jeudi 3 juillet 2008

Entre les lattes du parquet, les billes de sucre se frayent un chemin.


J'ai (enfin) repris l'écriture de mon roman, après avoir égaré ( je ne sais comment ) la dernière version de mon word et retrouvé une partie dans un vieux mail. Au final, j'ai perdu deux chapitres entiers sur 5. Ca fait mal mais ce n'est pas grave, on va imaginer qu'il est une sorte de palimpseste...

Je travaillais la nuit, je dormais le matin et je comptais les carreaux de ma douche l'après-midi. Une ritournelle éclairée par une lumière blanche et tamisée par des rideaux brodés. À chaque pas posé sur le chêne brut, j'entendais mon cœur s'alourdir davantage. À chaque geste, je sentais la colère envelopper mes tissus. Une poussière insoupçonnable se déposait sur mes organes. Je me sentais m'étirer, me creuser, me fendre. Sur un coin de peau, j'avais inscris à l'encre noir les derniers mots qu'il m'avait dit. Chaque jour, je repassais la pointe du stylo sur les courbes des lettres. Chaque jour, je rouvrais la blessure pour la sentir autant que pour l'agrandir. Disparaissais-je derrière elle? Sans indices, sans preuves, sans victimes, une chose est sûre au yeux de tous, il n'y a plus de crime.

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