jeudi 31 décembre 2009

top 5 / Franciamania

Vivre à l'étranger rend peut-être le Français plus nostalgique ou dans certaines limites un peu chauvin. Personnellement, je suis devenue ( ça dépend des moments quand même ) un peu des deux. Je rigole intérieurement très fort quand les Hongrois me parlent de leur fromage Trappista qui fleure bon le plastique blanc aseptisé, quand les Portugais me parlent de leurs pâtisseries fourrés à la crème jaune fluo ou quand les Italiens me parlent de leur télévision.
En France, on est râleurs même quand on n'a pas besoin de l'être, sarkozystes et bien-pensants en même temps, nationalistes et tout le contraire. On se moque des Américains, des Belges et des Anglais alors que vraiment on aurait plutôt l'intérêt à se regarder.
Et pourtant on a:




1/ Les croissants au beurre
Des tueries sans nom qui fondent sous la langue et qui sentent tellement bons qu'on prendrait 2 kilos rien qu'en les humant.

2/ Le fromage de chèvre
Qui fond de plaisir sur les papilles excitées... cendré, frais, sec, Rocamadour, Chabichou...Ils sont TOUS délicieux.

3/ La baguette pas trop cuite chaude
Qui n'arrive jamais entière à destination.

4/ ARTE
Que l'on partage avec nos amis Allemands (l'union fait la force), mais qui vraiment tabasse tant par ses programmes culturels que par les discussions suscitées sur les plateaux. Film d'auteurs en VOST, émissions sur les géants du pacifique etc... OK, on a aussi TF1 qui pue aussi fort qu'un camembert avarié m'enfin...

5/ La carte UGC
Que je pleure depuis que je vis au pays du paprika. Le cinéma illimité: l'arme ultime contre le P2P.

mercredi 30 décembre 2009

Le mur de fer des monogrammes

L'autre jour avec mon amoureux, on se prenait la tête sur l'iphone. Côté hongrois, on ne comprenait pas l'engouement pour le téléphone Apple, côté français on s'extasiait par la technologie et le design...
Alors tandis que monsieur pensait qu'il était inutile de mettre autant d'argent sur du superflu surtout quand il s'agit d'en faire une vitrine, madame rêvait de télécharger des applications débiles.

De fait, en expliquant au Magyar que je ne rêvais pas d'un iphone pour le mettre à mon cou et le montrer à tout le monde en courant toute nue autour d'un stade, je me suis rendue compte qu'on pouvait classer les gens en trois catégories. Ceux qui aiment les monogrammes, ceux qui les abhorrent et ceux qui s'en tapent comme de la main de Thierry Henry.
J'avoue avoir toujours eu du mal à comprendre les fans de sacs Gucci tant le GC est imposant et tant le design de la maroquinerie est absente.
Alors est-ce le graphisme du monogramme qui attire ou le fait de prouver par deux lettres que l'objet coûte un bras ?
Qu'est-ce qui dans le luxe incite à l'exhibition?

Vous avez trois heures.


vendredi 25 décembre 2009

This place you call home

Quand on habite à l'étranger et que pour quelques jours, on revient dans la ville qui nous a vu grandir, qui nous a fait grandir, les choses ont un goût légèrement différent. Mais bizarrement, je n'ai pas l'impression d'être vraiment partie. Quand j'étais petite et que je partais un mois voire plus pour le Portugal, quand je revenais sur Paris, les immeubles, les rues, les magasins, les odeurs me semblaient devenues vraiment lointaines.

Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Les changements me paraissent minimes, insignifiants. Je n'ai à aucun moment le sentiment de m'être absentée et ceci même si je sens le manque couler en moi. Même si quand je rentre dans une boulangerie, quand je navigue entre les rayons du Monop', quand je m'affale sur mon lit douillet autour de mes livres et de mes guirlandes, je sens que tout ce petit monde m'a manqué, qu'il m'appartient trop peu de temps dans l'année.

Paris reste l'adresse que je donne quand on me demande où je vis, Paris reste mon ancre éternelle, le lieu où je me sens chez moi, où j'ai mes habitudes, où mes amis vivent, où j'achète mon pain.
Habiter à l'étranger ne vous donne pas l'impression d'être apatride, bien au contraire. Et si parfois, je chiffonne Paris, si parfois je la déteste, si parfois je lui reproche des choses, au fond de moi, son bitume sale, ses nuages humides et ses immeubles gris sont ma maison. J'aime la quitter autant que j'aime la retrouver. Et je ne troquerai dans mon cœur jamais son métro contre les montagnes Bükk d'Eger.


jeudi 24 décembre 2009

un anniversaire, beaucoup de neige et un retour à Paris

Maintenant que j'ai 28 ans, suis-je plus adulte ?
28 ans certes, mais ça m'énerve toujours autant que mes parents installent le sapin dans l'entrée de l'immeuble. 28 ans et Let it snow est encore ma chanson de noël préférée et je la fredonne toujours autant à l'approche du 25 en rêvant qu'il neige enfin à noël à Paris.
28 ans certes mais toujours aucun stigmate caractéristique de la vie d'adulte et ça, c'est un peu angoissant. Enfin je ne suis pas pressée de payer des impôts. Je vous rassure.
Et puis s'il ne neige pas à Paris quand j'y suis, j'en ai ma dose en Hongrie !

