samedi 31 mai 2008

Comme de longs échos ...

En rentrant de la Maison de la culture de Bobigny où j'ai vu le très bon spectacle de Nicolas Bigards ( Chroniques du bord de scène jusqu'à demain soir à la Maison de la culture de Bobigny ), vu que la batterie de mon ipod était à plat et que je n'avais pas franchement envie de m'endormir pour me réveiller à Place d'Italie, j'ai commencé à décortiquer un poème de Baudelaire.


Correspondances, pour être plus précise. Avec mon crayon à papier, j'ai commencé à entourer, souligner, annoter, gribouiller. On entoure les connecteurs logiques, on souligne les motifs qui se répondent, on grise les conjonctions de coordination qui se répètent, on annote dans la marge les figures de style repérées; on gribouille verticalement et horizontalement et de biais aussi. J'adore faire ça, je déshabille le poème comme je dépiauterais une orange. En quelques minutes, mon texte était devenu une carte mystérieuse recouverte de hiéroglyphes.
Mon voisin qui avait assisté à cette scène aux accents maïeutiques, se tourna alors vers moi et me dit: Vous donnez envie de retourner à l'école !
Je lui ai demandé immédiatement de me signer une décharge à présenter le 29 juin au jury du CAPES.



© Titre. Baudelaire, Les Fleurs du mal " Correspondances"




et aussi:
Vote On My Photo!

A blue dress for a blue sky
by appoline



vendredi 30 mai 2008

Mes yeux tournés devers tes yeux

New York, Mai 2008

Mais elle était du monde où les plus belles choses
Ont le pire destin,
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
L'espace d'un matin.

Consolation à M. Du Perier, Malherbe




Titre extrait de Quand tu me vois..., Théophile de Viau

lundi 26 mai 2008

À table !

Je suis assez fière de moi, je me suis trouvée une nouvelle occupation housewife style. À mi-chemin entre la bobo attitude et le côté Louis de Funès.

Le dimanche soir, je fabrique des soupes. Le kimono bleu noué à la taille, de la bossa nova sur la platine, de l'encens qui crame près des bouquins. Faut le voir pour le croire, surtout quand je mixe le tout sans fermer correctement le couvercle et que je tapisse de fait ma cuisine couleur chou vert.




dimanche 25 mai 2008

Um magico no peito

sur le ferry pour Staten Island. Mai 2008

As vezes as coisas parecem mais ou menos claras. Mais obscuras que claras, mais complicadas que o que devriam ser. Hoje, apesar d'algumas coisinhas que eu tento esclarecer, tudo parece negro, sem luz, sem esperança. Cheias de dúvidas, cheias de ferrugem. Nada ilumina o meu céu sem estrelas. Nada apesar desse amor sem limite e sem condições pela língua portuguesa. Amor que eu esqueço as vezes mas que dorme sossegado em mim. Porque sei que as tuas ruas são em mim e que não podem desaparecer.

Traduction.

Quelques fois les choses paraissent plus ou moins claires. Plus obscures que claires, plus compliquées qu'elles ne devraient l'être. Aujourd'hui, mis à part quelques petites choses que je tente d'éclairer, tout semble noir, sans lumière, sans espoir. Pleines de doutes, pleines de rouille. Rien n'illumine mon ciel sans étoiles. Rien à part cet amour sans limite et sans conditions pour la langue portugaise. Amour que j'oublie des fois mais qui dort tranquillement en moi. Parce que je sais que tes rues sont en moi et qu'elles ne peuvent pas disparaître.


samedi 24 mai 2008

Fallait-il vraiment regarder l'Eurovision ?

Cette année, c'était branché de regarder l'eurovision. Si, si. Sebastien Tellier portait le drapeau français et Jean-Paul Gaultier accompagnait l'inénarrable Julien Lepers. Un vrai grand moment de télévision.

Quelle est la capitale de l'Islande? demande Julien. Oslo, répond JP... ça commence sur les chapeaux de roues.



