jeudi 31 décembre 2009

top 5 / Franciamania

Vivre à l'étranger rend peut-être le Français plus nostalgique ou dans certaines limites un peu chauvin. Personnellement, je suis devenue ( ça dépend des moments quand même ) un peu des deux. Je rigole intérieurement très fort quand les Hongrois me parlent de leur fromage Trappista qui fleure bon le plastique blanc aseptisé, quand les Portugais me parlent de leurs pâtisseries fourrés à la crème jaune fluo ou quand les Italiens me parlent de leur télévision.
En France, on est râleurs même quand on n'a pas besoin de l'être, sarkozystes et bien-pensants en même temps, nationalistes et tout le contraire. On se moque des Américains, des Belges et des Anglais alors que vraiment on aurait plutôt l'intérêt à se regarder.
Et pourtant on a:




1/ Les croissants au beurre
Des tueries sans nom qui fondent sous la langue et qui sentent tellement bons qu'on prendrait 2 kilos rien qu'en les humant.

2/ Le fromage de chèvre
Qui fond de plaisir sur les papilles excitées... cendré, frais, sec, Rocamadour, Chabichou...Ils sont TOUS délicieux.

3/ La baguette pas trop cuite chaude
Qui n'arrive jamais entière à destination.

4/ ARTE
Que l'on partage avec nos amis Allemands (l'union fait la force), mais qui vraiment tabasse tant par ses programmes culturels que par les discussions suscitées sur les plateaux. Film d'auteurs en VOST, émissions sur les géants du pacifique etc... OK, on a aussi TF1 qui pue aussi fort qu'un camembert avarié m'enfin...

5/ La carte UGC
Que je pleure depuis que je vis au pays du paprika. Le cinéma illimité: l'arme ultime contre le P2P.

mercredi 30 décembre 2009

Le mur de fer des monogrammes

L'autre jour avec mon amoureux, on se prenait la tête sur l'iphone. Côté hongrois, on ne comprenait pas l'engouement pour le téléphone Apple, côté français on s'extasiait par la technologie et le design...
Alors tandis que monsieur pensait qu'il était inutile de mettre autant d'argent sur du superflu surtout quand il s'agit d'en faire une vitrine, madame rêvait de télécharger des applications débiles.

De fait, en expliquant au Magyar que je ne rêvais pas d'un iphone pour le mettre à mon cou et le montrer à tout le monde en courant toute nue autour d'un stade, je me suis rendue compte qu'on pouvait classer les gens en trois catégories. Ceux qui aiment les monogrammes, ceux qui les abhorrent et ceux qui s'en tapent comme de la main de Thierry Henry.
J'avoue avoir toujours eu du mal à comprendre les fans de sacs Gucci tant le GC est imposant et tant le design de la maroquinerie est absente.
Alors est-ce le graphisme du monogramme qui attire ou le fait de prouver par deux lettres que l'objet coûte un bras ?
Qu'est-ce qui dans le luxe incite à l'exhibition?

Vous avez trois heures.


vendredi 25 décembre 2009

This place you call home

Quand on habite à l'étranger et que pour quelques jours, on revient dans la ville qui nous a vu grandir, qui nous a fait grandir, les choses ont un goût légèrement différent. Mais bizarrement, je n'ai pas l'impression d'être vraiment partie. Quand j'étais petite et que je partais un mois voire plus pour le Portugal, quand je revenais sur Paris, les immeubles, les rues, les magasins, les odeurs me semblaient devenues vraiment lointaines.

Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Les changements me paraissent minimes, insignifiants. Je n'ai à aucun moment le sentiment de m'être absentée et ceci même si je sens le manque couler en moi. Même si quand je rentre dans une boulangerie, quand je navigue entre les rayons du Monop', quand je m'affale sur mon lit douillet autour de mes livres et de mes guirlandes, je sens que tout ce petit monde m'a manqué, qu'il m'appartient trop peu de temps dans l'année.

