lundi 28 juillet 2008

Leçon de style au masculin

Aujourd'hui, j'ai travaillé sur une interview de la styliste homme d’une grande maison de couture française. Pour vous, messieurs, voici donc quelques uns de ses conseils distillés aux miens et à ceux de diverses copines.


1/ Osez la couleur. Un homme coloré, c’est un homme sûr de lui.
2/ Faites du sport (mais pas trop). Un homme bedonnant, c’est un homme peu charmant.
3/ Achetez des fringues à votre taille. Oubliez donc ce pantalon XXL et ce pull informe. On veut pouvoir mater, nous !
4/ Accessoirisez votre jean d’un détail qui fait mouche : une veste en cuir, un tee-shirt pop, des baskets cool. Branchissez-vous un chouia.
5/ Rasez-vous mais mal. On aime assez le côté bad boy. Débardeur noir sur épaules charpentées, barbe mal rasée, cheveux indomptables ou crâne rasé vite fait.
6/ Ne succombez pas à l’übersexualité. Soyez mâle. Ok pour le gel douche qui sent bon mais non définitivement non à l’anti-cernes.
7/ Faites votre âge. Ni trop ringard ni trop tendance surtout si vous avez un physique pénible.
8/ À avoir toujours dans son armoire : une chemise noire, un pull marin, un jean brut, des baskets, une chemisette blanche en lin (surtout l'été sur la peau caramel).
9/ Sortez des sentiers battus. Un pantalon de costume ok mais avec un tee-shirt ajusté, un pantalon qui dégouline un peu mais avec une chemise noire en matière noble… bref le total look est à proscrire. ( si vous osez sortir en jean+veste en jean, je ne peux plus rien pour vous)
10/ Soyez classique mais moderne. Le sobriété rend classe.

jeudi 24 juillet 2008

Coup de foudre à Denfert Rochereau

Dans le métro, un tas de gens me parlent. C'est comme ça, je dois avoir l'air sympathique. La petite vieille qui se plaint de l'odeur des sous-terrains, le jeune travailleur qui me dit qu'il me trouve charmante, mademoiselle, les ados qui adorent mon sac à paillettes ... Pourtant, il n'y a pas plus autiste que moi... rares sont les fois où je décolle mes écouteurs d'ipod de mes oreilles.

Lundi, après avoir passé une journée de merde avec des crampes à l'estomac, de la migraine en veux-tu en voilà et autres symptômes liés au jour, je suis allée boire une menthe à l'eau avec ma coupine Gé les ciseaux dorés avant de rejoindre A.
Une soirée bien remplie parce qu'il faut des fois. Ce jour-là, j'avais envie de rouge vermillon aux lièvres et en ratant mon trait d'eye liner noir, je m'étais dessinée des yeux de Cléopâtre. J'aime bien des fois avoir l'air déguisée. C'est mon côté petite fille.
Je m'engouffre dans le métro et à quelques centimètres des tourniquets un jeune homme m'arrête. J'avoue, je n'ai pas compris ce qu'il voulait au départ. Je venais de dépenser mes derniers centimes au Tournesol et je n'avais vraiment pas un rond sur moi. Je le regarde donc essayer de faire des phrases sujet+verbe+compléments mais visiblement, il a du mal.

D'abord il se confond en excuses, il est intermittent, il n'a pas le temps de rester, il est désolé. ( Moi je me dis: ouais ouais ouais tu vas me faire rater mon métro ) et puis alors que je désespérais de comprendre ce qu'il voulait, il me lance: j'adore ton style ( faut dire que j'avais fait péter le haut orange à petits pois blancs et les tresses ) et tes yeux sont magnifiques...
À ce moment là, je ne faisais plus qu'un avec la couleur de mon rouge à lèvres. Je le remercie en souriant, et puis cherchant à contrer son compliment en bonne parisienne que je suis, je sors débilement: c'est gentil mais je vais vivre à l'étranger dans un mois... C'est pas grave, réplique-t-il, il nous reste un mois !
Je me suis crue dans Broken English, et ça m'a fait plaisir (même si le mec ressemble pas vraiment à mon Melvil à moi que j'aime). Il continuait à s'excuser et prenant les devants, je lui ai demandé si c'était mon numéro de téléphone qu'il voulait. Je sais pas des fois, je suis cash comme ça. Au final, je note son numéro dans mon portable, il me demande de le biper, je passe les tourniquets, il s'exaspère que je ne le bipe pas. Et je disparais. Ne sachant pas encore si j'allais ou pas lui donner mon numéro de téléphone.

