mercredi 30 avril 2008

Last night Boney M save my life

En ce moment, j'écris pour un magazine international sur le luxe et la culture française. En bonne ex-pigiste ELLE, j'ai hérité de la rubrique Fashion & Shopping. Ma mission avant de partir pour NYC, écrire trois papiers: un sur les cosmétiques bio, un autre sur la haute joaillerie de la place Vendôme et un dernier sur un "Nez".

J'ai commencé par le plus simple pour moi: la cosmétique 100% naturelle. Depuis hier, j'épluche sur mon micro 13' des dizaines de dossiers de presse en pdf. Les labels écolos n'ont plus aucun secret pour moi. En fin de matinée, j'ai interviewé une chef de produit et là je dois écrire mes 3000 signes et je bloque. Je trouve que tout ce que j'écris, c'est du steak macdo.

Ma solution contre la plage blanche?

Boney M.


mardi 29 avril 2008

New York New York - J-3


© Pierre Cattan

Start spreading the news

I'm leaving today
I want to be a part of it, New York, New York
These vagabond shoes
Are longing to stray
And make a brand new start of it
New York, New York
I want to wake up in the city that never sleeps
To find I'm king of the hill, top of the heap
These little town blues
Are melting away
I'll make a brand new start of it
In old New York
If I can make it there
I'll make it anywhere
It's up to you, New York, New York.

Liza Minnelli, New York New York de Martin Scorsese

lundi 28 avril 2008

C'est moi que tu traites?

Hier avec une de mes copines, on s'est fait un vrai spring sunday comme je les aime. Le soleil et pas de nuages pour éteindre ses effets, des lunettes de soleil pour faire les dindes et cacher les excès de la veille et son lot de vodka-orange et de la sandalette en veux-tu en voilà.



Une petite Amorino à lécher en déambulant sur la pelouse du jardin du luxembourg, de l'herbe qui chatouille les orteils, un thé en terrasse et un tour de vélib de Notre Dame jusqu'à Saint-Lazare. What else? comme dirait l'autre.
Sauf que voilà alors qu'on se baladait cheveux au vent sur notre vélo de location, un mec nous a traitées de grosses putes. Le pauvre, s'il savait mes tarifs... Anecdotique? Sûrement. Je soulève mes lunettes et je courbe au maximum mes lèvres avec un mépris caractéristique.
Je quitte ma copine un peu plus loin et je continue ma route.
En face de moi dans le métro, un trentenaire mal réveillé. Les yeux absorbés par je ne sais quoi. Je mate mon tee shirt: rien. Si ça se trouve j'ai plein de chocolat autour de la bouche. Bref, je fronce le sourcil et là le mec me lance: "t'es qu'une pute".
Journée thématique?
Alors que je me détestais d'avoir pété mon casque audio la veille sur les quais. (Boire ou s'asseoir, il faut choisir), un type un peu plus âgé lui répond: " Bah pour s'habiller comme ça..."

OK. Retour en arrière.
À 14h, heure de mon réveil, j'ai pris ma douche et j'ai enfilé mon jean et un tee shirt noir. Le col était en V, certes, m'enfin faudrait quand même pas pousser. J'aurais rêvé avoir un souffleur comme Amélie Poulain. Histoire de leur sortir un phrase cinglante qui les tranche direct mais en manque d'inspiration et trouvant la situation particulièrement loufoque, j'ai lâché un grand éclat de rire et je me suis promise de recoller mes écouteurs.

samedi 26 avril 2008

Il vaut mieux prêter à sourire que donner à réfléchir

La philosophie n'est pas réservée à messieurs Nietzsche, Bachelard et autres Bergson. La pub se fait elle aussi souvent le chantre de la spiritualité et de la métaphysique. La vulgarisation philosophique à portée de téléviseur, en somme.

Ainsi une marque de shampoing affirme que "La vie n'attend pas", une multinationale qui propose des cosmétiques assure qu'"on le vaut bien", et pendant qu'une griffe de sportswear dont le nom est issu de la mythologie grecque ordonne "just do it", une autre basée à Bolton en angleterre joue les psy avec leur slogan" I am what I am". Il y a des types qui sont payés des briques en or pour sortir des phrases comme ça de leur cerveau. Je vais me reconvertir.

