jeudi 30 décembre 2010

Ce soir, c'est l'année prochaine

L'autre soir je me demandais si selon les âges les 31 décembre étaient différents. La réponse fut vite trouvée: Oui. Donc ensuite, je me suis demandée à quoi ressemblerait le 31 d'un ado, d'une trentenaire et d'un sexagénaire. Taxinomie.

À 12 ans. On a pas le droit de sortir le 31. Résultat, on reste à table assez longtemps pour que tout le monde voit bien notre tronche de six mètres de long.
À 16 ans. On est toujours obligée de rester à la maison avec les quadras mais on se met des paillettes autour des yeux et ça fait fête. Le tarama et le saumon de l'apéro en guise de dîner et les best of de TF1 pour unique distraction.
À 18 ans. Sandra et Jess ultra moulées dans leur robe à strass, de la laque dans les cheveux pour l'occasion et ça y est on est pompettes avec sa première coupe de crémant.
À 25, on vomit sur le tapis tellement ouais il était bon ce litre de vodka pomme.
À 30 ans, on se demande s'il vaut mieux faire une fête ou aller à une fête ?
À 35, on se questionne sur le côte du rhône ou sur le bordeaux pour accompagner les magrets.
À 40 berges on voudrait ne pas avoir fait des enfants, alors on les scotche devant Arthur.
À 50 ans, on râle sur la détonation des feux d'artifice tout en dégustant une salade traversée par un mince filet d'huile d'olive à la truffe.
À 75 ans on savoure le dîner plus que le champagne et on se couche tôt. On verra le 01 demain.


L'âge donne de nouvelles priorités.

mardi 28 décembre 2010

La roue de la fortune

Dans l'adaptation au cinéma de l'épopée Facebook, le doyen de la prestigieuse université de Harvard jette les jumeaux venus quémander de l'aide en leur disant de ne pas chercher du travail mais de le créer.

La télévision et le cinéma regorgent ainsi "d'entrepreneurs" de toutes tailles et de toutes couleurs. Erica de Being Erica monte sa maison d'édition après avoir été virée tandis que Marina de L word gère son bar saphique... Sans compter la panoplie de personnages secondaires (ou non ) chefs d'entreprise, directeurs de la com et autres métiers ultra valorisants.
Il est évident que de l'autre côté de l'Atlantique, on a visiblement moins peur d'imaginer son gagne-pain que dans l'hexagone. D'ailleurs, je lis dans vos pensées, la conclusion est simple: outre le fait qu'aux US il y a vraiment une politique de la création d'entreprise, il y a surtout cet american dream qui fait vivre le tourisme californien.

Mais depuis peu, les petits Français se laissent eux-aussi aspirer par ce désir de faire naître des projets. À force de ne pas trouver le métier dont ils fantasmaient ados, à force d'essuyer des refus, des échecs et des blessures à l'égo, ils tentent par d'autres moyens de se rapprocher du bonheur.

En 2011, je compte d'ailleurs bien lancer deux projets qui me tiennent à cœur depuis longtemps.

mercredi 22 décembre 2010

ça te fait quel âge alors? Aucune idée, J'ai fait L.


Parce qu'à partir d'un certain âge on compte à l'envers, j'ai organisé pour mon anniv un goûter d'anniversaire dimanche 19 à 18h. Quelques copines expatriées, plusieurs collègues et un duo d'anciens élèves autour de bonbons acidulés et autres petits gâteaux au chocolat blanc et à la fraise. Tout le dimanche après-midi à humer de la farine devant les fourneaux, ça fait un peu desperate housewife, heureusement que j'avais mis Florence & the machine à fond les ballons dans mes oreilles. C'était moins triste.

La fenêtre de la cuisine et ses ballons décorée pour mes 5 ans. Je les ai laissés, j'essaye d'avoir une bonne relation avec mon colloc.


Interdiction formelle de chanter "joyeux anniversaire" alors M. a décidé de chanter La Lambada à la place. C'était réussi.



Mini-brochettes fromage tomates séchées.


Mini-brochettes de gâteau chocolat noisette et guimauve en forme de fleur

et enfin

Cupcakes nature glaçage au chocolat au lait et au chocolat blanc



mardi 21 décembre 2010

Avoir (presque) trente ans

Je n'arrive pas à dormir depuis deux jours. Je me tourne et retourne dans mon lit. Cherche dans le noir des moutons, repasse ma journée dans ma tête, imagine des multiplications mais rien n'y fait. Depuis que j'ai 29 ans, l'angoisse de la trentenaire ronge mes nuits...

Il ne me reste plus que 364 jours avant d'avoir 30 ans, et 30 ans c'est un sacré âge. Ce n'est plus l'âge de boire du champagne sur une plage de Normandie pour fêter ses 20 ans, ni l'âge de boire du champomy avec des tagadas pour célébrer ses 7.
Alors quoi ? 30 ans c'est l'âge d'avoir un boulot de team leader, penser à faire des bébés et commencer à payer un prêt pour acheter un appart ?
Ou bien c'est l'âge de vraiment se demander ce que l'on veut de la vie et tout faire pour l'obtenir ?

samedi 18 décembre 2010

Mange ta soupe !





5 champignons
4 pommes de terre
1 courgette
1 petit morceau de parmesan mis en poudre
1 cuillère de crème fraîche
4 graines de paprika fort

et sur le dessus du gruyère et une pincée de curry





vendredi 17 décembre 2010

tiens donc pas un seul roman français dans la liste...

J'ai pris un retard de fou sur mes lectures. Les séries américaines, le boulot et les nuits budapestoises ont eu raison de mon temps. Au lit depuis quelques jours pour cause de bronchite, j'ai décidé de rattraper le temps perdu.




Sur ma table de chevet, les 5 prochaines lectures pour le mois de décembre.
L'Homme sentimental, de Javier Marias. presque fini. Les pensées d'un chanteur d'opéra dans un train... Une langue un peu difficile et une histoire quelque peu décousue mais je vous en dirai plus quand j'en aurai fini avec.

L'Amour est à la lettre A de Paola Calvetti. Commencé et laissé de côté. Une femme qui décide contre l'avis de tous de monter une librairie spécialisée dans les histoires d'amour. Je l'ai commencé dans le métro, lu une quarantaine de pages. Je pense qu'il me faut un fauteuil et du thé chaud pour le lire alors je l'ai laissé de côté pour le reprendre plus tard.

Le Livre des choses perdues de John Connolly. Encore vierge de toute lecture. Je cherchais un pendant à L'Ombre du vent. J'ai trouvé ce roman de Connolly, l'histoire de David qui pendant la guerre se réfugie dans les livres. J'ai hâte de m'y plonger.

Au sud de la frontière à l'ouest du soleil de Haruki Murakami. Prochain sur la liste. Je voulais lire du Murakami, alors j'ai choisi le moins gros parce que j'avais déjà une tonne de livres dans ma valise. Un homme qui a quarante ans retrouve son premier amour, it sounds very girly et pourtant je suis sûre que la plume de Murakami a du rendre ces retrouvailles âpres et mélancoliques comme il faut.