Paris reste l'adresse que je donne quand on me demande où je vis, Paris reste mon ancre éternelle, le lieu où je me sens chez moi, où j'ai mes habitudes, où mes amis vivent, où j'achète mon pain.
Habiter à l'étranger ne vous donne pas l'impression d'être apatride, bien au contraire. Et si parfois, je chiffonne Paris, si parfois je la déteste, si parfois je lui reproche des choses, au fond de moi, son bitume sale, ses nuages humides et ses immeubles gris sont ma maison. J'aime la quitter autant que j'aime la retrouver. Et je ne troquerai dans mon cœur jamais son métro contre les montagnes Bükk d'Eger.


jeudi 24 décembre 2009

un anniversaire, beaucoup de neige et un retour à Paris

Maintenant que j'ai 28 ans, suis-je plus adulte ?
28 ans certes, mais ça m'énerve toujours autant que mes parents installent le sapin dans l'entrée de l'immeuble. 28 ans et Let it snow est encore ma chanson de noël préférée et je la fredonne toujours autant à l'approche du 25 en rêvant qu'il neige enfin à noël à Paris.
28 ans certes mais toujours aucun stigmate caractéristique de la vie d'adulte et ça, c'est un peu angoissant. Enfin je ne suis pas pressée de payer des impôts. Je vous rassure.
Et puis s'il ne neige pas à Paris quand j'y suis, j'en ai ma dose en Hongrie !

Chantez donc avec moi et Dean Martin :



et puis Boldog Karacsonyt !

mardi 15 décembre 2009

J'aime beaucoup Guy Bourdin




Guy Bourdin est né en 1957.
Il est Français.
Il a travaillé entre autres pour Vogue, Ungaro et Chanel.
Il est photographe de mode.
Il a reçu beaucoup de prix pour ses photos.
Il a été exposé dans le monde entier.
Il est mort en 1991.
En 2004, il était exposé au Jeu de paume.
J'aime beaucoup le travail plastique de Guy Bourdin.

samedi 12 décembre 2009

Une histoire de parapluie

Deux filles, deux voix, deux styles: une même chanson.
Quelle version préférez-vous ?

Coeur de pirate ?





Rihanna ?




Pour moi, ce sera Cœur de pirate sans aucun doute !

mardi 8 décembre 2009

10

1. J'aimerais pouvoir enseigner en pyjama, ce serait vraiment très cool. 2. Je suis très fan de la marque hongroise Balkan Tango, ils font des accessoires avec des chambres à air, rien de très original mais j'aime bien le côté urban. 3. Je rentre à Paris dans moins de 20 jours, j'essayerais de faire un tour à l'expo We Want Miles à la cité de la musique. Des avis là-dessus ? 4. Si j'habitais Paris, j'irais m'installer à la terrasse d'un café avec Libération et je le lirais avec un croissant au beurre et un café crème. 5. J'ai décidé d'étudier avec mes élèves une chanson de NTM, jeudi avec une autre classe on va mater La Haine. J'ai comme l'impression que je fais ma rebelle. 6. Je ne sais pas comment je suis tombée sur une "chanson" de Vitaa, mais je ne regrette pas. Ce fut la révélation, son parolier a 14 ans ! Quelle tension dans ce clip... c'est fou. 7. Rappelez-vous c'était en 1989, Roxette chantait Listen to your heart. Oui, en ce moment, je joue à Music Challenge sur Facebook. 8. En parlant de blondasse, je lui préfère Blondie et son très très bon Heart of Glass. 9. Céline fait un tabac avec ses sacs et je vous rappelle l'adresse de son blog. 10. Est-ce que quelqu'un sait où je peux acheter un Canon ixus 50 ? Mon APN est mort ( paix à son âme) et je voudrais trouver le même. Il tabasse tout en macro ce petit machin.

dimanche 6 décembre 2009

Il est 2h du mat et je mange des clémentines

Je suis désolée, je ne poste pas beaucoup ces temps-ci. J'ai beaucoup de travail, et le début de l'hiver me fatigue... Faut dire que quand on a plus de lumière à partir de 15H30, c'est déprimant. Je ne comprends pas bien pourquoi les Hongrois ne changent pas l'heure comme les Ukrainiens ou les Roumains. Mais bon... tant qu'il ne fait pas -10, ça va.

Dans deux semaines, je suis invitée au Gombavato. Le Gombavato est une cérémonie qui a lieu à la fin de l'année civile pour les profs et les élèves de terminale. À cette occasion, ils reçoivent un Gomb (Gomb veut dire bouton mais en fait c'est un badge... Ah, ces Hongrois !) symbolisant le lycée et leur classe.
Ici à Eger, c'est un bouton mais dans d'autres villes, il s'agit d'un ruban. Ils dansent, on mange, et ensuite on va danser et boire. Un programme plutôt sympa, qui serait d'ailleurs parfait si on n'avait pas à se déguiser comme si on allait recevoir un Oscar.
Cette année encore, je suis invitée à deux cérémonies le même soir et dans deux lycées différents. Et malheureusement en Hongrie non plus, je n'ai pas le don d'ubiquité. Mais mon cœur ne balance pas, un argument de poids fait pencher d'un côté la balance. Et puis les élèves de mon lycée principal se battent pour que je sois à leur table et là encore je n'ai pas le don d'ubiquité, mais c'est très flatteur, quand même.

