dimanche 30 mars 2008

Amsterdam is beautiful. V. Shopping.

Cinquième volet de la série consacrée à la capitale néerlandaise. Focus sur les boutiques d'Amsterdam: Friperies poussiéreuses, boutiques branchées et disquaires perdus.

Les friperies

Méga fan de friperies, je me suis régalée comme jamais depuis mon escale à Berlin. Si j'achète rarement autre chose que des bottes en cuir et des foulards dans ce genre de lieux, j'adore pourtant y humer l'odeur des vieilles fringues, fouiner et essayer tout ce qui me tombe sous la main.

Vint it Vintage - Tweede egelantiersdwarsstraat 7
Des vestes en cuir, des K7 improbables, des blousons de l'armée de l'air et des robes sixties...


Zipper - Huidenstraat 7
Lunettes psyché, blousons adidas fluo, bottes et pochettes en cuir. Un véritable temple du vintage sur trois étages et perdu au milieu des coffee shops.




Les boutiques branchées

sprmrkt. - rozengracht 191- 193
Avec les voyelles correspondantes lisez supermarket. Un loft aux murs gris qui abrite trois espaces en un. Un premier coin fringues de créateurs, un second qui propose de la déco vintage et un dernier où se mêlent les chaussures de luxe et des magazines art&design.



Laundry industry - Magna Plaza
Une boutique parfumée au dernier étage du centre commercial Magna Plaza ( un endroit à visiter: le lieu date du XIXe siècle et son architecture est somptueuse). Laundry industry est une marque de prêt-à-porter hollandaise qui mise principalement sur le pastel et les coupes sages et bohèmes. Du rose nacré pour des tissus nobles: de la soie, du voile, de la dentelle. J'y ai croisé un magnifique foulard en liberty et en soie à 20€ et un cache-coeur en dentelle anglaise à 40€

Nieuwe innoventions - Prisengracht 297
Une boutique tout en longueur qui propose des gadgets débiles: des fausses moustaches, des mygales en plastique, des Chewing-gums dans des packagings délirants, des Lomo, des cartes postales rétro ou encore des sacs en toile cirée...

Les disquaires

Malgré une fouille archéologique du net et de multiples appels à l'aide, je ne suis partie à Amsterdam qu'avec une seule malheureuse adresse trouvée par Francesco. Sur place, j'en ai croisé trois, deux étaient fermés quand je suis passée devant. Le troisième a été découvert 4 heures avant le retour.

Black beat records - Egelantierstraat 19
Velvet music - Rozengracht 40

Second Life Music - Prisengrach 366
Un vendeur absolument adorable qui essayait de me persuader que Horses était mieux que Easter. Ce dont je suis parfaitement d'accord. Sorry Patti. Cette endroit labyrinthique le long du canal offre un nombre incroyables de disques d'occasion à partir de 2€. Tout est bien classé et pourtant on ne sait où donner de la tête. Pas mal de bons gros disques rock ( Zappa, Hendrix, Janis Joplin & co ).


samedi 29 mars 2008

L'insupportable réponse de l'état répressif

L'état français assoiffé de réformes n'a pas reconduit cette année 230 postes de professeurs de français en Lettres modernes. Le Capes de LM proposait ainsi 750 postes au lieu de 980 l'an passé. Une diminution de près de 50% en cinq ans. Moins d'élèves ? Non. Plus de profs qui partent à la retraite? Oui. Alors quoi Sarkozy et notre merveilleux ministre de l'éducation monsieur Darcos, ont-ils séché leur cours de mathématiques?

Dans quatre ans, les enfants nés pendant le babyboom des années 2000 arriveront au collège. Ils auront moins de professeurs, ils seront minimum 35 par classe, auront moins d'heures de cours de français et surtout ils auront des professeurs qui seront à la fois profs de français et d'anglais (ou autre matière) grâce à une nouvelle réforme qui propose la double qualification.
L'éducation nationale est en danger : le système éducatif français s'effondre dans le silence et l'impuissance le plus complet.

