dimanche 12 juillet 2009

Des billets d'avion au goût de cocaïne

On me l'avait dit pourtant. Tu vas voir, une fois que le virus t'aura piquée, tu ne pourras plus t'en défaire. La maladie en l'occurence, c'est la dépendance au voyage. Le sentiment de se sentir chez soi nulle part et partout. Le besoin de partir, de s'expatrier. La terrible sensation qui vous éloigne de chez vous. L'impression d'appartenir à une terre inconnue.




Quand j'étais petite, je ne savais pas si j'étais française ou portugaise. Quand on me posait la question en France, je disais portugaise, quand on me demandait la même chose au pays de Fernando Pessoa, j'affirmais appartenir à la République française. Un esprit de contradiction? Pas vraiment. Et puis surtout c'était vrai. Les deux options étaient possibles. En grandissant, j'ai appris à dire franco-portugaise, à m'en sentir fière, à apprécier le charme de la double nationalité. S'il m'arrive très souvent de ne pas le mettre en avant et de ne mentionner que le tricolore, je ne pourrais cependant jamais choisir entre les deux.
Si je vous raconte ça, c'est parce qu'aujourd'hui, j'éprouve un peu la même chose... ce sentiment d'être un peu perdue dans la géographie.
Pour remédier à cette impression bizarre, je repense au sloggan de ma copine Popi: " Nous sommes tous des citoyens du monde".
De plus, j'ai toujours rêvé de voyager, c'est pas maintenant que je vais m'en plaindre...

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