© Les nuls


vendredi 25 avril 2008

MGMT: rock your body

MGMT (prononcez "managment"), c'est Andrew Vanwyngarden et Ben Goldwasser. Un duo qui nous vient tout droit de l’Université de Middletow dans le Connecticut américain. Un petit côté beach boys, une énergie très Vampire WE et des Wayfarer comme on aime. Sans compter que les deux jeunes hommes sont... absolument, craquants ?



Hommes de scène avant d'être des musiciens en studio, MGMT inventent une nouvelle sorte de concerts durant lesquels ils ne jouent qu'un seul et unique morceau. Imaginez donc Led Zep ne proposer que Stairway to heaven par exemple. C'est concept, comme on dit.
Mais Andrew et Ben insistent et finissent par imposer outre-atlantique leur noise-rock un poil électro. Quelques concerts plus tard, ils entonnent leur Time to pretend sur le Letterman Show. Révélation. La mayonnaise prend. les voilà maintenant classés dans les hit parades et sur les routes notamment celle du Rock. Leur tente plantée à Brooklyn, les deux potes sortent mi-mai leur premier album bien-nommé Oracular Spectacular. Un titre à l'image de leur pop psychélique: spectaculairement originale.

10 titres qui vont réveiller nos dance-floors cet été.
Une petite pépite surf qui sent bon les plages dorées et les cocktails à base de grenadine: kitsch à souhait. Le tube acidulé Time to pretend annonce directement la couleur "I'm Feelin rough I'm Feelin raw I'm in the prime of my life. Let's make some music make some money find some models for wives." L'autre titre phare de l'album, Weekend wars assoit le groupe une bonne fois pour toute: on revient en 70, on embrasse salivement sa voisine et on se questionne: "Where we can crush some plants to paint my walls, And I won't try to fight in the weekend wars Was I?" Avec Pieces of What, on confirme c'est synthé-guitare à gogo.
Des teenagers bronzés les MGMT? Assurément.
Mais de superbes éphèbes, qui contrairement à d'autres Teenagers, savent faire de la (bonne) musique et surtout s'entourer comme il faut, puisqu'on retrouve notamment Dave Friedman de Mercury Rev comme producteur ou encore Ray Tintori aux manettes de leur clip (Time to pretend) complètement déjanté.
Avec leur plastique irréprochable, leur son noisy pêchu et leurs voix atypiques, les petits gars de MGMT rendent même ringards Boys Noize et autres Thedo, pourtant sur-applaudis il y a quelques semaines.
Try to break my heart I'll drive to Arizona !

Il seront le 30 avril au AB Club à Bruxelles, le 24 mai à la Laiterie à Strasbourg et enfin à Paris au Bataclan le 28 mai! Foncez !
MGMT, Oracular Spectacular chez SONY


Une critique écrite pour le site culturel OP

jeudi 24 avril 2008

Emmenez-moi


Il y a deux semaines, je me baladais dans les couloirs de ma fac. Mon ipod branché sur Cazals, le jean mou, la veste froissée. Les jours se ressemblaient mélancoliquement.
Entourée par cette douleur qu'on appelle le quotidien, j'errais. J'aurais aimé mettre du Sheller dans mes oreilles, ça aurait mieux correspondu au bruit de mes converse sur le béton mais je n'avais pas, et Brel m'aurait achevée. Alors voilà Cazals, Elsa qui rumine, La Sorbonne pour décor. Et là, mes yeux rencontrèrent une petite annonce.

La Fondation Franco-Hongroise pour la jeunesse recrute 18 jeunes enseignants FLE pour enseigner un an (voire deux) à Budapest...

Je sors mon moleskine, je gribouille les coordonnées. Deux semaines plus tard, je postais ma candidature.

Qu'est-ce qui me retient vraiment ici ?


Sinon VOUS est toujours dans ton RELAY et il t'attend sagement.

mercredi 23 avril 2008

New York New York - J-10



New York New York, Moby featuring Debbie Harry


Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New-York c’est une ville debout. On en avait déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux même. Mais chez nous, n’est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s’allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l’Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur.

L.F. Céline, Voyage au bout de la nuit

lundi 21 avril 2008

Le divan

L'être humain est un animal névrosé. C'est un fait. Je n'échappe pas à la règle. L'une de mes obsessions "du moment" réside dans une espèce d'éternel questionnement sur moi et les autres.