Si Jean Genet disait que la violence était le remède à la brutalité des hommes, cette séquence filmée ce matin devant un lycée de Gagny démontre bien qu'aujourd'hui au dialogue, à l'éducation, au savoir, on préfère les armes, l'ignorance et le silence. Quand Sarko sort son Kärcher© les libertés n'existent plus.
Il est inacceptable que des CRS chargent des lycéens qui défendent leurs droits et leurs professeurs. Il est inacceptable que l'état ait ce genre de réponse. Les réformes intelligentes ne remplacent pas les professeurs par des policiers.







Merci à JC pour l'information et à Diims pour la vidéo. Faites tourner l'information. Ne restez pas dans le silence.

jeudi 27 mars 2008

Amsterdam is beautiful. IV. Cafés et restaurants.

Pour ne pas mourir congelés, nous nous réfugions à l'abri pour nous y brûler le gosier et ceci avec une certaine régularité. C'est ainsi que nous avons découvert une petite poignée de lieux chauds et cosy. Carnet d'adresses.


Les Cafés brun

Café It' smalle
Egelantiersgracht 12
Des murs qui sentent le tabac et le café, un escalier étroit qui mène à un premier étage intime et chaleureux, des serveurs adorables, une terrasse au bord d'un canal dans un quartier bohème...



Café Galerie Het Molenpad
Prinsengracht 653
Des Chocomel servis avec des petits oeufs de Pâques, une serveuse énergique et ultra serviable, des affiches de théâtre collés aux murs, des tables en chêne brun, des fleurs fraîches, des petites bougies ...


Les Restaurants


Tisfris
Sint Antoniesbreestraat 142
Un design épuré pour ce petit resto-café qui sert des soupes et des sandwichs succulents à deux-pas du brouhaha de la ville.



De Knijp

Van Baerlestraat 134
Un resto franco-néerlandais vieux de 25 ans perdu du côté du quartier des musées. Ambiance feutrée, mezzanine romantique et de délicieux tournedos dans nos assiettes. Gros coup de coeur pour cet endroit un tout petit peu touristique mais vraiment tranquille. Un havre de paix où dîner à la lumière d'une bougie. Vous voyez le genre.



Et aussi...

On a galéré à mort pour y arriver mais le cadre du restaurant Amsterdam au nord-ouest de la capitale est assez étonnant. De la gastronomie française dans une ancienne usine hydraulique. Un énorme loft aux murs blancs. Impression finale mitigée compte tenu des prix pratiqués et de la qualité des plats servis. Vous avez déjà mangé des Gambas braisées avec des frites, vous? Bah, c'est pas tip top.
Restaurant Amsterdam Watertorenplein 6


mercredi 26 mars 2008

Amsterdam is beautiful. III. La météo.

Ce week end, je suis tombée amoureuse d'Amsterdam, de sa beauté, de sa vie, de son architecture, de ses cafés, de son ambiance, de ses ruelles et de ses canaux. Un amour contrarié par une météo quelque peu instable. L'avantage c'est que j'aurais vécu l'hiver, le printemps et l'automne en trois jours.


La neige massive près du Magna Plaza


La pluie ou la grêle?

Le soleil au dessus du Jordaan


mardi 25 mars 2008

Amsterdam is beautiful. II. Gastronomie.

Chocomel, crème chantilly et cookies
Café Galerie Het Molenpad Prinsengracht 653

Broodje au gouda et tarte aux pommes, amandes et raisins de Corinthe
Cafe Tisfris Sint Antoniesbreestraat 142

KipBurger sur la Leidsestraat

lundi 24 mars 2008

Amsterdam is beautiful. I. Paysages.

Le calme néerlandais - Amsterdam Pijp- 5h15 a.m

Amsterdam: capitale du rétropédalage

Les canaux sous le soleil de la Venise du nord

Het Begijnhof - ( le béguinage, cité close fondée au XIV siècle )

jeudi 20 mars 2008

Itinéraire de la loose

La vie est vraiment mal faite des fois. Dimanche matin, la trace de l'oreiller en filigrane sur la joue et les cheveux attachés en mode impro, je me rendais à grands pas au bureau de vote. Profitant ainsi de la lumière des derniers jours de l’hiver et de l’odeur presque printanière qui flottait.

