mardi 26 août 2008

Au revoir Paris, Bonjour Budapest !


J'essaierais de venir poster mes nouvelles aventures en Magyarie au moins une fois par semaine. On verra comment ça se passe sur place. D'ici là, soyez fous, soyez timbrés, fêlés, dingues et malades. Et si je dois faire mon PPDA, je dirais un truc du genre: La vie est courte alors buvez là jusqu'à la dernière goutte. Oubliez vos angoisses, vos peurs, vos états d'âme et vivez, tout simplement.
Et puis surtout ne m'oubliez pas.

lundi 25 août 2008

Hongrie / J-2

J'ai vraiment hâte de partir. Je suis super excitée, je saute comme Tigrou sur sa queue à ressors et chante comme Baloo le ventre plein. J'ai tellement la banane, z'imaginez pas. C'est tellement trop facile de dire au revoir aux potes, de partir de chez soi, de faire ses bagages, d'assumer ses décisions. Les doigts dans le nez et le nombril à l'air comme on dit. Je suis irremplaçable, j'ai absolument pas du tout peur qu'on m'oublie, qu'on m'aime moins, de louper un tas de trucs. J'ai zéro peur d'avoir le blues et la saudade une fois en Hongrie. Parce qu'évidemment je ne pars pas seule, je vais dans une ville que je connais déjà, qui est aussi grosse que mon Paris, je parle hongrois mieux que français et puis surtout je pars faire un boulot que je connais sur le bout des doigts et que je maîtrise à fond.

Moi terrorisée ? Jamais.

samedi 23 août 2008

Svizzera: Non, on ne dit pas "Ciao! " à la caissière, Elsa.



Pendant ses huit jours au pays des Helvètes, j'ai vu pas mal de paysage et affronté quelques unes de mes peurs, notamment mon atavique phobie des insectes. Parce que oui, Elsa, elle a peur des mouches et des fourmis. C'est comme ça et dans la nature et bien oui, il y en a des insectes...

Q
uant au voyage en lui-même, je citerai Baudelaire... pour moi la Suisse c'est le point de convergence de trois forces: la majesté des montagnes, la sérénité des lacs, et le bonheur de vivre entre les deux. Luxe, calme et volupté.



Ce furent alors huit jours bien remplis:
Un petit passage en carrosse panoramique par Lucerne, son Lion mourant et sa pluie torrentielle. Une halte de deux jours à la montagne où j'ai pris un bain dans une rivière gelée perchée à 1200 mètres ( l'équivalent en adrénaline de trois fix d'héro avec la chair de poule en plus). Un bain de minuit dans le lago Maggiore, de l'Italie lombardique en veux-tu en voilà, le plafond merveilleux d'une petite église de Zillis dans les Grisons, un détour le long du Côme, pour voir George, des grottes fabuleusement vertigineuses, de la chasse aux perces-oreilles, des petits plats dans les grands, des balades dans le noir complet, des siestes dans un hamac ensoleillé... Bref 8 jours au paradis orchestrés de main de maître par mon amie suisse qui est la plus belle du monde entier de l'univers.

De quoi préparer en beauté mon départ dans 5 jours pour la Magyarie. Et oui, le compte à rebours a commencé...



vendredi 22 août 2008

Svizzera: Il fut un temps !


La Suisse bien connue pour son chocolat fabuleux (c'est vrai qu'il tabasse), pour ses habitants ponctuels et avenants ( juste aussi), pour ses banques, ses montres, ses marmottes et surtout pour ses paysages. Le mystère des sommets et le calme apaisant des lacs. Le vert des Mélèzes, le blanc immaculé des neiges éternelles, le chuchotement des rivières qui claquent sur les rochers...
Sur ce point, je dois bien dire que je me suis régalée. Avec la flamboyante Lo. et sa petite citroën, nous avons parcouru des kilomètres surveillées par les montagnes et guidées par les rivières. Un décor naturel à couper le souffle tant on se sent petit à ses pieds. J'ai adoré. Tout.

