lundi 5 juillet 2010

Un litre de café ne suffirait pas

Pour le numéro 6 de cet hiver, la semaine dernière j'ai interviewé un grand styliste belge. Mon cœur faisait boom boom en rythme avec les signaux de sécurité du Boing. Arrivée à Paris, Je me lance sur le quai de la ligne 4. Je sors tremblotante d'excitation ma trousse de maquillage retirée précipitamment de ma valise. Le trait d'eye Liner coule entre les cils. Le métro s'arrête brusquement- heureusement que j'en étais au gloss-. Je sens mon sang tambouriner dans mes veines. J'entre dans un Paris chaud et moite. Je traverse l'hôtel de ville en faisant claquer mes sandales sur le bitume. Je repense ma queue de cheval en un espèce de chignon lâche qui laisse certaines mèches s'enrouler autour des branches de mes solaires. Mon téléphone sonne. J'avale d'un trait un café noir accoudée au zinc d'un bistrot. Je pousse la porte et je le croise, son flegme flamand et sa simplicité masculine. Mon stylo noir entre les doigts, j'en oublie presque les ficelles du métier.

Une semaine plus tard, attablée devant mon macbook, je planche sur ce qui doit être écrit et être gardé dans mes souvenirs. J'ai envie de dormir enfoncée dans un hamac.


10H30. Déballage de l'interview.
Que j'écris mal putain. C'est quoi ça un E ou un F ? Rivage ? Visage ?

14H42 Écriture et mise en place de l'interview.
Une tasse de café plus tard, j'ai écrit quelques signes.

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