Eat Pray Love d'Elizabeth Gilbert. Commencé et mis de côté. C'est un peu ma spécialité de commencer les livres et d'y revenir plus tard. J'ai commencé à lire ce livre parce que le film m'avait vraiment parlé. Je me disais que si le film avait établi un dialogue avec ma propre vie alors sûrement le livre le ferait de manière plus profonde. Pour le challenge, je l'ai acheté en langue originale, et donc j'ai un peu lâché l'affaire au bout de trente pages parce que je n'avais pas de crayon de papier pour souligner les mots capables d'enrichir mon vocabulaire. À suivre donc.


dimanche 12 décembre 2010

Dolce Farniente

sur la ligne 14, Paris été 2010

Dans le film Eat Pray Love de Ryan Murphy, un personnage s'adresse à un autre en lui disant: "Vous, les Américains, vous travaillez dur toute la semaine et le week end vous restez en pyjama devant la télévision. Nous, les Italiens, on connaît le sens du mot plaisir."

Après avoir ressenti un peu de culpabilité, moi-même étant en pyjama avec mon macbook sur les genoux, je me suis demandée ce que signifiait ce mot "plaisir"et quelle importance il pouvait avoir dans nos vies. Quel pourcentage de "plaisir" doit receler dans telle ou telle semaine.
Par exemple dans ma semaine, j'ai goûté un délicieux cheesecake recouvert d'une mince couche de chocolat au lait, j'en ai lapé jusqu'au dernier grain de mousse., tellement mes papilles se trémoussaient devant les odeurs de citron et de crème... Par exemple, un dimanche soir du mois de novembre, j'ai plongé dans de l'eau à 38°C alors qu'il neigeait à gros flocons dehors. Le plaisir serait-il donc un corollaire de la sensualité. ? Si les sens sont éveillés alors le plaisir ne serait pas loin...

Quelque soit son importance, sa fréquence, ses conséquences sur la couleur de notre humeur, rien que de chercher dans sa mémoire des illustrations vivantes de ce mot de deux syllabes, rend les dimanches soirs un peu moins noirs.


mercredi 8 décembre 2010

Certains savent poser leurs faux cils, d'autres ont du coffre

Voilà pourquoi l'UK a quelque chose de plus. On peut travailler chez Tesco , ne pas connaitre l'existence du blush et venir montrer sa frange et son FA à la TV et surtout gagner l'audition. Nul besoin d'avoir 3 cm de fond de teint, les dents fluos et le tout bien ajusté dans la mâchoire pour savoir chanter.

mardi 7 décembre 2010

struggling with much more than life


Quand j'ai envie de pleurer, pour lutter contre la larme facile, pour effacer la tristesse, déplacer le chagrin de quelques centimètres loin de mes yeux, soit je pense à un truc très con du type Sarko qui s'excuse du mauvais "time" soit je mets mon ipod sur une chanson qui donne envie de sauter.

Alors dans le métro, d'être au milieu de personnes grises bien emmitouflées pour éviter la vie, je m'imagine dans une forêt verte baignée de soleil, et je me vois sautiller entre les arbres, je plonge dans un lac, je m'enfuis très loin des questions existentielles, des questions que l'on se pose parce que la société nous les a surlignées au fluo pour bien qu'elles nous hantent. Je suis loin très loin, de la neige grisée par le béton, des complexes de l'immigrée, du sentiment que la vie ne nous appartient pas vraiment.
Je suis très loin, je ne suis plus moi-même. Je n'ai plus besoin de me reconnaître dans le miroir, nul besoin de voir les rides tracer leur sillon sournois. Plus besoin de me rendre compte qu'effectivement on ne revient jamais en arrière.
Juste se laisser aller par la mélodie, les paroles et l'air frais de la forêt.

lundi 6 décembre 2010

Hold on your hat

Dans les sujets qui nous émeuvent, outre les bactéries alien, le retour de Dorothée et l'élection de miss France 2011, il y a la question de l'amour. Dans Les chansons d'amour, Louis Garrel affirme que les amours qui durent sont les meilleures. Mon copain Kristof ne voit d'interêt que dans les passagères. Qui de l'habitude confortable ou de l'inconnu mystérieux remporte le prix ? J'imagine que la réponse dépend de chacun.

vendredi 3 décembre 2010

superstition

Hier, Je suis partie de chez moi sans faire attention. J'ai mis mon cahier, mon livre et mon dico dans mon sac, enfilé mon bonnet, enroulé mon écharpe, réglé mon ipod et je suis partie laissant un bisou sur la joue de mon amoureux. Alors que je revenais chez moi après trois heures de hongrois, je me suis rendue compte la joue collée au tram que j'e navais ni mon portable ni mes clés et que l'amoureux devait prendre son train pour l'est deux heures plus tôt...

J'ai prié laïquement pour que mon colloc soit à la maison. La perspective de rester dans 20 cm de neige pendant des heures incertaines ne me réjouissait pas. Sans téléphone pour joindre qui que ce soit, sans aucun moyen de me mettre au chaud pour la nuit s'il ne rentrait pas... merde.
En descendant du tram, j'ai croisé mes doigts comme les enfants, j'ai espéré très fort et je me suis promise de ne jamais plus oublier mes clefs.

Heureusement pour mon rhume, il était encore à la maison quand je suis rentrée.
Le croisage de doigts avaient donc marché.


mercredi 1 décembre 2010

Il neige encore sur Budapest ce matin

Si une chose a pu me manquer lorsque je vivais dans la province hongroise, c'est bien le métro. La plupart des gens n'aime pas le métro. Détester le métro est un sport international, à Paris comme à Budapest, j'entends qu'il y fait trop chaud ou encore que l'odeur y est nauséabonde. Trois adjectifs qui reviennent comme un refrain: irrespirable, bondé et inconfortable. Les 14 lignes parisiennes et les 3 lignes budapestoises ne remportent aucun suffrage. Et pourtant, pourtant. Ce matin, lorsque je me suis installée sur la banquette verte, que j'ai détaché mes écouteurs sur mes oreilles, croisé les baskets et regardé les cernes arc en ciel de mes voisins, je me suis dit que le métro était magique.
Un endroit où vous pouvez croiser au même moment une punk avachie tentant de laper un fond de bière, un costume cravate dégageant une pellicule de neige de ses mocassins noirs, des jeunes éméchés tentant désespérément de retrouver leur équilibre et leur station et moi, sur le chemin du travail, les paupières lourdes et le mascara dégoulinant des cils. Une vision du monde en écoutant Elton, pas tellement pour Elton mais pour l'image du vidéoclip dans ma tête quand j'écoute cette chanson.