Un casting de rêve.
Quand j'ai vu la portugaise chanter j'ai eu très envie de changer de passeport. Une robe insensée, une chanson guimauve, et une mise en scène ... rhaaa la mise en scène. Du vent dans les cheveux et le maquillage brillant et tout et tout. En plus, ça chante la mer. Evidemment. Parce qu'au Portugal on en est encore à promouvoir notre morue.
Côté islandais, alors qu'ils ont des talentueux de malade du genre Sigur Ros ou Bjork, ils sont venus nous fourguer de la techtonik de merde. Rose fluo et tube synthé à gogo. Beurk.
Notre amie la géorgienne, quant à elle, malheureusement aveugle avait au moins la chance de ne pas pouvoir voir sa robe...
Quelques minutes plus tard, l'ukrainienne tout droit sortie d'un film de Brian de Palma ne pouvait faire de l'ombre à notre amoureux barbu. Sebastien, c'est toi qui est divine. Il arrive sur sa petite voiture de golf, un ballon planète dans les mains. Il chante à genoux. Ses cinq choristes sont barbues comme lui. Pour moi l'amour chante en français lâche-t-il. Vas y que je te fuck que six mots en français. Tu l'as dans le cul toubon.

La varietoche de merde à l'honneur.
À l'eurovision, seuls deux choix semblent possible: la technodance post-Abba ou la guimauve strassée. Un véritable festival de mauvais goût. La serbe arbore une french manucure outrancière, les allemandes sont moulées à mort dans des robes-sardine, l'espagnol se coiffe avec le peigne d'Elvis, la polonaise a un super dentiste de la mort, la lettonie rejoue Pirates des Caraïbes, le violoniste russe est littéralement possédé. JP confond Timbaland avec Timberland. C'est mieux qu'un spectacle de Bigard.

J'hésite entre les bretelles du sublime danois et l'excentricité bosniaque. Résultat dans 1 heure !

Edit. 00:09.
Le beau gosse russe et sa chanson qui vaut pas un clou a gagné, mais je t'aime quand même Sebastien.

vendredi 23 mai 2008

Don't be a stranger

Mardi soir avec W., je suis allée au théâtre voir la dernière création de Christian Schiaretti. Un texte de Vinaver de près de 6 heures et une mise scène qui compte une trentaine de comédiens et de musiciens. La scénographie grandiose remplit le large plateau de la grande salle du théâtre de la colline. Cette année, je ne suis allée que 6 fois au théâtre. New York me l'a rappelé.


Tanzgeschichten, Raimund Hoghe


C'est dans ce théâtre moderne perché dans le 20e arrondissement que j'ai commencé à aller au théâtre, que je l'ai aimé puis détesté. Une relation passionnelle boulimique comme l'est l'amour naissant. C'est sur le chemin de Pereira prétend de Tabucchi par Bezace que j'ai rencontré A. S et D. , c'est grâce à une mise en scène du dernier condamné de Victor Hugo à l'Alliance française que j'ai tiré un trait sur S. C'est après les huit heures éprouvantes de Rwanda 94 que j'ai décidé de ne jamais faire du divertissement sur une scène. C'est dans la salle du Théâtre municipal d'Avignon que j'ai eu envie d'écrire sur Cocteau. C'est sur Yvonne, princesse de bourgogne que j'ai versé mes premières larmes et dans la Cour du Palais des Papes que j'ai découvert la magnificence chorégraphique de Pina Bausch. C'est grâce à la beauté monstrueuse de Raimund Hoghe que le feu a repris. À l'origine de conversations passionnées, de débats tumultueux, de prises de conscience diverses.

Je me souviens des heures passées à décortiquer tout, des combats initiés, abandonnés, gagnés, du plaisir sans limite. Je me souviens des sprints piqués à la sortie des bouches de métro pour ne pas rater les levers de rideau. Je me souviens m'être sentie électrique lorsqu'en juin 2003, j'ai présenté pour la première fois une de mes mises en scène devant une cinquantaine de personnes dubitatives. Je me souviens à quel point je t'ai trouvée belle en Antonin Artaud et que tu étais la seule à croire en ton metteur en scène. Je me souviens de nos soirées tièdes à Avignon et des cigales qui ponctuent les prosodies. Je me souviens du regard accusateur d'Anatoli Vassiliev lorsque j'ai oublié mon texte d'Ophélie. Je me souviens des premiers applaudissements et de la moiteur de tes mains avant l'entrée sur scène. Je me souviens de l'enveloppe noire produite par l'extinction des projecteurs, des visages souriants des spectateurs. Je me souviens que c'est l'une des premières choses que j'ai partagé avec toi. Et c'est ce qui aujourd'hui nous sépare un peu.
Je me souviens de tout et pourtant j'ai la mémoire courte.

mercredi 21 mai 2008

L'art n'a pas de compte à rendre à la morale


`

Stress, Justice. Film de Romain Gavras


Hymne à la beauté

Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
Ô Beauté ? ton regard infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l'on peut pour cela te comparer au vin.

Tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore;
Tu répands des parfums comme un soir orageux;
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.

Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.

Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau !
L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau.

Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
Ô Beauté, monstre énorme, effrayant, ingénu!
Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ?

De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,
Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! -
L'univers moins hideux et les instants moins lourds.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal

lundi 19 mai 2008

New York: En vrac

The Empire State Building - Brooklyn - Perry Street / Carrie Bradshaw's flat -
Upper West side - The Flatiron - Roosevelt Tramway




dimanche 18 mai 2008

New York: Broadway

Parce que c'est un passage obligé quand on visite pour la première fois New York, je me suis arrêtée du côté de Broadway pour assister à un musical.



Je voulais voir Chicago mais j'ai évidemment choisi le jour de relâche et donc j'ai dû opter au dernier moment pour Hairspray ( récemment adapté au cinéma). Le guichet TKTS propose des places à 50% le jour même, je suis donc allée voir le show pour 58$. Je n'aurais jamais filé ce prix-là pour un spectacle à Paris mais bon, j'étais à New York!
Hairspray c'est pas super super, c'est niais, adolescent, stéréotypé mais franchement je m'en foutais. A 19h après avoir fait ma promenade dans l'East Village avec mon bagel au blueberries, j'ai débarqué sur Times Square à la recherche de mon théâtre. Le fourmillement continuel du quartier me faisait bondir de plaisir comme Tigrou sur sa queue. Les lumières, l'excitation, le brouhaha de l'avant-théâtre. J'aurais bien aimé y aller en escarpins avec du rouge à lèvres pour faire "grand soir" mais c'était plutôt ambiance touriste qui parcourt la ville en Jean+converse. Oui, on marche BEAUCOUP à New York. Je confirme.
Bref, je débarque dans le théâtre, je m'installe dans mon fauteuil rouge et je relis trois fois le programme pour passer le temps. Un petit coup de spleen me traverse. À droite un couple, à gauche une bande de copines et tout plein d'éclats de rire qui s'envolent jusqu'au plafond et son immense lustre. Je relis le programme.

Le spectacle commence, ça chante, ça danse, ça gesticule dans tous les sens. Puis vint l'entracte douloureux. Le moment où tu partages avec ton accoudoir tes impressions. Tu allumes ton ipod, tu ouvres ton guide, tu relis des pages déjà usées, tu fais semblant que tu es absorbée par ce guide passionnant. Tu relis le programme. Lui aussi, il passionnant. Tu fais comme si ta richesse intérieure pouvait te suffire amplement, comme si ça te faisait pas chier d'être là toute seule comme une connasse. Heureusement la lumière s'éteint de nouveau pour laisser la place aux projecteurs multicolores. Dans le noir, tu n'es plus seule.


Une fois le spectacle fini, je me sens étrangement bien ( allez comprendre les femmes...) dans la tiédeur de cette soirée de mai je décide de rentrer à pied.
J'adore Times Square.


samedi 17 mai 2008

New York: Un peu de culture !

À New York, je n'ai pas seulement dégusté des cupcakes et grimpé sur des buildings de 70 étages. J'ai aussi visité quelques musées et galeries d'art. L'entrée aux musées est assez coûteuse ( 20$ pour le Guggenheim, 15$ pour la Neue Gallery) mais les lieux sont aussi splendides que les expositions qu'elles protègent...

Le MoMA ( Museum Of Modern Art) est mon préféré. Il s'étend sur 6 étages. Un lieu immaculé où on peut admirer du Monet, du Picasso ou encore du Warhol. L'organisation par donateur laisse un peu à désirer mais les œuvres sont vraiment mises en valeur. La Jeune fille devant un miroir de Pablo Picasso resplendit littéralement.