Je secoue mes oreilles avec quelques tubes de nos amis les Clash et je pénètre dans un bâtiment qui fut jadis mon école élémentaire.
Je fais la queue derrière une permanente ratée en croquant dans une dernière guariguette quand tout d’un coup mon regard noir se pose sur le type de l’accueil. Un beau brun aux yeux noisettes, un air mal réveillé, les joues mal rasées … Génial, vous dites-vous. Oui, mais c'était sans compter sur ma chance légendaire.


1. Je ne me suis pas maquillée, fuck !
Alors qu’en temps normal, tu prends le temps de tracer une fine ligne de khôl noir sous tes yeux, de rougir tes lèvres, d’allonger tes cils noirs pour faire ta mini betty boop, là tu as zappé en te disant que merde c’était dimanche et que personne ne verrait que tu n’as pas sorti le nez de la bibliothèque en 15 jours. En plus, c’est bien connu y a que des moches vieux dans les bureaux de vote. Première erreur d’appréciation.

2. Je n’ai que ma pièce d’identité sur moi.
Tu sais, celle où j’ai 14 ans, des lunettes plus grosses que ma tête et un air niaiseux à filer la nausée pendant 15 semaines. Mais pourquoi je n’ai pas pris mon permis de conduire putain?! Là, j’ai l’air d’un alien boutonneux. Fasse qu'il ne regarde pas la photo, fasse qu'il ne regarde pas la photo...

3. J’ai ma première épreuve demain matin…
- Ne me laissez pas avec eux, venez m’aider ce soir à dépouiller les votes. Me lance-t-il avec un sourire démoniaque.
- Rhoo ce serait avec plaisir mais… demain… je passe un concours, alors je dois réviser... si, si, je dois vraiment.
- C'est dommage.
- Oui...
( Résiste à la tentation et délivre toi du mal, Elsa....... )

Une vieille me bouscule. Je prends congé du sublime trentenaire et de ses yeux hypnotisants, me faufile derrière l’isoloir puis m'en vais au vent mauvais répondant par une dernière œillade à son sourire chavirant. Le coeur lourd. C'est quand les prochaines élections???

M'aura fait chier jusqu'au bout ce connard de capes.



mercredi 19 mars 2008

À ranger !



Les écrits du CAPES se sont achevés ce matin avec la version de langue étrangère. Ultra détendu pour moi puisque j'ai la chance d'être bilingue et grande amatrice de traduction. Bilan des courses pourtant très mitigé. La poésie en dissert, le subjonctif en ancien français, Marcel Proust en stylistique... du lourd et de l'inattendu. Du pas beau en somme. Rendez-vous donc dans deux mois pour les résultats de l'admissibilité. D'ici là, pas question de baisser les bras et de regarder les mouettes voler. Les cours reprennent lundi.

Mais en attendant, outre la fin de semaine chez nos amis hollandais, je m'octroie un petit plaisir à ma sauce: je range (chaussée de mes Mihara) mes bouquins d'ancien français ainsi que les cours que j'ai éparpillés ces derniers jours aux quatre coins de mon vaste 23 m2. Les oraux se concentrant sur la littérature française, la grammaire et la didactique, Sieur Renart va aller dormir dans son placard pour jouer de l'assonance.

Contente de retrouver le monde des mortels. Direction Vous magazine. J'ai un putain de retard à rattraper.

lundi 17 mars 2008

Lamentable


"Il n’y a poésie qu’autant qu’il y a méditation sur le langage, et à chaque pas réinvention de ce langage. Ce qui implique de briser les cadres fixes du langage, les règles de la grammaire, les lois du discours. C’est bien ce qui a mené les poètes si loin dans le chemin de la liberté, et c’est cette liberté qui me fait m’avancer dans la voie de la rigueur, cette liberté véritable."

Les yeux d'Elsa, Louis Aragon

Analysez et discutez en vous aidant d'exemples précis.


Demain c'est au tour de l'ancien français le matin et de la grammaire l'après midi...je sens que je vais bien rigoler ...


dimanche 16 mars 2008

C'est demain ...