Quand j'ai dit à mon amoureux que je voulais y aller en smoking avec un noeud de pap en guise de collier, il s'est moqué de moi. Mais c'est une bonne idée non?

lundi 30 novembre 2009

céline la main dans le sac !



Quand Céline Thé ne mange pas sa Grammaire méthodique du français, elle coud. Et qu'est-ce qu'elle coud ? Des sacs pardi ! Armée de sa Singer et de ciseaux dorés, elle invente toute sorte de modèles... À l'occasion de l'ouverture de son blog, elle nous présente son travail... Faites vous prendre La main dans le sac !




Alors Céline pourquoi des sacs ?
Hum... parce que je ne sais pas coudre les pantalons !

Combien de temps consacres-tu à la confection d'un sac ?
Je ne fais jamais un sac d'une traite, c'est un travail qui germe au grès des jours et des envies, mais je dirais environ deux ou trois heures.

Quand as-tu commencé ?
J'étais alors à Poitiers, c'était en 2005. J'avais du tissu, du temps... C'était l'été. Je me suis payée un lot d'aiguilles et c'était parti !

Des heures d'apprentissage avec ta maman ?
Non, j'ai appris à coudre sur le tas, en faisant des erreurs, en me piquant les doigts, en recommençant plusieurs fois le même sac. Voyant ma frénésie couturière, ma belle-mère m'a offert une machine à coudre, une Singer. Elle me suit partout maintenant et m'occupe lors de dimanches pluvieux.

Comment as-tu choisi ce style patchwork agrémenté de boutons ?
C'est venu naturellement. Je traînais dans les braderies, brocantes et autres marché aux puces, et au fur et à mesure, j'ai considérablement augmenté mon stock de boutons. J'ai toujours adoré ça, je les collectionne de toutes les tailles et de toutes les couleurs. La bande de boutons est apparu quand j'ai voulu donner un style propre à mes sacs. Un détail capable d'être reconnu.

Et alors ça fonctionne, tu vends ?
Oui ! Le bouche à oreille fonctionne de mieux en mieux. Je vends un sac autour de 10/15 euros selon le modèle. Cette semaine, j'ai reçu une commande pour 5 sacs ! Il va en falloir des dimanches pluvieux pour répondre aux commandes du Père-noël !



à visiter absolument son blog : La main dans le sac !
pour contacter la créatrice c'est lamaindanslesac22@gmail.com

vendredi 27 novembre 2009

Mais c'est quoi "Le corps mince de Françoise" ?

Dans la série "découverte Youtube", j'ai suis récemment tombée sur Le corps mince de Françoise. Mais c'est quoi donc ? Le titre d'un documentaire sur l'anorexie ? Un film sur une fille qui s'appelle Françoise? pas du tout !
C'est le nom d'un groupe de Finlandaises déjantées qui fleurent bon la vingtaine et l'electro-rock. Ema, Malin et Mia, deux frangines et une copine qui ont choisi de donner à leur musique ce nom étrange. Françoise ( le chat de Malin) avait des troubles alimentaires, Françoise est mort, le nom du groupe était né. Elles ne savent guère dire plus que "café au lait" en français mais savent , ça c'est sûr, envoyer du synthé !







Et voici aussi, une super interview des demoiselles, réalisée à la Maroquinerie à Paris après leur prestation lors du très bon festival: Les femmes s'en mêlent.



jeudi 26 novembre 2009

Because every girl deserves a glass slipper !

En cherchant de la musique à regarder sur youtube, je suis tombée sur les tutoriaux maquillage. Un truc incroyable que je n'aurais même pas imaginer possible. Des vidéos où les filles racontent pas à pas leur méthode pour se rendre plus belle grâce aux cosmétiques en tout genre. Du maquillage selon des thèmes précis: Smoky eyes, Dark baby doll, Pin up... des conseils vraiment utiles quand on est un manche: se faire des yeux de biche, unifier son teint, où mettre son mascara par exemple... Pourquoi les vlogueuses folles de MAC et d'O.P.I (video-blogueuses) deviennent-elles de plus en plus populaires sur la toile? Parce qu'elles sont d'utilité publique, que diable !

