samedi 24 janvier 2009

Underneath the skin


Parfois, on se réveille le matin encore plus fatigué que la veille. Le soleil est absent mais sa lumière se glisse entre les rideaux. Les nuages sont très blancs, le ciel lourd, les rues vides et un brouillard épais et humide se disperse dans l'air. On voudrait étirer la peau de son corps et se recouvrir avec. Épouser son lit, pénétrer le matelas et ne plus pouvoir en bouger.


Time wounds, Nyíregyháza, Hongrie 16/01/09

En ce moment, j'écoute le nouvel et troisième album d'un de mes groupes favoris: Antony & the Johnsons. 10 chansons regroupées sous le titre ma foi déprimant de The crying light. Antony & the Johnsons, c'est surtout la voix cristalline d'Antony Hegarty et le violoncelle de Julia Kent. Une voix qui pleure, chevrote, glace, sur des textes majoritairement tristes et mélancoliques, sur des mélodies épurées faites de piano et de cordes... C'est la bande-son des dimanches que l'on passe en pyjama à la lumière de la bougie. Serré dans une couverture, on souffle sur la fumée qui s'échappe d'un thé résolument trop chaud, les doigts enlacés autour de la tasse. On attend que le crépuscule vienne et qu'il emporte avec lui les notes grises du piano mais seuls les premiers rayons de soleil du lundi sont capables de tout balayer.
Les débuts de semaine ont au moins ça de bon: ils nous délivrent de la solitude passivité dominicale.

Nous sommes samedi ? Ah bon?


1 commentaire:

Mr. D a dit…

A essayer aussi : Death In Vegas, Dirge... clip sur youtube

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