La bouteille d'eau
Le crayon à papier
Le taille crayon
La gomme
Les cartouches
La convocation
La pièce d'identité
Le paquet de gâteaux
Le stylo plume
Les boules quiès
La montre
Le sourire
La décontraction totale

Le capes ...

samedi 15 mars 2008

Il faisait encore jour


La place de la catalogne. Libération. 15 mars 2008


J’étais si près de toi que j’ai froid près des autres

Ce soir en bossant sur ce connard de Lamartine (on a un léger contentieux Alphonse et moi), j'écoutais (par hasard) du Madonna.

Oui, certaines ont grandi en écoutant Nirvana. Moi, à l'époque, j'avais encore moins de goût qu'aujourd'hui, j'avais zéro personnalité, je ressemblais à Annette dans
Premiers Baisers. Je me cachais sous ma myopie et mes cheveux plats, je nageais dans mon 501 et mon pull troué et j'écoutais du Madonna. Bon ça commence à dater cette histoire. Si vous avez des enfants qui font de la techtototruc, ce n'est donc peut-être pas perdu. Ils liront peut-être du Malraux à 24 ans.
Toujours est-il que voilà je pensais à toi cher lecteur qui lit mes digressions existentielles chaque jour avec compassion et bonté. Alors j'ai cherché un truc sympa à te mettre sous les yeux pour tout le temps que tu as perdu à lire ce blog. Mon choix s'est arrêté sur Baudelaire. Pas mal non? Quant à la photo c'est une orchidée ridée qui crève à petit feu chez moi. Elle en a pas pour très longtemps, la pauvre. Du coup, ça tombe bien c'est thématique.



La mort des pauvres
C'est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre ;
C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre,
Et nous donne le coeur de marcher jusqu'au soir ;

A travers la tempête, et la neige, et le givre,
C'est la clarté vibrante à notre horizon noir ;
C'est l'auberge fameuse inscrite sur le livre,
Où l'on pourra manger, et dormir, et s'asseoir ;

C'est un Ange qui tient dans ses doigts magnétiques
Le sommeil et le don des rêves extatiques,
Et qui refait le lit des gens pauvres et nus ;

C'est la gloire des Dieux, c'est le grenier mystique,
C'est la bourse du pauvre et sa patrie antique,
C'est le portique ouvert sur les Cieux inconnus !

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal



Et pour Chup qui voulait voir les sandales de Cendrillon :



Titre © Paul Eluard


vendredi 14 mars 2008

Et l' coqu'licot soudain s'est senti mieux


Il y a de temps en temps dans la vie des moments sans importance, mais qui marquent. Leur trace est invisible sur l'instant mais quelques années plus tard, le petit coup qu'il vous a donné est encore là.

J-4

La pluie s'écrase mollement sur le bitume froid. De la fumée grammaticale sort de mes oreilles. Priez pour que je tombe sur le roman et la fiction, sur les subordonnées et la prose, les substantifs et le morphème QUE et une version lusophone fastoche pour finir en beauté.

Titre © Boris Vian

jeudi 13 mars 2008

Mais où passe tout mon argent ?

Brésilienne de naissance et orthopédiste de formation, Chie Mihara a fait ses classes chez Charles Jourdan avant de créer sa propre collection, c'était il y a sept ans, elle était alors âgée de 33 ans. Le crédo de la demoiselle? L'alliance parfaite entre la qualité de l'artisanat, le design luxe et le confort. Et moi, je fonds. Mais pas sur tout.

Gé et Chup me harcèlent pour voir ces petits trésors en cuir verni noir. Je m'éxécute.







mercredi 12 mars 2008

Concours : Mode d'emploi

J-5

Avec toutes les choses que j'ai ingurgitées en 10 jours de bibli intensive, je me dis que si je m'étais réveillée un peu plus tôt j'étais prête pour l'agreg et le Collège de France, soyons fou. Mais ne rêvons pas. Flemmarde un jour, fêtarde toujours.

