dimanche 11 janvier 2009

La Hongrie et son actualité grise

Samedi, en Hongrie nous devions travailler pour rattraper un pont pris pour rallonger les vacances de Noël mais suite aux problèmes de gaz, le président hongrois et sa clique à appeler la population à rester chez elle. Le temps des restrictions a sonné.

Certaines usines sont aujourd'hui en cessation d'activité pour économiser les réserves de gaz. Faute d'avoir une pléiade de centrales nucléaires, on utilise beaucoup le gaz côté hongrois. Dans la presse hongroise, la situation sans être alarmante est décrite comme grave: il ne reste que 5 semaines de provision en gaz. En stoppant certaines usines, ils ont cette semaine tenter d' économiser 4 millions de m3 de gaz. Et franchement, ça tombe mal, avec la crise financière qui avait beaucoup touché les Hongrois, une usine qui ferme, même un peu, même une semaine, et c'est toute une économie déjà bancale qui s'effondre. Elle et toutes les personnes qui y sont liées. Petits et grands.
Les Hongrois ne sont déjà pas très riches et la météo est tout sauf clémente en ce moment... Chez les voisins, ça rigole pas non plus beaucoup. Cette semaine, une délégation serbe est venue demander de l'aide aux politiques Hongrois. Car si la Hongrie avait une réserve, ce n'est pas le cas du reste de l'Europe de l'Est qui s'approvisionne en gaz auprès de l'Ukraine. Pour faire face à cette nouvelle crise, la Slovaquie a ainsi violé un accord européen en rouvrant sa centrale nucléaire Jaslovske Bohunice.
Quant à la Russie, elle refuse toujours de signé un accord avec Kiev.


©DR

Et puis il y a la disparation d'Ophélie Bretnacher. La jeune étudiante qui a disparu le 4 décembre à Budapest. Un de mes potes qui est dans la même fac où elle faisait son Erasmus m'a dit que tous les murs de l'université étaient recouverts de photos d'elle. J'en ai vu aussi sur certains monuments. Elle aurait disparu sur le pont Lanchid après avoir quitté une boîte de nuit située dans le quartier juif et non pas sur l'oktogon comme j'ai pu le lire dans la presse. Le chemin est bizarre et la possibilité d'être kidnappé sur le pont par une voiture est impossible. Les chaînes du pont séparent le côté piétons du côté voitures. À part, dans le Danube, je me demande où est cette pauvre fille. Les caméras de surveillance l'ont vue entrer sur le pont mais pas en sortir. Le Danube est très large et très profond, le courant y est fort, il est difficile sondable. J'espère qu'ils la retrouveront.
Mais tu vois Nicolas, ça sert pas à grand chose de nous surveiller par des caméras, ça n'empêche pas les malheurs d'arriver...


Si vous avez des infos:
depuis la France, +43 66 46 12 09 64, +36 30 543 1975
depuis la Hongrie, 06 20 94 52 966 (famille hongroise où elle était au pair).
Ophélie Bretnacher est étudiante à l'Ecole Supérieure de Commerce de Reims depuis septembre 2006. Depuis septembre 2008, elle était à Budapest en Erasmus à la Corvinus University of Budapest, un séjour qui devait durer jusqu'à la fin de ce mois.


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