vendredi 20 mars 2009

Mi újság ?

Vous imaginez bien qu'avec tous mes AR à Budapest, en Roumanie ou encore en Ukraine, je suis passée maîtresse dans l'art de faire une valise. Et pourtant, c'est toujours la galère quand je viens en France et en repars.

À l'aéroport de Budapest la semaine dernière, ma valise exclusivement remplie d'alcools (palinka, tokaji, unicum & co ) et d'anthologies de la Littérature Française avait alerté l'oeil de la police hongroise. J'ai visité les locaux de la police et de la douane à deux reprises et j'avoue avoir été plus rouge qu'un poivron quand la douanière m'a demandée de sortir une par une les 5 bouteilles de ma valise...
Si jeune et déjà alcoolique...

Toujours est-il que faire ses valises quand on repart pour 4 mois loin de chez soi, c'est toujours une affaire compliquée. Cervantès ou Borgès ? Tee shirt vert ou blouse crème? Zara dorées ou Converses banches ? Du très hautement philosophique.

Des fois j'aimerais pouvoir déplacer mon appart en Hongrie, pouvoir rentrer chez moi après mes 7 heures de cours et allumer ma guirlande tsé-tsé, m'affaler dans mon fauteuil en cuir et boire un thé des sables dans ma tasse E chinée à NYC, ou encore rêvasser sur mon balcon en regardant la Tour Montparnasse s'éteindre petit à petit...

Partir, c'est laisser sa famille, ses amis, les rues de sa ville mais c'est aussi laisser les objets qu'on aime, vivre sans nous. C'est profondément matérialiste comme propos, je sais bien. Mais le bonheur de pouvoir m'asseoir en tailleur devant ma bibliothèque et piquer un livre au hasard, de regarder les photos de mes vieux albums en mangeant un carambar, ce bonheur-là, j'y renonce et parfois il me manque.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Tout ça pour pouvoir embrasser de virils hongrois/ T'as pas honte la Pink?

Elsa a dit…

Surtout pour le bonheur de manger des brocolis panés :D

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