mercredi 27 mai 2009

Barbapapa

Alors que le monde entier appelle ça du "coton sucré" en France on dit Barbe à papa. Étrange.

dimanche 24 mai 2009

Egészségédre !


Pendant que certaines personnes n'avaient rien à foutre de leur week end, mes copains et moi sommes allés camper à Szeged, une très belle ville au sud de la Hongrie. Depuis mercredi, Szeged était le théâtre de festivités et notamment du Bor Fesztival ( festival du vin ), nous y avons passé notre samedi et notre dimanche. Un week end parfait en ce joli mois de mai.

Après avoir été complètement dévastée par une crue de la Tisza ( deuxième fleuve hongrois après le Duna (Danube)), Szeged a été reconstruite à l'aide de nombreux financements des nations voisines. Le résultat est magique, de nombreux immeubles "art nouveau", des couleurs somptueuses, des petites rues pavées... et ce samedi soir-là du bon vin.
En plus, le directeur de l'alliance française de Szeged m'avait demandé de réaliser pour le festival un diaporama amélioré de l'expo que j'organise à Budapest en juin, et donc j'ai pu voir le résultat de mon travail sur grand écran entourée de mes copains photographes...Un chouette moment !

Allez quelques photos pour voyager depuis son fauteuil :









mercredi 20 mai 2009

Contradictions

Au mois de mars dernier, un peu comme un rituel auquel on n'aime pas se soustraire, je suis allée aux écrits du capes. Et ceci surtout parce que Budapest me payait mon aller-retour.

Pour dire vrai, en partant pour la Hongrie, j'avais décidé de bosser mon cned, j'avais même payé 75€ d'excédent bagage à cause de la Grammaire Méthodique du Français, mais ma motivation s'était vite effritée. Pas le temps, pas le courage, pas la motivation. Je n'ai pas ouvert un bouquin, écrit une seule dissert, lu un seul texte classique en 6 mois. Pendant les épreuves, je dessinais des volutes sur mes feuilles couleur pastel, je regardais les avions se frayer un chemin dans les nuages et j'attendais qu'on me libère. Rien à faire du capes, je passais mes nuits sur msn, j'arrivais aux épreuves avec des croissants, la tête enfarinée et des énormes lunettes de soleil pour cacher les cernes.
Et malgré tout, vendredi quand je n'ai pas vu mon nom dans la liste, j'étais déçue.
Allez comprendre !

mardi 19 mai 2009

The force of the blow


Now I can't change the way you feel
But I can put my arms around you


Ou pas.
Vivre à l'étranger, c'est laisser ses amis de l'autre côté.
Et c'est vivre dans une nouvelle vie où forcément, il n'y en a aucun.
Bien sûr, des relations se tissent, et parfois beaucoup plus rapidement qu'ailleurs; mais rien n'est jamais pareil.
Pas un jour sans que je pense à eux mais voilà, quand ils ont des trous dans l'estomac, l'envie de vomir leur cœur, plus aucune force pour avancer, je n'ai malheureusement que le 2.0 pour faire entendre la chaleur tendre de mes bras.
Mon tee-shirt ne peut pas servir de mouchoir, ni mon épaule de confesse. Aucun moyen pour eux de prendre mon énergie pour pouvoir faire un pas demain. Et pourtant, je suis là.

lundi 18 mai 2009

You'd take anything that can make you happy

Quand j'étais petite, je voulais dessiner des vêtements. Ma voisine et copine Cristina dessinait super bien et pendant des heures toutes les deux, le ventre sur la moquette et les doigts colorés de craies nous tracions des silhouettes sur du papier blanc. On m'avait trouvé un pseudo américain pour ma marque de vêtements et j'avais dit à Madeleine un jour pendant la récré que si un jour elle voyait une étiquette avec écrit Dona Dellas, ce serait moi derrière les coutures. Ensuite j'ai voulu devenir écrivain, photographe de guerre, metteur en scène, journaliste. Jamais comptable ou banquière dis donc.
Aujourd'hui, je suis prof de FLE dans une petite ville hongroise. Je ne sais pas trop quel chemin j'ai pris pour arriver là où je suis aujourd'hui. À force de prendre des chemins de traverse, on ne sait plus trop d'où on est parti.
J'avais toujours cru qu'on n'avait qu'à choisir ce qu'on voulait devenir pour le devenir, je m'étais trompée. Dans la vie, sans cesse, on doit faire face aux échecs, aux refus et aux déceptions. On doit accepter les candidatures sans réponses, les histoires d'amour gâchées, les amis qui s'en vont, ceux qui abandonnent votre amitié, les relations sans avenir et les boulots sans lendemain.

