mardi 30 juin 2009

J'adore Pale Horses de Moby

Il y a des mauvaises journées. On se réveille trop tard et recouverte de perles de sueur. On a mal dormi. Il a fait trop chaud. On marche sur des miettes en voulant atteindre le frigo, vide. Le shampoing vous coule sur les yeux déjà bien rouges de fatigue et le mascara colle aux cils. On tire sur la brosse et on manque de se crever un oeil. Du coup, il faut tout recommencer et pour cela, il faut une toile blanche. On se démaquille, on recommence. On perd un quart d'heure avec ce supplice du monde moderne.

Il y a des mauvaises journées. On fait tomber son vélo en fermant la porte du garage. Une vieille étourdie manque de vous faire voltiger dans les airs parce qu'elle regardait les nuages en traversant la rue. On est à deux doigts de se payer le pot d'échappement d'un bus Air France en voulant tourner à gauche. On morfle. On se dit que ça va aller mieux parce que là c'est trop drôle quand même toutes ces merdes qui s'accumulent.

Et parce que les mauvaises journées sont souvent perverses, elles s'amusent de vous. La réponse à un mail très attendu est mauvaise, le messie recule l'avent, l'appartement (dans lequel quelqu'un d'autre que vous (mais bien sûr) met le bordel) ne s'est pas rangé tout seul dans la journée. On désespère.

Puis il fait trop chaud, la sueur se mélange à la pollution. On colle. On sent mauvais. On a envie de vivre sous une cascade d'eau fraîche.

Et soudain, un peu comme dans les films de Walt Disney, un rayon de soleil perce la grise mine. Et en fouillant sur l'ami google, on tombe sur les photos des paysages qu'on s'apprête bientôt à fouler. On oublie tout. On clique. On re-clique. Et la vie redevient belle.


Madeira


Trois semaines... trois semaines... trois semaines...

lundi 29 juin 2009

Fratrie


Peu de gens le savent et cela paraît même oxymorique mais on peut aimer sans bornes la personne qu'on déteste le plus au monde. C'est comme ça, le sang.

samedi 27 juin 2009

À poil !


La modernité semble aller de paire avec l'extermination pure et dure du poil. Très certainement par galanterie, les premières cibles choisies furent féminines, évidemment. Mesdames et mesdemoiselles ont ainsi commencé les exercices de torture par se raser , s'épiler, se couper, se décolorer les jambes, les aisselles, le maillot, la moustache, et pour les moins chanceuses ( et oui les hormones) la barbe... Les cordes vocales bien collées aux bandes de cire froide et la peau bien rouge pour justifier de la douleur.

Et depuis quelques temps... (non ce billet ne m'a pas été inspiré par la Gay Pride ), la ligue d'extermination du poil a décidé de s'occuper du cas masculin. Et contre toute attente, le mâle s'est vite plié à la chose. Après avoir piqué l'anti-ride de madame, essayé le fond de teint de la petite amie, il a commencé à éradiquer le poil, lui-aussi.
S'il refuse toujours de se coller des bandelettes, il n'hésite plus à raser vivement autre chose que ses joues pour épater la gente féminine. Je ne rentrerais pas dans les détails, bien que me permettant certainement de faire grimper les statistiques de mon blog, mais sachez qu'après une très agitée conversation entre filles, nous avons conclu que nous préférions un mec poilu à un mec imberbe.
Les petits garçons, on aime moyen.

À bon entendeur !




vendredi 26 juin 2009

La vie ne tient qu'à un fil...




We could fly so high, let your spirit never die, Michael.


et parce que c'est bien aussi de rire un peu dans ces moments-là...



Bite it
Uploaded by mozinor.

jeudi 25 juin 2009

Des paillettes pour Eyejack !