Lire assise devant les montagnes, pour moi, fille de Paris et de l'océan Atlantique, cela avait quelque chose de magique... J'aurais bien aimé emporter un bout de montagne dans ma valise... Je ne me lassais pas de les regarder avec admiration et adoration. Je crois même que je préfère les sommets aux macarons Ladurée. Et voilà, j'ai encore perdu quelques grammes de superficialité, je ne vais même plus pouvoir prétendre au titre de parisienne, si ça continue.





lundi 18 août 2008

blog en vacances

message depuis la Helvétie.

Je suis en suisse et amoureuse des montagnes.
Finalement, la Hongrie...

Rassurez-vous mes amis magyar, ma copine L va finir par me jeter dans une riviere si je continue de parler aux galets.

Je reviens vite avec une série de photos à rendre jaloux comme des poux.

ciaooo

jeudi 14 août 2008

Hôtel de luxe

Ma décision de partir en Hongrie pour un an a été très facile à prendre.
Contrairement à ce que je disais à l'époque, je savais que je partirais.
Au fond, il n'y avait pas vraiment de choix cornélien. J'avais la possibilité de revivre cent fois les mêmes choses, de passer mille fois par les mêmes rues, ou bien la chance de fouler un nouveau chemin, de croiser de nouveaux horizons.
J'avais toujours voulu vivre à l'étranger, sans jamais avoir les couilles d'organiser le départ. Gérer les papiers, trouver un appart, amasser assez d'argent, décrocher un boulot. Trop dur de quitter le confort douillet de mon 25m2 parisien, mes habitudes pleine d'arthrose, mes amis chéris et parfaits.
Alors puisque la fondation hongroise organise tout: les papiers, le boulot, le logement, le salaire. Pourquoi refuser dans ces conditions ?

Bien sûr, c'est difficile. Quitter mon chez moi, mes livres, mes vinyles, ma douche, mon parquet. Quitter Paris, ses ruelles, son métro, ses boulangeries... mais surtout quitter mes amis. Et je les aime ces petits enfoirés. Pour eux, je suis capable de garder un chat alors que je suis allergique ou un bonzaï alors que je suis bordélique. Pour eux, je me lève à 7h et pleure en voyant un avion s'envoler. Pour eux, je traverse Paris en pleine pluie, relis des papiers jusqu'à tard dans la nuit.
Et ils me le rendent bien. Ils m'écoutent déblatérer pendant des heures, viennent armés de sourires à mes soirées, me soutiennent quand je trébuche, me relèvent quand je tombe.

Bref mon histoire d'amour 5 étoiles, ce sont mes potes. C'est la chose la plus dure à quitter.

mercredi 13 août 2008

Comment dit-on en mexicain ?


Le Ciel au dessus de ma tête le 12 août 2008 à 21:08


Bon voyage !


Je tiens à préciser au Suisse barbu que non je ne pars pas déjà,
donc pas de crise d'apoplexie à avoir encore.

( quoi que moi c'est demain que je pars en vacances HA HA HA ! )
C'est ma meilleure amie qui part vivre en Amérique latine, voilà tout.

mardi 12 août 2008

" Des efforts pour canaliser une pensée fantasque"


Ma prof d'histoire en hypokhâgne avait bien compris qui elle avait en face d'elle. C'était il y a 8 ans, l'humour incisif de mon prof de latin m'intéressait plus que les déclinaisons, les cours de lettres ne m'inspiraient que quand il s'agissait d'étudier le théâtre d'avant-garde, je squattais le rang du fond avec H., P. et N., je faisais des nuits blanches au ciné avant d'aller en cours le samedi matin.

Je ne voulais ressembler à personne.

J'avais envie de cogner ma voisine de devant et de lui faire bouffer sa chevalière et son col de chemise remonté. Je me sentais prolo et émigrée dans un troupeaux de petites françaises filles de profs et du Bon Marché. J'avais envie de prendre un Van et mes baskets, de partir faire du théâtre politique avec mes copines dans n'importe quel trou perdu d'Europe.

Je ne sais pas si je faisais vraiment des efforts pour canaliser.

