mercredi 28 janvier 2009

Georges

Un de mes amis m'a envoyé un mail aujourd'hui.
Où est la belle, grande et forte Europe ?



"Georges, un Camerounais que j'avais rencontré il y a quelques mois ici à Veszprém ( une ville hongroise à l'ouest de Budapest). Reparti à Vienne pour régler ses formalités de permis de séjour, il a décidé de faire une demande d'asile politique pour accélérer la procédure ; cependant, dès qu'il formula sa demande, il fut transféré de Vienne à Békéscsaba sous escorte policière. Il est aujourd'hui en détention (dans des conditions de vie déplorables), le temps que sa demande soit examinée par les autorités de l'immigration.
Il est est entré tout à fait légalement dans l'espace Schengen mais sa demande d'asile politique en a fait un individu suspect aux yeux des autorités autrichiennes. Pourquoi a-t-il été transféré de Vienne à Békéscsaba ?
D'après mes recherches, la convention de Dublin (Dublin II), mise en place il y a seulement quelques années, vise à répartir le "fardeau" des demandeurs d'asile entre les différents pays européens. En effet, la France et l'Allemagne reçoivent beaucoup plus de demandes que les autres pays en raison du taux d'acceptation des demandes d'asile politique (autour de 20%) ; par la convention Dublin II, les pays qui ont beaucoup de demandes peuvent transférer un nombre important de réfugiés dans les pays nouvellement entrés dans l'Union Européenne. Or, ces pays (en l'occurrence la Hongrie, la Slovénie, la République tchèque, la Bulgarie...) n'accordent le droit d'asile qu'à hauteur de 1 à 3 % de demandes formulées. Autrement dit, cette convention Dublin II est un expédient tout trouvé pour transférer des demandeurs d'asile dans des pays où leur demande sera, dans l'écrasante majorité des cas, refusée ; ces demandeurs, dont fait partie Georges, seront ainsi reconduits dans leur pays d'origine. C'est ce qui menace Georges de façon imminente.

Georges est journaliste et professeur d'allemand. C'est un homme brillant et avisé, qui veut seulement poursuivre son doctorat de linguistique dans une université européenne. Le département d'allemand de l'université de Veszprém avait d'ailleurs accepté sa proposition ; néanmoins, les contraintes des formalités d'immigration ont grandement compromis ses projets."



Pour l'instant il souffre, et j'aime à croire que nous tous, citoyens du monde, nous avons le droit au bonheur où que vous voulions aller.
Si vous connaissez des juristes ou des associations s'occupant de tels problèmes, n'hésitez pas à m'en parler. Si vous avez des idées ou envie d'envoyer un mail à Georges, je transférerais. Je redonne mon mail au cas où: lacooperative@gmail.com

Merci pour lui.
Elsa

mardi 27 janvier 2009

Our lives have just begun

Détail de fête, Étaple sur mer, 2008

Des fois, je prends le lampadaire qu'il y a juste devant ma fenêtre pour la Lune. À chaque fois, que je m'allonge dans mon lit et que je vois le faisceau se dessiner sur le rideau violet, je m'extasie et je réalise au bout de 3 secondes qu'il s'agit d'une lumière industrielle.
Mais au final qu'est-ce qu'on s'en fout, je peux imaginer ce que je veux.

lundi 26 janvier 2009

Suprême Diana Ross

Je ne me lasse décidément pas de la superbe compilation Motown. Sur mon vélo, dans mon bain, dans le bus et pendant que je corrige mes copies. Un petit coup de Motown et c'est parti.

L'autre jour, j'ai redécouvert avec un gros arc en ciel dans mon coeur le tube de Marvin et Diana You're everything. Après ça, pour garder le pink feeling, je suis passée par I'm still waiting puis par Missing you et enfin par My man. Elle a l'air d'avoir des sérieux problèmes relationnels avec les hommes la Daïna. M'enfin, qui n'en a pas?
Bref, tout ça pour te dire l'internaute que c'est que du bon Diana Ross. Sa voix langoureuse et sucrée, ses tubes très sexual healing, ses barrettes fleurs, son gloss rose... Je signe et je paraphe chaque disque, s'il le faut.

Petit exemple de pépite:



Love Hangover est idéal en apéritif pour les dimanches soirs qu'on ne passe pas devant sa télé avec ses chaussettes Snoopy.
Et surtout, admire la combinaison blanche à paillettes et les bracelets de bras de la miss au Caesar's palace. Very Vegas.

dimanche 25 janvier 2009

I'm free at last

Dans une ville où les bus de nuit sont un mythe, rentrer à pieds à 3h du mat est monnaie courante. La plupart du temps, ça me gave mais de temps en temps, j'aime bien. Je mets de la musique qui chantonne et carillonne dans mes oreilles et je sautille en chantant à tue-tête.