Aujourd'hui, mes camarades de galère m'ont lamentablement abandonnée. Résultat: la pause déjeuner a maigri de 40 min et la pause café-balisto de 10. Du coup, pour remplacer le bavardage entre copines, je me suis socialisée et j'ai discuté entre la morphologie verbale et la traduction avec L., 21 ans, ancienne khâgneuse insulaire.
Un sourire franc et des fossettes qui se dessinent alors qu'elle m'annonce gentiment qu'elle connait la traduc par coeur et que la dissert ça roule. (Gloups ! )

De mon côté, un esprit concours égal à zéro, je lui prête mes fiches de syntaxe, lui assure que vraiment non je suis vraiment plus en retard qu'elle, lui prodigue quelques conseils de méthodologie version redoublante et la rassure comme je peux. Il y a pas de raison que ma gentillesse légendaire ne soit pas récompensée un jour, me dis-je dans mon for intérieur.

C'est drôle cette manie que l'on a de savoir être rationnel quand on parle aux autres et pas du tout quand il s'agit de soi. L'incapacité que nous avons de faire ce que nous conseillons aux autres. Dans ce cas précis (parmi une multitude de cas dans lequel ce constat est valable ) : se coucher tôt, dormir plus de 8 heures, manger équilibré, marcher une heure par jour et avoir confiance en soi surtout.

lundi 10 mars 2008

Et j'attendais que la pluie vienne ...

Vue depuis mon balcon 14 ème étage. La Tour Montparnasse


J-7

Oserais-je vous avouer que quand la sonnerie de la bibliothèque a sonné ce soir pour nous annoncer que la journée était finie, j'ai eu le cœur qui s'est serré ?

Oserais-je vous avouer que sous la douche, je me récite des vers ?

Oserais-je vous avouer que je me suis enfin mise à bosser chez moi le soir ?

Oserais-je vous avouer que mon planning de révision de la semaine ressemble à s'y méprendre à une épreuve de l'Odyssée ?

Oserais-je vous avouer que je révise mon ancien français dans mes rêves ?

Allez, cette fois-ci c'est la bonne.

dimanche 9 mars 2008

La liberté de la presse est l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques


Défendons la liberté de penser, d'écrire et d' informer.


"Dans le VIIème arrondissement, on empêche la presse de filmer et on la sort de force, mais on reste chics. Alors que La Télé Libre couvrait une réunion de campagne publique de Rachida Dati dans une école élémentaire, les jeunes militants UMP du VIIème ont décidé que nous ne filmerions pas, et nous ont fait expulser. "

La suite ici.

Jour de vote

Lire, c'est bien. la preuve par deux.

Chez nos amis les xénophobes à deux pattes décérébrés:


1- Dites donc Monsieur Antonio, vous allez me régulariser tout de suite cette situation honteuse. On aime la France ou on la quitte disait Nicolas le porte-parole de Jean-Marie. Alors hop hop hop on fait sa demande de nationalité sinon on dégage. Non mais oh. Et puis quand je pense qu'il y a des connards en tout genre, comme moi, qui ont la double nationalité, ça me débecte.
2- Venir à bout de la "tiers mondialisation" de Paris en supprimant les aides aux personnes qui en ont besoin. Hum hum, ne serait-ce pas un peu disons euh... antinomique? Enfin faut pas trop leur demander de réfléchir non plus hein.


Petite franche rigolade en lisant le programme de la LO:
Laurent Vinciguerra conducteur de bus et conducteur de liste. Double casquette le Laurent.

En sortant, je m'égarai. Il fut tout de suite trop tard pour reculer.


Cette après-midi ( ou hier?) avec ma douce camarade de bibliothèque, nous parlions de Monsieur Henri Michaux. Poésie plus hermétique que celle de Verlaine, certes, mais tout aussi imagée, métaphorique. Du coup, en rentrant, j'ai plongé mes doigts et mes yeux dans ses mots. Assise en tailleur, un cercle de yaourt à la framboise sur les lèvres, je lisais et j'attendais que l'eau finisse de battre le linge dans la machine.

Ce poème m'a particulièrement plu. Allez savoir pourquoi.