Certaines choses pourtant si simples sont parfois pleines de force, comme Robert qui marche dans un appartement vide. Par exemple.

mardi 30 novembre 2010

Si le café fume, c'est bon signe

Le temps trace des sillons sur notre visage. Ceci n'est pas une légende.
Cette semaine ma très bonne amie A. est venue me visiter comme dirait les élèves Hongrois. Après un petit tour de la capitale, plusieurs trains vers l'est puis vers le nord, nous sommes revenues sur Budapest. Le marché de noël a dû réveillé la neige parce que du coup on a été envahis tout le week end. Pas facile facile de manger une saucisse et de boire du vin chaud sous une tempête de neige.
Toujours est-il que dans nos moments de paresse et de il-fait-trop-froid-dehors-restons-au-chaud, nous avons eu la bonne idée de regarder des vidéos réalisées en 2005-2006.
Et là, drame de la femme moderne bientôt trentenaire: "Dis donc, j'avais pas de rides..." Car oui, mesdames et messieurs, j'avais vraiment l'air plus jeune et pas que sur ma pièce d'identité.
Alors quoi ? On vieillit vraiment en fait ? Un jour, j'aurai des cheveux gris et des pantoufles fourrées en laine de mouton. Merde, j'ai déjà les pantoufles. Le début de la fin je vous dis....

dimanche 7 novembre 2010

les lumières s'allument dans les chaumières

Quelque part entre le goudron humide et les feuilles roses, l'automne s'installe. On se prépare un thé chaud, on y trempe une cuillère dégoulinant de miel, les chaussettes font des ressorts au niveau des chevilles. Inutile de dire qu'à ce moment-là de l'année rien ne peut me séparer de la chaleur duveteuse de mon lit.
J'adore les dimanches pour ça, surtout les pluvieux et froids. La buée recouvre la vitre de la chambre, les marcheurs s'activent pour rentrer chez eux et échapper aux engelures.
J'aime le rythme lent et sourd des dimanches après-midi. La tristesse qui en découle, la douceur qui s'en dégage.
J'aime le contraste épuisant du lundi matin. Le réveil qui sonne, et résonne; l'empressement dans la salle de bain, l'eau qui goutte de la brosse à dents.

samedi 6 novembre 2010

Ça danse dans les rues

J'ai commencé à prendre des notes et à gribouiller au pinceau dans un cahier pour le projet livre d'enfants que j'ai avec deux de mes collègues. Et du coup, j'ai cherché sur utube des chansons entraînantes pour me motiver devant la page blanche.

Conclusion édifiante: les clips vidéo où des gens dansent en masse avec vue surplombante sur la ville fait un tabac.

Démonstration.

Kylie Minogue à Los Angeles



Katy Perry à Budapest




Qui a dit que les villes n'étaient que des décors ?

lundi 25 octobre 2010

Parce qu'il n'est pas juste question d'homosexualité, mais d'humanité avant tout.

Certaines choses vous touchent plus que d'autres parce qu'elles parlent plus sincèrement que d'autres, parce qu'elles parlent de choses universelles, de l'injustice tenace, de la barbarie éternelle mais avec douceur, tact et justesse. Certaines choses devraient pouvoir toucher les autres comme elles vous touchent vous mais malheureusement ce n'est pas toujours comme ça.

2 adolescents sur 3 qui se suicident le font parce qu'ils n'arrivent pas à faire face à leur homosexualité, parce qu'autour d'eux ils ne voient que le mépris de la différence, que l'incompréhension, la haine et l'intolérance. 2 adolescents sur 3 qui se suicident se tuent parce qu'ils ont le sentiment d'être des monstres, parce qu'on leur dit qu'ils le sont. 2 adolescents sur 3 qui se suicident sont homosexuels et l'homosexualité ne devrait pas tuer des enfants.

Joel Burns, élu texan, a durant un conseil municipal raconté son histoire, voici la vidéo de cette poignante et pertinente allocution. Un discours que l'on devrait faire passer dans toutes les écoles pour qu'enfin le mot "pd" ne soient plus une insulte, mais juste une préférence sexuelle.


dimanche 17 octobre 2010

Du bleu pour l'eau, du blanc pour le ciel et du rouge pour les feux





J'ai un léger retard sur ce coup-là, vous en conviendrez. Mais en reclassant mes photos je me suis dit que ce serait sympa de poster quelques clichés ici. Le 14 juillet dernier, jour de fête nationale, j'avais pris mon canon et parcouru Paris avec Balint et Gyuri. On avait marché comme des fous, du Sacré Cœur à l'Arc de Triomphe en passant par la ligne 14 du métro pour sauter dans le Futur. Le matin il a plu des cordes, l'après-midi il faisait un soleil plein. Allez comprendre la météo parisienne !


En se baladant sur les quais, on avait même vu des Zodiacs sur la Seine. L'armée organisait des petites balades sur le fleuve et on a jamais rigolé autant qu'en tenant fort les cordes et regardant le Musée d'Orsay depuis l'eau. Je vous conseille d'ailleurs vivement l'expérience, c'est assez magique.


Quant au feu d'artifice, je cherche toujours le lieu idéal pour ne pas en rater la moitié !
Si vous avez un autre plan que le champ de mars je suis preneuse !

mardi 12 octobre 2010

La tendresse du sucre





Si je devais choisir un mot qui qualifierait ma vision de ce que j'aime le plus dans la culture française je dirais "Gourmet". Si j'aime le côté révolté, le chic, j'adore surtout cette culture de la belle gourmandise. Les boulangeries soignent leur pâtisserie, certaines assiettes font de l'ombre à l'art moderne, les packaging rivalisent de créativité. Une petite framboise posée sur un fin capuchon de caramel, des petits nuages violets sur une boîte de thé detox. Tout pour que l'on craque.

J'ai donc fait un tour dans la très médiatique pâtisserie japonaise avant de me poser sur un banc et regarder les joggeurs suer leur journée en faisant des cercles dans le jardin du luxembourg. Rien de mieux que croquer une génoise chocolatée sous un rayon de soleil d'automne.



Et parce que les religieuses au chocolat et autres macarons ne peuvent pas se téléporter facilement, j'ai été lâché quelques billets au Palais des thés et chez Kusmi.
Pour tuer la nostalgie, j'aurais de quoi remplir ma nouvelle tasse habitat au boulot !


samedi 9 octobre 2010

Si j'habitais encore Paris...

Je pars mercredi matin et donc je louperai sans aucun doute la sortie de Rêves dansants que je vous conseille vivement d'aller voir.

mercredi 6 octobre 2010

Dis moi ce que tu lis, je te dirai...

J'adore les blogs. Oui. Je lis souvent Guillaume Crouzet , j'adore les photos de Cachemire et soie, je note les bonnes adresses d'Eléonore Bridge, j'apprécie le style de Bérangere Claire, je rigole devant Pénélope Bagieu... Encore plus aujourd'hui que lorsque j'étais parisienne. Je réserve toujours 10 minutes de ma journée à parcourir quelques pages web.




