samedi 3 juillet 2010

Les pages ont jauni, le papier se déchire, il y a du scotch sur la reliure et quelques grains de sable y sont cachés

Ma boulimie estivale de lecture est née lorsque j'avais 12 ans. Ma prof de français nous avait donné une liste avec des bouquins. Un conseil de lecture selon les genres. Policier, aventures, psychologique... On était supposé en choisir un et faire une fiche de lecture à présenter à la classe à la rentrée en septembre. J'avais choisi Le mystère de la chambre jaune, que j'avais dévoré.
Chaque été suivant je reprenais la liste et choisissais des livres à mettre dans ma valise. Aucun problème quand nous prenions la Mercedes bleu clair mais quand on a commencé à prendre l'avion tout de suite mes 5kg de Folio commençaient à devenir un peu encombrants.
C'était mon choix, je préférais prendre 5 livres que trois robes.
Le premier livre que j'ai littéralement avalé s'intitulait Les Raisins de la colère. John Steinbeck a été ma première révélation littéraire. J'ai ri et j'ai pleuré sur la plage, sans même plus avoir la sensation d'être au Portugal.
Voilà ce qui est merveilleux avec la littérature, le cinéma ou la musique. C'est un voyage qu'on organiserait jamais et qui pourtant nous ressemble. On trouve toujours au fond d'une chanson ou d'une page quelques ressemblances avec nos états d'âme, nos goûts ou nos rêves.

Et pourtant on donne toujours plus d'argent pour les armes que pour la culture. Allez savoir ce qui dirige les hommes, l'imbécilité ou la barbarie ?

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