Mes occupations

Je peux rarement voir quelqu'un sans le battre.
D'autres préfèrent le monologue intérieur.
Moi non. J'aime mieux battre.
Il y a des gens qui s'assoient en face de moi au restaurant
et ne disent rien, ils restent un certain temps,
car ils ont décidé de manger.
En voici un.
Je te l'agrippe, toc.
Je te le ragrippe, toc.
Je le pends au portemanteau.
Je le décroche.
Je le repends.
Je le décroche.
Je le mets sur la table, je le tasse et l'étouffe.
Je le salis, je l'inonde.
Il revit.


Henri Michaux


samedi 8 mars 2008

Manger des fraises en mars, ce n'est pas très altermondialiste !

En ce moment, j'ai l'esprit photographe. Je traîne avec mon Canon et j'immortalise un peu tout ce qui me tombe sous les yeux. Des graffs abandonnés, des morceaux de ciel bleu étoilé, des immeubles cachés, des tasses de thé et des devantures de café.


L'ébouillanté ailé - 7/III/8

Après une grosse journée, je suis allée me brûler la langue dans un salon de thé près de Notre Dame. Dans ce haut lieu féministe, avec A., nous avons feuilleté nos guides et souligné quelques adresses pétillantes en prévision de notre voyage en Hollande. Puis nous avons lézardé dans les rues sombres et étroites de l'île Saint-Louis. Il faut bien ça pour oublier que toutes vos copines d'hypokhâgne sont aujourd'hui mariées et éclairées par 2500 € / mois. Alors que vous... bah vous.. vous mangez toute seule des fraises devant votre macbook.

C'est bon, je suis prête. Ce soir, j'appelle Caroline d'Europe 1.


Deux bonnes adresses pour jouer les bobos à Paris et boire du bon thé.
l'Ébouillanté
, 6 rue des barres 75004
La Fourmi ailé, 8 rue du fouarre 75005

vendredi 7 mars 2008

Mes journées sont plus belles que vos nuits

bibliothèque de la Sorbonne- 5/III/08


Une petite citation de Rilke qu'elle est belle.

"Si tu veux réussir à ce que vive un arbre, projette autour de lui cet espace intérieur qui réside en toi…"

Une citation qu'on devrait lire en début d'année scolaire, non?

Sinon aujourd'hui, j'ai découvert qu'il existait des nouvelles caisses sans caissier(e)s. La machine bosse toute seule, la bienheureuse. Merci la modernité. Bien sûr c'est scandaleux et bien sûr ça passe comme une lettre à la poste. Mouton, viens par ici et n'oublie pas de voter dimanche ! Pour qui? Hein ? Euh... Ah... Tiens vous saviez-vous que Cécilia se remariait en Versace? On dit que le marié... Comment ça j'essaye de faire diversion pour ne pas aborder de front des sujets importants? Je ne vois pas de quoi vous parlez, pauv'cons.

Allez bonne nuit et faites de beaux rêves surtout !

jeudi 6 mars 2008

Quelle est cette langueur

rue de l'école de médecine 75006 - 5 /III/ 2008

Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

Paul Verlaine


mercredi 5 mars 2008

Les mecs, tous des connards ?

Après une journée chargée en émotion, je me suis glissée fatiguée dans la chaleur apaisante de mes draps, j'ai serré mon oreiller, réglé mon réveil, éteins la lumière et allumé ma radio. Ces jours-ci je m'endors avec de la musique, c'est bon pour les rêves dit-on. Alors que je m'étais trouvée une bonne petite station qui diffusait du jazz et de la soul, hier soir je suis tombée sur Caroline Trucmuche psy nocturne.

Je m'apprêtais à changer de station quand une grosse flemme m'étreignit. Je laissa donc la voix de Caroline envahir mon espace pré-sommeillesque.

Sonia à l'autre bout du fil à la voix inquiète. Elle tchattait avec un type et celui-ci lui a annoncé avant-hier qu'il la mettait en stand bye pendant quelques temps histoire d'y voir plus clair. Cet homme dont elle n'a jamais prononcé le prénom l'avait séduite alors qu'il était jeune papa et marié depuis quelques années. Elle y avait cru puis plus du tout et enfin alors qu'elle s'était trouvée une nouvelle chaleur à aimer, celui-ci était réapparu pour finalement re-disparaître. Caroline ponctue le récit de Sonia de soupirs et fini par lui dire que vraiment cet homme n'en vaut pas la peine. Que l'amour, aussi grand qu'il soit ne mérite pas qu'on s'abîme autant.
Sonia devait opiner de la tête, le combiné du téléphone emprisonné dans ses mains crispées et moites. Elle lâche un peu convaincant "Vous avez raison, je le sais mais les sentiments ..." bredouille quelques autres excuses, et soupire lentement. Caroline conclut d'un ton ferme mais amical, salue Sonia et invite Brigitte.