Une fois arrivée sur le quai du métro, à la fois emportée par ma journée de merde et par mon côté romantique à deux balles, j'ai envoyé un sms. Et il a répondu. Il s'appelle Nicolas.

Moral du jour:
Messieurs, n'hésitez donc plus.
Arrêtez des filles dans la rue, ne leur demandez pas leur numéro, elles vous le donneront.


mercredi 23 juillet 2008

Sex is more

Pour faire remonter les stats d'un blog, rien de mieux qu'un petit billet dans lequel on parle cul. Un truc bien salace qui attire les pédophiles, les pervers et tous les détraqués qui tapent des trucs inimaginables sur google. Et parce que je suis un peu comme Faust et que j'ai vendu mon âme à Yahoo, et surtout que je perds des lecteurs avec les rayons du soleil... Donc oui, le sexe, c'est vendeur, et comme je suis la princesse du marketing, me voilà cherchant une idée pour vous parler de cul sans rentrer dans les détails carré blanc et vieilles dentelles trop perso.
Et là: Tadaaaam ! Pénélope me donne l'idée du siècle. Merci mademoiselle hélium. Je vais donc me prêter sous vos yeux au questionnaire de Maïa Mazaurette. Attention! Attention! Voilà les réponses:


Si j’étais un slip : Je serais toujours TRÈS propre. Toujours.
Si j’étais un sextoy : Je serais fluorescent.
Si j'étais un fantasme : Je serais un truc ultra honteux qu'on n'ose même pas se révéler à soi-même.
Si je devais faire l'amour avec un animal : Je serais ce qu'on appelle quelqu'un de zoophile. Mais je vous rassure tout de suite, je préfère les insectes.
Si je devais te dire quelque chose à l'oreille pendant qu'on fait l'amour : ce serait quelque chose de passe-partout; histoire de pas me tromper sur ton prénom.
Si j'étais Clara Morgane mais avec mon cerveau actuel : je me ferais retirer les cordes vocales.
Si j'étais une zone érogène : Je serais accessible même sous -15°C.
Si j'étais un détail absolument irrésistible : Je serais un grain de beauté épinglé sur une épaule, une pommette, un creux...
Si j’avais une morale sexuelle : Jouissez sans entrave !
Si je me réveillais demain sans pénis ni vagin : Je me gratterais les couilles.

mardi 22 juillet 2008

La raison est déraisonnable


Je suis sûre qu'avec le week end que j'ai passé, j'ai du reprendre au moins la moitié des 7 kilos que j'ai perdu un peu malgré moi depuis un mois. J'ai donc pris la décision ferme de garder cette photo en otage pour me venger de mon cousin. Vous savez, celui qui m'a infligé non seulement une soirée à écouter du Boney M mais également une pièce montée que j'ai engloutie les doigts collés par du caramel.

Sinon à part ça, je vous avouerais bien que j'attends le 27 août avec impatience. Histoire de me délivrer de moi-même. Un peu comme un sevrage dirons-nous.
Et ça me rappelle un bout de mon roman du coup, mais vu que je l'ai perdu ce passage là je peux pas vous le copier coller. Ah ah ah. bref. Bonjour chez vous comme dirait l'autre !

lundi 21 juillet 2008

Je valide, c'est une vie de merde !






Détails de mariage. Rodez - le 19.07.08


Ce week end j'étais invitée au mariage de mon cousin, il m'a assurée que je rencontrerais plein de mecs libres et que je ne serais pas la seule célibataire. Je me suis retrouvée à une table au milieu de 7 couples après que ma mère m'ait pris la tête toute la journée sur mon décolleté qu'elle jugeait trop profond. VDM

dimanche 20 juillet 2008

Happiness only real when shared


En revenant de l'Aveyron, après avoir passé deux heures le nez collé à la fenêtre les cheveux au vent, je me suis dis que je n'étais pas au fond qu'un rat des villes, que l'immensité des montagnes, le vert profond des forêts et les rivières sauvages, c'était bien aussi. Et comme la hasard fait bien les choses, dans le second train qui me ramenait chez moi, j'ai décidé de laisser mon bouquin du moment pour regarder le dernier film de Sean Penn: Into the wild.