Matyas Kiraly Utca, Eger, 24 janvier 2009

Hier l'alcool aidant, sur le chemin pour rentrer chez moi, j'ai sauté sur toutes les flaques d'eau que je voyais en sifflant du Gainsbourg. C'était amusant d'avoir l'âge mental de Mimi Cracra. Personne pour me regarder tremper mon jean avec de la neige fondue, personne pour s'agacer des fausses notes, personne pour juger, pour rire, pour regarder, pour m'emmerder. C'est aussi pour ça que j'aime bien Eger, que j'aime être loin de chez moi. Une forme de liberté liée à un mélange de solitude et de tranquillité. Et tout d'un coup dans ma tête entre deux bulles de vodka, j'ai eu l'idée de prendre quelques clichés de ma ville plongée dans la nuit muette...Un genou posé sur le sol et les étoiles industrielles étaient capturées.




samedi 24 janvier 2009

Underneath the skin


Parfois, on se réveille le matin encore plus fatigué que la veille. Le soleil est absent mais sa lumière se glisse entre les rideaux. Les nuages sont très blancs, le ciel lourd, les rues vides et un brouillard épais et humide se disperse dans l'air. On voudrait étirer la peau de son corps et se recouvrir avec. Épouser son lit, pénétrer le matelas et ne plus pouvoir en bouger.


Time wounds, Nyíregyháza, Hongrie 16/01/09

En ce moment, j'écoute le nouvel et troisième album d'un de mes groupes favoris: Antony & the Johnsons. 10 chansons regroupées sous le titre ma foi déprimant de The crying light. Antony & the Johnsons, c'est surtout la voix cristalline d'Antony Hegarty et le violoncelle de Julia Kent. Une voix qui pleure, chevrote, glace, sur des textes majoritairement tristes et mélancoliques, sur des mélodies épurées faites de piano et de cordes... C'est la bande-son des dimanches que l'on passe en pyjama à la lumière de la bougie. Serré dans une couverture, on souffle sur la fumée qui s'échappe d'un thé résolument trop chaud, les doigts enlacés autour de la tasse. On attend que le crépuscule vienne et qu'il emporte avec lui les notes grises du piano mais seuls les premiers rayons de soleil du lundi sont capables de tout balayer.
Les débuts de semaine ont au moins ça de bon: ils nous délivrent de la solitude passivité dominicale.

Nous sommes samedi ? Ah bon?


vendredi 23 janvier 2009

24H à Nyíregyháza

Nyíregyháza est une ville ultra-industrielle au nord-est de la Hongrie. Elle est située à 70 km de la Slovaquie, de l'Ukraine et de la Roumanie.



Mais ça ne la rend pas plus intéressante que ça... Nyíregyháza c'est surtout une ville dont le centre-ville a été reconstruit autour d'un énorme centre commercial et où même les samedis sous le soleil ressemblent à des dimanches de novembre gris. C'est mort. Tellement mort qu'on entendait nos dents claquer à cause du froid. Tellement mort qu'on a finit à trois dans le sous-sol d'un bar miteux à boire de la palinka à la petite cuillère. Tellement mort que je n'y retournerais certainement jamais.



jeudi 15 janvier 2009

Peintre: c'est un métier

Pas beaucoup de bloguage intensif cette semaine parce que mademoiselle peignait. Et oui, après avoir repeint le salon et la salle de bain, je me suis attaquée à la chambre. Plus d'une semaine pour retaper la chambre: trois couches de blanc par mur et deux couches de rouge avec de la peinture qui tâche... beaucoup.

A
utant dire que j'ai pris des douches au white spirit et que je me suis détestée une bonne douzaine de fois d'avoir commencé ces travaux. Heureusement qu'Anna était là le dernier soir pour m'aider à poser la seconde couche de rouge; elle maîtrise en travaux ménager, l'amie Allemande. J'en ai du coup profiter pour bouger les meubles et nettoyer un peu. J'adore mon nouveau chez moi.


AVANT
du mur vert, jaune et mauve.