J'ai passé 3 heures à déambuler dans ce musée alors que je connaissais déjà la collection permanente pour l'avoir vue à Berlin lors des travaux du lieu. Vous l'aurez compris: je vous le conseille vivement.

1. Neue Gallery. À deux pas du Guggenheim, un hôtel particulier spécialisé sur l'art flamand, autrichien et allemand. J'y suis allée pour Egon Schiele que je vénère mais c'était une exposition sur Klimt exclusivement. Enfin, c'était génial quand même.

2. Solomon Guggenheim. La queue à l'entrée et le prix prohibitif m'ont fait renoncer à la visite mais depuis l'entrée j'ai pu admirer l'architecture intérieure qui a influencé bon nombre de galeries commerçantes.

3. Le MET ( Metroplitan museum) c'est un peu notre Louvre à nous. Collé à Central Park il s'étend sur 7 hectares. C'est dire si le lieu est labyrinthique. Avec Franckie, on a visité l'expo Courbet et celle de Jeff Koons sur le toit. Une fois l'homme épuisé, j'ai continué ma visite avec l'expo temporaire sur les costumes de super-héros et l'art étrusque.


J'allais oublier de vous parler du Lincoln Center. Un endroit dédié aux arts vivants: opéra/théâtre/musique/danse. Grâce à mon pass magique, j'ai visité l'opéra à l'intérieur duquel deux immenses Chagall nous regardaient, le philharmonique et le New York City Ballet. Les coulisses, la salle, les sous-sol avec une guide ma foi très bavarde.



jeudi 15 mai 2008

Champagne !

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs.

Petite parenthèse parisienne pour une très bonne nouvelle pour un jour de grève dans l'éducation nationale.

New York: I did it !

Comme dirait Desmond, mon nouveau meilleur ami: You can get it if you really want But you must try, try and try. Try and try, you'll succeed at last.



Aujourd'hui, je vous invite sur le pont de Brooklyn au sud de l'île de Manhattan.
Pour moi, un grand moment de liberté inexplicable. Je ne sais pas pourquoi, mais des fois c'est comme ça, tu respires et tu te sens bien. C'est simple et ça tient souvent à presque rien. Une brise fraîche une après-midi tiède, une musique planante, le sentiment d'exister ...







mercredi 14 mai 2008

New York: Pétage de plomb à Chinatown


Chinatown, c'est un petit peu notre 13ème arrondissement à nous. Un petit coin de Chine au milieu de l'occident. Un gros plaisir aux senteurs de l'asie pour moi.

Avec la ferme intention de m'acheter des lanternes en papier pour faire comme une certaine personne dont je tairais le nom, j'avais trouvé sur le net l'adresse d'une boutique sympa à SOHO. Le Pearl River Mart sur Broadway. Au 477 pour ceux qui veulent le noter. Et là, ce fut le drame. Comme Charlie dans la chocolaterie, j'ai été prise d'un grand suffoquement de plaisir. 3 étages remplis de produits importés de Chine: des fringues, de la vaisselle, des mags, des cahiers, des plantes, des accessoires, de la déco: TOUT.
Bande de salauds, vous voulez la peau de ma CB, me suis-je dit dans mon for intérieur en crispant mes doigts sur mon sac en toile... Au bout de 45 secondes d'une résistance qui ne servait à rien, j'ai craqué. Bilan des courses: 2 paires de Ballerines, deux lanternes en papier, des boules lumineuses, un Kimono, deux théières en fonte mini-format ( une tasse et deux tasses).
Le tout pour 106$ soit 68€. Oui, je sais. Elle est belle la vie des fois, hein?



mardi 13 mai 2008

New York: Skyline

Lower Manhattan depuis le ferry pour Staten Island - 9/05/08

New York au début, c'est effrayant. Plusieurs trains de lignes différentes partent du même quai dans le métro. Il y a quasiment aucun plan public dans la rue. Les trottoirs sont aussi gigantesques que les immeubles qui vous regardent. Le rythme est dense, confus, rapide. les taxis vont dans tous les sens. Les gens parlent vite et bouffent la moitié des mots. C'est tout juste si tu as l'occasion de te retourner quand tu marches. S'arrêter est une ineptie.