Christopher McCandless est un étudiant brillant qui vient d'obtenir son diplôme. Rejetant les principes de la société moderne, il décide de partir sur les routes. Il brûle ses papiers et une partie de ses économies. Il part en voiture vers le sud des États-Unis lorsque lui vient l'idée d'aller en Alaska. Il y découvre les montagnes enneigées et se réfugie dans un bus abandonné. Il y passera cinq mois. Cinq mois de solitude, de compréhension de la nature et de l'être humain.

Si vous l'avez manqué au cinéma, je vous conseille vivement de le voir en DVD. Je suis restée bien 15 minutes les yeux dans le vide une fois le générique de fin fini tant ce film m'a bouleversée autant esthétiquement qu'intellectuellement.

Voilà c'était mon conseil du jour, maintenant je vais aller dormir et reposer mon foie.

vendredi 18 juillet 2008

In the dressing room


Ne crois pas que je ne pense plus à toi.
La nuit, je m'enroule dans ton pull en me souvenant de nos étreintes. Il faisait très chaud ce jour-là. Les rayons de soleil perçaient les nuages qui s'agglutinaient pour nous voir. Je fermais les yeux très fort et je voyais des étoiles. Aujourd'hui, il neige contre mes volets. La rue est déserte. Les gens soufflent des bougies, ils mettent de la cire partout. Ils ouvrent des cadeaux. La pluie claque sa haine contre les tuiles. Tu sais nager le papillon ?
Ne crois pas que les minutes passent vite.
Elles s'écoulent lentement. Doucement. Tranquillement.
Hier, j'ai rêvé que tu portais un costume. Je marchais dans Rome. Les ruelles se mélangeaient entre elles. Il y avait un fin voile de pluie qui recouvrait mes sandales. Tu te rappelles de l'odeur du métro ? Du bruit entre chaque station? Du regard des lecteurs? De ta main dans la mienne, timide et introvertie. Le film était bien, merci. Fais moi la bise, c'est tellement mieux.

jeudi 17 juillet 2008

Peste à Buda


Clique pour agrandir

Un vol Aller simple pour Budapest. Bientôt débarrassés de moi.
Alors, heureux ?

mercredi 16 juillet 2008

Pour le meilleur et pour le meilleur

Je pense pas grand chose de positif de l'amour. Alors quand mon cousin m'a proposé de lire un texte à haute voix dans le silence de l'église, cela m'a fait un peu peur et un peu plaisir aussi. Peur d'avoir à lire un texte sur l'amour qui n'est pas de moi et ceci devant toute ma famille ( texte que je n'apprécie pas plus que ça d'ailleurs) . Plaisir qu'il ait pensé à moi.

"L’amour n’est pas tout fait, il se fait. Il n’est pas robe ou costume prêt-à-porter, Mais pièce d’étoffe à tailler, à monter et à coudre. Il n’est pas appartement, livré clés en mains, Mais maison à concevoir, bâtir, entretenir, et souvent réparer."
Voulant échapper aux mots de ce Michel, j'ai essayé de coucher les miens à la place. J'ai gardé pour moi mon cynisme et je me suis plongée dans ses yeux à lui, celui d'un homme heureux qui se marie à la femme qu'il aime, enfin. C'est sirupeux, comme je n'aime pas, mais ce sont mes mots et mes tournures de phrase et c'est déjà ça.

"On dit qu'aimer est un verbe transitif. Et parce qu'il a cette caractéristique là, il a la chance de ne jamais être seul. Les amoureux ne le sont jamais eux non plus. Ils s'appartiennent en dehors de toute grammaire. Leur amour se construit à mesure que les jours avancent. Il grandit à chaque caresse, à chaque blessure, à chaque rire, à chaque instant. S'il souffre des tempêtes c'est pour mieux pouvoir préparer les suivantes. S'il a peur des tourments, il en sort pourtant toujours vainqueur. Il donne le vertige et c'est pour cela qu'on l'embrasse chaque fois un peu plus fort, qu'on se perd dans ses bras, qu'on s'y sent toujours aussi bien. C'est pour cette raison piquante et délicieuse qu'il ne s'éteint jamais. Mieux encore, c'est pour cela qu'il se ravive à chaque fois. "

J'ai les doigts englués dans la guimauve. C'est normal, docteur?