Évidemment comme vous, les blogs de filles ont tendance à me courir sur le haricot, je n'aime pas revoir 5 fois de suite le même paragraphe sur le nouveau e-shop ou sur la collection Garden de H&M... Je déplore souvent l'uniformité de la chose, des couleurs, des photos, du design, des idées et même du verbe. Bien entendu, je ne vous cache pas mes pointes de jalousie quand je découvre que certaines d'entre elles sont invitées à l'autre du bout du monde pour un petit reportage pour leur blogounet alors que moi journaliste pour un magazine vendu 5 euros et au papier brillant je finance mes carnets de voyage... Au bout du compte, au final je suis payée pour mes signes, pas elles, mais bon.

Toujours est-il que même si je vis désormais à Budapest, que de fait je peux trouver assez facilement Le Monde, j'avoue que la lecture de magazine underground, de tendances ou de mode me manque. Mon amour inconsidéré pour ces petits blogs prend sans aucun doute sa source dans ma frustration quotidienne. Oui, je ne peux plus me ruiner au Relay de la gare Montparnasse.

Peut-être qu'au final, je peux y trouver un côté positif ...


dimanche 3 octobre 2010

Wonderwoman


Quand on est enfant, adolescent, étudiant, on ne remarque pas certaines choses. En réalité, on n'en prend pas conscience. Quand j'étais petite, je ne me rendais pas compte du travail de mes parents. Je regrettais par exemple que mon père se fasse avaler par le canapé devant la TV au lieu de faire du français, je râlais sans cesse quand on me demandait de donner un coup de main pour des trucs que je ne trouvais pas de mon ressort.
Aujourd'hui, après mes 40 heures d'asservissement, mes 6 heures de hongrois et mes 2h de cours de français, je dois trouver le courage de faire des lessives, de cuisiner, de ranger mon appart, de lire, d'écrire, de répondre au mail, de vivre encore après tout ça. Je ne trouve du temps pour rien. Je suis submergée par les choses en retard et les choses qui s'ajoutent. Je ne trouve plus mon pouls, je peine à trouver du temps pour prendre ma respiration.
Maintenant, je comprends les crises de nerfs de ma mère, je comprends plein de nouvelles choses, et je dis bravo aux parents du monde entier pour leur patience, pour leur courage et pour leur énergie.
Et je remercie les miens d'avoir supporter mon immense paresse.

lundi 27 septembre 2010

Msn est-il un bon moyen de communication intergénérationnel ?

Est-ce que tu m'aimeras toujours dans 10 ans? Est-ce qu'un jour je saurai d'où vient cette fine pellicule transparente sur le thé ? Pourquoi mes fringues mettent-elles toujours autant de temps à sécher ? Qui est le plus malsain le pain au chocolat ou la part de pizza?

Différentes choses me viennent à l'esprit.

1/ J'aime bien Two Door Cinema Club. Surtout leur nom de groupe. Si vous ne connaissez pas, ça vaut le coup de jeter un oeil, voire deux à notre copain Utube.
J'aime. Spécialement What you Know. Je me vois bien conduire cheveux au vent sur une route américaine avec ça comme bande son.

2/ Je suis à Paris dans 10 jours. Vais-je mourir d'impatience avant de partir ? Peut-être.

3/ Heureusement que mes collègues me fait aimer mon job autrement me lever à 5h me serait aussi impossible que manger une langue de boeuf.

Bonsoir et à demain.


dimanche 26 septembre 2010

La journée de la chanson hongroise à Budapest





Il y a quinze jours, avait lieu la Magyar dal Napja. La journée de la chanson. J'en ai profité pour sauter sur mon vélo, traverser mon pont préféré de Budapest et pour 800 forints voir Péterfy Bori en concert. Une blonde aussi énergique qu'un tonneau de redbull.

Un peu trop de jeunes à l'acné prononcée à mon goût mais un très bon concert.

Reportage en photo.

La MDN c'est une dizaine de concerts au Zöld Pardon, une salle de concert en plein air au sud de Buda. Quelques minutes avant le concert le plus attendu de la soirée. Les ingés son prennent trois plombes à installer le plateau. Péterfy Bori monte sur scène puis repart puis revient. J'ai mal aux pieds et ma bière n'a plus de bulles.



Le concert commence. L'artiste est en pleine forme.
Elle saute partout, fait de la air guitar, et chante. On en demande pas moins.

Grande complicité entre buveurs de redbull.
Le bassiste avait sûrement bu quelques litres de café avant le concert ou bien il en voulait personnellement à son instrument.


Pour voir ce que ça donne avec le son, c'est ici:


dimanche 5 septembre 2010

Quelques grammes de farine pour plus de moelleux



Il y a un déploiement certain d'endorphines lorsque l'on cuisine. L'odeur ? La farine sur la peau ? Le beurre le long des doigts ? Je ne sais pas qui est le coupable mais j'aime bien. Alors cette après-midi, j'ai pris mon vélo et sillonné les rues de Budapest à la recherche du grand centre commercial à l'est de la ville pour acheter un moule, un pistolet à pâtisserie, du beurre et du chocolat au lait. Pas de cupcakes cette fois-ci mais un banal gâteau au chocolat du dimanche soir.

Je saisis l'occasion donc pour rendre ce blog un peu moins égocentré et partager avec vous ma recette du bonheur:

Ganache
100g de chocolat
100g de sucre glace
75g de beurre mou

Gâteau
200 g de chocolat
200g de beurre mou
150g de sucre
4 oeufs
100g de farine

Et puis sinon j'ai trouvé un magasin qui rend accro près du quartier Opéra, un espace digne de Charlie et la Chocolaterie, avec des bonbons de toutes les couleurs. J'en ai profité pour acheter des cupcakes d'anniversaire pour mon amoureux (et moi-même bien sûr) .

Voyez par vous-même:




jeudi 2 septembre 2010

Le corps est-il lié a l'esprit ?

Dur dur de trouver du temps pour écrire en ces temps de pluie et de vent, de métro bondé et de week end chargé, mais depuis mon bureau en open space, je vous offre cette superbe vidéo.

lundi 23 août 2010

la vie rêvée d'Elsa

Des fois, j'ai la vague impression que je ne vis pas dans la réalité. Que je vis à travers les images que j'ai dans ma tête. Devant ma penderie le soir par exemple, je cherche ma tenue du lendemain. J'imagine dans mes esprits l'alliance des vêtements entre eux. Ce tee-shirt Chicago sur cette robe bleue ou non ? Et je me suis rendue compte que souvent enfin toujours quand je visualisais la chose, je ne visualisais pas mon corps. Hier par exemple, j'ai décidé qu'aujourd'hui je mettrais mon long tee shirt rayé gris et blanc avec des leggings et mes converse. Je me suis imaginé l'affaire et ce matin quand je me suis regardée dans la vitrine d'un restaurant l'image que je m'étais faite ne correspondait pas à la réalité. Car non, je n'ai pas des longues jambes de gazelle et le cuissot ferme.
Je ne veux pas enfoncer des portes grandes ouvertes mais je pense que ces images toutes faites dans ma petite cabosse naissent des magazines que je mange à longueur de temps.
Je ne sais pas si c'est bien ou mal. Parfois il n'y a peut-être pas besoin d'émettre un jugement péromptoire sur les choses.

lundi 16 août 2010

Rain Drops keep falling on my head

Les réparations de mon macbook se font longues et douloureuses et mon blog est le premier à en souffrir. Pourtant, j'aurais le temps de remplir ses pages si j'avais de quoi le faire.