Ma préférée et la plus connue d'entre-elles se fait appeler Juicy Star 07 (mais en fait son vrai prénom c'est Blair comme dans Gossip Girl). J'adore son accent ricain, sa chambre rose bonbon et quand elle nous présente son caniche et sa petite veste girly. Sa chaîne youtube est suivie par 40 000 internautes avides de savoir et de connaissances en matière de fond de teint. C'est du sérieux le khôl, on plaisante pas avec ça !

Je me régale. Je partage.




Certains aiment regarder Chasse, pêche et tradition avec des pop'corn, moi c'est les tutoriaux makeup avec du thé noir.
Mais bon, je ne réussis jamais à les regarder en entier, j'ai des crampes avant.

mercredi 25 novembre 2009

Bitch

Allez, avoue, au fond de toi une petite salope hurle de toutes ses dents cariées, non?

Je veux dire, vendredi dernier, quand en ouvrant la salle de cours, tu as vu qu'elle était là. Ses grands yeux bleus et sa queue de cheval blonde bien remontée sur le sommet de la tête. Tu as eu très envie de monter à quatre pattes sur le bureau, d'arracher son élastique avec une poignée de cheveux et de l'étrangler avec sa tignasse pour la voir devenir aussi rouge que son sang qui coagule sur tes doigts.
Certains disent qu'ils ne gaspillent pas leur temps et leur énergie avec des pensées négatives à fort potentiel agressif, personnellement rien que l'idée de la voir changer de couleur sous mes doigts ça me fait frétiller.


Allez une petite chanson de circonstance... Depuis qu'elles sont parties Outre-Atlantique et qu'elles sont signées chez Nylon, les petites Plastiscines font du bon son. Répète avec moi : B I T C H. I'm bitch !

dimanche 22 novembre 2009

Erik Sumo Band: pièce montée

Il est des groupes dont l’énergie tout entière dépend de la figure centrale du chanteur, d’autres qui en revanche naissent de la force des membres qui le composent. Erik Sumo Band fait résolument partie de la dernière catégorie. Composé de 7 personnalités différentes, ce groupe Hongrois écume les salles de concert sans jamais les trouver vide…




À l’origine il y avait Erik Sumo de son vrai nom Ambrus Tövisházi. Artiste prolifique et polymorphe, accro aux pseudonymes et aux nouvelles expériences. Songwriter, chanteur, producteur, DJ sur une radio populaire de Budapest, Ambrus s’éclate aussi sur son clavier. Psychédélique jusqu’au bout des ongles, il aime flirter avec le surréalisme et l’expérimental. On lui doit d’ailleurs la bande originale d’un film de Peter Gordos sur le Père Noël. C’est dire si l’homme a l’air louche.
La bande de joyeux lurons qui l’entoure n’a rien à lui envier. Côté féminin le casting est d’ailleurs aussi incohérent qu’intéressant. À ma droite, Veronika Harcsa diva Jazz au physique solaire connue pour ses reprises langoureuses de bossa nova. À ma gauche, Erzsi Kiss, véritable star hongroise au teint diaphane et aux chorégraphies contemporaines, adepte comme nos amis Islandais de Sigur Ros du chant en langue imaginaire…
Le septuor basé à Budapest aime dynamiter le Sziget festival (ndlr : le plus grand festival de musique en Europe), choisir ses premières parties avec goût (en décembre dernier Wax Taylor ouvrait leur concert), et sort son nouvel album dans quelques mois… Les mélodies pop-rock (My Rocky mountain) flirtent alors avec des morceaux plus jazz, tandis que d’autres s’affirment très nettementcinématographiques. Hommage à Monsieur Ennio Morricone s’il vous plaît ! ( This is where it began).
En outre si Erik Sumo Band étonne par sa composition, il surprend aussi par les grands écarts que font ses tracklists, par ce souci constant du décalage. La presse ne cesse de le rappeler : Erik Sumo aime voyager, sa musique est sans nul doute une véritable invitation au voyage…


Erik Sumo Band

samedi 14 novembre 2009

top 5 / ça, ça craint !

Vous savez que j'adore les top 5. Récemment dans ma tête, j'en ai établi un nouveau. Le top 5 des trucs qui craignent, toutes catégories confondues. C'est du lourd, je vous préviens...

1. Le bouc taillé.
Parce que c'est vraiment hideux de se couper la barbe comme si on taillait un buisson dans le jardin...




2. Les vidéos karaoké qui pullulent sur le net
Qui datent de 2008 mais qui ont quand même l'air de sortir des années 80. Une vraie définition du mot kitsch.


3. Porter des bagues avec des ongles vernis de couleur.
Parce qu'il faut faire des choix dans la vie et que le choix de la lourdeur est rarement le bon. Des bagues oui, mais pas sur tous les doigts. Du vernis, oui, mais sur des ongles courts. Et puis les autocollants et les strass sur les ongles peints... j'ai envie de dire: pourquoi ?



