mercredi 30 juin 2010

De l'art de regarder ses chaussures dans le métro et d'aimer son ipod à la folie

Et merde, maintenant que le Portugal n'est plus en lice pour la Coupe sur qui vais-je porter mes espoirs de réussite ? Le Ghana bien sûr ! Allez, on y va, on se bat !

Mais je ne vais pas non plus passer mon précieux temps parisien à regarder des matchs, non non. C'était ok sur les bords du Danube quand il faisait 16°C et qu'il pleuvait comme si les nuages épluchaient des oignons. Non, à Paris: pas de petit écran. À Paris: des ruelles remplies de tentations, des copines avec qui manger des salades vertes, du temps à décortiquer les librairies, 3 semaines pour tuer 6 mois de saudade comme on dit à Lisboa.
J'adore Budapest, ses bars arty, ses bains thermaux, ses limonades artisanales à l'orange... mais Budapest ne remplacera jamais Paris dans mon cœur. Et ceci même si le Coca-cola zero coûte trois fois plus qu'en Hongrie, même si ici j'ai la sensation constante d'avoir ma tête dans un pot d'échappement, même si le métro pue la mort.

Et pourtant à Paris quand même, certaines choses bizarres arrivent. À Budapest, je ne me fais (par exemple) jamais aborder par un inconnu dans la rue. Ici, si je ne regarde pas mes pompes dans le métro, à coup sûr un type viendra poser son cul près du mien, me postillonner des propositions inutiles à l'oreille et m'empêcher de réécouter pour la centième fois Live Like Horses, un duo de mecs que je n'aime pas spécialement (j'ai nommé Pavarotti/Elton John) mais une chanson que j'adore, allez savoir pourquoi.
C'est assez drôle quand même que ça me fasse si chier que ça que des inconnus viennent me parler alors que je suis en relation privilégiée avec mon ipod. Même à Eger, dans le bus parfois je sentais bien que des élèves auraient aimé engager une conversation passionnante.Ma tactique ? toujours les chaussures. Je peux les dessiner les yeux fermés.
Suis-je un monstre associable ? Quelqu'un qui préfère réécouter toujours les mêmes mélodies plutôt que partager des banalités météorologiques avec les autres ? Pourquoi est-ce si agréable pour moi d'écouter de la musique ? Pourquoi est-ce que je préfère avoir une amende que laisser mon ipod dans ma poche lorsque je roule à vélo ? Pourquoi j'oublie plus facilement mon porte-feuille que lui ?

Aucune idée, mais c'est comme ça depuis que j'ai 12 ans. Mes parents m'avaient offert mon premier walkman. Un Sony rose. Je me souviens que je ne l'ai pas lâché pendant le voyage en voiture jusqu'au Portugal. Après le Sony rose, j'en ai eu plein de noirs, je me faisais des compils attentive devant la radio. Puis le discman, que j'ai encore d'ailleurs, et enfin les petits Apple.
Toujours dans mon sac, même pour aller au G20 en bas de chez moi.

Une sacrée addiction !

Et une pensée chaude et rassurante pour A. en ce moment à Tours devant une brochette de vieux cons. Comme pour les Ghanéens, On y va, on se bat !


3 commentaires:

la comète a dit…

Si tu laisses ton i pod, je suis partante pour deux feuilles de salade, demain midi, ou la semaine prochaine ;)

Je pense bien à A. aussi. Nique les tous!!!

Elsa a dit…

heyyy yes mais la semaine prochaine ça va être difficile... Demain après le boulot ou à midi ? :)

la comète a dit…

Quand tu veux!

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