Pour me rassurer la nuit dans le noir, je me dis que comme ça le chemin est parsemée de surprises et qu'il faut lui faire confiance, il sait, lui, où on va.

dimanche 17 mai 2009

Vue du ciel

Aucune inspiration ces temps-ci pour le blog. La fin d'année, c'est un milliard de fêtes d'au revoir, des rendez-vous galants, des soirées arrosées et des voyages partout. Du temps en moins derrière le clavier. Mais parce que je n'aime pas ne rien poster pendant des jours, voici une photo que j'ai faite samedi à Budapest alors que B et moi faisions des courses pour sa crémaillère.
Il s'agit du centre commercial ARENA près de la gare Keleti. Imaginez que ma photo est 1/7e de la réalité. Plein de petites tables partout partout pour manger son gros big mac avant d'aller manger des pop corn beurrés et sucrés devant un film américain. Yummy.


dimanche 10 mai 2009

Qui, Quoi, Quel ?

Malice m'a refilée un petit questionnaire artistique qui me laisse plus que perplexe, mais je m'exécute parce que j'aime bien qu'on me tag, ça m'occupe le samedi matin quand je glande avec un thé au jasmin sous ma couette.


Quels artistes restent trop méconnus ?
J'aime beaucoup le travail photographique de Francesca Woodmann, une artiste américaine morte l'année de ma naissance, certes très féminin mais infiniment poétique. Lisa Sarfati et mon pote Camille qui marave en photo et que j'admire beaucoup.

Quelles œuvres obscures méritent le qualificatif de chef-d'œuvre ?
La chanson Kids de MGMT. Je ne sais pas pourquoi mais elle me rappelle des souvenirs dont je ne me souviens plus. Étrange phénomène.
Les films de Gus Van Sant et surtout Elephant. Mais que veut dire obscure ici exactement ?

Quel artiste globalement médiocre aimez-vous quand même pour une création sublime ?
Ben Born. Un groupe de folk français qui chante en anglais et qui ne casse pas des briques du tout mais quand j'écoute leur chanson "All this" j'ai l'impression d'être allongée dans une robe en mousseline rose au milieu des coquelicots, et j'aime bien.

Internet favorise-t-il ou amoindrit-il votre quête de trésor caché ?
Demandez ça aux abrutis qui ont pondu la loi HADOPI... Oui, internet est un puits de sciences et d'inspiration, et il n'y a que les bureaucrates bien serrés dans leur costume bleu anthracite qui pensent le contraire. Leur cravate en soie trop bien serrée asphyxie sûrement leur cerveau...

Quels artistes récemment réévalués n’auraient-ils jamais dû l’être ?
Hum... Je ne pense qu'à David LaChapelle... Il est, selon moi, à l'art visuel ce que le MacDo est à la gastronomie.


et je refile le bébé à La comète pour qu'elle cesse définitivement de mater la TV et me donne de la lecture quand je m'emmerde dans la salle des profs.


samedi 9 mai 2009

Explosion de BPM sur Eger / part III


Dernière petite découverte musicale du week end dernier.
The Singas project. Un groupe hongrois de Pécs ( sud de la Hongrie) qui fait dans l'acid-nu jazz trip-hop électro. La chanteuse a une voix incroyable mais surtout elle essaye plein de sons étranges qu'elle modifie à l'aide de son micro. Un étonnante performance... Leur concert avait lieu le dimanche soir et les rues de la ville étaient "légèrement "désertes, ils ont, malgré tout, joué avec entrain et enthousiasme. Ce n'est pas vraiment mon style de musique mais je vous conseille d'y jeter une oreille.

Singas project website
leur myspace


Réflexion personnelle: mes photos du bormajalis d'Eger sont vraiment pourries...

vendredi 8 mai 2009

Explosion de BPM sur Eger / part II

Le Festival du vin n'était pas uniquement l'occasion rêvée de savourer le bon vin d'Eger, c'était aussi parfait pour s'installer derrière son écharpe ( parce que le soir ça caille un peu ) et d'écouter les bons Djs venus réveiller la ville avec du hip hop et de l'électro saturée.
Samedi, N. mixait devant la basilique et un peu comme une femme de footballeur, j'étais assise une délicieuse liqueur à la main (Egri Kekfrankos sec pour les amateurs de vin hongrois) hypnotisée par les scratchs. C'est dans cette position précise, alors que j'avais volé à l'homme sa casquette, qu'un paparazzi sans scrupules m'a immortalisée me rendant ainsi célèbre sur un site hongrois.
Le cliché incriminé:


Et heureusement pour ma réputation de fille sérieuse, on ne me voit pas seulement picoler mais aussi prendre des photos:



Bon allez c'est pas tout, il a aussi une super découverte à la clef. Voici un des plus connus DJ de Hongrie: Cadik accompagné durant son set par un saxophoniste de génie Janos Vazsonyi, le tout devant la magnifique basilique d'Eger à la lueur de la lune. Magicouch comme dirait Popo.