J'avoue, des fois, je me demande pourquoi les gens m'aiment bien. Du genre, qu'est-ce-qu'ils peuvent bien me trouver? Ils sont juste polis... etc. Je sais, je sais, j'ai rien d'autre à fouttre de mon temps... Mais rassurez-vous, je ne compte pas résoudre mon complexe de merde ici. La réponse d'une de mes copines m'a fait tellement rire que je lui ai promis qu'elle figurerait sur mon blog.

Elsa: Et j'en finis toujours par me demander pourquoi untel ou untel m'aime bien. Alors que ce sont des personnes que j'aime et respecte et surtout qui sont intransigeantes.
M.: ça doit être le côté pétasse parisienne... ou alors, ta bonne foi absolue...
Elsa: Peste.
M.: ou encore ton organisation et ta maniaquerie du rangement impeccable.
Elsa: Espèce de double peste.
M.: Oui m'dame, on s'demande tous les jours pourquoi on t'aime bien ...tu as la goutte au nez 4 mois par an. Tu n'es pas bavarde du tout. Mais surtout, tu as un sens de l'humour déplorable.
Elsa: T'es vraiment qu'une connasse.
M.: Manque de pot : on est tous comme toi! (ah bah tiens, c p'têtre pour ça qu'on t'aime bien :D)

dimanche 20 avril 2008

Portrait de famille

Entre une tartine beurrée et le tour du pâté de maison, je discutais récemment avec un pote de politique d'immigration. Pas follement adorateur de Brice Hortefeux mais clamant haut et fort qu'il était pour un plus grand contrôle de l'immigration.

Je sais, j'ai des potes bizarres, mais je m'efforce de m'ouvrir à autrui. Je sentais bien qu'il essayait de se contenir dans ses propos sachant à quel point le sujet est, chez moi, sensible. Et puis tout d'un coup, cette phrase mémorable sortit de sa bouche: "Oh bah on va pas recueillir toute la misère du monde, non plus. Ils ont qu'à rester chez eux et gérer leur merde eux-mêmes."
J'ai eu envie de lui faire bouffer sa Festina par les narines, mais je me suis contenue. J'ai froncé les sourcils, pensé à l'odeur du muguet frais et essayé de m'échapper dans ma tête pour ne pas avoir à me rabaisser dans quelconque semblant de réponse.
Ce genre de propos, mon géniteur n'a pas cessé de me les tenir durant mon adolescence accompagné par le cervelet de mon frère aîné. Imaginez les repas de famille. Ma mère muette, mon père laissant échapper quelques petites phrases cinglantes, me demandant la plupart du temps de la fermer et mon débile d'aîné balançant ses théories néo-nazistes entre deux bouchées de pain.
On s'éclatait à table. Et souvent j'éclatais aussi son verre d'eau à la tronche des 1m95 de mon frère.
Alors aujourd'hui, je n'ai pas besoin que mes potes me tiennent le même discours. Je tourne les talons.

Voilà, ça va mieux.

samedi 19 avril 2008

New York New York - J-14

près de nos mémoires défaites parmi nos mains de défaite et des peuples de force étrange nous laissions pendre nos yeux


Partir
(... )
Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais feuille. Je dirais arbre. Je serais mouillé de toutes les pluies, humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l'oeil des mots en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre.
Et vous fantômes montez bleus de chimie d'une forêt de bêtes traquées de machines tordues d'un jujubier de chairs pourries d'un panier d'huîtres d'yeux d'un lacis de lanières découpées dans le beau sisal d'une peau d'homme j'aurais des mots assez vastes pour vous contenir
et toi terre tendue terre saoule
terre grand sexe levé vers le soleil
terre grand délire de la mentule de Dieu
terre sauvage montée des resserres de la mer avec
dans la bouche une touffe de cécropies
terre dont je ne puis comparer la face houleuse qu'à
la forêt vierge et folle que je souhaiterais pouvoir en
guise de visage montrer aux yeux indéchiffreurs des
hommes

extrait de Cahier d'un retour au pays natal

Aimé Césaire, 1913-2008

vendredi 18 avril 2008

Ah! Je ris de me voir si belle en ce miroir !

Hier soir, j'ai profité de l'ouverture nocturne de ma mairie pour aller chercher mes papiers ( CNI + Passeport ). Bon pour eux "nocturne", c'est 19h mais quand même, c'est pas mal.