J'avais le sentiment d'avoir la vie devant moi.
J'avais l'impression qu'on pouvait faire ce qu'on voulait de sa vie. Même rien, si ça nous chantait.
Je ne lui trouvais aucun sens et pourtant chaque jour je me levais pour lui en trouver.
Je pouvais courir des heures sans respirer.
Mon cœur était intacte.

J'avais 18 ans.

lundi 11 août 2008

He decides to dream dream up a new self for himself

Broken Hearted, Joana Linda


Aujourd'hui, I introduce you la portugaise la plus douée de sa génération. Elle s'appelle Joana Linda. Elle a 27 ans. Photographe et vidéaste à temps plein. Je suis son travail depuis quelques années déjà, et j'adore. Des ruelles chaudes de Lisbonne, aux autoportraits, en passant par des poético-music-vidéos tout prend une dimension fantasmagorique sous son objectif. Elle a un sens unique et merveilleux de l'image. J'aimerais avoir un millième de son talent...

Joana Linda - Bright white light




Et en plus, la demoiselle a une plume simple et poétique... de quoi vraiment la détester.
"I’m tired of the internet. It’s not a new feeling, it’s been here for a long time. Remember all those diary layout changes? That was just me trying to make it fun for me again but I couldn’t. I don’t know, it’s just not the same thing, I don’t feel like sharing, I think it’s just not my thing anymore but I still love you. Maybe it will go away, maybe it won’t, this is just not my home anymore and I’m thinking that’s a good thing."

dimanche 10 août 2008

Elsö Lecke / Leçon 1


Jo napot kivanok, cher lecteur.
Aujourd'hui, c'est dimanche. J'ai mis mon cerveau sur pause et je me balade en jogging XL en écoutant Billie. Une tasse de thé des sables dans une main, des CDs dans une autre. Silence, ça range.
Partir, c'est aussi ranger son point de départ. Ranger pour que quand on reviendra on s'y sente bien. Ranger pour ne pas avoir l'impression d'être parti sans réfléchir, les valises faites à la hâte, pour ne pas avoir le sentiment d'être parti sans avoir fini tout ce qu'on devait faire avant.
Bien sûr je pars pour un an, mais au fond je n'en sais rien. Peut-être qu'une fois que j'y serais, je voudrais signer pour deux, peut-être qu'une fois que j'aurais goûté la saveur de l'étranger, je voudrais essayer un autre pays, une nouvelle langue, un nouveau monde.
En attendant, je savoure la douceur de mon parquet, le paix sur mon balcon perché, le bonheur d'être au chaud sous ma couette... Je savoure aussi mes amis, que je remercie un à un d'être venu hier soir boire des mojitos et des Bloody Elsa au 14 ème étage.

Köszönöm Alej, Antho, Audette, Aurélie, Christy, Damien, Erwanito, Juankis, Gé les ciseaux dorés, Maëlle, Patou, Silvain, Rodrigo et Rom1 d'être venus et d'avoir trinqué avec moi.
( depuis l'autoroute ma petite Ad. et aussi ceux qui voulaient mais ne pouvaient pas être présents.
)

© A.A.

samedi 9 août 2008

Un fil à la patte

Moins de 20 jours avant de partir m'installer en Hongrie pour un an. Du coup, mes journées ressemblent un peu à des to do list. Passer à la banque, faire tamponner mes ordonnances, vendre mes bouquins, en acheter d'autres avec les bons d'achat, boire des coups avec les potes, admirer Paris. En gros pour les vacances, je vais attendre la semaine prochaine et mes 6 jours en Suisse avec ma copine volcanique L.,.


Mais pour l'instant, l'objectif premier est de résilier mes fils à la patte. Et c'est là, que la chose s'est corsée. J'appelle au début du mois Bouygues pour geler ma ligne pendant 10 mois. Ok. Mais au bout de 6, il me faudra renvoyer un recommandé pour les 4 mois suivants. Très bien, j'accepte trouvant la chose un peu compliquée à organiser depuis Eger en Hongrie.

Chez Free, ils ne connaissent pas le procédé, le mec ne m'écoute pas et répète ses formules standards apprises par coeur en ponctuant d'un "bien sûr" chacune de ses phrases. Résultat, il m'énerve. Pas de suspension. Soit je paye chaque mois ma ligne inutilisée soit je résilie et paye 36 euros et les frais de renvoi de mes freebox quitte à la reprendre dans 10 mois. Bon.