Bon la vidéo et son son sont ( ah ah ah ) un peu crado mais c'est pour que vous visualisez la chose.




jeudi 7 mai 2009

Explosion de BPM sur Eger / part I

Alors que parfois la ville se meurt dans le calme, la semaine dernière tout se bousculait sur Eger. Föiskola napok ( Portes ouvertes de la fac avec 3 concerts par soir) en semaine et Bormajalis (festival du vin) le week end... Heureusement que je n'avais pas beaucoup d'heures de cours...



L'occasion pour moi non seulement de créer la partie vidéo d'un spectacle de danse ( j'essayerais de mettre la vidéo sur youtube pour vous la montrer ) mais aussi de connaître de nouveaux artistes hongrois et donc de vous faire partager mes coups de cœur.
Mercredi, pour l'équivalent de 3€ j'ai donc assisté au concert de deux groupes super connus en Hongrie. Pannonia allstars ska orchestra et Quimby. Sur Paso, mes copains, mes élèves et moi, on a bien pogoté.


Quimby


Paso


mercredi 6 mai 2009

Ballagás, micsoda ?


Dans l'épisode précédent, je vous ai parlé de la Sérénade. Laissez-moi aujourd'hui vous conter comment j'ai passé mon 1er mai. Un fantastique jour pour bien d'autres raisons d'ailleurs... ah ah ah.

Outre la Sérénade, les petits Hongrois scolarisés en dernière année doivent se préparer pour une deuxième cérémonie: le Ballagás. Autrement dit: l'Au revoir au lycée.

Le week end avant la première épreuve du bac, chaque classe de terminale ( 13e ou 12e selon le système) parcourt le lycée main dans la main menée par leur prof principal. Le bâtiment spécialement recouvert de fleurs par les classes de première pour l'occasion.

Après un discours solennel du proviseur, les meilleurs élèves reçoivent des cadeaux de la part du lycée. Les élèves des autres classes chantent des trucs tristes, les parents viennent offrir des bouquets de fleurs à leurs enfants, on fait encore un discours, on se prend en photo, on chante l'hymne national, on reprend des photos puis les terminales font une ronde autour du lycée et reviennent enfin la larme à l'œil dire au revoir à tout le monde.
Un spectacle assez émouvant je dois bien l'avouer.
J'ai passé mon premier Ballagás dans le lycée de la ville voisine ( j'y enseigne que le jeudi mais je les adore cf le post précédent ).

Voici donc les photos de la cérémonie. Moins impressionant que dans mon lycée de référence où il y a pas moins de 6 classes de terminale ( si je ne me trompe pas ) contre 2 ici, mais le coeur a ses raisons...





samedi 2 mai 2009

Sérénade hongroise

Le bac hongrois commence lundi. Cette semaine était donc pour les élèves de terminale la dernière. Et en Hongrie, la dernière semaine des terminales est très importante. J'ai donc découvert avec amusement et admiration les traditions scolaires hongroises.

Alors aujourd'hui: la Sérénade.

Sachez d'abord que ma classe de 13e et moi, nous sommes très amis. Ils ont entre 19 et 20 ans et ont choisi le français en première langue, ils sont donc de très loin mes meilleurs élèves. Notre relation est de fait un peu différente puisque nous arrivons à communiquer sans problème et qu'ils sont vraiment plus matures. En décembre dernier, pour briser la relation prof-élève parfois irritante, j'ai invité mes 16 élèves à dîner chez moi: quiche lorraine et tarte tatin au menu. Ils sont venus avec de la palinka et on a bien rigolé tous ensemble. On discute de politique, ils me donnent des tuyaux sur Budapest, je leur fait découvrir la gastronomie française. Je les aime vraiment beaucoup. J'allais en cours avec le coeur léger et plein d'idées dans la tête. Ils vont me manquer ces petits cons.

Mais revenons à nos moutons.
Tout a commencé il y a deux semaines quand Dani, un de mes élèves de 13e, m'a demandé quand ils pouvaient venir me chanter la Sérénade.
La Sérénade ? ai-je demandé interloquée.

Oui, à la fin de l'année les élèves de terminale vont chanter sous la fenêtre de leurs profs préférés et boire un coup avec eux si affinités, me raconte Dani.
Super touchée par l'intention, on se donne rendez-vous une semaine après. Moi sur mon balcon avec une bougie et des tartes dans le four, eux dans mon petit jardin avec cette chanson qui était cent fois plus belle interprétée par ces jeunes gens. Des petits Hongrois que je remercie de tout coeur d'avoir rendu ma première année d'enseignement aussi enrichissante, aussi émouvante et si inspirante. Ils ne lisent pas mon blog mais je leur souhaite toute la réussite qu'ils méritent.
La Sérénade était bien alcoolisée: rien de mieux que de la Palinka maison pour danser sur les Rita Mitsouko.





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