Mais New York au bout de 24h, c'est votre nouvelle ville chérie. Cosmopolite pour qu'on se sente suffisamment chez soi même si on ne parle pas la même langue, surprenante de richesse pour que chaque coin de rue, chaque quartier soit une surprise. Et chose assez étonnante pour une parisienne dans mon genre: les américains sont d'une gentillesse et d'une serviabilité peu commune. Même quand tu causes comme une loutre comme moi, tu peux te faire comprendre. Ils t'accompagnent au bout de la rue si tu es perdu, même s'ils sont attendus à l'autre bout de l'île dans 20 minutes. Ils parlent moins vite si un point d'interrogation s'inscrit sur ton front pendant une conversation et si tu tournes ton plan dans tous les sens, ils s'approchent d'eux-mêmes pour te le mettre dans le bon.

New York est un toubillon certes, mais un tourbillon dans lequel on ne se perd jamais sans se retrouver.

lundi 12 mai 2008

New York: Times square

Comme un papillon irrésistiblement attiré par la lumière d'une ampoule, Times Square me fascine. Une place ultra animée qui ressemble à Picadilly à Londres. Des écrans partout, du monde dans chaque recoin, des boutiques en veux-tu en voilà, des comédies musicales par centaines et la police qui surveille le fourmillement. Sur Times square, même la bouche de métro est disco, c'est dire si l'endroit est funky.

dimanche 11 mai 2008

New York: Vagina Power


Hier à 3h du mat, après avoir bu des cosmopolitans en tout genre en charmante compagnie, nous avons décidé de rentrer pour reposer nos yeux et notre foie. Alors que nous traversions une rue pour rejoindre le métro une chinoise a crié depuis son yellow cab: Vagina Power !
J'aime vraiment bien NYC: y a autant de fous dans les rues qu'à Paris.


vendredi 9 mai 2008

New York: miam miam


Le pays où prendre 10 kilos est aussi facile que frapper dans ses mains.

Cupcakes chez Magnolia Bakery dans le Village. Petit gâteau et thé au lait que j'ai dégusté sur une table échiquier dans un parc ombragé par des platanes. Les américains sont très friands des petits confettis en sucre de couleur. ça tombe bien, moi aussi.



De lundi à jeudi, il a fait un temps magnifique sur NYC. C'était vraiment top. Mardi, je me suis enfuie vers Brooklyn et ses petites maisons brownstones. À 12H45, perdue près d'une zone industrielle, il faisait 33°C. Du coup, en revenant sur Manhattan, je me suis mangée une petite glace à la vanille provenant d'un camion d'ice cream comme on en voit des les films. ( Vous savez ceux qui attirent les enfants avec leur sugar mélodie). Avec ma petite longue glace, j'ai visité Wall Street et tout le Lower Manhattan. Ambiance "La Défense" et costume de rigueur.




le BLT Burger est selon le NY Times "a place not devoid of pleasures". Ce qui présage du pire en matière de capitons. Dans une ambiance diner à l'ancienne, on engloutit son milkshake aux Oréos, son burger et ses fries ondulées avec l'impression étrange d'être dans Happy Days. Quant aux Hot Dog, c'est un bon moyen de manger sur le pouce. C'est tout petit et parfaitement délicieux, pour environ 2$.


jeudi 8 mai 2008

New York: Eggs benedict

Après un succulent Brunch jazzy au Garage dans le "Village", petite promenade dominicale autour de Greenwich vers Tribeca. Le quartier bobo par excellence. Dans une friperie very vintage style, j'ai trouvé une platine Fisher price à 90$ avec liste d'attente, rien que ça !*


*Une anecdote spéciale LaG qui devrait faire rire Pablo, Ton1 et Grogro !

mercredi 7 mai 2008

New York: Central Park

Après avoir acheté mon Hot Dog casher à un vendeur ambulant, je suis allée me prélasser sur le tapis émeraude de Central Park. Central Park, c'est un rectangle absolument gigantesque qui alterne les lacs, les pelouses et les arbres un peu à l'image du Parc Montsouris à Paris sans les hélicoptères de CBS et les sirènes de la NYPD.


