mardi 1 juillet 2008

Back from le stress du capes

Me revoilà reviendue de Tours. Si vous croyez que je vais faire des pronostics à tout va vous vous mettez le genou dans l'œil. Trop déçue l'an dernier parce que j'y croyais un peu au fond, cette année, je reste dans la réserve. Résultats le 8 juillet prochain en attendant, on continue de flipper un peu.



Voici le texte que j'ai expliqué Lundi matin à 8H30. Et oui, lundi je me suis levée à 4H30 du mat pour aller préparer mon explication à 6h.. sans café mais avec le sourire puisque dans les rues de Tours alors que les chats dormaient encore, j'écoutais We are the champions de Queen avec l'air triomphant de Rastignac devant Paris.
En plus le seul mec que je trouvais croquable à l'iufm était convoqué non seulement les mêmes jours que moi mais à la même heure. Si c'est pas bon signe ça ! Et évidemment, comme je fais toujours quand je fonds pour un garçon trop beau pour moi, j'en ai fais un pote genre on se marre, on se tape dans le dos et on s'attend à la sortie de nos oraux. Mais non, A. au final je n'ai pas pris son numéro...



" Cosette était laide. Heureuse, elle eût peut-être été jolie. Nous avons déjà esquissé cette petite figure sombre. Cosette était maigre et blême. Elle avait près de huit ans, on lui en eût donné à peine six. Ses grands yeux enfoncés dans une sorte d'ombre profonde étaient presque éteints à force d'avoir pleuré. Les coins de sa bouche avaient cette courbe de l'angoisse habituelle, qu'on observe chez les condamnés et chez les malades désespérés. Ses mains étaient, comme sa mère l'avait deviné, "perdues d'engelures". Le feu qui l'éclairait en ce moment faisait saillir les angles de ses os et rendait sa maigreur affreusement visible. Comme elle grelottait toujours, elle avait pris l'habitude de serrer ses deux genoux l'un contre l'autre. Tout son vêtement n'était qu'un haillon qui eût fait pitié l'été et qui faisait horreur l'hiver. Elle n'avait sur elle que de la toile trouée; pas un chiffon de laine. On voyait sa peau çà et là, et l'on y distinguait partout des taches bleues ou noires qui indiquaient les endroits où la Thénardier l'avait touchée. Ses jambes nues étaient rouges et grêles. Le creux de ses clavicules était à faire pleurer. Toute la personne de cette enfant, son allure, son attitude, le son de sa voix, ses intervalles entre un mot et l'autre, son regard, son silence, son moindre geste, exprimaient et traduisaient une seule idée: la crainte. La crainte était répandue sur elle; elle en était pour ainsi dire couverte; la crainte ramenait ses coudes contre ses hanches, retirait ses talons sous ses jupes, lui fasiait tenir le moins de place possible, ne lui laissait de souffle que le nécessaire, et était devenue ce qu'on pourrait appeler son habitude de corps, sans variation possible que d'augmenter. Il y avait au fond de sa prunelle un coin étonné où était la terreur.
Victor Hugo, Les Misérables. "



Et puis j'en profite pour remercier chaudement les auteurs des sms d'encouragements que j'ai reçu ces derniers jours. Merci pour vos "merde" les copains !

2 commentaires:

Malice a dit…

De un : Je trouve que tu as une très jolie écriture !

De deux : je croise les doigts pour toi jusqu'au 8 juillet.

De trois : mais pourquoi diable n'as-tu pas pris son numéro de téléphone ?!!!

Rodrigo a dit…

1/ Merci mais là c'est vraiment écriture de fille stressée qui n'a pas beaucoup de temps pour écrire :D

2/ merci bien mzelle !


3/ Chépa je me suis dit qu'il était vraiment trop beau pour moi et puis y avait un mec qui me collait ( et qui m'a invité à manger chez Flunch ... j'ai refusé hein ) et du coup bah j'ai pas osé demander devant l'autre par peur que l'autre demande mon numéro :D
je sais je suis con.......

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