Je prends tous les conseils qui puissent m'aider à améliorer mon discours. Merci de votre compréhension.

mardi 15 juillet 2008

Le bal des horreurs


Hier soir, après une journée affalée sur l'herbe émeraude du Parc de Sceaux les doigts de pieds en éventail, je suis allée avec ma meilleure copine, son mec et son frère du côté du canal Saint-Martin pour le fameux bal des pompiers.



Le truc que j'attends depuis au moins 7 ans et qu'à chaque fois je rate parce qu'on est au festival d'Avignon, parce qu'en Bretagne y a pas, parce que franchement la musique nous faisait saigner des oreilles depuis la rue. Voilà comment depuis 7 ans, mon entourage a échappé au bal et comment de fait j'ai échappé aux beaux pompiers tant de temps.

Hier soir donc, l'œil de biche, les petites tresses et le rouge à lèvres carmin j'ai retrouvé Aurélie, J-C et Alex hilares sur la rive droite de mon Paris. Hilares quand ils m'ont aperçue tressautant de l'autre côté de la rue. Un peu comme Perrette dans la fameuse fable, j'allais à grands pas m'imaginant la tête sur le torse d'un beau pompier parisien. Du rouge aux lèvres mais en converse, faut pas déconner non plus.

Mais le rouge à lièvres n'a attrapé aucun lapin. Parce que, sachez-le, les rares pompiers qui étaient présents n'avaient l'air d'apprécier que la compagnie de Jessica et de Sabrina, 3 couches de fond de teint orange sur le visage, le gloss rose pâle irisé qui dépasse et les talons aiguilles en simili cuir. Entre chaque gloussement, des questions existentielles: "- Et tu fais de la muscu tous les jours?" "- Et ça fait pas trop peur de monter à l'échelle?"
Les pompiers très spirituels qui répondaient aux questions avec un sens de l'auto-dérision presque nul avaient à mes yeux perdu tout leur charme. L'uniforme ne sauve pas de la superficialité... Hélas !

Messieurs, voici ma conclusion : Les hommes qui aiment les dindes sont carrément moins sexy. C'est un fait, à vous de voir !

dimanche 13 juillet 2008

Les nuages creusent des trajectoires dans le ciel.


© Le soleil malgré tout le 7.07.08 par Romain C.


Tu espères parfois que les choses viendront toutes seules. Tu aimes faire confiance au destin. Tu crois vouloir le laisser choisir mais tu sais très bien ce que tu veux de lui. Tu aimerais naviguer comme eux, te laisser guider par le mouvement de l'eau, secoué parfois par la violence de la vague, par son entrain, par son objectif.
Tu t'écraserais bien avec elle sur le bord de la plage recouvrant le sable par petites secousses. Les cordes du violon frissonnent et ta peau se couvre d'un fin voile de froid. Tu jettes ton regard par delà la fenêtre et tu apprécies la lueur du jour, sa couleur mauve et enveloppante. Tu attends le geste salvateur. Tu tends le cou. Tu poses ton genou à terre. Quel temps fait-il chez toi? Chez moi, les hirondelles dessinent des volutes dans le ciel. Je marche sur le bitume chaud et j'entends mon talon cogner chaque fois un peu plus fort la terre.
Tu crois en Dieu? Le vent caresse les feuilles des chênes. Le monde s'organise une petite valse d'été et je regarde par la fenêtre. Quand reviendras-tu alors? Je sais que tu n'as pas le courage. Je sais les choix, je sais les décisions, je sais rayer les cases optionnelles. Je me doute bien que tu as peur. Tu entends ce solo de violon ? Il nous parle, non? La ville s'endort à son tour. Chaque lumière éteinte est un battement de cils qui te rapproche un peu plus du sommeil. Tu as mon adresse ? Prends un stylo, alors. Tu dansais parmi les goélands et ils criaient contre ton énervement. C'est facile à dire, je sais. Il est heure non? Allons-y alors. Tu as pris ta valise?
Je t'accompagne.
Le quai est vide. La poussière organise sa petite résistance. Ses chaussures frottent le sol. Le train part. Je te l'avais dit. Il fallait arriver à l'heure. C'est important, d'arriver à l'heure.
Je n'aime pas trop les feux d'artifice.


en écoutant On the nature of daylight de Max Richter.

vendredi 11 juillet 2008

Nicolas, tu es tout puissant, certes, mais tu es tout petit...