Pendant ces longues heures vides, je lis, je regarde des sites internet intéressants, je fais des exercices d'anglais, j'apprends mon vocabulaire du jour en hongrois. Je travaille comme on travaille au mois d'août: en pointillés.

Je bave devant des sites de photo: comme celui-ci anna williams

Je regarde des clips qui me font sentir prisonnière


J'ai lu: l'histoire de Lou Bertignac, enfant surdouée de 13 ans qui rencontre No, jeune sdf de 18 ans. Un petit bijou qui se boit comme une limonade citronnée. No et moi de Delphine de Vigan.

Je rêvasse en regardant les sac Nat et Nin et spécialement le candy vert olive. petit papa noël....

vendredi 6 août 2010

Dehors l'orage gronde, dedans Mercury rev chante

Parfois on se dit que le destin s'est planté. Par exemple, la semaine dernière plus précisément dimanche, j'ai cuisiné des cupcakes. Nature avec glaçage au chocolat au lait. J'avais envie de m'agiter en cuisine, les cupcakes c'était pour sauver mon thermostat de branchitude tombé au plus bas depuis que je travaille dans le outsourcing.
Le destin donc.
Le destin ce petit branleur, m'a poussé il y a deux semaines en me faisant au passage renverser du lait sur mon macbook ( rage et désespoir car oui c'est une tragédie). De fait, alors que depuis des années je souhaite vous montrer mes talents de cuisinière en faisant des photos aussi alléchantes qu'un verre d'eau glacé sous 45 degrés et bien je ne peux pas le montrer... car sans mac pas de photo.
Et oui, je ne vais pas aller me faire coudre un dictionnaire de hongrois dans le cerveau pour comprendre les applications photo du PC de mon mec entièrement en magyarul comme ils disent dans le coin. Déception, je comprends bien...

Mais ne soyez pas tristes, je compte bien en refaire et vous montrer par le dit message que je suis la reine du glaçage.

Autrement, qu'est-ce qui a changé dans ma vie ?

1- Je sais faire des cupcakes caractérisés de DÉLICIEUX ( dixit le papa, la soeur et la maman de Gy)

2- Je me peints les ongles en noir ( et pourtant paradoxalement je tente toujours de convaincre les Hongrois que non je ne suis pas gothique, j'aime juste m'habiller avec des couleurs sombres parce que je trouve cela plus chic)

3- Je lis Les Séparations de Foenkinos et j'adore Foenkinos

4- Je traduis en anglais des powerpoints dont le sujet est toujours mon ami le outsourcing

5- J'apprends les secrets du SRMS

Je vous sens intrigués... Je vis au milieu d'abréviations que je ne comprends pas et que je mélange sans honte, c'est votre tour,

Bien à vous




( je hais les accents, et les cédilles)





mardi 27 juillet 2010

Chien au chenil aboie à ses puces, Chien qui chasse ne les sent pas.*

Aujourd'hui, sujet qui fâche. Puisqu'il est difficile, voire impossible, de parler des roms avec les Hongrois. Parce que ce sujet devient de plus en plus d'actualités en France aussi, je vais vous montrer une petite vidéo. Vous ne comprendrez pas plus que moi de quoi les protagonistes parlent. Je ne sais qu'une seule chose, tous les deux sont gitans et un des deux est homosexuel. Peu importe le discours, regardez plutôt.



Maintenant que vous avez vu cet extrait de talk show hongrois, outre le ridicule de la chose, vous conviendrez avec moi que ces deux gitans ont l'air vraiment de sortir d'une mauvaise blague. Imaginez donc que les Hongrois accros au petit écran regardent cette émission dont l'unique but est de mettre en scène des roms un peu fous pour les ridiculiser, pour les stéréotyper et pour les faire détester encore plus qu'ils ne le sont déjà.
Voilà comment la propagande s'apprivoise les cerveaux noyés dans les bulles de coca et le poulet KFC. Débranchez tout, lisez le journal de Mickey.


* proverbe chinois

lundi 26 juillet 2010

remplir pour vider, vider pour remplir ?

L'autre soir Gy et moi affalés sur notre nouveau lit au milieu de murs blancs trop propres, nous faisions nos commères. En gros, on regardait notre colloc se battre avec son trop plein d'affaires et là, mon cher et tendre, a dit la chose la plus incroyable jamais entendue par mes oreilles...

Pourquoi acheter des choses qu'on va jeter un jour ?

Mais comment ?!? Tu ne ressens pas le besoin d'avoir plus que 7 paires de chaussettes ? Non, m'assure-t-il d'un ton neutre. Je regarde alors autour de moi et effectivement, le cher et tendre n'a guère plus que quelques fringues et un ordi que j'utilise dès qu'il tourne le dos.

Je repense à mon appart parisien, à ses lampes aux quatre coins, aux centaines de bouquins, aux bougies parcemées, aux fringues jetées partout... je pense à celui d'Eger avec les magazines ELLE sur le canapé, aux flyers collés sur le mur des toilettes, aux petites tasses dans lesquelles je bois mon thé vert... et je me dis: mais merde, je suis ce que je possède !

Je déteste ce nouvel appart parce que je n'ai rien encore pour le rendre un peu plus comme moi. Bordélique. J'attends la suite de mes affaires, mes guirlandes électriques, mes tapis, mes posters. J'en trépigne.
Après avoir vu Into the Wild il y a deux ans, j'avais (pendant deux jours) remis en question ce besoin matérialiste, mais au fond dans ma vision de choses, les choses sont un peu différentes . Acheter est un plaisir( pour moi) un peu comme celui que Gy prend à tirer sur une cigarette !

Le compte est bon !

dimanche 25 juillet 2010

It's going to hurt when it heals too

Je vous écris d'un PC avec un clavier qwertz. Inutile de vous dire combien la chose m'est douloureuse. Il y a bien des choses qu'on aimerait ne jamais avoir faites. Comme faire glisser des grosses gouttes de lait sur son clavier. Comme choisir de lire les informations sur son ordinateur en prenant son petit déjeuner.
On sait bien qu'il ne faut pas le faire, que c'est ainsi que les accidents arrivent mais on ne se résout pas à faire passer le confort après la sécurité. L'imbécilité l'emporte toujours.
Les larmes aussi chaudes et salées soient-elles n'effaceront rien.

Mais grâce à french.typeit.org je ne suis pas obligée de renoncer aux accents, qui sont je dois l'avouer, comme un toc. Mes collègues se fichent d'eux mais leur absence m'agresse.
Heureusement qu'il y a internet pour soulager mes tocs.