J'ai fait mes études dans un lycée ordinaire d'un quartier tranquille de Paris. À quelques mètres de chez moi, de la 6ème à la terminale dans le même établissement. Et récemment, comme dans une chanson de Bruel, j'ai revu une dizaine de mes anciens camarades de classe autour d'un verre de saké et de délicieux sushis saumon. Merci Facebook. Perdus de vue depuis environ 15 ans...ils sont aujourd'hui doctorants, chanteurs, ingénieurs, banquiers, profs... On a parlé des boums, des coups bas faits aux profs, des clans et de notre présent aussi. Avec mon "tout droit arrivée de Hongrie", j'avais quelque chose de spécial à raconter et c'était donc plutôt pas mal pour mon orgueil démesuré sauf que Ilan avait une info bien plus croustillante !

Donc voilà, tout ça pour vous conseiller d'aller écouter le groupe EyeJack aux Solidays vendredi à 17H et à 21H.



Et applaudissez bien Ilan, c'est un vieux copain !
Breaking news: Leur disque sort chez Warner dans très peu de temps.


mardi 23 juin 2009

Les poissons se font la malle

On se balade à Budapest quelques heures avant de prendre son avion, quand le soleil se réveille à peine et que les cernes creusent leur sillon et tout d'un coup en regardant par terre, on trouve ça :


mardi 23/06 - 5h45 - à deux pas de la gare Keleti

samedi 20 juin 2009

Je rêve d'un bar comme celui-ci à Paris


Csendes / V. Ferenczy István utca, 7


Le Csendes ( calme en hongrois ) était autrefois un grand restaurant. De ce dernier, il ne reste guère plus que les colonnes de marbre anis et son nom très poétique.
À deux pas de l'université budapestoise ELTE et juste devant la célèbre friperie Retrock, ce bar d'étudiants branchés à la déco très éclectique bénéficie d'une hauteur de plafond presque insolente et d'une ambiance avant-garde alternative particulièrement sympathique. Le lieu a été littéralement offert à l'imagination débordante des jeunes artistes hongrois et ceci à l'image des Kerts tels que l'Inztant ou le Szimpla.Tables en chêne, nappes dépareillées, petits cochons suspendus au plafond, vieilles plaques de rue aux murs... L'endroit rêvé pour siroter une limonade fraîche entre deux boutiques de fringues...






vendredi 19 juin 2009

Dans ma boîte à bijoux ...

S'il y a bien une addiction que j'ai contractée en Hongrie, c'est l'amour inconditionnel pour les boucles d'oreilles. Je me suis bien achetée 6 paires depuis que je suis arrivée ici. Allez savoir pourquoi... Je ne suis pas très bague, bracelet, montre... Et si éventuellement je suis capable de craquer pour un beau bracelet en argent massif qui coûte trois reins au bas mot, j'ai quand même une grande tendance pour le poignet nature.
À Eger, j'avais trouvé mon bonheur dans la boutique INKA de la maman péruvienne ( oui vous avez bien lu) d'un de mes élèves. Boucles d'oreilles style "Citoyens du monde" perles et métal bronze qui font du bruit pour moins de 2 euros. En revanche à Budapest, ça a claqué un peu plus de forints. Mon adresse préférée se situe côté sud de Pest chez Retrock deluxe, une boutique mixte proposant dans un décor à la fois baroque et néo-classique des petits créateurs hongrois et européens.


Inka, Eger


Retrock deluxe

Quant au "Buda", sachez qu'il s'agissait d'un duo "BUDA" -"PEST" mais en courant après mon bus un midi, j'ai perdu "PEST"et à une soirée un peu plus tard j'ai cassé BUDA... des boucles d'oreilles que tout le monde trouve ultrakitsch et qui sont un peu maudites...