Je n'aime pas TF1 mais j'aime la liberté de la presse.




Finir sur Shakespeare, bravo Patrick.
Je vous avoue qu'au fond, je ne suis pas tellement triste parce que Harry, c'est mon fantasme n°1. :)

mercredi 9 juillet 2008

47° 53′ 56″ N 20° 22′ 29″ E


Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

Voici mon pays d'adoption à partir du 27 août prochain.
Je pars vivre en Hongrie jusqu'à fin juin 2009.
Dans la petite ville d'Eger à la frontière slovaque ( environ 100km de Budapest ), une région viticole au passé Ottoman et à l'architecture baroque.
Je vais enseigner le français et le théâtre dans trois lycées différents.
Quant à la porte de mon appartement, elle vous est grande ouverte !

mardi 8 juillet 2008

Xavier Darcos m'a tuer



"Après 11.200 suppressions de postes en 2008, le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos révèle à «Libération» que 13.500 devraient suivre à la rentrée 2009."

Non. Cette année encore, je n'ai pas eu le capes. Ce n'est ni la faute de mes profs de la Sorbonne, ni celle de mon groupe de travail, encore moins celle du ministère de la faillite éducative, ni celle de Xavier Duçon, oups pardon, Darcos. C'est la mienne. Je n'ai pas assez travaillé ma grammaire et ma stylistique et surtout je n'avais pas lu Les Misérables. Quelle honte ! Quant au Portugais, miséricorde. 7/20 après avoir eu 17 l'an dernier. Elsa??? On a perdu ses racines en même temps que sa langue maternelle ou quoi ? Comment ça c'est la première fois de ta vie que tu as en dessous de la moyenne en portugais? Bah dis donc...
Que dire donc de cette bande de crétins qui nous examine? Si une année on me félicite de mon accent, ce n'est pas pour que l'année suivante on me mette un minable 7. Sauf si bien sûr vous êtes des girouettes bande de nazes. Enfin je dis ça, je dis rien.

Alors voilà case départ pour la franco-portugaise bientôt hongroise.
Et puis t'as raison, Xavier, les profs, c'est inutile. Je propose qu'on les remplace par des ordinateurs programmés pour faire de la petite jeunesse française les parfaits moutons qu'ils sont déjà en train de devenir.

Sur ce, je vous souhaite beaucoup de plaisir.

lundi 7 juillet 2008

Solidays ou j'ai des courbatures pendant trois jours


Un week-end comme j'aimerais en avoir plus souvent. Vendredi, j'ai troqué mes billets de train transalpins pour un pass de trois jours pour les Solidays. Un joli cadeau offert par le gentil A. et qui à l'image du divertissement Pascalien m'a fait oublier ma mort prochaine.

Moriarty - Micky Green - Vampire Weekend - Vitalic - Pedro Winter aka Busy P - Aaron - Grand Corps Malade - Midnight Juggernauts- Beat Assaillant - Yelle (beurk beurk) - Iam - Sharko - The Tin tings - Etienne de Crécy - The Gossip et pendant le concert des 10 ans: NTM, Jeanne Cherhal, Thomas Dutronc, La Grande Sophie, Renan Luce, DJ Zebra, GCM, Tété, Asa, Bertignac...
J'ai sauté dans tous les sens, usé mes converses jusqu'à la corde, suer tout ce que j'ai pu sur Vitalic et Etienne de Crécy. C'était bon, c'était simple.






vendredi 4 juillet 2008

Love me or leave me


Je ne crois pas en Dieu et pourtant quand je rentre dans une église, je me sens étrangement bien. Alors parce que la Cathédrale de Tours était située à 45 secondes du lycée dans lequel nous passions nos oraux, j'y ai fait quelques arrêts. Goûter un peu de ce silence si rare, saisir le respect religieux, et entendre le rythme saccadé de ma respiration légèrement stressée.
J'adore l'humidité fraîche du lieu, la lumière colorée qui s'écrase sur le sol, l'odeur intense du bois et le chant mélodieux des psaumes. Je ne me sens pas mystique pour un sou, je ne crois pas en grand chose mais ce sentiment de vide paisible, il me plaît bien.