Chantez donc avec moi et Dean Martin :



et puis Boldog Karacsonyt !

mardi 15 décembre 2009

J'aime beaucoup Guy Bourdin




Guy Bourdin est né en 1957.
Il est Français.
Il a travaillé entre autres pour Vogue, Ungaro et Chanel.
Il est photographe de mode.
Il a reçu beaucoup de prix pour ses photos.
Il a été exposé dans le monde entier.
Il est mort en 1991.
En 2004, il était exposé au Jeu de paume.
J'aime beaucoup le travail plastique de Guy Bourdin.

samedi 12 décembre 2009

Une histoire de parapluie

Deux filles, deux voix, deux styles: une même chanson.
Quelle version préférez-vous ?

Coeur de pirate ?





Rihanna ?




Pour moi, ce sera Cœur de pirate sans aucun doute !

mardi 8 décembre 2009

10

1. J'aimerais pouvoir enseigner en pyjama, ce serait vraiment très cool. 2. Je suis très fan de la marque hongroise Balkan Tango, ils font des accessoires avec des chambres à air, rien de très original mais j'aime bien le côté urban. 3. Je rentre à Paris dans moins de 20 jours, j'essayerais de faire un tour à l'expo We Want Miles à la cité de la musique. Des avis là-dessus ? 4. Si j'habitais Paris, j'irais m'installer à la terrasse d'un café avec Libération et je le lirais avec un croissant au beurre et un café crème. 5. J'ai décidé d'étudier avec mes élèves une chanson de NTM, jeudi avec une autre classe on va mater La Haine. J'ai comme l'impression que je fais ma rebelle. 6. Je ne sais pas comment je suis tombée sur une "chanson" de Vitaa, mais je ne regrette pas. Ce fut la révélation, son parolier a 14 ans ! Quelle tension dans ce clip... c'est fou. 7. Rappelez-vous c'était en 1989, Roxette chantait Listen to your heart. Oui, en ce moment, je joue à Music Challenge sur Facebook. 8. En parlant de blondasse, je lui préfère Blondie et son très très bon Heart of Glass. 9. Céline fait un tabac avec ses sacs et je vous rappelle l'adresse de son blog. 10. Est-ce que quelqu'un sait où je peux acheter un Canon ixus 50 ? Mon APN est mort ( paix à son âme) et je voudrais trouver le même. Il tabasse tout en macro ce petit machin.

dimanche 6 décembre 2009

Il est 2h du mat et je mange des clémentines

Je suis désolée, je ne poste pas beaucoup ces temps-ci. J'ai beaucoup de travail, et le début de l'hiver me fatigue... Faut dire que quand on a plus de lumière à partir de 15H30, c'est déprimant. Je ne comprends pas bien pourquoi les Hongrois ne changent pas l'heure comme les Ukrainiens ou les Roumains. Mais bon... tant qu'il ne fait pas -10, ça va.

Dans deux semaines, je suis invitée au Gombavato. Le Gombavato est une cérémonie qui a lieu à la fin de l'année civile pour les profs et les élèves de terminale. À cette occasion, ils reçoivent un Gomb (Gomb veut dire bouton mais en fait c'est un badge... Ah, ces Hongrois !) symbolisant le lycée et leur classe.
Ici à Eger, c'est un bouton mais dans d'autres villes, il s'agit d'un ruban. Ils dansent, on mange, et ensuite on va danser et boire. Un programme plutôt sympa, qui serait d'ailleurs parfait si on n'avait pas à se déguiser comme si on allait recevoir un Oscar.
Cette année encore, je suis invitée à deux cérémonies le même soir et dans deux lycées différents. Et malheureusement en Hongrie non plus, je n'ai pas le don d'ubiquité. Mais mon cœur ne balance pas, un argument de poids fait pencher d'un côté la balance. Et puis les élèves de mon lycée principal se battent pour que je sois à leur table et là encore je n'ai pas le don d'ubiquité, mais c'est très flatteur, quand même.

Quand j'ai dit à mon amoureux que je voulais y aller en smoking avec un noeud de pap en guise de collier, il s'est moqué de moi. Mais c'est une bonne idée non?

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