Quelques euros et trois semaines plus tard, en étant très optimiste, je retrouverai mon macbook... et le premier qui m'approche avec un verre aura une grosse gifle.

jeudi 22 juillet 2010

Certains sont fous, d'autres font seulement semblant d'être sains d'esprit


La vidéo de l'été




Un cadeau de mon pote Balint. Merci Balint, maintenant j'ai cette chanson tout le temps dans la tête.

mercredi 21 juillet 2010

Le métro de Budapest à 7h et aussi moite que le parisien à la même heure

Je n'avais pas envie de partir. Dans l'aéroport, mes valises étaient bien trop lourdes. J'aurais voulu mettre ma maison dans ma valise, mes amis dans ma valise, l'odeur de la baguette et le goût salé du chèvre cendré dedans.
Je n'aime pas ne pas comprendre. J'aime entrer dans les librairies et feuilleter des romans avant d'en choisir un à tendre à la caissière. J'aime lire les UNES des journées en passant devant les kiosques. Je n'aime pas devoir demander à Gy de venir avec moi chez l'opticien, je n'aime pas devoir demander un médecin qui parle anglais.
J'aime l'inconnu. J'aime le changement. J'aime les expériences et j'aime bien partager notre appart blanc avec mes deux collocs.

Règle numéro 1: on ne touche PAS à ma nouvelle crème anti-rides. Oui, il faut commencer avant 30 ans.

Question numéro 2: C'est quoi ce tee-shirt qui pue dans le lit ?

Objection numéro 3: On ne chante pas en écoutant son ipod car généralement on chante en moyenne quinze fois plus mal sans s'entendre.



mardi 13 juillet 2010

Paul le Poulpe avait raison

Dimanche sur les quais du canal de l'Ourcq, nous étions 4 à profiter du soleil et de ses vertus.
Après avoir éclaté les garçons à la pétanque, regardé les dauphins à la Géode et mangé un granité à l'orange, nous sommes allés regarder le match de foot au Cabaret Sauvage. Un cirque pour regarder le foot, quoi de plus sensé ? Toujours est-il que convaincue que Paul le Poulpe avait raison, ibérique jusqu'au bout des ongles et hautement agacée par le comportement hollandais, j'étais RAVIE que les Espagnols gagnent.



... et ceci même si l'Espagnol de 2mètres, 100 kilos devant moi, levait les bras à chaque fois que la Roja avait la balle. (c'est à dire: souvent)


jeudi 8 juillet 2010

Mettre de l'eau dans son vin

J'adore l'eau pétillante le matin. Plus elle est froide plus j'aime. Les bulles éclatent sur ma langue comme des petits feux d'artifice anesthésiants. Y a un tas de trucs que j'aime, et cette multitude de détails rendent la vie plus belle.

Avant, quand je ne mesurais que quelques centimètres je me disais qu'il n'y avait pas de raison de ne pas avoir ce dont on avait envie. Je devais avoir été Américaine dans une vie précédente parce que vraisemblablement ce n'est pas mon éducation qui m'a fourré ça dans la tête. Toujours est-il que je passe tellement de temps à mettre de l'eau dans mon vin, à prendre du mascara Bourgeois alors que je veux du Givenchy, accepter un boulot nul pour rester à Budapest, que parfois j'ai des crises. Gy les appelle "mes crises de Princesse". Une sorte d'obstination frénétique sur un truc très con.

Comme m'obliger à faire l'intégralité de mon trajet à vélo alors qu'il fait 35°C, que l'indice de pollution est à son top et que le chemin se finit par une côte immonde.
Comme ne pas avoir d'eau chaude, et passer 1 heure à remplir des casseroles pour me faire un bain chaud.
Comme ne pas aller me coucher avant d'avoir fini un article, l'avoir relu et changé de place chaque virgule.
Comme attendre le bus pendant une heure sous prétexte que ce serait quand même con d'avoir attendu pour rien.

Parce que parfois on a tellement l'impression qu'on ne contrôle rien que c'est juste bon d'aller au bout de son caprice, même s'il est inutile.


lundi 5 juillet 2010

Un litre de café ne suffirait pas

Pour le numéro 6 de cet hiver, la semaine dernière j'ai interviewé un grand styliste belge. Mon cœur faisait boom boom en rythme avec les signaux de sécurité du Boing. Arrivée à Paris, Je me lance sur le quai de la ligne 4. Je sors tremblotante d'excitation ma trousse de maquillage retirée précipitamment de ma valise. Le trait d'eye Liner coule entre les cils. Le métro s'arrête brusquement- heureusement que j'en étais au gloss-. Je sens mon sang tambouriner dans mes veines. J'entre dans un Paris chaud et moite. Je traverse l'hôtel de ville en faisant claquer mes sandales sur le bitume. Je repense ma queue de cheval en un espèce de chignon lâche qui laisse certaines mèches s'enrouler autour des branches de mes solaires. Mon téléphone sonne. J'avale d'un trait un café noir accoudée au zinc d'un bistrot. Je pousse la porte et je le croise, son flegme flamand et sa simplicité masculine. Mon stylo noir entre les doigts, j'en oublie presque les ficelles du métier.

Une semaine plus tard, attablée devant mon macbook, je planche sur ce qui doit être écrit et être gardé dans mes souvenirs. J'ai envie de dormir enfoncée dans un hamac.


10H30. Déballage de l'interview.
Que j'écris mal putain. C'est quoi ça un E ou un F ? Rivage ? Visage ?

14H42 Écriture et mise en place de l'interview.
Une tasse de café plus tard, j'ai écrit quelques signes.

samedi 3 juillet 2010

Les pages ont jauni, le papier se déchire, il y a du scotch sur la reliure et quelques grains de sable y sont cachés

Ma boulimie estivale de lecture est née lorsque j'avais 12 ans. Ma prof de français nous avait donné une liste avec des bouquins. Un conseil de lecture selon les genres. Policier, aventures, psychologique... On était supposé en choisir un et faire une fiche de lecture à présenter à la classe à la rentrée en septembre. J'avais choisi Le mystère de la chambre jaune, que j'avais dévoré.
Chaque été suivant je reprenais la liste et choisissais des livres à mettre dans ma valise. Aucun problème quand nous prenions la Mercedes bleu clair mais quand on a commencé à prendre l'avion tout de suite mes 5kg de Folio commençaient à devenir un peu encombrants.
C'était mon choix, je préférais prendre 5 livres que trois robes.
Le premier livre que j'ai littéralement avalé s'intitulait Les Raisins de la colère. John Steinbeck a été ma première révélation littéraire. J'ai ri et j'ai pleuré sur la plage, sans même plus avoir la sensation d'être au Portugal.
Voilà ce qui est merveilleux avec la littérature, le cinéma ou la musique. C'est un voyage qu'on organiserait jamais et qui pourtant nous ressemble. On trouve toujours au fond d'une chanson ou d'une page quelques ressemblances avec nos états d'âme, nos goûts ou nos rêves.