APRÈS
du blanc et du rouge




lundi 12 janvier 2009

Deep blue dream

La Hongrie est championne olympique en Water-polo hommes. D'ailleurs, c'est un peu le sport national ici. Et ça tombe bien l'équipe d'Eger est la meilleure d'Hongrie. Samedi soir, Biros Péter et ses copains ouvraient la saison d'hiver en jouant contre l'équipe ET de Budapest. Ils ont gagné 14 à 8.



Le match avait lieu dans la magnifique piscine olympique d'Eger imaginée par l'architecte hongrois Imre Makovecz. Je m'y suis rendue pas seulement pour admirer les corps sculptés des joueurs mais pour les prendre aussi en photo. Un petit reportage aquatique pour ouvrir la semaine, quoi de plus rafraîchissant ?





dimanche 11 janvier 2009

La Hongrie et son actualité grise

Samedi, en Hongrie nous devions travailler pour rattraper un pont pris pour rallonger les vacances de Noël mais suite aux problèmes de gaz, le président hongrois et sa clique à appeler la population à rester chez elle. Le temps des restrictions a sonné.

Certaines usines sont aujourd'hui en cessation d'activité pour économiser les réserves de gaz. Faute d'avoir une pléiade de centrales nucléaires, on utilise beaucoup le gaz côté hongrois. Dans la presse hongroise, la situation sans être alarmante est décrite comme grave: il ne reste que 5 semaines de provision en gaz. En stoppant certaines usines, ils ont cette semaine tenter d' économiser 4 millions de m3 de gaz. Et franchement, ça tombe mal, avec la crise financière qui avait beaucoup touché les Hongrois, une usine qui ferme, même un peu, même une semaine, et c'est toute une économie déjà bancale qui s'effondre. Elle et toutes les personnes qui y sont liées. Petits et grands.
Les Hongrois ne sont déjà pas très riches et la météo est tout sauf clémente en ce moment... Chez les voisins, ça rigole pas non plus beaucoup. Cette semaine, une délégation serbe est venue demander de l'aide aux politiques Hongrois. Car si la Hongrie avait une réserve, ce n'est pas le cas du reste de l'Europe de l'Est qui s'approvisionne en gaz auprès de l'Ukraine. Pour faire face à cette nouvelle crise, la Slovaquie a ainsi violé un accord européen en rouvrant sa centrale nucléaire Jaslovske Bohunice.
Quant à la Russie, elle refuse toujours de signé un accord avec Kiev.


©DR

Et puis il y a la disparation d'Ophélie Bretnacher. La jeune étudiante qui a disparu le 4 décembre à Budapest. Un de mes potes qui est dans la même fac où elle faisait son Erasmus m'a dit que tous les murs de l'université étaient recouverts de photos d'elle. J'en ai vu aussi sur certains monuments. Elle aurait disparu sur le pont Lanchid après avoir quitté une boîte de nuit située dans le quartier juif et non pas sur l'oktogon comme j'ai pu le lire dans la presse. Le chemin est bizarre et la possibilité d'être kidnappé sur le pont par une voiture est impossible. Les chaînes du pont séparent le côté piétons du côté voitures. À part, dans le Danube, je me demande où est cette pauvre fille. Les caméras de surveillance l'ont vue entrer sur le pont mais pas en sortir. Le Danube est très large et très profond, le courant y est fort, il est difficile sondable. J'espère qu'ils la retrouveront.
Mais tu vois Nicolas, ça sert pas à grand chose de nous surveiller par des caméras, ça n'empêche pas les malheurs d'arriver...


Si vous avez des infos:
depuis la France, +43 66 46 12 09 64, +36 30 543 1975
depuis la Hongrie, 06 20 94 52 966 (famille hongroise où elle était au pair).
Ophélie Bretnacher est étudiante à l'Ecole Supérieure de Commerce de Reims depuis septembre 2006. Depuis septembre 2008, elle était à Budapest en Erasmus à la Corvinus University of Budapest, un séjour qui devait durer jusqu'à la fin de ce mois.


samedi 10 janvier 2009

Promenade blanche à Sirok

À Eger en ce moment, on a froid aux miches. En conséquence de quoi, j'ai opté rapidement pour la technique du collant sous le pantalon, ce qui, j'en conviens, n'est pas vraiment très sexy mais terriblement efficace. On se tapote les cuisses, on fume de la buée et les stalagmites pointent au bout du nez. C'est l'hiver, c'est certain.