Avant moi, dans l'ordre de passage, une femme d'une cinquantaine d'années bourrée de tics bizarres, les cheveux raides blond cendré aux épaules, des yeux clairs derrière des lunettes en fer saumon. Une seule employée de la mairie pour s'occuper de nos demandes.

- Bonjour, je viens chercher mon passeport. ( Elle tend un papier avec son numéro de retrait ) Bah j'espère qu'ils ont changé mon nom hein. Vous savez, c'est moi, le psychodrame pour qu'on me garde tous mes noms et prénoms sur le passeport.
( L'employée de la mairie la regarde circonspecte et la coupe )
- Votre ancien passeport, s'il vous plaît.
- Oui, mais euh... je peux le garder?
- Non.
- Mais c'est impossible? Je voudrais le garder en souvenir.
- Non, c'est impossible, je dois le restituer à la préfecture.
- Ah bah mince, je me trouve tellement belle sur la photo. Vraiment, je veux le garder.
- Non, madame.
- Bon, vous pouvez me faire une photocopie de mon passeport, quand même?
- Si vous voulez.
( Un peu excédée, elle part faire la photocopie. Je me pince l'intérieur de la joue pour réprimer un fou-rire)
- Tenez.
-Ah bah, on voit rien, vous te pourriez pas me faire une photocopie couleur? Elle est tellement magnifique ma photo.
- Madame, il y a des gens qui attendent derrière vous. Veuillez signer là.
- Oui, oui. Mais euh, vraiment même en souvenir et que je ne m'en sers pas?
-Non, madame.

ça a continué comme ça pendant bien 5 minutes, mais une autre employée est venue en renfort pour me donner mon cher passeport électronique qui va me permettre d'aller dormir sur l'herbe verte de Central Park dans 15 jours.

Il faudrait construire quelques HP en plus dans la région parisienne. Visiblement, il n'y en a pas assez.

mercredi 16 avril 2008

Je suis un monstre

Une de mes copines me racontait ce soir la tristesse qu'elle ressentait face à la mort de son chat, âgé de 17 ans. Un animal de compagnie qui avait grandi avec elle, un membre de sa famille en gros. Désespérée parce qu'éloignée de son domicile, elle se confiait à moi les yeux sûrement mouillés.

M
oi, agacée par autant de sentimentalisme, j'essayais de faire preuve de sollicitude et de prévenance; me retenant de balancer un truc du genre: "C'est un animal, hein, relativise". Mais je dois bien l'avouer ça me gavait de l'entendre. Et là, je me suis dit: putain Elsa, tu es un monstre. Faut dire, que je n'ai jamais eu d'animaux, que globalement ça me manque pas et surtout que ça me gave vite d'entendre certaines personnes parler de leur animal comme si c'était un bébé de 5 mois. Alors voilà, ma vieille t'es vraiment qu'une connasse insensible. Cynique, froide et peu obséquieuse.

Conclusion de ma blog-psychanalyse:
Je suis très anguleuse quand il s'agit de parler de deuil. Faut pas me demander de fermer ma gueule, de faire dans la complaisance et de sécher les larmes.
Putain de caractère de merde.

mardi 15 avril 2008

Le bonheur d'être professeur

Samedi dernier, j'ai demandé à une de mes élèves, Melissa, 12 ans, de m'inventer trois phrases. Une simple et deux complexes par juxtaposition et coordination.
Elle a voulu m'achever, la petite garce, voici ses propositions.

1/ Elsa attends le prince chareman

2/ Elsa attends le prince chareman et mange du chocolat

3/ Elsa attends le prince chareman; elle mange du chocolat

Message subliminal ?

lundi 14 avril 2008

À vos RELAY !


Mon petit bébé de magazine sort aujourd'hui en kiosque.
De la maquette des premiers numéros, il ne reste guère plus que la police de caractères. Avec Carole, Géraldine et Adeline, nous avons épuré les lignes et les couleurs, corrigé et sur-corrigé les papiers, affiné la ligne éditoriale, trouvé notre sigle et essayé d'être le plus pointues possible.
De nouvelles plumes sont venues se joindre à nous: Damien, Violaine, Aurélie, Roberto ...
Bref, je suis cette fois-ci très fière du résultat compte tenu des circonstances et des moyens.
Merci à tous et un merci tout particulier à Damien, Franck, Maëlle, Aurélie, Géraldine, Carole, François, Samuel.