Et pourtant on donne toujours plus d'argent pour les armes que pour la culture. Allez savoir ce qui dirige les hommes, l'imbécilité ou la barbarie ?

vendredi 2 juillet 2010

Au sommet de la colline, il ne reste plus que moi et la pierre que je pousse indéfiniment


Certaines choses heureusement ne changent pas. L'odeur des croissants qu'on se refuse de manger, la difficulté à se réveiller quand quelques heures plus tôt on ne trouvait pas le sommeil, le bonheur de s'allonger dans l'herbe fraîche quand il fait 35°C. Et il y a les choses qui ne changeront jamais parce qu'on l'espère, parce qu'on lutte pour qu'elles subsistent.

Avec les années, on remarque que le bonheur est une équation très simple, mais qu'on griffonne sans cesse pour qu'elle corresponde vraiment à ce qu'on attend du résultat de l'opération.
Chercher l'inconnu alors qu'on a le résultat. Tester, essayer et recommencer à compter.

Et puis justement avec ces années supposées être une lumière sur nos doutes et nos envies, sur nos questions compliquées et simples, on remarque qu'au final on est encore plus paumé à propos de cette équation. On regarde la copie du voisin, il se démerde bien visiblement. Vous, vous gommez, vous cherchez, vous regardez l'heure tournée. Vous cherchez encore la réponse alors que sûrement, comme vos voisins de table, elle est juste devant vous sans que vous ne le sachiez.
Mais voilà, on cherche, on fait des petits changements, des variations pour que tout colle bien.
Parfois, sur cette page blanche, il ne reste à la fin du temps écoulé que des doutes sur ses choix, que des questions sur ses décisions.
Mais comme disait Albert Camus "La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux."


mercredi 30 juin 2010

De l'art de regarder ses chaussures dans le métro et d'aimer son ipod à la folie

Et merde, maintenant que le Portugal n'est plus en lice pour la Coupe sur qui vais-je porter mes espoirs de réussite ? Le Ghana bien sûr ! Allez, on y va, on se bat !

Mais je ne vais pas non plus passer mon précieux temps parisien à regarder des matchs, non non. C'était ok sur les bords du Danube quand il faisait 16°C et qu'il pleuvait comme si les nuages épluchaient des oignons. Non, à Paris: pas de petit écran. À Paris: des ruelles remplies de tentations, des copines avec qui manger des salades vertes, du temps à décortiquer les librairies, 3 semaines pour tuer 6 mois de saudade comme on dit à Lisboa.
J'adore Budapest, ses bars arty, ses bains thermaux, ses limonades artisanales à l'orange... mais Budapest ne remplacera jamais Paris dans mon cœur. Et ceci même si le Coca-cola zero coûte trois fois plus qu'en Hongrie, même si ici j'ai la sensation constante d'avoir ma tête dans un pot d'échappement, même si le métro pue la mort.

Et pourtant à Paris quand même, certaines choses bizarres arrivent. À Budapest, je ne me fais (par exemple) jamais aborder par un inconnu dans la rue. Ici, si je ne regarde pas mes pompes dans le métro, à coup sûr un type viendra poser son cul près du mien, me postillonner des propositions inutiles à l'oreille et m'empêcher de réécouter pour la centième fois Live Like Horses, un duo de mecs que je n'aime pas spécialement (j'ai nommé Pavarotti/Elton John) mais une chanson que j'adore, allez savoir pourquoi.
C'est assez drôle quand même que ça me fasse si chier que ça que des inconnus viennent me parler alors que je suis en relation privilégiée avec mon ipod. Même à Eger, dans le bus parfois je sentais bien que des élèves auraient aimé engager une conversation passionnante.Ma tactique ? toujours les chaussures. Je peux les dessiner les yeux fermés.
Suis-je un monstre associable ? Quelqu'un qui préfère réécouter toujours les mêmes mélodies plutôt que partager des banalités météorologiques avec les autres ? Pourquoi est-ce si agréable pour moi d'écouter de la musique ? Pourquoi est-ce que je préfère avoir une amende que laisser mon ipod dans ma poche lorsque je roule à vélo ? Pourquoi j'oublie plus facilement mon porte-feuille que lui ?

Aucune idée, mais c'est comme ça depuis que j'ai 12 ans. Mes parents m'avaient offert mon premier walkman. Un Sony rose. Je me souviens que je ne l'ai pas lâché pendant le voyage en voiture jusqu'au Portugal. Après le Sony rose, j'en ai eu plein de noirs, je me faisais des compils attentive devant la radio. Puis le discman, que j'ai encore d'ailleurs, et enfin les petits Apple.
Toujours dans mon sac, même pour aller au G20 en bas de chez moi.

Une sacrée addiction !

Et une pensée chaude et rassurante pour A. en ce moment à Tours devant une brochette de vieux cons. Comme pour les Ghanéens, On y va, on se bat !


samedi 26 juin 2010

France Inter baisse sa culotte et c'est pas beau à voir

Mais je vous jure quelle belle bande de faux culs dans ce pays. Tous prêts à rallier la cause de Charlie Hebdo et de ses fameuses caricatures de prophète mais qui comme par magie modifient leur grille de programmation après que quelques égos aient été froissés. Deux poids deux mesures, comme on dit.
Bienvenue donc dans un monde où trois matchs de foot ratés engendrent des réunions à la tête de l'état ( tiens donc il n'y aurait pas des insurrections syndicales en ce moment ? Ah je ne savais pas qu'on pouvait être à la fois au four et au moulin...) Bienvenue dans un monde où on supprime les chroniques de certains humoristes alors que des journalistes aux propos plus que douteux pourrissent toujours le petit écran. Zemmour me colle de l'urticaire, mais je le laisse pérorer son venin raciste et misogyne. Bienvenue dans un monde où personne n'a lu (ne comprend?) 1984 de Orwell...

Attention Elsa, Hadopi te regarde.



vendredi 25 juin 2010

Aujourd'hui, je suis à Paris

Aujourd'hui, j'ai vu un mec en kilt sur un Vélib'.
Aujourd'hui, j'ai croqué une pêche en prenant le métro aérien.
Aujourd'hui, j'ai retrouvé mon lit et sa grosse couette douce, mes petites guirlandes électriques, mes livres entassés partout, Tornado dégonflé, de la poussière sur mes colliers de tissu et 6 mois de courrier et d'invitations presse pour des marques de PAP typiquement parisiennes...( GRrrRr )
Aujourd'hui, j'ai fait un slalom olympique dans Orly parce que mon vol avait 1h de retard et qu'on m'attendait à l'autre bout de la ville pour une interview VIP. J'ai sué à grosses gouttes pour rien, mon rendez-vous était plus en retard que moi.
Aujourd'hui le Portugal s'est qualifié et j'ai bien rigolé en voyant que la France prend le ballon rond bien trop au sérieux.
Aujourd'hui j'ai découvert le verbe acerbe et la prose aiguisée de Daria Marx.
Aujourd'hui j'ai réalisé combien Paris me manquait.