Sirok, Hongrie. 9 janvier 2008

Le froid rend paresseux et pantouflard mais malgré tout avec ma camarade Allemande vendredi matin, nous nous sommes levées aux aurores pour visiter un hameau historique de 2100 habitants nommé Sirok à 30min en bus de la capitale régionale. Ce petit village situé entre le mont Mátra et Eger est connu pour son château en ruines vieux du 13ème siècle. Un café et une csiga au chocolat plus tard, nous étions prêtes à affronter les -10 pour une petite randonnée dans la neige munie bien sûr du fameux Canon D40.




jeudi 8 janvier 2009

And here we are still fighting for our lives


New York City, mai 2008

Je ne sais pas du tout comment une chanson d'Ozzy Osbourne est arrivée dans mon ipod, mais elle est plutôt pas mal. Elle s'intitule Dreamer.

U
ne chanson sur l'insatisfaction et qui, surtout, interroge le décalage entre ce qu'on rêve de sa vie et ce qu'on en fait. Un sujet qui me taraude continuellement. Mon talon d'Achille, pour ainsi dire. Je suis tombée dessus alors que je regardais la neige fondre sur les trottoirs baignés de soleil depuis le bus. C'était assez étrange de voir devant moi la communion parfaite de la musique et du paysage. Et puis, c'est aussi assez bizarre d'avoir le sentiment de dialoguer avec des notes de musique... C'est devenu une habitude, d'ailleurs.
Je ne sais pas vous, mais j'ai tout le temps peur de passer à côté de ma vie. Ce sentiment fantomatique m'accompagne dans presque toutes mes décisions. En amour, en amitié, avec l'argent, avec le travail... L'envie de ne jamais passer à côté de rien, de toujours prendre le wagon quand il ouvre ses portes devant mes pieds. C'est comme ça que je suis partie à New York, que j'ai accepté le poste en Hongrie, c'est pour ça que je n'arrive pas à consacrer ma vie à une seule occupation, que je virevolte sans cesse...
C'est comme ça que parfois je fais des erreurs, mais ces erreurs-là sont rarement celles que je regrette.


I'm just a dreamer, I dream my life away, today
I'm just a dreamer, who dreams of better days, ok
I'm just a dreamer, who's searching for the way, today
I'm just a dreamer, dreaming my life away

mercredi 7 janvier 2009

Madame Irma parle hongrois

Mon pote Hongrois a dans sa cuisine une petite pochette en feutrine verte dans laquelle il y a des petites cartes blanches avec des mots hongrois écrits dessus. Le jeu étant d'étaler le jeu de cartes et d'en choisir trois comme ça. Après tu déprimes ou pas selon ce que tu as tiré. Avec Anna, on a un peu changé les règles du jeu. On posait une question et on tirait une carte. Pas besoin de payer une voyante. Notre moyen à nous d'apprendre quelques mots d'hongrois et de bien rigoler comme toujours quand on est tous les trois. Bon on était pas non plus très sobre à ce moment-là.

Voici mes résultats et un petit cours d'hongrois en prime !
Les questions étaient en anglais, les réponses en hongrois et le tout dans ma tête en français.
C'est beau nos soirées, c'est comme une Tour de Babel déguisée en madame Irma.

2009 in one word ? : Kaland (L'aventure ) J'ai embrassé la nappe cirée quand j'ai vu ça !
How to get a man ? Szabadság ( La liberté).
How to get money ? Ihlet (L'inspiration)
How to get happy ? Szenvedély ( Le Désir)
How to know what I want to do ? Megbocsátás ( La Clémence )
The most important quality of my next boy friend ? Hűség (La Fidélité) ça m'a bien fait rire ça !
How to have good sex ? Szeretet ( L'Amour)
The most important in a friendship?: Humorészék (L'Humour) tiens, ça me rappelle quelque chose.
How to keep a friendship?: Romantika ( Le Romanesque) là, les cartes avaient picolé sévère.
What about Sisi ? ( là c'était nous. ) Zene ( La Musique)
What about the hobbies ? Cél ( L'Ambition)
What is the most important in a sex relation ?: Bátorság ( La Bravoure ) Trop d'alcool, c'est sûr.


mardi 6 janvier 2009

What can make me feel this way?

Les Temptations sont mes amis pour la vie. Si toi aussi, tu as le blues, que tu as dormi 2h et que tu cogites comme un petit goret incapable de trouver une porte de sortie dans sa roue. Mets les Temptations à fond dans ton mobil-home, danse et chante avec moi:

I've got sunshine
On a cloudy day.
When it's cold outside,
I've got the month of May...


Il en faut un peu plus pour me motiver à aller finir la peinture de ma chambre que j'ai initié débilement seule samedi dans la nuit mais quand même, c'est pas mal comme gros pied au cul.


lundi 5 janvier 2009

Thermalisme quand tu nous tiens !