Si l'on ne parvient pas à obtenir de la pub, ce sera le dernier numéro.
Vous aurez compris le sens de mon message du jour: Soutenez-nous ! Achetez votre numéro !
Dans un RELAY de gare RER ou SNCF et si vous ne le voyez pas demandez-le !

jeudi 10 avril 2008

Mes copines sont méchantes pas belles

Comment s'amuser dans sa tête dans le métro

Quand je prends le métro, si celui-ci tarde à arriver, je m'occupe. Aujourd'hui, par exemple, j'ai bien observé le plan du quartier Saint-Augustin et une question m'a littéralement foudroyée.

Bergson donne son nom à une place alors que Pagnol, lui, s'illustre par un parc. Très bien, mais pourquoi pas le contraire? Il y aurait-il des personnalités plus boulevard qu'impasse? Pour Henri et Marcel la chose s'impose sans nul doute. Bergson et son rire mécanique symbolisent effectivement le travail de l'esprit et donc par extension l'ouverture ( la place va alors de soit) alors que Pagnol et sa petite Provence chérie représentent plutôt le rapport à la nature, le parc, donc.
Je donnerais mon rein droit à couper que nos amis qui baptisent notre paysage urbain dans de grandes après-midi de printemps se creusent bien la cervelle autour d'une Suze pour nous pondre des petits rapprochement du genre. Ce qui est bien parce que ça amuse les gens comme moi.

Question subsidiaire: Kierkegaard serait-il plutôt rue ou avenue à votre humble avis?

mercredi 9 avril 2008

Décontenancée

Lundi dernier à la Préfecture de police de Paris.

- Alors pour le passeport, il vous faut un justificatif de domicile, deux photos d'identité sur lesquelles vous ne souriez pas, une pièce d'identité et vous êtes majeure?

- euh... bah ouais ( ??!! )

- Alors deux timbres fiscaux d'un montant total de 60€.

La vache, on me l'avait pas faite depuis longtemps celle-là.

lundi 7 avril 2008

Free Tibet



Alors que la flamme olympique passe aujourd'hui par Paris, les média français se mobilisent à leur façon. L'édito de Libé est cinglant.

" Ainsi Libération - avec une kyrielle de «médias occidentaux» - est au cœur d’un complot. Celui qui viserait à discréditer un Etat chinois fort de son bon droit. Il existe pourtant un moyen simple de déjouer le complot : laisser entrer les journalistes au Tibet. Ainsi la vérité apparaîtra-t-elle d’elle-même… Pour la Chine, il n’en est pas question. L’aveu est éclatant (...) "

Dimanche, à Shanghaï, Björk s'est mise à scander "Tibet, Tibet" lors de son morceau Declare Independence, interprété en fin de concert.


dimanche 6 avril 2008

Amsterdam is beautiful. VI. Rétrospective picturale.

Dernier volet de la série consacrée à la capitale néérlandaise. Des 135 photos que j'ai faites pendant ces trois jours, voici celles encore non publiées qui représentent le mieux la Venise du nord à mes yeux. Les bicyclettes, les néons rouges, le sexe et la drogue, les briques, les pavés et les hérons qui se baladent tranquilement sur les passages piétons.



La photo en bas à gauche a été prise près du Red Light district. Des types hilares plus ou moins alcoolisés et drogués s'entassaient comme des porcs devant les corps offerts dans ces vitrines éteintes. C'est difficile de comprendre comment un lieu qui respire autant la tristesse a pu devenir un passage obligé du touriste lambda.

Un héron cendré ( Ardea cinerea) se cache dans ce montage de photos, sauras-tu le retrouver?

Le néérlandais est vraiment une langue de merde, mais j'ai franchement envie d'aller y poser mes valises au moins un certain temps. Si le poste pour lequel j'ai postulé à Budapest ne marche pas, je sais vers où je vais me tourner !

jeudi 3 avril 2008

Pause / Play

© Soledad Bravi

Pas vraiment envie d'écrire en ce moment. Juste envie de nager et d'entendre ce bruit sourd et étouffé. Envie de mettre mon cerveau sur Pause.

Je laisse donc la parole à mon ami Henri Bergson qui disait dans l'Évolution créatice:

Originellement nous ne pensons que pour agir.
C'est dans le moule de l'action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l'action est une nécessité.


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