Ma boîte à bijoux m'a été offerte par mes collègues pour mon anniversaire l'an dernier... Elle a été trouvée aux puces de Budapest.




mardi 16 juin 2009

June Music Session / 4. Back to 80's

Et le meilleur pour la fin. Je sais qu'en France, on n'adore pas vraiment les petits Versaillais de Phoenix. Mais moi, j'aime sans conditions. D'ailleurs, ce n'est certainement pas une coïncidence si les demi-dieux de la branchitude j'ai nommé les Kitsuné ont reperé l'affaire. Et puis, même si vous n'aimez pas leur gold pop, ce clip est abolument zsir comme on dit en Hongrie ! Juste complètement énorme !



lundi 15 juin 2009

June Music Session / 3. Prends ta claque

Naïve New Beaters, c'est un peu des tarés. Des fois, leur musique est chouette, des fois c'est juste du bruit. Cette chanson est plutôt de la seconde catégorie, mais le clip donne envie de faire des batailles d'oreillers et de faire exploser le plus de plumes possible. Rendez-vous aux Solidays avec je l'espère Get Love !



Pour écouter Get Love

dimanche 14 juin 2009

June Music Session / 2. Vidéo de vacances

La date de la sortie de leur album est prévue pour demain. Et le 24 juin, ils seront à Paname au Baron. Merci bien aux Nantais de Pony Pony Run Run d'aciduler ce début d'été !

samedi 13 juin 2009

June Music Session / 1. Tournez Manège

Puisque ces quatre prochains jours, je bouge sur Budapest puis sur Veszprém pour danser jusqu'au petit matin, prendre un peu l'air avant de faire mes valises et faire des derniers bisous. Voici une petite sélection de chansons pour danser, rêver, parader ou encore bousculer les habitudes !
À chaque jour son ambiance !




Seu Jorge, Carolina

vendredi 12 juin 2009

That's all I get


I've seen you, I know you,
But I dont know how to connect,
So I disconnect...


© The Cardigans


L'année est finie. J'ai rempli les dossiers administratifs, donné quelques ultimes notes, essuyé le tableau noir une dernière fois, j'ai mis Popi dans sa twingo, embrassé encore une fois le PDM et sa princesse...
Dans une semaine, je repose mes bagages dans mon pays. Je retrouve l'odeur du bitume parisien que l'on dit être sous la pluie.
C'est une époque qui s'achève... et mon dernier souvenir des rues tièdes d'Eger pour cette année ce sera les claquettes de Popi à 3h du mat devant le Biboros avec 3g de Palinka dans chaque bras... Parce que même si le contrat d'amitié est signé au départ pour un an, à la fin de CDD, on a tous envie de revenir au début, et de se dire dans l'oreille de ne pas avoir peur, que ce sera bien, que ce sera encore mieux que bien et qu'il faut profiter de tout.

Au mois de juin, il y a ceux qui restent, ceux qui partent, ceux qui rentrent, ceux qui hésitent.
Je suis des 4.

mardi 2 juin 2009

L'odeur du Magnolia frais sur les joues roses


Il ne faudrait pas croire que les choses s'effacent facilement. Qu'il nous suffit de claquer des doigts pour que les éclats de verre reviennent se coller amoureusement les uns contre les autres. Ce serait trop facile.
Je te regarde avancer et je vois le sang de tes talons sur chaque grain de sable.
Et je revois cette photo de Tiananmen, 20 ans plus tard.
Je me rappelle de ce qui a été oublié depuis.
Je revois ton sourire se dessiner sous les draps transparents.
Je me souviens que l'on n'a respecté aucune de nos promesses.
La peinture se glisse entre les poils du pinceau, la lumière se cogne contre les vitraux.
Chaque gorgée balaye un torrent d'aspérités.
J'ai appelé pour savoir si tu étais bien rentré du Brésil. Même si je ne t'aime pas. Même si tu me répugnes, j'ai eu peur que tu sois sur un de ces fauteuils perdus dans l'Atlantique.
J'ai du mal à prendre ce billet d'avion.
J'aimerais que tu me sers un peu plus fort dans tes bras quand nos chemins se séparent.
Le soleil creuse des sillons dans les nuages gorgés de larmes.
Et quelques rayons sourient sur les toits des maisons.

Sais-tu au moins que je pense à toi?

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