4. Porter sa minijupe en version tellement light que votre voisin de derrière fait plus que deviner la démarcation du collant...
Parce qu'il faut quand même respecter les yeux des personnes qui nous entourent... juste dans un esprit citoyen, voyez ?



5. Se planter lamentablement sur Facebook en écrivant sur le wall de Gérard "Bonne anniversaire Gégé"...
Parce qu'un plantage public, c'est dur à effacer de la mémoire collective.



© toutes les photos sélectionnées ici, l'ont été grâce au web 2.0
bon et puis bien sûr ces propos plein de tolérance sont à prendre au premier degré ET au pied de la lettre, c'est plus rigolo.

jeudi 12 novembre 2009

Journée christique (1)


Depuis la rentrée, la Hongrie entière est matraquée par les publicités d'une expo d'art contemporain présentée à Debrecen (deuxième ville après BP, à l'est de la Hongrie ). Intitulée Messiások (un truc genre autour de la figure du Messie), cette expo était l'occasion parfaite de mettre le cap vers l'est et de se culturer un peu le bulbe mou.
Après une visite rapide de la ville sous le ciel gris et la pluie morose, nous avons déboulé dans le musée d'art moderne de Debrecen: le MODEM. Un musée résolument pour les riches, l'entrée le week end pour les adultes est à 12 €... en gros en Hongrie, ça paye un lustre et la fille pour le dépoussiérer....
Mais avec CC, nous étions invitées, alors non seulement c'était bien pour le porte-monnaie mais en plus c'était vachement classe de se balader avec un badge VIP.



Revenons à nos moutons...
Messiások: Des photos de morgue, des installations de mobiles de cadavres, des vitraux radiographiques, des vidéos de performances sanguinaires: la religion a quelque chose de morbide... Bon on le savait déjà, mais ça confirme ma théorie. Je vous avoue ne pas avoir grand chose à dire dessus, j'avais deux de tension (aller au musée après un déjeuner hongrois n'est PAS une bonne idée) et pas franchement envie de me farcir de la critique d'art en anglais un samedi après-midi... Je me suis laissée faire par les images et les impressions. C'est bien aussi.

Au final, je suis bien contente d'avoir pris quelques photos, je trouve qu'elles rendent bien... Dites moi ce que vous en pensez...





La suite des photos demain !

lundi 9 novembre 2009

Make love, not walls...

© Le Baiser / Berlin 2006


J'y suis allée... à Berlin... mais pas en 1989, (j'suis pas une grosse mytho moi ;) ). J'y étais en janvier 2006 avec mes copines. Il faisait super froid et on a même marché sur la Spree.
Et bien sûr, j'ai vu et photographié Le Baiser. Photo super originale, on en conviendra aisément.

Alors en ce 9 novembre 2009, pensons à 1989 et regardons en silence les américains construire un mur pour se séparer ( se débarrasser ?) encore un peu plus du Mexique.
Et pensons aussi aux autres murs... preuves irréfutables que l'être humain n'apprend JAMAIS de ses erreurs...

dimanche 8 novembre 2009

Pétage de plomb et karaoké

Avec Céline, le dimanche c'est journée studieuse. On s'enferme chez moi en pyjama avec du thé tchaï aux épices par litres ( je n'ai plus de thé du hammam bouuuhouu) et on bosse. Et quand l'une ou l'autre pète un cable, on lance une vidéo sur youtube. C'est comme ça que l'on a écouté et chanté aujourd'hui sur Patrick, Jean-Jacques, François, Sheila...

On a fini notre séance avec ça (autant dire qu'on était bien crevée):



jeudi 5 novembre 2009

Creepy !

L'autre jour, ma copine Charly m'a tirée les cartes. C'était sympa, autour d'un thé vert. Du coup, je me suis marrée en regardant sur le net les tirages du tarot de Marseille. Au regard du résultat, je suis vaccinée contre cette pratique pour quelques années à venir.


mardi 3 novembre 2009

Sous la poussière du grenier de Miskolc


Avec Célinette, nous écumons les brocantes de Miskolc.
Chaque début du mois, la twingo rouge met le cap vers l'est et un langos bien gras à la main, nous nous penchons pour découvrir les mille trésors que les Hongrois ont sorti de leur grenier. De la poussière mais surtout des vieux pin's communistes, des poupées dont il manque un membre, des bijoux désuets, des disques incroyables, des meubles en chêne, des boîtes en bois et en métal et autres livres de toutes les tailles.
Je n'échappe donc pas à la vague dite du vintage qui veut que la modeuse pointue s'approvisionne dans les fripes et autres boutiques qui sentent bon la naphtaline. Personnellement, ce n'est pas tellement l'obsolète qui me plaît mais l'histoire qui se cache quelque part dans les fissures. Vous savez celles qui honteusement mangent les bords des objets chinés maladroitement...





vendredi 30 octobre 2009

10

10.

