samedi 20 mars 2010

Comme Noé sur son arche

Quelque fois, je regarde l'appartement dans lequel je vis depuis quelques mois maintenant et j'ai envie de tout ranger. J'ai envie d'ouvrir mes valises et de les remplir de mes fringues, livres et autres objets. Pas que j'aimerais partir, enfin je ne pense pas.
Je crois qu'en fait j'aimerais simplement pouvoir quantifier le poids des bagages que je vais devoir porter dans trois mois. Parce que voilà, dans un peu moins de trois mois, mon CDD prendra fin. Je devrais dire adieu à cet énorme appart. 50m3 que j'ai repeint et remplis, dans lesquels j'ai recommencé ma vie loin de chez moi, dans lesquels j'ai tout fait pour me sentir justement, chez moi.
Je résiste au geste par la seule pensée que c'est totalement vain de ranger mes affaires trois mois en avance. Et pourtant, souvent, je fais le tri mental de ce que j'abandonnerai ici et de ce que j'emporterai. De fait, je me sens comme Noé sur son arche. Arbitraire certes, mais plus légère.

Bien sûr maintenant que j'ai décidé de rester en Hongrie (mais de partir à Budapest), le grand départ me semble moins insurmontable. Toutefois, je vais devoir faire des choix. Et j'en ai marre de faire des choix, de pas avoir le choix de ne pas avoir à en faire, plus précisément. Ras le bol d'avoir à décider seule de la couleur du pull que je porterai demain. Assez de devoir savoir à l'avance ce qui me rendra heureuse. Je sais que l'idée date de l'ère glaciaire, mais parfois, j'aimerais revenir en arrière et laisser ma mère poser sur le lit les vêtements du lendemain.

C'était bien d'être une enfant, en fait.


samedi 13 mars 2010

Le tissu n'est pas celui qu'on croit

Aux États-Unis, les filles branchées sont cheer leaders alors que les ringardes jouent de la flûte traversière dans l'orchestre du lycée. Les beaux mecs sont quaterback dans l'équipe de football, les moches, quant à eux, s'occupent du journal. Et c'est ainsi que des générations d'adolescentes tentent désespérément de faire partie du monde select des pom pom girls et que les boutonneux mal fagotés abandonnent le terrain de foot.

En France, même si à force de regarder Dawson des générations d'ados se sont lancés dans le creusage de citrouilles, on est quand même loin d'avoir les mêmes catégories. On a les nôtres, évidemment. Je me rappelle qu'en première, nous avions une petite secte de blondes habillées de la tête aux pieds en Pimkie. Le besoin de se regrouper en mini-communauté est naturel voire constitutif de notre condition humaine. On y échappe pas. Question: Comme se fait la sélection ? Qu'est-ce qui nous pousse à aller vers tel ou tel groupe ?

D'après mes observations, les élèves se regroupent principalement à travers le style vestimentaire. Les Alternatifs entre eux, les Plazza Cica ( expression hongroise qui signifie "chattes de centre commerciale" en France, on dirait plutôt les pouffes) entre elles etc etc.

Alors quoi pour le jeune, né en plein règne de la chirurgie plastique et des rouges à lèvres repulpeurs, boulimique de séries US où tout est beau sous le soleil californien, l'habit ferait autant le moine que ça ?
Je vous laisse méditer et observer le jeune et ses petits copains jeunes.

J'en reviens donc à mes moutons: Et si par les fringues on exprimait bien plus qu'on ne le croyait voire qu'on ne le déciderait... J'enfonce des portes ouvertes, je sais, mais du coup ça me rappelle un dessin de Pénélope Jolicoeur qui je trouve expose une belle part de vérité.

Quant à moi je suis en col roulé noir, jupe tulipe marron et leggings noirs. Je n'exprime rien de plus que: Je veux mon armoire parisienne et le printemps demain.

et vous ?

samedi 6 mars 2010

Je t'aime New York, je voudrais tellement te revoir.

Je n'ai pas choisi ce clip pour la musique, pour Alicia Keys qui joue du piano sur Times Square en se trémoussant debout comme si elle montait des blancs en neige, pour Jay-Z avec une chapka à moitié boutonnée et son gros collier en or, pour les deux avec leurs lunettes bling-bling et le style r'n'b flamby, mais pour les plans sur la ville.
LA ville. Parce que ça me rappelle que l'on peut réaliser un de ses rêves et pourtant rester assoiffé. Parce qu'avant de partir pour Budapest, mon meilleur ami m'avait offert un petit livret sur NY et qu'il a été mon ancre l'an dernier.
Parce que NY sera toujours un de mes plus grands rêves, Dieu sait pourquoi.

"In New York,
Concrete jungle where dreams are made of,
Theres nothing you can’t do,
Now you’re in New York,
These streets will make you feel brand new,
The lights will inspire you..."




Et bonne fête, mesdames.

mardi 2 mars 2010

Mes amis sont ici

Si quelque chose me manque de France, c'est bien mes amis !
Mais, toute une série de petits objets glissés ici et là dans mon appart calment (un peu) le manque. Sélection.


Mes trois mini-statuettes adorées de M&M qui me regardent me brosser les dents
( si c'est pas le clin d'oeil de l'année ça !)

La carte postale de la comète et de son bien-aimé sur mon bureau

Le collier de Lo accroché dans ma salle de bain avec Buda et Pest

le marque-page des Mexicains sur mon fauteuil (et accessoirement dans le livre en cours)


La bague de Gé sur le rebord du lavabo pendant le lavage des mains


merci les copains !


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...