dimanche 30 novembre 2008

À découvrir: Erik Sumo Band


Vendredi, j'avais un stage de FLE sur l'intéractivité oral-écrit avec une intervenante de l'INALCO sur Budapest. J'en ai donc profité pour m'organiser un petit week end culturel comme il faut avec Pop ma cops d'Eger.

Jeudi soir : Théâtre / After the sun en hongrois sur-titré en anglais au Théâtre Merlin.
Vendredi soir: Concert / Wax Taylor sur une péniche nommée A38.
Samedi soir: Cinéma / Mesrine: L'instinct de mort au Palace cinéma Kéléti. pu.

Wax Taylor n'était en réalité qu'une première partie d'un groupe hongrois pour qui j'ai eu un énorme coup de coeur: Erik Sumo Band. Je vous invite à aller écouter leur musique et découvrir la joli minois d'une des deux chanteuses: Veronika Harcsa. Une voix rauque comme j'aime et une générosité sur scène comme j'ai rarement vu.


Le Erik Sumo band est un combo de 7 artistes : le surréaliste Erik lui-même, oeuvre au clavier, et il est accompagné de deux chanteuses, aux styles radicalement différent : la charmante Veronicka Harcsa vous fera frissoner grâce à se voix envoutante et mélancolique. La fameuse artiste hongroise Erzsi Kiss, seconde voix de ce plateau, et pas des moindres, est célèbre pour son extraordinaire capacité à chanter dans un autre langage, inconnu, et par la surprise que crée son jeu de scène, influencé par le théâtre et la danse contemporaine. Le guitaristen, le bassiste, István Balahoczky, musicien reconnu de la scène alternative hongroise, et le dynamique batteur, Zsombor Dudás, ainsi que son complice aux percussions, István Pápai, forment ce groupe si singulier... ERIK SUMO se sert de ses influences multiples pour créer un univers original et intemporel, qui regarde l’avenir du monde avec les yeux d’un enfant. Europavox




mercredi 26 novembre 2008

Budapest, carnet d'adresses 1



Pour ouvrir la porte, n'ayez pas peur de pousser la lame de rasoir symbole du magasin. Vous auriez tort. Retrock est une véritable institution à Budapest.

Située dans le quartier branché de Pest, cette boutique sur deux étages est étroite comme un mouchoir de poche. Le parquet y grince, les vêtements y sont doux et la lumière tamisée. Au rez-de-chaussée, c'est le mâle qui règne, chemises, tee shirts sérigraphiés, vestes en cuir ajourées... des couleurs sombres et des textiles nobles. Une petite vitrine avec des bijoux, une autre avec une sélection de magazines tendances...
Au premier étage, blouses en soie, sautoirs anciens et autres mini-robes pour les demoiselles romantico-bohème. Dans les marques proposées, vous trouverez "Je suis belle" et comme son nom ne l'indique pas il s'agit d'une jeune marque hongroise de fringues. Nagy Adrienn, Nanushka, Szép Szidónia és Zsega: des exclus à s'en mordre les doigts.
Un endroit absolument déraisonnable.



Pest. Henszlmann Imre Utca 1 www.retrock.com

mardi 25 novembre 2008

Mardi blanc


Ce matin, elle était là, recouvrant toits et trottoirs. Plongeant la ville dans un silence endormi. J'ai enveloppé mes mains dans mes gants en cuir et sautillé jusqu'à mon arrêt de bus en creusant la neige. J'avais 10 ans et demi. En arrivant au lycée, j'ai croisé Janos qui marchait comme un pingouin, enfin il essayait surtout de ne pas se manger une gamelle dès 7H30 du mat, tandis qu' Anna aurait bien voulu m'éclater une boule de neige dans la tronche mais au lieu de ça, elle apprend sérieusement le français.
Voici mes premières neiges hongroises en photo...


Mon sapin personnel juste devant la fenêtre du salon.


Le parking vu depuis ma chambre.

lundi 24 novembre 2008

Les résolutions de fin d'année

Dans mon quotidien, c'est un peu le bordel en ce moment. Je me colle contre le radiateur, entre 19h et 21h, je laisse mes chaussettes tire-bouchonner sur mes chevilles avec nonchalance, je traîne en débardeur-pyjama dans mon salon bleu, je laisse le thé refroidir et les moucherons s'en mêler...

Dans mon quotidien, ça sent un peu l'huile froide qui stagne. Et parce que dans moins d'un mois, je vais fêter ces connards de 27 ans, que les Journées Françaises d'Eger sont enfin finies, j'ai décidé de commencer la semaine en remuant une par une les puces qui bronzent sur mon dos. En un mot, j'ai inventé les résolutions de fin d'année.

Je fais une pause avec le Tejföl et le Dobos, je préfère un mojito aux quatre bières, j'ai enfin sorti mes cours du CNED pour bosser mon capes, je me suis inscrite sur la liste du lycée pour avoir droit à 3h de piscine gratos dans la magnifique piscine olympique de ma ville, je réponds aux mails en retard, j'ai décidé de finir de lire le roman que j'ai commencé en septembre, je me suis achetée un billet pour rentrer sur Paris pendant les fêtes...