1
. Pourquoi c'est si dur de quitter les gens même quand ils nous font souffrir ? 2. Les USA, L'Irelande, Budapest ou Paris ? 3. Je trépigne d'envie de m'acheter le manteau officier que j'ai vu chez New Yorker en promo la semaine dernière. 4. Cher Père Noël, je voudrais un iphone, le casque philips rouge que je kiffe, un voyage aux bermudes et une machine à remonter le temps. 5. J'aimerais bien comprendre ce que fabrique Pénélope Bagieu à Portland... 6. Je cherche mon identité nationale, vous ne l'auriez pas vue par hasard? 7. Ce blog est très marrant: my milk toof 8. Il est 17H00 et il fait nuit depuis une grosse demi-heure. Vive l'hiver. 9. Qu'il est bon de recevoir des sms à 3h34 du matin... 10. Demain, je me mets sur mon 31. Et pour cause: Je vais à l'Opéra de Budapest écouter Manon Lescaut !


mardi 27 octobre 2009

Azul

Ma copine de blog Tami m'avait invitée à tomber dans le bleu il y a quelques temps. Je m'exécute donc avec un peu de retard, certes !

Du bleu oui, mais du bleu qui voyage !


à Budapest



à Szentendre


à Lisbonne


à Madère

À Morlaix

Dans le Bükk

à Porto

Allez la comète, your turn !

lundi 26 octobre 2009

La guigne, la vraie.

Après avoir passé un délicieux mais trop rapide week end à Paris, je suis rentrée en terre Magyare. Et là, ce fut comme si quelqu'un avait décidé de se marrer avec ma poupée vaudou.

Tout a commencé mercredi.
Alors que je flânais tranquillement sur le net assise dans la salle des profs en machouillant un truc quelconque, je sens un truc bloquer côté dents. Je cours vers la salle de bain, je fais la grimace à mon reflet et je découvre qu'une de mes molaires a cédé. Mais bien comme il faut, pas un truc sympa qu'on voit pas. Miséricorde. Je remercie quand même le destin de ne pas m'avoir fait le coup avec une incisive, sinon je me serais défenestrée sur le champ.

La série noire ne s'arrête point là, voyez-vous.
Jeudi alors que tout semblait au mieux, en ramassant une feuille tombée sur le sol, je sens mon dos râler. Et un tour de rein a 27 ans c'est moche. Tout ça avant d'apprendre que quatre de mes cours ont été annulé juste avant les vacances. Et donc si vous suivez bien vous aurez compris qu'au lieu de rester 4 jours à Paris, j'aurais pu m'offrir deux semaines...
Vendredi soir, je décide d'aller à un concert en vélo, je le dépose devant, bien attaché, et quand je ressors le récupérer, je le vois qui gît sur le sol, la roue de devant complètement défoncée par des coups de pied. La note est salée et le geste complètement gratuit.
Samedi, ma pote Charly défonce ma porte vitrée en voulant la fermer et depuis hier la machine à laver fait des bulles....

Une vraie semaine de merde comme on les aime !

Je vous épargne la fuite d'eau avant de partir pour Paris et la grève à Orly, celle du RER B et de la MAV ( SNCF hongroise ) le jour de mon retour...



mardi 6 octobre 2009

1000


Et voilà, j'ai posté sur Pink Chantiers, 1000 articles.
1000 en 4 ans.
Et pour cet anniversaire, je voudrais que vous, mes chers lecteurs, vous choisissiez un article qui vous a plu et que vous le partagiez ici avec moi !