Mais le mieux, c'est quand même mes amis d'UGC. Une carte que j'ai prise il y a trois mois parce que j'étais certaine de ne pas avoir le poste hongrois mais le Capes. Ils acceptent que je résilie parce que j'ai un motif professionnel et une attestation ( Elle est bien signée et tamponnée officiellement votre attestation, mademoiselle?), mais surtout, je leur dois un préavis de 2 mois... Oui, prendre une carte de ciné, s'abonner à un opérateur de téléphonie mobile ou installer le net chez soi aujourd'hui, c'est comme louer un appart. Un engagement qu'il faut mûrement réfléchir. Limite plus flippant que de se retrouver en blanc devant monsieur le Maire.

On paye moins cher notre amour de la sur-communication, mais une fois pris dans sa toile, on y est bien enchaînés... La semi-gratuité a le prix de la liberté.

vendredi 8 août 2008

Du papier et du sable ou la littérature de plage

L'été 1992, j'ai lu Le Mystère de la chambre jaune de Leroux
L'été 1994, j'ai lu Les Raisins de la colère de Steinbeck
L'été 1999, j'ai lu L'Insoutenable légèreté de l'être de Kundera
L'été 2001, j'ai lu La Femme rompue de Beauvoir
L'été 2005, j'ai lu Le Portrait de Dorian Gray de Oscar Wilde
L'été 2006, j'ai lu Ensemble, c'est tout de Anna Gavalda
L'été 2007, j'ai lu Fou de Vincent de Hervé Guibert
Cet été je lis, Les Chroniques de San Francisco de Maupin

Chaque été, un livre parmi la dizaine que je lis me marque plus que les autres. Sans raison, c'est comme ça, ça fait partie de la magie littéraire comme on dit.

Et vous, c'est quoi vot' bouquin d'l'été?

jeudi 7 août 2008

Coup de mou à Denfert-Rochereau


Des news du mec de Denfert-Rochereau dont je parlais il y a quinze jours... Vous savez "le coup de foudre". ( Enfin c'était pour le jeu de mots avec Notting Hill, vous l'aurez compris... )
Pas de nouvelles jusqu'à dimanche puis le mec se réveille, m'envoie quelques sms sans grande imagination, sans grand effort littéraire non plus et bourrés de fautes de français, en gros écrits en phonétique. ( Tout ce que j'aime... )
Bref, je n'ai pas répondu... Après l'heure, c'est plus l'heure comme dirait l'autre et puis la magie de l'instant s'étant envolée et moi bientôt aussi avec elle, je ne voyais vraiment pas pourquoi j'allais faire perdre mon temps et celui de ce mec sans grand interêt. D'ailleurs son sms culpabilisateur pour clore son envolée lyrique (ironie) me montre bien que j'ai fait le bon choix.
Parce qu'il faut bien rigoler des fois, le voici:

"ok!gcompris!paslapeinedplusdexplications!salut"

Cette fois-ci, au moins il avait écrit "salut" en entier...

Petit conseil à la gente masculine:
Ce n'est pas parce que la fille t'a donné son numéro de tel qu'il faut que tu ranges tout esprit séducteur dans ta poche arrière de jean. On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre et les Elsa avec des " slt, sava?". Un peu d'imagination, putain de bordel de nouilles !

À bon entendeur !

mercredi 6 août 2008

En colocation avec Léon



Quand le maître n'est pas là, il faut bien quelqu'un pour garder le chat !

Voilà comment je me suis retrouvée à garder Léon, un petite chatte d'à peine deux kilos. Oui, un chat ! Contre toute attente, je suis très modérément allergique à cette petite chose alors que ses camarades poilus m'envoient en réa en quelques heures. Allez savoir pourquoi... J'avoue quand même avoir les yeux bien écarlates et ne jamais quitter ma boîte de Zyrtec®... mais je l'adore. Elle me fait un bisou avec son nez le matin ( ce matin c'était à 8h30. Heureusement que je suis en vacances ! ), me caresse en passant entre mes jambes le matin quand je me presse mes oranges, s'allonge sur mon ventre au beau milieu de la nuit après avoir fait un boucan monstre avec sa litière...