Ce qu'il y a de beau dans les résolutions, ce n'est pas tellement de faire tout pour les suivre, mais l'impulsion qui fait naître leur élaboration.

mardi 18 novembre 2008

For blue skies

En ce moment, je monte un spectacle pluridisciplinaire sur le thème de l'utopie. ( C'est pour dans deux jours, je suis large comme on dit ! ) Nous sommes 10, autant de Français que d'Hongrois et une Allemande. Eszter chorégraphie, Cécile compose et joue du saxo et du saz, je mets en scène, Anna lit, Pauline, Réka, Balazs... jouent.

Pourquoi l'Utopie ? Je ne sais pas vraiment. Peut-être parce le soleil se couchant ici à 16h00, je cherche un coin de ciel bleu vers où regarder quand mon pays et mes amis me manquent. On m'avait dit que le mois de novembre était dur. Le froid arrive, la nuit prend toute la place, la fatigue s'insinue dans les muscles, on est susceptible, sensible et fragile. On perd petit à petit les repères qu'on s'était trouvés. On se remet beaucoup en question. Presque tout. On me l'avait dit et je le ressens dans mes os. Alors chercher cette utopie, c'est peut-être aussi sortir de ce cadre hongrois dans lequel j'ai tenté de rentrer parfaitement ces derniers temps.
Je sais dire quand je suis heureuse, je sais avouer quand j'ai mal.
Et mon utopie, c'est qu'il y en ait un qui sache toujours où se cache l'autre.

lundi 17 novembre 2008

Roi des forêts ...


Quand la star des blogueurs joue de sa célébrité sur la toile pour une bonne action, on applaudit et on relaie l'info !

mercredi 12 novembre 2008

Un sucre et une goutte de lait

Parfois je bois mon thé sec parfois avec un sucre et du lait. La plupart du temps, je m'assois dans mon fauteuil vert olive et je pose mes pieds sur la table basse en soupirant pour faire sortir la fatigue de la journée. J'aime bien.

Il y a quinze jours un ami est venu me faire un bisou parisien en Hongrie, on a visité le Memento Park, vous le savez déjà, mais le premier jour avait été réservé à la découverte de l'ouest de Budapest: La colline de Buda.
C'est à deux pas de notre hôtel ultra chic que s'élève dans le ciel la Statue de la Liberté budapestoise. Une plume serrée dans ses mains. Et de là-haut, on a une vie surprenante sur Pest.

II/ La Statue de la Liberté


lundi 10 novembre 2008

Mag ik ?


La vie à l'étranger n'est jamais rectiligne. Quelque fois, on sent le picotement des ailes qui nous poussent dans le dos. On marche dans la rue, le soleil balaye nos cheveux, nos semelles sont légères et le décor qui nous entoure ressemble à s'y méprendre à celui de nos amis les bisounours. On se sent chez soi, on se sent bien, on se sent vivre. On est heureux à en mourir d'avoir fait ce choix-là et on bénit chaque jour le moment où on a basculé vers le oui du départ. Parce qu'on apprend beaucoup, parce qu'on bouge de son quotidien, parce qu'on rencontre des gens différents chaque jour.
Et puis parfois, notre maison nous manque. On aimerait pouvoir fouiller dans sa bibliothèque, trouver ce livre qu'on aimerait relire là maintenant, on aimerait mettre les boucles d'oreilles bleues et se boire un petit thé brûlant sur son balcon le matin avec sa tasse préférée. On aimerait voir les rues de Paris se noircir de monde le samedi soir et poser un disque oublié sur la platine. On aimerait pouvoir se coucher dans son lit, dans ses draps chauds, sous sa couette à soi. On aimerait pouvoir appeler ses amis, les embrasser, leur parler, rire avec eux et improviser pourquoi pas un déjeuner en terrasse comme ça sur un coup de tête.

On aimerait mais on ne peut pas, parce qu'on est loin.

dimanche 9 novembre 2008

Workaholic

En tant que prof de français native et membre émérite du club de français d'Eger, je suis chargée de préparer quelques activités pour les journées françaises égéroises de novembre.