En ce moment ça caille sévère sur la Hongrie. Du - 11°C, de la neige et du gel en veux-tu en voilà. Ma cheffe m'a d'ailleurs glissé un subtil mais glacial " Tu voulais du froid: le voilà. Ils prévoient -17°C sur Eger la semaine prochaine". Rien que ça !

Alors parce que ça revigore et que ça fait remonter le sang là il faut, rien de mieux qu'une petite escale par les bains thermaux ouverts de Budapest. Le Széchenyi furdö comme on dit ici bas. Si vous le cherchez, il se situe au nord de la ville, dans les bois de Pest. Il faut remonter l'Andrasi utca jusqu'au bout puis tourner à gauche quand on est face à la place. Sur la ligne de métro jaune (M1) c'est l'avant-dernière station et elle porte bien son nom: Széchenyi furdö.
Pour ce qui est du flouze, c'est 2200 Forints (9 €) si vous restez moins de deux heures; 400 forints de plus si vous comptez vous rider la peau des doigts à vie ou jouer aux naïades derrière le rideau de buée all day long.
Quant à vous, petites crapules, sachez enfin qu'il ne ferme qu'à 22H et que le soleil se couche tôt en Hongrie...
Toutefois, si vous voulez vraiment jouer les prolongations, ce que j'espère pour vous, cela va s'en dire, le spa de Miskolc-Tapolca (Nord-Est de la Hongrie) et sa salle obscure ( lumière violette, ciel constellé de petites lumières et abondance presque incongrue de couple libidineux) se prête mieux à ce genre d'activités... Je propose, vous disposez.



-5°C à l'extérieur / +38°C à l'intérieur.


Széchenyi Furdö


dimanche 4 janvier 2009

Motown made me the man I am today *

Vous avez dansé sur ABC des Jackson 5, embrassé sur Endless Love de Diana & Lionel, pleuré sur I'll always love you des Detroit Spinner. Un bon nombre de vos souvenirs d'enfant et d'adolescent est subtilement lié au parcours prodigieux du plus grand label de soul music de tous les temps: j'ai nommé Motown !




Le talent de Marvin, Jimmy, Edwin, Diana, Michael, Stevie ou encore de Martha a été révélé par cette maison de disque afro-américaine fondée en 1959 à Détroit dans le Michigan américain par Berry Gordy. Et c'est cette année en janvier qu'elle fêtera fièrement ses 50 ans d'existence. Pour l'occasion, une compilation de 3CD Motown 50 Yesterday, Today, Forever a vu le jour récémment: 50 morceaux phares du label: My Guy, Let's get in on, I want you back, My Girl... Du tube en veux-tu en voilà et ceci sur plus de deux heures... de quoi avoir la tête qui tourne sérieusement.

Je suis revenue en Hongrie avec ce petit bijou dans mes bagages et je vous assure: cette compilation est absolument génialement funky. Elle donne envie de danser sur les tables, de boire des frozen margaritas, de faire du sexe, de refaire le monde près d'un feu de cheminée et de mettre des mini-robes paillettes !

Let's go dancing in the street comme dirait Martha Reeves and the Vandellas.


Le blog Motown 50 avec des infos, photos, vidéos et autres goodies.
et pour voir le documentaire de 13 min Tracks of my tears de Raphaël Duroy sur la Motown c'est ici mais il faut s'inscrire sur Mk2vod.

* Barack Obama


Motown 50 chez Universal
sortie: décembre 2008
18€



samedi 3 janvier 2009

Details in the fabric

Il est 3h du mat et je n'arrive pas à dormir. Allez savoir pourquoi. Alors je blogue en écoutant des chansons sirupeuses.

Mais avant je suis sortie sur mon balcon chercher la peinture que j'avais stocké pour repeindre la chambre et là ô stupeur elle était gelée ! L'apprentie peintre que je suis tire la tronche mais décide de faire décongeler la peinture devant le chauffage. Les grands travaux attendront demain.
Désespérée par le fait d'avoir perdu une excellente occupation de nuit blanche, j'ai commencé à ranger un peu ma valise. J'ai ramené un sacré bordel de France, d'ailleurs j'ai failli encore virer au vert avec mon excédent bagage. Plus de peur que de mal, mon porte-feuille n'a pas vomi son dernier billet, je suis devenue la reine du bagage à main qui sauve la mise.
Bref dans les 5 kg de magazines que j'ai ramené avec moi, j'avais glissé quelques cartes postales. Trois de Paris, deux avec des citations ( un proverbe arabe et une citation de Prévert ) et le questionnaire de Proust auquel mes élèves ne vont pas échapper à la rentrée.
Alors pour tuer le temps et les araignées de mon plafond, je l'ai rempli, c'est un bon truc de début d'année, alors le voilà. Je précise que c'est ultra dur à remplir...