Elle me dit bonjour avec ses grandes oreilles quand j'ouvre la porte le soir et me regarde du coin de l'œil quand elle ose monter sur la table du balcon ( je suis au 14 ème étage... je vais finir cardiaque avec elle, je flippe dès que je la vois plus dans l'appart). Elle essaye de bouffer les mouches et s'en fout complètement si je suis en dessous en train de pioncer, et vas y que je me sers de ta tête comme d'une échelle et vas y que je te griffouille ton affiche adorée. Elle se coince la tête dans les anses de sac plastique avec lesquels elle joue et traîne avec, tant que je ne l'ai pas délivrée. Et quand je veux me débarrasser d'elle pour laver le sol je laisse l'aspirateur allumé dans la cuisine et là Léon court se réfugier dans la penderie. Je la revois pas pendant deux heures.

ça me donnerait presque enfin d'adopter à vie les yeux bouffis.





mardi 5 août 2008

Gastronomia sur la toile

Cette petite peste de Malice m'a tagguée et puisque je me sens toute blogosphérée,, je m'exécute. Mais ceci sans manquer de signaler à la Comète que je serais ravie qu'elle fasse de même. En plus ça parle de bouffe donc franchement ...



Un aliment ou produit que je n'aime pas du tout.
Les oignons. En plus, tout le monde en met partout tout le temps, même monsieur Picard. Mon estomac n'aime pas, ma langue n'aime pas et moi non plus je n'aime pas alors cessez donc !
J'avoue l'odeur des oignons qui grillent en revanche, j'adore.

Mes trois aliments favoris.
Un fruit: La framboise

Un plat: Une belle daurade grillée ( par mon papa ) et une poignée de pommes de terre à l'eau avec leur filet d'huile d'olive. Juste ça et je quitte terre.
( putain le Portugal me manque ... )

Un dessert: La religieuse au chocolat. Rhaaa

Ma recette favorite.
Ma spécialité, c'est de rater les recettes. Je ne fais donc aucun effort pour les retenir.

Ma boisson de prédilection.
Un verre à cocktails, de la vodka bien froide, des framboises qui tâchent écrabouillées avec amour et une goutte de citron. Le bonheur absolu.

Le plat que je rêve de réaliser mais que je n'ai toujours pas fait.
Des Cupcakes. Depuis que je suis passée chez Magnolia à New York, je rêve de m'empiffrer de gâteaux au beurre et au sucre et vu qu'à Paris c'est impossible de mettre la main dessus, je me dis que je vais essayer la recette avant de partir pour le grand froid comme Jack London.

Mon meilleur souvenir culinaire.
Un restaurant étoilé en Provence. Je crois que je n'ai jamais mangé de mets aussi fins que ceux-là. Je me rappelle encore aujourd'hui, genre 6 ans après, la saveur du mini fondant au chocolat à la framboise sur ma langue et de son effet piquant sur mes sens.

lundi 4 août 2008

Debout peu importe le prix


Man Ray

Le souffle est court et chaud. Sous moi, le monde agonise à feu doux. Cajolé par des flammes rouges, jaunes et bleues. Les rouges réveillent la colère, les jaunes la lâcheté et les bleues, les maux. Agrippés à ces couleurs drapeaux, à cette triade funeste, on se laisse bercer, on s'ignore, on se bat contre des fantômes.
Tu me voyais bleue parce que j'étais incandescente sous tes paumes. Et au fond de tes pupilles se redessinaient les champs de bataille que tu avais abandonnés. Les épées ensanglantées par les cris d'ennemis divers. Les corps aussi nus que vulnérables livrés à l'inconnu.
Tu crois que c'est étrange d'écrire son testament alors qu'on n'a pas encore vingt ans?

Sur ce sol, la poussière des corps qui se sont aimés gratuitement sans avenir. Un repos absenté par la paix. Pauvres Sisyphes. Tu aimes la saveur de l'amer? Le goût acre de ta lâcheté le long de tes papilles?

