lundi 2 février 2009

Le bonheur est dans le verre !

Depuis l'autre rive du Danube, j'essaye, autant que possible, d'écrire de vraies lettres à mes amis. Cet après-midi, j'ai acheté du papier de couleurs pour Origami et avec ma plus belle plume, pendant la soirée, j'ai gonflé le papier de mes états d'âme et d'encre noir.


Aujourd'hui, j'ai écrit à ma très bonne amie A.nonyme, je sais que la demoiselle doit avoir le cœur qui tremblote, les écrits du capes avancent à grands pas et contrairement à moi, la miss s'accroche et se bat. Enfin pour ma part, je ne vois pas vraiment quand je pourrais bosser le capes entre ma préparation au TOEFL et mes efforts pour comprendre la grammaire hongroise. Bien sûr, ce n'est pas qu'une question de temps, passer le capes c'était un moyen pour moi d'avoir une cible, une raison d'avancer, de faire comme les grandes personnes et me trouver un travail ma fille. Je crois que j'ai toujours bossé l'ancien français pour de mauvaises raisons même si j'aime les défis et que j'apprécie toujours d'apprendre de nouvelles choses. Les bancs de la fac, je les ai essuyés ces deux dernières années pour passer le temps, pour regarder les nuages se dissiper et surtout pour me donner le temps de comprendre ce que je voulais.

Cette énorme parenthèse fermée, je peux poursuivre.

Je re-contextualise, j'écrivais donc à ma douce A. quand soudain je me suis fendue d'une grande tirade sur le bonheur. Et ça, ce n'était pas parce que j'écoutais Lionel Richie à fond les ballons, c'était juste parce que ces temps-ci, je me sens en accord avec moi-même. Et ceci surtout grâce à une longue conversation téléphonique transalpine. Bref.
On apprend constamment sur soi, en parlant des heures au tel avec ses amis, en se trompant, en voyant comment on réagit face à ses échecs et ses doutes, en regardant les erreurs des autres aussi. Mais surtout, on apprend à regarder les choses avec de nouveaux yeux.
Parce qu'à force de regarder le verre à moitié vide, on finit par le voir complètement sec, cet abruti de verre. Alors qu' il suffit parfois d'inverser simplement les choses.

Aujourd'hui, je ne vois pas ma solitude de l'est, je ne vois pas la précarité de mon emploi, je ne vois pas mon manque de confiance en moi, ma maladresse extrême, mon manque de lucidité parfois, je vois la liberté qui est à mes pieds. Et pour ainsi dire, je ne vois que ça.

Et comme le dirait La Comète, parce que les Blogs servent aussi à dire aux gens qu'on les aime noir sur blanc et devant tout le monde ; alors voilà, mes amis qui êtes là, même quand je tombe, même quand je suis idiote, même quand je doute, je vous aime avec un grand i au milieu du mot et un énorme e à la fin.

Goulachement vôtre.

4 commentaires:

K-rla a dit…

AHHHH un petit peu d'amour au milieu de ce grand froid ! Parce que depuis que tu es partie ça pèle sur Paname autant te le dire ma michtonneuse à moi.SINON: NOUS ( Banane et moi en tout cas ) aussi on t'aime poulette même si tu manges du paprika cru et de la palinka comme un trou. BESOS

Anonyme a dit…

Je ne ferai pas de grand laïus sur l'importance du bonheur mais que de mots tendres pour réchauffer mon âme mise à mal...et comme le dit Balzac dans Illusions perdues "Ce qui rend les amitiés indissolubles et double leur charme, est un sentiment qui manque à l'amour, la certitude." Tu sais quoi moi il y a peu de choses dont je suis certaine sauf que tu es une fille extra à qui le bonheur tend les bras...(oh c'est beau!) si je n'en étais pas sûre tu ne serais pas la marraine de numéro 3!
T'm fort en tout cas et je pense à toi chaque matin en descendant mes escliers marqués à jamais par ta venue!
A.nonyme

Anonyme a dit…

enfin escAliers...tu auras compris.
A.nonyme handicapé du clavier

Elsa a dit…

Tes escaliers sont aussi marqués mais pas dans ma mémoire sur mon corps :D:D

Completement d'accord avec sieur Honoré :) et je vous renvoie l'attribut du sujet ma chere et douce :)

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