vendredi 25 décembre 2009

This place you call home

Quand on habite à l'étranger et que pour quelques jours, on revient dans la ville qui nous a vu grandir, qui nous a fait grandir, les choses ont un goût légèrement différent. Mais bizarrement, je n'ai pas l'impression d'être vraiment partie. Quand j'étais petite et que je partais un mois voire plus pour le Portugal, quand je revenais sur Paris, les immeubles, les rues, les magasins, les odeurs me semblaient devenues vraiment lointaines.

Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Les changements me paraissent minimes, insignifiants. Je n'ai à aucun moment le sentiment de m'être absentée et ceci même si je sens le manque couler en moi. Même si quand je rentre dans une boulangerie, quand je navigue entre les rayons du Monop', quand je m'affale sur mon lit douillet autour de mes livres et de mes guirlandes, je sens que tout ce petit monde m'a manqué, qu'il m'appartient trop peu de temps dans l'année.

Paris reste l'adresse que je donne quand on me demande où je vis, Paris reste mon ancre éternelle, le lieu où je me sens chez moi, où j'ai mes habitudes, où mes amis vivent, où j'achète mon pain.
Habiter à l'étranger ne vous donne pas l'impression d'être apatride, bien au contraire. Et si parfois, je chiffonne Paris, si parfois je la déteste, si parfois je lui reproche des choses, au fond de moi, son bitume sale, ses nuages humides et ses immeubles gris sont ma maison. J'aime la quitter autant que j'aime la retrouver. Et je ne troquerai dans mon cœur jamais son métro contre les montagnes Bükk d'Eger.


1 commentaire:

la comète a dit…

bon, c bien beau tout ça, mais on le mange quand croissant avec le thé et les ladurée?

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