vendredi 2 juillet 2010

Au sommet de la colline, il ne reste plus que moi et la pierre que je pousse indéfiniment


Certaines choses heureusement ne changent pas. L'odeur des croissants qu'on se refuse de manger, la difficulté à se réveiller quand quelques heures plus tôt on ne trouvait pas le sommeil, le bonheur de s'allonger dans l'herbe fraîche quand il fait 35°C. Et il y a les choses qui ne changeront jamais parce qu'on l'espère, parce qu'on lutte pour qu'elles subsistent.

Avec les années, on remarque que le bonheur est une équation très simple, mais qu'on griffonne sans cesse pour qu'elle corresponde vraiment à ce qu'on attend du résultat de l'opération.
Chercher l'inconnu alors qu'on a le résultat. Tester, essayer et recommencer à compter.

Et puis justement avec ces années supposées être une lumière sur nos doutes et nos envies, sur nos questions compliquées et simples, on remarque qu'au final on est encore plus paumé à propos de cette équation. On regarde la copie du voisin, il se démerde bien visiblement. Vous, vous gommez, vous cherchez, vous regardez l'heure tournée. Vous cherchez encore la réponse alors que sûrement, comme vos voisins de table, elle est juste devant vous sans que vous ne le sachiez.
Mais voilà, on cherche, on fait des petits changements, des variations pour que tout colle bien.
Parfois, sur cette page blanche, il ne reste à la fin du temps écoulé que des doutes sur ses choix, que des questions sur ses décisions.
Mais comme disait Albert Camus "La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux."


1 commentaire:

la comète a dit…

Seuls les imbéciles qui ne se posent pas de questions sont perpétuellement heureux.

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