© Nina Simone

jeudi 3 juillet 2008

Entre les lattes du parquet, les billes de sucre se frayent un chemin.


J'ai (enfin) repris l'écriture de mon roman, après avoir égaré ( je ne sais comment ) la dernière version de mon word et retrouvé une partie dans un vieux mail. Au final, j'ai perdu deux chapitres entiers sur 5. Ca fait mal mais ce n'est pas grave, on va imaginer qu'il est une sorte de palimpseste...

Je travaillais la nuit, je dormais le matin et je comptais les carreaux de ma douche l'après-midi. Une ritournelle éclairée par une lumière blanche et tamisée par des rideaux brodés. À chaque pas posé sur le chêne brut, j'entendais mon cœur s'alourdir davantage. À chaque geste, je sentais la colère envelopper mes tissus. Une poussière insoupçonnable se déposait sur mes organes. Je me sentais m'étirer, me creuser, me fendre. Sur un coin de peau, j'avais inscris à l'encre noir les derniers mots qu'il m'avait dit. Chaque jour, je repassais la pointe du stylo sur les courbes des lettres. Chaque jour, je rouvrais la blessure pour la sentir autant que pour l'agrandir. Disparaissais-je derrière elle? Sans indices, sans preuves, sans victimes, une chose est sûre au yeux de tous, il n'y a plus de crime.

mercredi 2 juillet 2008

Tour(isme)

Mardi, j'ai fini mon dernier oral vers 13H, mon train était à 17. J'ai donc profité des quatre heures que j'avais devant moi pour flâner dans la si jolie petite ville de Tours. Détour par la Cathédrale et ses magnifiques vitraux, déjeuner les doigts de pied en éventail au bord de la Loire, petite balade sur les rues pavées, et pour finir un grand verre de Perrier glacé à l'ombre sur une place noire de jeunes en vacances. L'occasion de prendre quelques photographies...




mardi 1 juillet 2008

Back from le stress du capes

Me revoilà reviendue de Tours. Si vous croyez que je vais faire des pronostics à tout va vous vous mettez le genou dans l'œil. Trop déçue l'an dernier parce que j'y croyais un peu au fond, cette année, je reste dans la réserve. Résultats le 8 juillet prochain en attendant, on continue de flipper un peu.



Voici le texte que j'ai expliqué Lundi matin à 8H30. Et oui, lundi je me suis levée à 4H30 du mat pour aller préparer mon explication à 6h.. sans café mais avec le sourire puisque dans les rues de Tours alors que les chats dormaient encore, j'écoutais We are the champions de Queen avec l'air triomphant de Rastignac devant Paris.
En plus le seul mec que je trouvais croquable à l'iufm était convoqué non seulement les mêmes jours que moi mais à la même heure. Si c'est pas bon signe ça ! Et évidemment, comme je fais toujours quand je fonds pour un garçon trop beau pour moi, j'en ai fais un pote genre on se marre, on se tape dans le dos et on s'attend à la sortie de nos oraux. Mais non, A. au final je n'ai pas pris son numéro...



" Cosette était laide. Heureuse, elle eût peut-être été jolie. Nous avons déjà esquissé cette petite figure sombre. Cosette était maigre et blême. Elle avait près de huit ans, on lui en eût donné à peine six. Ses grands yeux enfoncés dans une sorte d'ombre profonde étaient presque éteints à force d'avoir pleuré. Les coins de sa bouche avaient cette courbe de l'angoisse habituelle, qu'on observe chez les condamnés et chez les malades désespérés. Ses mains étaient, comme sa mère l'avait deviné, "perdues d'engelures". Le feu qui l'éclairait en ce moment faisait saillir les angles de ses os et rendait sa maigreur affreusement visible. Comme elle grelottait toujours, elle avait pris l'habitude de serrer ses deux genoux l'un contre l'autre. Tout son vêtement n'était qu'un haillon qui eût fait pitié l'été et qui faisait horreur l'hiver. Elle n'avait sur elle que de la toile trouée; pas un chiffon de laine. On voyait sa peau çà et là, et l'on y distinguait partout des taches bleues ou noires qui indiquaient les endroits où la Thénardier l'avait touchée. Ses jambes nues étaient rouges et grêles. Le creux de ses clavicules était à faire pleurer. Toute la personne de cette enfant, son allure, son attitude, le son de sa voix, ses intervalles entre un mot et l'autre, son regard, son silence, son moindre geste, exprimaient et traduisaient une seule idée: la crainte. La crainte était répandue sur elle; elle en était pour ainsi dire couverte; la crainte ramenait ses coudes contre ses hanches, retirait ses talons sous ses jupes, lui fasiait tenir le moins de place possible, ne lui laissait de souffle que le nécessaire, et était devenue ce qu'on pourrait appeler son habitude de corps, sans variation possible que d'augmenter. Il y avait au fond de sa prunelle un coin étonné où était la terreur.
Victor Hugo, Les Misérables. "