S
ur trois jours: une dictée, un film, des conférences, une dégustation de vins, un concours de jeunes talents... tout ça en français à la maison des Arts et à la maison culturelle Bela Bartakovics. Avec Pauline, nous avons ainsi eu l'idée d'organiser un Bal populaire le dernier soir, je dois rédiger ma conf sur la mode française, trouver un texte pour la dictée des lycéens et comme je suis une fille qui aime les emmerdes, j'ai aussi proposé de faire venir une troupe de théâtre française. Après deux refus, j'ai décidé de le monter moi-même en 15 jours, ce spectacle. J'ai réuni des volontaires, cherché dans ma tête et j'ai trouvé une idée: travailler autour de l'utopie et avec un concept: vidéo/théâtre/musique sur 7 tableaux. À voir si ça devient quelque chose de sympa, notre Utopie / Eutopia 7.
Et parce que 24h de cours par semaine et l'équivalent en boulot à la maison, ça ne me suffit pas, j'ai proposé de refaire aussi entièrement la communication de l'événement. Au revoir les feuilles d'automne jaunit en fond, bonjour les couleurs qui tranchent.
Votre mission si vous l'acceptez: Concevoir en deux jours chrono: deux affiches en hongrois et deux invitations bilingues avec un photoshop en français qui ne marche pas et un qui fonctionne mais qui est en hongrois, le tout avec la moitié des infos, une cheffe qui change souvent d'avis et une connexion internet instable.
Ma semaine a donc été un vrai parcours du combattant. Mais pour fêter la grosse prise de tête du vendredi, avec mes copines on est allées se murger dans le club alternatif de la ville. Ca tombe bien ça faisait longtemps que je n'avais pas vu mes élèves aussi bourrés que moi et même cette fois-ci le très jeune directeur d'un de mes lycées.

Un concert de punk hongrois dans une crypte, ça ne se rate pas!

mardi 4 novembre 2008

Call me whenever you want


S' il y a bien quelque chose de primordial dont je n'ai pas encore suffisamment parlé, c'est bien du Hongrois. Le pays, la culture, la langue c'est bien ouais mais le Hongrois, c'est mieux.

Et moi, j'aime bien le Hongrois. Il est galant, raffiné et souvent bel homme avec la plupart du temps des yeux clairs et une silhouette longiligne comme on aime. Après avoir craqué sur Maté et son sens de la dérision, je me suis entichée d'un certain Janos. Le prénom le moins original de Hongrie avec Gabor, je vous l'accorde. Un hongrois qui bosse dans le même lycée que moi et que j'ai rencontré à une soirée où la bière était gratos, c'est dire si ça aide au bilinguisme. Janos ( prononcé ianoch ) c'est un grand brun bouclé, le teint porcelaine et une dent contre les petits français qui ont formulé le traité du Trianon. De toute façon, qu'on soit d'accord, je ne lui demande pas de me parler, il est aussi nul que moi en anglais. ( En fin de compte, je suis peut-être meilleure...) En plus comme on m'a bien dit, dès que j'entends Trianon au coin d'une conversation, je sors illico mon passeport portugais. Donc on se rassure, l'affaire Janos est en cours, je vous tiendrais au courant des évolutions diverses mais le specimen est complexe, la tâche difficile .Et même si la première pêche a été un succès, je ne suis pas encore assez magyare pour comprendre toutes les subtilités de la bête.

Alors pour le moment le Hongrois why not. Plutôt why que not d'ailleurs. Sauf que le Hongrois est surtout (et ne l'oublions pas) un animal casé et que ce sens accru et désespérant pour la vie de couple a raison de toutes mes tentatives d'approche des plus fines aux plus extravagantes. Quoique...
Heureusement que le dernier James Bond est sur les écrans, je vais essayer de prendre des leçons de drague internationale.


lundi 3 novembre 2008

Choisir la bonne issue de secours


J'espère que tu te souviens encore comment on allume la lumière quand on est dans le noir.
Si tu veux, je t'explique. Mais il faudra me croire sur paroles. Après, je ne réponds plus de rien. Mais quoi qu'il arrive, je serais là, la main tendue vers toi jusqu'à ce que la lumière revienne.
Avant d'avancer sache que je t'aime très fort, mais ça tu le sais, j'espère.

dimanche 2 novembre 2008

Quoi ??? Tu ne connais pas Ricochets ?


Va laver ton péché sur leur site Ricochets et profites-en pour t'abonner à ce petit délice, c'est important.

samedi 1 novembre 2008

J'étais au Mémento Park


Après 4 jours dans le sud de la Hongrie à Pécs, je suis venue chercher un de mes amis (celui qu'on appelle aussi "Le Dieu vivant" ) sur Budapest. Trois jours de visite dans une des plus belles capitales d'Europe. Les thermes Gellert, le parlement, le Pont des Chaînes, les kerts, les petits restos à 1000 HUF et autres réjouissances...

I / Le Mémento Park

Le Mémento park ( en hongrois le Szoborpark ) est un espace à la périphérie de Budapest où les Hongrois ont gardé pour le gentil touriste que nous sommes les statues des grands dirigeants communistes à l'époque de l'URSS. Une dizaine de statues posées sur un socle en briques rouges. Les bottes de Staline, Lénine qui lève le bras, Lénine qui regarde vers le haut, Kun Bela et ses copains, la fameuse Trabant, des statues en fer, en pierre et en bronze. Les témoins d'une époque sombre.
Le marchandising capitaliste à la sortie fait la nique à notre ami Marx et on a même le droit à un film sur les espions soviétiques avant de reprendre le bus.
Un truc un peu cher certes mais intéressant à faire à Budapest.

Et ma propre statue aussi !


Szoborpark
www.mementopark.hu
1 500 HUF avec les transports publics
3950 HUF en bus direct


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