J'ai assisté à un entraînement de Baseball, dégusté une glace les pieds en éventails, bronzé discrètement du bout du nez, admiré l'architecture du Dakota building ( immeuble où a été tué John et où Roman a filmé Rosemary's baby), et surtout j'ai discuté pendant une bonne demi-heure avec une petite dame de 80 ans. Résidente dans le quartier chic de Manhattan (Upper East Side), elle s'occupe au sein d'une association de soigner et préserver le parc. C'était bien marrant de discuter avec l'autochtone.




mardi 6 mai 2008

New York: It's amaaazing

New York c'est la claque absolue. Dans l'avion indien qui me faisait traverser l'Atlantique avec du poulet au curry, j'ai rencontré Abi et Mathilde. Avec eux et d'énormes fou-rires j'ai passé le service d'immigration digne d'Alcatraz.

-Pourquoi venez-vous aux US?
-Combien de temps restez-vous?
-Vous avez voyagé seule?
-Alors pourquoi parliez-vous à ces jeunes?
-Vous avez un point de chute ici?
-Comment connaissez-vous un new yorkais alors que vous habitez Paris?
-Combient de temps restez-vous déjà?
- C'est la première fois que vous venez aux US?
- Alors ravi de vous rencontrer, mam' et bienvenue aux USA !

Avec mon précieux nouveau guide, je me suis engouffrée dans le subway américain et quand je suis sortie à la 52e rue, j'ai eu le coeur qui allait sortir de ma poitrine.
L'impression étrange d'être rentrée dans un film, de connaître parfaitement ces buildings, ces taxis jaunes, ces sirènes d'ambulance, cette langue, ce décor de cinéma irréel.
Hier, je suis montée sur le toit du Rockfeller center, depuis le 71e étage, voici la vue sur Central Park et sur Midtown. Les américaines claironnent sans cesse des "it's amaaaazing!!" je comprends pourquoi.


Sur cette photo, j'ai coupé la tête de l'Empire State pour faire une vue plongeante sur la ville. En plus j'ai du bol, il fait méga beau temps.

vendredi 2 mai 2008

New York New York - DDay

Ma valise grise est prête. Mes plantes arrosées. La vaisselle lavée. Les $ planqués. Et la playlist NYC pour errer dans les rues de Manhattan enfin prête. Je l'ai faite très électro à l'aide entre autres de Tsugi, des Fluokids, des demoiselles Nyctalopes et autres Black Candies. La voici:


1/ Sunrises (Lifelike Remix), Kruse & Nurnberg Ft. T.nile
2/Somebody Somewhere (Lifelike Remix), Cazals
3/ Sensual Seduction, Hot Chip
4/ Lights & Music (Superdiscount Remix), Cut Copy
5/ Breathe Me (Mylo Remix), Sia
6/ Katrina, fránçois
7/ Bite Marks, Atlas Sound
8/ Great DJ (Calvin Harris Remix), The Ting Tings
9/ Tour de france, fránçois & The Atlas Mountains
10/ Young Love (Shoes Mix), Mystery Jets
11/ Come Together, PNAU PNAU
12 / Dayvan Cowboy, Boards of Canada
13/ 1000 Lords (Zoo Brazil Remix), Butch
14/ Electric Feel, MGMT
15/ Danse En France (D.I.M. Remix), Fischerspooner
16/ INORDERTODANCE, Housemeister
17/ Get On Down, Louis La Roche
18/ Ring Road (Laidback Luke Remix), Underworld
19/ Light Years (Lifelike Discopolis Remix), Supermal
20/ Let's Make Love and Listen to Death From Above (Spank Rock Remix), Cansei de Ser Sexy
21/ Glances And Smiles, Scenario Rock
22/ Doomed Now, Does It Offend You, Yeah?
23/ Whistle, Brisa Roché
24/ Divine, Sebastien Tellier
25/ War Wound, Scenario Rock
26/Death To Los Campesinos!, Los Campesinos!
27/After All These Years, Syd Matters
28/Certified, Calvin Harris
29/ Lived in bars, Cat Power
30/Brother, The Organ


BONUS spécial balade à Central Park au petit matin: Blue light alarm, Cerys Matthews

jeudi 1 mai 2008

De l'autre côté du Rhône

Skyflowers, Amsterdam, 2008

Et moi j'te connais à peine

Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me l'dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux


William Sheller,
Un Homme heureux


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