jeudi 24 juillet 2008

Coup de foudre à Denfert Rochereau

Dans le métro, un tas de gens me parlent. C'est comme ça, je dois avoir l'air sympathique. La petite vieille qui se plaint de l'odeur des sous-terrains, le jeune travailleur qui me dit qu'il me trouve charmante, mademoiselle, les ados qui adorent mon sac à paillettes ... Pourtant, il n'y a pas plus autiste que moi... rares sont les fois où je décolle mes écouteurs d'ipod de mes oreilles.

Lundi, après avoir passé une journée de merde avec des crampes à l'estomac, de la migraine en veux-tu en voilà et autres symptômes liés au jour, je suis allée boire une menthe à l'eau avec ma coupine Gé les ciseaux dorés avant de rejoindre A.
Une soirée bien remplie parce qu'il faut des fois. Ce jour-là, j'avais envie de rouge vermillon aux lièvres et en ratant mon trait d'eye liner noir, je m'étais dessinée des yeux de Cléopâtre. J'aime bien des fois avoir l'air déguisée. C'est mon côté petite fille.
Je m'engouffre dans le métro et à quelques centimètres des tourniquets un jeune homme m'arrête. J'avoue, je n'ai pas compris ce qu'il voulait au départ. Je venais de dépenser mes derniers centimes au Tournesol et je n'avais vraiment pas un rond sur moi. Je le regarde donc essayer de faire des phrases sujet+verbe+compléments mais visiblement, il a du mal.

D'abord il se confond en excuses, il est intermittent, il n'a pas le temps de rester, il est désolé. ( Moi je me dis: ouais ouais ouais tu vas me faire rater mon métro ) et puis alors que je désespérais de comprendre ce qu'il voulait, il me lance: j'adore ton style ( faut dire que j'avais fait péter le haut orange à petits pois blancs et les tresses ) et tes yeux sont magnifiques...
À ce moment là, je ne faisais plus qu'un avec la couleur de mon rouge à lèvres. Je le remercie en souriant, et puis cherchant à contrer son compliment en bonne parisienne que je suis, je sors débilement: c'est gentil mais je vais vivre à l'étranger dans un mois... C'est pas grave, réplique-t-il, il nous reste un mois !
Je me suis crue dans Broken English, et ça m'a fait plaisir (même si le mec ressemble pas vraiment à mon Melvil à moi que j'aime). Il continuait à s'excuser et prenant les devants, je lui ai demandé si c'était mon numéro de téléphone qu'il voulait. Je sais pas des fois, je suis cash comme ça. Au final, je note son numéro dans mon portable, il me demande de le biper, je passe les tourniquets, il s'exaspère que je ne le bipe pas. Et je disparais. Ne sachant pas encore si j'allais ou pas lui donner mon numéro de téléphone.

Une fois arrivée sur le quai du métro, à la fois emportée par ma journée de merde et par mon côté romantique à deux balles, j'ai envoyé un sms. Et il a répondu. Il s'appelle Nicolas.

Moral du jour:
Messieurs, n'hésitez donc plus.
Arrêtez des filles dans la rue, ne leur demandez pas leur numéro, elles vous le donneront.


9 commentaires:

Grognon a dit…

J'ai fait ça l'autre jour. Je n'ai pas eu son numéro. Elle m'a mis sa main dans la gueule. Elle s'appelait Pierre. :D

Rodrigo a dit…

C'était donc ça ! :D

swiss Barbudos a dit…

Ben c'est quand tu veux pour le sms, hein :D ;)

Rodrigo a dit…

sans façon :D

Anonyme a dit…

Ohhh c'est trop mignon tout plein!!!! on va espérer pour toi que c'est pas une couille molle comme les précédents ahahahaha

Ccil

Anonyme a dit…

Des fois ça se passe moins bien: http://feeds.feedburner.com/~r/viedemerde/~3/345431173/163438

l'inconnu a dit…

dommage que ca ne marche pas aussi bien avec les inconnus d'ICQ

ToF a dit…

et la suite ? on attend des news ! :D

Elsa a dit…

@l'inconnu: :)

@tof: quelques sms et puis s'en vont ! :)

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