Et puis j'en profite pour remercier chaudement les auteurs des sms d'encouragements que j'ai reçu ces derniers jours. Merci pour vos "merde" les copains !

Intermède littéraire

Je reviens bientôt c'est promis. En attendant on continue de prier, on ne s'arrête pas. En attendant, je vous propose de la lecture. Il s'agit d'une des plus belles scènes de Racine. L'aveu de Phèdre à Oenone dans la pièce éponyme. Un grand moment tragique.



PHÈDRE
Ariane, ma sœur, de quel amour blessée

Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !


ŒNONE
Que faites-vous, madame ? et quel mortel ennui
Contre tout votre sang vous anime aujourd'hui ?


PHÈDRE

Puisque Vénus le veut, de ce sang déplorable
Je péris la dernière et la plus misérable.


ŒNONE
Aimez-vous ?


PHÈDRE

De l'amour j'ai toutes les fureurs.


ŒNONE
Pour qui ?


PHÈDRE
Tu vas ouïr le comble des horreurs.
J'aime... A ce nom fatal, je tremble, je frissonne.

J 'aime...


ŒNONE
Qui ?


PHÈDRE
Tu connais ce fils de l'Amazone,
Ce prince si longtemps par moi-même opprimé ?



ŒNONE
Hippolyte ? Grands dieux !


PHÈDRE
C'est toi qui l'as nommé !

ŒNONE
Juste ciel ! tout mon sang dans mes veines se glace !
O désespoir ! o crime! ôdeplorable race !
Voyage infortuné ! Rivage malheureux,
Fallait-il approcher de tes bords dangereux !

PHÈDRE
Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d'Egée
Sous ses lois de l'hymen je m'étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi;
Athènes me montra mon superbe ennemi:

Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue;
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler;
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,

D'un sang qu'elle poursuit, tourments inévitables.
Par des voeux assidus je crus les détourner:
Je lui bâtis un temple, et pris soin de l'orner;
De victimes moi-même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée:

D'un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l'encens:
Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
J'adorais Hippolyte; et, le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer,
J'offrais tout à ce dieu que je n'osais nommer.

Je l'évitais partout. O comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
Contre moi-même enfin j'osai me révolter:
J'excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l'ennemi dont j'étais idolâtre,

J'affectai les chagrins d'une injuste marâtre;
Je pressai son exil; et mes cris éternels
L'arrachèrent du sein et des bras paternels.
Je respirais, Œnone; et, depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l'innocence;
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,

De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaines précautions! Cruelle destinée!
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J'ai revu l'ennemi que j'avais éloigné:

Ma blessure trop vive aussitôt a saigné.
Ce n'est plus une ardeur dans mes veines cachée:
C'est Vénus tout entière à sa proie attachée.
J'ai conçu pour mon crime une juste terreur:

J'ai pris la vie en haine et ma flamme en horreur;
Je voulais en mourant prendre soin de ma gloire,
Et dérober au jour une flamme si noire:
Je n'ai pu soutenir tes larmes, tes combats:
Je t'ai tout avoué; je ne m'en repens pas,
Pourvu que, de ma mort respectant les approches,
Tu ne m'affliges plus par d'injustes reproches,
Et que tes vains secours cessent de rappeler

Un reste de chaleur tout prêt à s'exhaler.


Jean Racine, Phèdre. Acte 1, scène 3

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...