Brigitte
est tombée amoureuse d'un veuf, il y a quelques années. Les rencontres amicales sont devenues amoureuses, les balades se sont transformées en étreintes et tout allait bien jusqu'à ce que l'homme sans nom (lui aussi) se décommande au dernier moment pour le réveillon. Brigitte comprend, Brigitte pardonne. L'homme lui demande de ne pas s'attacher mais la couvre de baisers. Brigitte est paumée. L'homme se fait de plus en plus rare mais toujours très câlin. Brigitte découvre alors que l'homme est amoureux d'une autre et qu'il la voit de temps en temps, en parallèle.
Brigitte est décomposée, elle voudrait tourner la page mais l'homme lui plaît vraiment. Elle se trouve plein d'excuses et justifie les agissements de l'homme. Brigitte merde, Wake up !

Je n'ai pas attendu la réaction de Caroline, j'ai stoppé la radio me disant que les mecs étaient vraiment tous des bâtards et les nanas toutes des carpettes. Je me suis endormie, songeuse.

dimanche 2 mars 2008

Acide oxalique, strass et encre noir

Messieurs, je vous préviens, ceci est un billet pour les filles: superficiel, inutile, inintéressant.



J'adore les débuts du mois autant que mon banquier aime les fins. Après avoir craqué chez Sephora pour un gloss griffé Chanel et chez Mont-blanc pour un lot de cartouches noires en prévision du 17, je suis allée faire un tour dans une boutique nommée Marie Bresson, rue de la pompe. Une boutique d'une vingtaine de m2 qui propose outre des jeans Cheap Monday pour anorexiques à 25€ et des robes en soie American Retro à 250 euros, des bijoux pas toujours très sobres mais parfois très sympathiques. J'adore cette boutique, elle sent bon le parfum Chloé et les billets violets. Alors que des libellules en or blanc me faisaient de l'oeil, j'ai opté pour les créoles étoilées, 20€ moins chers quand même. Puis j'ai fait un petit détour par la librairie pour me procurer le Routard spécial Redlight. Quant à samedi, vous savez déjà que j'ai fondu pour des lunettes moches et discrètes qui ne font, il faut bien l'avouer, pas du tout l'unanimité.
Et aujourd'hui en attendant Chup et Romain, je me suis offert une petite plante atypique et violette que nous avons baptisée Mademoiselle Nyctalope par esprit de contradiction. La Charmante violacée qui en réalité est une oxalis triangularis ne s'ouvre au public que la journée, d'où le pseudo railleur.

Je vous rassure tout de suite le montant de toutes ces mini-folies ne m'ont coûtées que 70€ ( tube Chanel compris ).

Je récapitule donc:
H&M
, 120 rue de rivoli, 75001
Marie Bresson, 89 rue de la pompe, 75116
Librarie Lamartine, 118 rue de la pompe, 75116
Jardinerie Truffaut, 85 quai de la gare, 75013


J'en profite... Si toutefois vous aviez des adresses à partager sur Amsterdam, je suis preneuse.
Merci!

samedi 1 mars 2008

T'as vu ta tête de Sarko ?

J'ai perdu mes wayfarer en broc dans le berry et ce matin sur mon vélo j'étais éblouie par la lumière du mois de mars. Ni une ni deux, en sortant de la Sorbonne je suis allée faire un tour chez H&M pour trouver des lunettes de soleil à 5€ maxi. Pas vraiment le choix. Des lunettes papillon 60's ou des aviators berlin style ? J'ai choisi la dérision extrême: le look Starsky & Hutch. Et oui, j'assume totalement mon look de merde.




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