Je dessine les contours de ce nouveau destin vers lequel je trébuche. C'est ça, le premier jour. On ose regarder enfin les courbes de son pied s'imprégner sur les souvenirs hachurés. La peur d'effacer les preuves est anéantie tout d'un coup par l'élan que prend la jambe en se lançant dans le vide. On s'imagine les prochains pas comme une valse sans fin mais la nausée est latente et rattrape le corps dévoré jusqu'à la moelle.
On s'arrête. Le premier jour est fini.

samedi 2 août 2008

Les Vacances !

pic: roboppy

Paris au mois d'août, sa chaleur humide, ses touristes en scholl, ses boutiques fermées et sa pollution statique. Les vacances qui commencent, le sucré acidulé des macarons Ladurée, le bleu de l'eau chlorée, la gourmandise et sa crème glacée, Le bord de la Seine en spartiates, les cinés en plein air. Un cocktail de fruits rouges en terrasse, la paille chargée de vitamines et de fraîcheur. J'adore les vacances.

Et puis de quoi occuper les après-midi de farniente sur la pelouse fraîche du parc montsouris:

- Chroniques de San-Francisco, Armistead Maupin
- Le petit bleu de la côte Ouest, Jean-Patrick Manchette
- Le Hongrois sans peine, méthode assimil


À ce propos, entre deux démarches administratives, je me suis mise au Hongrois, et bien franchement je galère... plus compliqué comme langue, tu meurs. Je retiens à peu près un mot par jour sans compter que dès qu'un nouveau rentre, un ancien sort... je suis pas rendue.
Je sens que je vais apprendre sur le tas...

Petit lexique
Rue: utca
Bonjour: Yo Napot !
Merci: Köszönöm
Billet: menetjegy
Train: vonat

Voilà maintenant, vous pouvez venir me faire une petite visite.

vendredi 1 août 2008

ça veut dire quoi dégueulasse ?

Quand on habite au quatorzième étage de son immeuble, on est un peu amoureuse de son ascenseur. On l'adore quand on revient de la piscine, on le vénère quand on revient du G20 ultra-chargée, on en fait une statue quand on a mal au dos, à la cheville ou quelque part ailleurs.

Dans mon immeuble de grabataires embourgeoisés, il y a 4 ascenseurs dont deux ( ceux qui desservent mon côté du bâtiment) sont en travaux. L'affluence est donc multipliée par deux.
Fan de taxinomie, je me suis donc rendue compte que j'avais plusieurs sortes de voisins.

- La vieille qui me fait toujours un commentaire sur le bruit des travaux alors que je m'en fous, moi. Je mets Scratch Massive plus fort encore que les marteaux piqueurs et façon quand je dors même Léon et ses léchouilles de chat excité ne me réveillent pas.
- La vieille ou le vieux qui me voient avec mon ipod et qui ne peuvent s'empêcher de me faire la morale sur tous les étages qui restent. Je m'en tape au moins une par semaine...la dernière fois, j'ai dit à la vieille qui m'emmerdait que je m'en occuperais quand je serais toute ridée comme elle, mais que pour l'instant j'avais le temps avant d'avoir sa tête de vieille aigrie. Fallait pas me faire chier la semaine dernière...
- La bourgeoise griffée de bas en haut. Du gilet turquoise Bompard au ballerines Chanel en cuir verni en passant par le Birkin Hermès. Plus ostentatoire, tu meurs.

Et hier en rentrant du ciné, les ampoules de l'ascenceur étaient cassées, j'ai donc fait tout le trajet vers le ciel sans crise de claustrophobie et avec un jeune homme qui sentait le CKone un peu fort. Dans la plus grande obscurité alors que je me concentrais sur les touches lumineuses qui indiquaient les étages, il a eu la bonne idée de me dire grassement que " héhé c'était une super occaz pour niquer". Ouais ouais, c'est ça, hein, je vais y aller, hein, c'est mon étage a+.

Avec l'été, les hommes ont les hormones qui chauffent, ça fait peur.

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