mercredi 18 février 2009

Street art Egerben

Köszönom beaucoup les copains pour vos votes !
Sachez qu'ici ça caille sévère, ça neige abondamment, ça picole grave et ça lorgne des grands bruns aux yeux bleus. En gros tout va bien au royaume du goulasch.
Aujourd'hui, petite visite du nord est de la ville.

Pour aller sur le campus universitaire d'Eger, il faut passer par un tunnel. Un endroit étonnant que les grapheurs de la ville ont pris pour toile. Qui a dit qu'Eger n'était pas un vivier d'artistes ?



sympa non ?

dimanche 15 février 2009

Exhibition

Ma vie hongroise est pleine de projets. Un d'eux concerne tous les autres jeunes profs natifs qui bossent comme moi pour la FFHJ ( fondation franco-hongroise pour la jeunesse ).

En deux mots, nous organisons une expo photo nomade (dans les alliances françaises hongroises) qui réunit nos photos de ville. Chacun de nous doit proposer trois photos et un jury en sélectionnera une. Les amis, aidez moi à choisir mes trois photos, je galère grave. À vos votes !



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mercredi 11 février 2009

Avec elle

Cette semaine, l'air est différent. Quelque chose a changé. Le printemps a essayé une percée mais l'hiver l'a avalé très vite. Le jour de la marmotte n'a pas encore sonné. On se rendort, on attend, il ne va plus tarder.

En ce moment, ouvrir mes mails c'est comme jouer au loto, j'ai le coeur qui bat à chaque fois mais dimanche soir c'était plutôt une belle surprise qui m'attendait. La belle surprise je ne vous l'expliquerais pas, elle ne m'appartient pas et franchement je crois que pour l'instant je n'ai même pas envie de la partager. Sachez juste que parfois, la vie est vraiment belle.

Toujours est-il qu'hier, j'ai décidé d'aller à la piscine en vélo, j'avais pas vraiment calculé qu'il neigeait dehors et j'ai franchement galéré pour y arriver. Et pendant que je pédalais sur le manteau blanc gelé, Grand Corps Malade s'est invité dans mes oreilles, ça tombait d'ailleurs très bien parce que je ressentais exactement ce qu'il me disait. Grâce à ce décor endormi et cette musique psychanalysante, je me suis sentie vraiment ailleurs...
Il est assez incroyable ce sentiment. Comme si celui qui tenait le stylo à l'autre bout de l'ipod avait sondé votre coeur avant de coucher ses mots sur les notes de musique.

bref voici un extrait.


" Alors on se souffle dans le dos pour se porter les uns les autres
On s’est compris sans même s’entendre chaque fois qu’on a commis de fautes
Et puis c’est en équipe qu’on a traversé les hivers
Et les étés ensoleillés, les barres de rire et les galères
Ils m’ sont devenus indispensables comme chaque histoire a ses héros
Ils sont devenus mes frangins, mes copains , mes frérots. "



Ma mère m'a dit une fois qu'on ne pouvait jamais faire confiance aux gens, même pas à ses amis. Elle m'a appris qu'on était toujours déçu au final, qu'on était toujours seul dans la vie.
Mais voilà aujourd'hui, je n'y crois pas. Je serais peut-être blasée un jour à force de me tromper sur certaines personnes, à force de trahisons et de déceptions, mais tant que certaines personnes seront là, et tant que je serais là pour elles, même sur un autre continent, même dans une autre ville, je prendrais les paroles de ma mère pour ce qu'elles sont.


dimanche 8 février 2009

Sparty !

Samedi soir, avec ma quinzaine de collègues de la FFHJ, nous sommes allés au Cinétrip. Le Cinétrip c'est une énorme soirée organisée dans les bains thermaux Rudas à Budapest. Une fois par mois environ, pour 5000 forints (20 euros) on danse dans l'eau.


O
n flippait un peu avant d'y aller et c'est peu de le dire... Danser en bikini dans la semi-obscurité n'a rien de très courant passé les frontières d'Ibiza. Quant à nager dans une eau à 38°C qui se remplit petit à petit de bière, de cheveux, de poils, hum, bref... Mais parce que nous voulions essayer cette institution budapestoise nous avons vaincu nos réticences. Sur le ticket, une bonne dizaine de précautions et d'infos: on renonce à ses droits à l'image, on est prié de venir avec son maillot, ses claquettes et sa serviette, on renonce à apporter son propre alcool...

Dans notre tête, la Spa party s'imaginait à la Eyes Wide Shut ou à la fin du Parfum. En vrai, ça ressemblait parfois un peu à ça, surtout vers la fin. Du monde partout qui s'enlace et se secoue, des corps quasi nus mouillés, de la musique à fond dans chaque recoin des Thermes, un sauna éclairé si peu qu'on y devine les gestes les plus intimes... Quand on y entre encore frais du dehors, on a le sentiment de pénétrer l'enfer en plus cool comme dirait A. C'est moite, sombre et très bruyant. On y croise dans l'eau des cracheurs de feu, des danseuses du ventre, et on peut y admirer de la nage synchronisée...
Parfois, l'ambiance était un peu tendue, les mecs se laissant un peu aller dans le-je-te-tiens-par-les-hanches et je-laisse-glisser-mes-mains. D'ailleurs, heureusement qu'on ne se laissait jamais seule dans un bassin...
Au final, on s'est vraiment beaucoup amusés. Le lieu est superbe, la musique beat comme il faut et puis quand on est avec des gens sympas avec qui on se marre 100% du temps... on oublie les vieux lourds qui sont "sûrs de vous avoir déjà vu je t'assure si si" et on s'éclate.
Je vous conseille donc de prévoir votre prochain séjour à Budapest un soir de Cinétrip... c'est 5000 forints certes, mais c'est à vivre, c'est sûr.


jeudi 5 février 2009

lundi 2 février 2009

Le bonheur est dans le verre !