Je commence, si vous le voulez bien:

Le premier qui m'est venu à l'esprit c'est celui du 3 novembre 2005. J'ai galéré pour le retrouver mais ça valait le coup, je n'ai jamais mis autant de moi dans ce blog que ce jour-là.
C'était comme me poser un pansement.

lundi 5 octobre 2009

L'uniformité tue


Une sorte de maladie a envahi la toile. Depuis quelques temps les bloggeuses se pâment toutes ( si pas toutes, en tout cas beaucoup d'entre elles) sur une certaine esthétique bubblegum. Du rose pâle, du bleu passé, des bulles de savon, des petits gâteaux mignons, le tout légèrement sépia.
Alors quoi? Faut-il que la blogosphère entière devienne niaise ? Si au départ la chose peut être plaisante, si j'aime assez ce petit côté Sofia Coppola, je dois avouer en avoir ras le bol de revoir toujours les mêmes couleurs, les mêmes effets, les mêmes thématiques, les mêmes mises en scène...
On photographie les cupcakes et leur glaçage rose bonbon, on immortalise les moindres détails girly de Disneyland, on se prend en photo en robe crème au milieu des paquerettes... On s'échange même les astuces pour que le monde entier ne soit observé que sous cette lumière tamisée que rend tout un brin nostalgique...

Stop.



Retirez vos filtres, tuez photoshop et faites vivre les couleurs !

dimanche 4 octobre 2009

Chill out session à Budapest

Le week end dernier, je l'ai passé à Budapest. Le vendredi soir, j'avais une fête (une copine hongroise part vivre un an en France, on a bu et dansé pour oublier ) et le samedi soir, je suis allée à la soirée Balkan beats au Gödör Klub ( THE place to be in Budapest).

J'ai profité de l'occasion pour me balader dans BP, manger mexicain, aller au ciné et bien sûr... faire deux trois achats au Müvesz, un cinéma qui fait librairie, disquaire et boutique de bijoux divers. Pour me féliciter de mon nouveau tour de taille*, je me suis offert mes BUDA-PEST en rouge que j'avais cassées et perdues et une autre paire de b.o coeur-pic. Succès garanti, le lundi toutes mes élèves voulaient savoir où j'avais trouvé ces trésors à moins de 10 euros.



* tous les prétextes sont bons pour dépenser son fric.

samedi 3 octobre 2009

10.

10.
10. 10.
10. 10. 10.
10. 10. 10. 10.

1. J'aime beaucoup Rusty Nails. 2. Je me demande bien si je vais rentrer une semaine ou quinze jours pour Noël. 3. J'aimerais beaucoup avoir la même robe que Coco dans Coco avant Chanel pour le mariage de L. Longue robe noire avec de la dentelle crème au niveau du décolleté en V. Simplissime. Efficace. 4. La baguette me manque. Le fromage me manque. Le croissant au beurre me manque. La Daurade grillée de mon papa me manque. Le riz iranien de Mimi me manque. Je ne pense qu'à la bouffe c'est grave docteur ? 5. Je me suis remise au hongrois mais pas au Hongrois ! Non ça, non ! 6. J'approche du millier de postes sur mon blog ! Va falloir fêter ça ! 7. Il me reste moins de la moitié de mon salaire et nous sommes le 3 octobre. Tout va bien, je ne panique pas. 8. Je rentre sur Paris dans 15 jours. Je frétille d'impatience. 9. J'ai reçu par la poste trois CDs de musique en provenance du pays helvète et c'était une super surprise ! Merci :) 10. J'écume les brocantes en ce moment. Ce qui présage un super post sur mes trouvailles hongroises !

vendredi 2 octobre 2009

à bicyclette !


Le Critical Mass, c'est la journée sans voiture hongroise. À Eger, c'est à 17h que tous les cyclistes de la ville se donnent rendez-vous sur la place principale pour une petite balade dans la ville ! J'y étais avec Joe-Diego et bien sûr avec ma copine Céline ! La tradition veut qu'à chaque début et fin, on soulève sa monture. Moi, j'ai sorti mon appareil photo...




Et pour remercier les participants, un petit concert gratuit !




lundi 28 septembre 2009

ça quizz

Parce qu'il faut bien trouver de quoi s'occuper pour le club de français, avec Céline nous avons imaginé un quizz sur nous pour divertir les élèves en faisant du franciaul.

Voici mon quizz, essayez donc de jouer pour voir !