jeudi 24 juin 2010

Adieu Eger

La semaine dernière, j'ai quitté la ville qui m'a accueillie il y a deux ans. Sans larmes mais avec beaucoup de bagages et de cadeaux de mes élèves. Une fête bien arrosée avec des élèves qui jonglent avec mes tomates et qui vomissent dans les toilettes... mais surtout des déchirants au revoir et des déclarations d'amour inoubliables.
Pourtant, ce n'était pas difficile de partir parce que je n'avais pas vraiment le temps de réfléchir et puis parce que mes amis proches partent aussi d'Eger. Et puis durant la semaine, je devais ranger mes affaires selon leur destination--> Paris --> Budapest et surtout de manière à ce que je puisse les retrouver facilement. Vive la galère !
Et avec Gy, on s'était prévu des petites vacances au bord du lac Balaton et finalement il a plu comme vache qui pisse avec s'il-vous-plaît du vent qui souffle plus vite que les ballons de Messi et des moustiques en veux-tu en voilà !
Mais avec Gy, on ne s'est pas laissé abattre, on a chopé un rhume à force d'attendre des trains sous des petits parapluies aussi efficaces que des passoires, on a mangé des glaces parfum kinder même avec 16°C et surtout on a regardé les matchs de foot dans tous les téléviseurs de la ville. Merci l'Afrique du sud, ça nous a mis du baume au coeur de voir les portugais et les ivoiriens se taper autant de flotte dans la gueule que nous.
Et demain, je rentre à la maison.
Croissant ---> fromage de chèvre --> baguette tradi chaude ---> les amis ---> les amis ---> les amis.
Yupi !

mardi 15 juin 2010

Pour ou contre les Vuvuzelas ?

Sur Foot chantiers aujourd'hui il y a cet incroyable bruit de moustique qui envahit les stades et Green qui laisse marquer les USA. Quand même !

lundi 14 juin 2010

dimanche 13 juin 2010

L'urbanisme est une drogue

Blogger s'est enfin décidé à proposer une alternative à la dizaine de modèles tristement ennuyeux. Je me suis donc amusée à trouver quelque chose de sympa pour PC. Évidemment, il est plus difficile de choisir. J'aurais bien aimé qu'ils proposent aussi la silhouette du Parlement de Budapest, comme ça les choses auraient été plus exactes.

L'occasion parfaite pour vous annoncer que j'ai finalement trouvé un boulot sur Budapest. Je m'installe donc dans la capitale hongroise avec mon cher et tendre. A moi les bars, à moi les cinémas, à moi les soirées au théâtre, à moi H&M... Rhhhaaaa je REVIS !
Et puis dans 15 jours je reviens sur Paris.

La vie serait parfaite si je n'avais pas à visiter l'hôpital de la ville demain :D

samedi 12 juin 2010

C'est parti pour les bières, le pop corn et le drapeau portugais !

Il m'arrive toujours quelque chose quand je passe le week end chez Gyuri, cette fois-ci je me suis coincée une vertèbre et même après une énorme piqûre de voltaren dans le dos, je ne peux toujours pas me lever sans de l'aide... Ma vie est un Vidal. Résultat: je prends mon mal en patience, je cherche le mot osthéopathe en hongrois et je regarde le foot. J'attends le 15 avec impatience! Força Portugal !

lundi 7 juin 2010

Elsa médaillée

Un lien qui ne fonctionne pas, c'est un blog blanc :D

mercredi 12 mai 2010

J'adore les couleurs et la lumière, ensemble ça l'effectue pas mal

Voyage Voyage
Pas beaucoup de billets ces temps-ci et pour cause, j'étais un peu plus au nord de l'Europe centrale. À Prague plus précisément et pour quelques jours mi-pluvieux mi-ensoleillés. Des mini-vacances en attendant que les terminales finissent leur bac. De mon voyage praguois, nous commencerons d'abord par le meilleur moment... La cathédrale Saint-Guy dans le quartier du château. Parce que j'adore les vitraux, depuis toujours.








lundi 26 avril 2010

Alors on vit chaque jour comme le dernier

Corneille a assurément raison. Pas le tragédien, le chanteur Rwandais. Alors que je cherchais des chansons de tous horizons pour une réunion de francophones mineurs, je suis tombée sur cette chanson, ma foi, vraiment sucrée. Je l'ai écoutée, je l'ai fredonnée. Si je n'ai pas honte de dire que je n'aime pas Boby Lapointe, j'avoue aussi (non sans un peu de mal) que parfois j'aime les mélodies faciles, les paroles niaises et tout ce qui s'en suit. C'est comme ça. À la maison, on écoutait Joe Dassin et Abba, pas Brassens, encore moins Ferrat.
Je peux écouter NRJ sans saigner des oreilles, je peux m'amuser en chantant Axelle Red et j'ai du r'n'b bon marché dans mon ipod.

Si je joue les pétasses élitistes en matière de littérature, il est certain que mes origines prolos ne font pas bon ménage avec mon côté intellectuel parisien.

J'avoue. J'ai un peu envie de changer de pièce quand je surprends quelqu'un fouiller mon itunes, je fais semblant que le nom de Grégoire ne me dit rien et j'écoute mes niaiseries au casque quand je suis seule en pyjama chez moi. J'ai un côté Bridget Jones, c'est certain.
Mon ex ne comprenait pas que je puisse prendre du plaisir à écouter des musiques médiocres mais DJ Shadow à fond dans la twingo c'est moins rigolo que brailler sur du Alizée. C'est comme ça.


dimanche 25 avril 2010

Des fois internet vous enfonce, même quand vous êtes bien profondément enfoui


Alors que je désespérais devant Word et surtout devant les quelques mots difficilement rédigés de ma lettre de motivation, soudain j'eus l'idée d'aller faire un tour sur youtube et de me brancher sur une chanson bienveillante, bourrée d'endorphine et capable de m'insuffler une énergie créatrice jamais vue auparavant.


Malheureusement pour moi, à la place de cliquer sur youtube, j'ai cliqué sur Libé et je suis tombée sur une pub. Une pub pas belle du tout. Une pub que tous les habitués du Pôle Emploi et des sites de petites annonces pour des boulots sordides ne devraient pas croiser. Pourquoi ? Parce que même si on est mal, au bout du rouleau, près du précipice, c'est vraiment sadique de tomber sur une pub "l'armée de l'air recrute" quand on cherche du boulot... De voir que même eux, ils cherchent des gens bac+5. Ok, j'aurais pu tomber sur "La gendarmerie Nationale recrute". ça n'aurait pas été beau à voir, c'est juste. Mais quand même, c'est pas cool... surtout que même eux, ils ne recrutent pas après 29 ans.
Même l'Armée, vous vous rendez compte ? Même pour un boulot à la con on est trop vieux passé 29 ans. Le monde ne tourne plus rond, Georgette. Vraiment plus rond.

JAMAIS, VOUS M'ENTENDEZ?
JAMAIS !

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