Depuis l'autre rive du Danube, j'essaye, autant que possible, d'écrire de vraies lettres à mes amis. Cet après-midi, j'ai acheté du papier de couleurs pour Origami et avec ma plus belle plume, pendant la soirée, j'ai gonflé le papier de mes états d'âme et d'encre noir.


Aujourd'hui, j'ai écrit à ma très bonne amie A.nonyme, je sais que la demoiselle doit avoir le cœur qui tremblote, les écrits du capes avancent à grands pas et contrairement à moi, la miss s'accroche et se bat. Enfin pour ma part, je ne vois pas vraiment quand je pourrais bosser le capes entre ma préparation au TOEFL et mes efforts pour comprendre la grammaire hongroise. Bien sûr, ce n'est pas qu'une question de temps, passer le capes c'était un moyen pour moi d'avoir une cible, une raison d'avancer, de faire comme les grandes personnes et me trouver un travail ma fille. Je crois que j'ai toujours bossé l'ancien français pour de mauvaises raisons même si j'aime les défis et que j'apprécie toujours d'apprendre de nouvelles choses. Les bancs de la fac, je les ai essuyés ces deux dernières années pour passer le temps, pour regarder les nuages se dissiper et surtout pour me donner le temps de comprendre ce que je voulais.

Cette énorme parenthèse fermée, je peux poursuivre.

Je re-contextualise, j'écrivais donc à ma douce A. quand soudain je me suis fendue d'une grande tirade sur le bonheur. Et ça, ce n'était pas parce que j'écoutais Lionel Richie à fond les ballons, c'était juste parce que ces temps-ci, je me sens en accord avec moi-même. Et ceci surtout grâce à une longue conversation téléphonique transalpine. Bref.
On apprend constamment sur soi, en parlant des heures au tel avec ses amis, en se trompant, en voyant comment on réagit face à ses échecs et ses doutes, en regardant les erreurs des autres aussi. Mais surtout, on apprend à regarder les choses avec de nouveaux yeux.
Parce qu'à force de regarder le verre à moitié vide, on finit par le voir complètement sec, cet abruti de verre. Alors qu' il suffit parfois d'inverser simplement les choses.

Aujourd'hui, je ne vois pas ma solitude de l'est, je ne vois pas la précarité de mon emploi, je ne vois pas mon manque de confiance en moi, ma maladresse extrême, mon manque de lucidité parfois, je vois la liberté qui est à mes pieds. Et pour ainsi dire, je ne vois que ça.

Et comme le dirait La Comète, parce que les Blogs servent aussi à dire aux gens qu'on les aime noir sur blanc et devant tout le monde ; alors voilà, mes amis qui êtes là, même quand je tombe, même quand je suis idiote, même quand je doute, je vous aime avec un grand i au milieu du mot et un énorme e à la fin.

Goulachement vôtre.

dimanche 1 février 2009

Last blog message




last cigarette. Une Vogue Lilas, le 1 janvier 09
last alcoholic drink. une bière blonde, vendredi soir
last car ride. Il y a 10 jours pour Aggtelek et son manteau de neige
last kiss. Il y a 8 jours mais c'était une fille et j'étais saoule.
last good cry. Il y a un mois environ pour quelque chose qui n'en valait vraiment pas la peine.
last book bought. Quand j'étais à Paris, un bescherelle de la grammaire anglaise.
last book read. Le Meilleur des mondes de Huxley
last movie seen. Caramel en libanais sous-titré en hongrois au cinéma d'art et d'essai d'Eger
last beverage drank. Un verre de lait froid Parmalat avec une goutte de miel.
last food consumed. Une tartine au beurre salé.
last crush. "un délicieux jeune homme" derrière un appareil photo dans une boîte miteuse.
last phone call. un pote un peu frappé
last tv show watched. J'irais dormir chez vous Finlande / Polynésie / Suisse
last shoes worn. mes slippers en mouton d'Ukraine
last song played. Midsummer night blues de Waldeck
last thing bought. Un journal hongrois, de la gouache et des pinceaux
last download. Le dernier Abd Al Malik sur l'ITMS
last soda drank. du coca zéro
last thing written. Je t'embrasse. à bientôt
last words spoken. Bonne soirée.
last ice cream eaten. Tiramisu chez un glacier italien à Pécs
last webpage visited. http://inblogwithmalice.canalblog.com/ Chez La petite Malicieuse qui m'a sauvée de la page blanche.



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