1- Comment s 'appelle le papa d'Elsa?

a- Frédéric
b- Manolo
c- José
d. Gabor


2- Elsa a longtemps travaillé ...

a- au magazine ELLE
b- à l'Ambassade des USA
c- comme cycliste du Tour de France
d- comme fromagère dans les Alpes


3- Le dimanche soir, Elsa aime:

a- regarder le journal TV et fumer une clope
b- lire en buvant un thé
c- faire de l'aérobic sur ABBA
d- courir le 100 m


4- Quelle est la boisson préférée d'Elsa?

a- un coca bien frais
b- un pastis voire deux
c- du jus de grenouille
d- de la liqueur de café pure

5- Elsa est passée à la TV hongroise la semaine dernière parce que:

a- c'est une star du cinéma français
b- elle a été choisie dans la rue pour jouer au loto
c- elle est recherchée par la police
d- elle se présente aux élections

6- En France, Elsa était:

a- journaliste
b- espionne pour le KGB
c- professeur de russe
d- collectionneuse de timbres


7- Cet été, Elsa a nagé :

a- dans le sud de la France
b- a Madeira
c- dans l océan indien
d- a la piscine municipale

8- Comment Elsa est-elle arrivée en Hongrie ?

a- par hasard
b- parce que son cousin est de Debrecen
c- parce qu'elle adore le goulash
d- pour devenir professeur de français


9- Le rêve secret d'Elsa c'est:

a- de manger des araignées
b- de porter une robe Chanel
c- de devenir moine
d- de faire le tour du monde


10- La devise préférée d'Elsa.

a- faut pas trop se fatiguer
b- le monde appartient a ceux qui se lèvent tôt
c- qui dort dine
d- carpe diem

dimanche 20 septembre 2009

New hair cut New bike New life

Mes petits amis,
Comme il y a environ 2 ans, je revis. Et je revis grâce à qui ? Grâce à lui:


Et oui ! Mon joli nouveau vélo que j'ai racheté à une très gentille Hongroise pour 20 000 FT ( soit 70€). Avec lui, j'ai fait une balade de 3H dans la ville et ses alentours. Alors maintenant un bon thé et au dodo !
Va falloir lui trouver un prénom !

samedi 19 septembre 2009

10.



10.


1. J'adore l'intro du remix de Jacques Lu Cont de Silver Screen de Felix DaHousecat. Bon après ça part un peu en couille techno mais le début est nirvanesque. 2. J'ai tellement de chance que quand je pars, il arrive. Alors que je pars tôt pour justement ne pas le croiser. 3. Du soleil et de la fraîcheur, j'aime décidément la météo hongroise automnale. 4. J'aime bien les paroles de The Ghost de James Yuill. 5. Les abeilles ne me laissent plus tranquille. Mon shampoing doit sentir la lavande ou un truc très additif; ou bien je suis faite de miel. Je ne sais pas. 6. Un élève m'a convaincue de chanter avec lui une chanson de Joe Dassin pendant les Journées Françaises d'Eger. Me faudra bien 5 verres de palinka pour faire ça. Au soleil, sous la pluie.... 7. Je suis la reine des tics de langage. En ce moment je ne cesse de répéter: that's make no sense. Allez comprendre pourquoi. 8. 6 kilos de perdu en 20 jours, c'est mon père qui va être content. 9. J'ai un beau vélo ! ENFIN ! Je vais pouvoir rire au nez du bus 14 qui passe à 24h02. 10. Tous les oiseaux du point du jour chantent l'amour... badam badam ba.


vendredi 18 septembre 2009

La musique dans la peau !

Cette semaine, la place principale d'Eger est le théâtre de festivités diverses: théâtre-musique-gastronomie... un truc avec les Carpates (si j'ai bien compris). Et demain soir, une soirée, trois concerts dont le groupe Kerekes band qui va faire vibrer les murs de l'église des Frères mineurs. Ce groupe d'ethno-funk assez connu en Hongrie et originaire de ma ville d'adoption ! Et moi, j'aime bien...



Kerekes Band



Depuis Eger, notre correspondante en Hongrie.
Dont vous pouvez admirer le magnifique sourire et surtout la coupe de cheveux made in Hungary ! Et oui, j'ai surmonté ma peur et je suis allée avec une de mes élèves me faire couper près de 6 cm de cheveux. La coiffeuse avait trois types de couleurs sur la tête mais je suis restée quand même et je suis plutôt satisfaite du résultat. Bon, là y avait du vent et tout mais d'habitude je me coiffe le matin !

mercredi 16 septembre 2009

Montagnes russes


Au pays du paprika, le moral danse la lambada. Un jour ça va, un jour ça va pas. Et je fais des rimes avec ça !
Halte à la parlotte, place aux images. Ce week-end, j'étais à Gyöngyos pour la fête des vendanges. ( Gyöngyos se situe entre Budapest et Eger, environ 1h de voiture de chez moi). C'était beau, on a mangé une glace au lieu de goûter le vin, mais bon boire ou conduire, il faut choisir. Toujours est-il que même si le folklore hongrois me colle des boutons pour x raisons, j'ai apprécié de sortir l'appareil et d'immortaliser les couleurs en ce joli été indien.



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