l'occasion et je me suis inscrite avec Anna. Ok, l'Ukraine c'est moins glamour que NY et bien que mon petit Hongrois (ahah) m'ait dit que c'était un trou paumé, j'y suis allée gaie comme un pinson. Après deux heures à la frontière et des billets glissés dans des poches pour pouvoir avoir son tampon plus vite sur son passeport, j'ai donc débarqué au pays du nucléaire ami. De la pluie, du brouillard, des vieux autobus, du ciel bleu et les couleurs d'un Automne affirmé....





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