Le principal trait de mon caractère: Le "touche-à-touisme"
La qualité que je désire chez un homme: La tendresse
La qualité que je préfère chez une femme: L'honnêteté
Ce que j'apprécie le plus chez mes amis: Leur sens de l'humour
Mon principal défaut: La franchise inopportune
Mon occupation préférée: Écrire en écoutant de la musique
Mon rêve de bonheur: Un parquet qui grince, un décor de livres, un orage et ses bras autour de moi.
Quel serait mon plus grand malheur: Perdre quelqu'un que j'aime
Ce que je voudrais être: Quelqu'un d'heureux: qui aime et qui est aimé
Le pays où je désirerais vivre: un endroit où on voit à la fois la mer, les montagnes et le ciel étoilé
La couleur que je préfère: Le bleu Klein
Mes auteurs favoris en prose: Stefan Zweig, Gaston Bachelard, Simone de Beauvoir, Balzac... je sais pas là tout de suite... faudrait que je fouille ma mémoire et ma bibliothèque.
Mes poètes préférés: Baudelaire, Pessoa, Müller, Whitman, Auden...
Mes héros favoris dans la fiction: Robin des bois et Don Quichotte
Mes héroïnes favorites dans la fiction: Phèdre et Emma ( quoi qu'on en dise je l'aime bien moi Emma )
Mes compositeurs favoris: Chopin, Erik Satie, Bach.
Mes peintres favoris: Egon Schiele, Bacon et Chagall.
Mes héros dans la vie réelle: Gandhi, Martin Luther King
Mes héroïnes dans l'Histoire: Sophie Scholl...
Mes noms favoris: En tout cas pas celui de Nicolas Sarkozy
Ce que je déteste par dessus tout: L'injustice
Caractères que je méprise le plus: Le manque de compassion
Le fait militaire que j'estime le plus: aucun fait militaire ne mérite d'estime
La réforme que j'admire le plus: L'abolition de l'esclavage - si on peut appeler ça "une réforme"
Le don de la nature que j'aimerais avoir: L'intelligence
Comment j'aimerais mourir: Paisiblement et en musique
État présent de mon esprit: La mélancolie entre le doux et l'amer mais qui vire vers l'amer.
Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence: La perfection n'existe pas, l'indulgence va de soi.
Ma devise: "À quoi sert la lumière du soleil, si on a les yeux fermés"


Alors Comète et Malice, faites de même, mais vous allez voir c'est super dur comme ça au pied levé mais ça occupe !


vendredi 2 janvier 2009

A Very Adventurous New Year


On ne sait pas de quoi est fait l'avenir, c'est un fait. Mais quelques fois, j'ose espérer qu'on le décide un peu. L'an dernier, j'avais pronostiqué une année 2008 "voyageuse", et il s'est avéré qu'elle l'a été pleinement. Si je dresse un bilan rapide, j'ai quand même visité 7 pays en 365 jours: Pays-Bas - USA - Italie - Suisse - Hongrie - Ukraine et Autriche, sans compter que j'ai largué les amarres pour le grand froid.

Si mon année 2007 avait été pourrie, 2008 s'est nettement rattrapée. Des petites accrochages ici et là, une vie sentimentale pourrie, une méconnaissance absolue de l'avenir, un questionnement existentiel sans réponses mais rien n'est jamais parfait. Et en 2008, j'ai quand même réalisé deux de mes grands rêves: visiter New-York et partir vivre à l'étranger. Alors je ne peux que remercier 2008 de ses bienfaits et espérer que 2009 soit encore meilleure.

Avec mon meilleur ami qui est loin mais qui est tout prêt de moi quand même, nous parlions hier soir de comment on sortait d'une année et comment on rentrait dans la suivante. Le principal, a-t-on décidé arbitrairement, s'est de bien rentrer dans la nouvelle, et ceci même si la fin d'année n'a pas été terrible.

Alors ne perdez pas espoir, si 2008 a été pourrie, si elle s'est mal finie ou si elle n'a pas du tout remplie vos attentes, 2009 ne fait que commencer et elle reste encore entière à réinventer.
Alors très très bonne année à tous !



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