jeudi 30 décembre 2010

Ce soir, c'est l'année prochaine

L'autre soir je me demandais si selon les âges les 31 décembre étaient différents. La réponse fut vite trouvée: Oui. Donc ensuite, je me suis demandée à quoi ressemblerait le 31 d'un ado, d'une trentenaire et d'un sexagénaire. Taxinomie.

À 12 ans. On a pas le droit de sortir le 31. Résultat, on reste à table assez longtemps pour que tout le monde voit bien notre tronche de six mètres de long.
À 16 ans. On est toujours obligée de rester à la maison avec les quadras mais on se met des paillettes autour des yeux et ça fait fête. Le tarama et le saumon de l'apéro en guise de dîner et les best of de TF1 pour unique distraction.
À 18 ans. Sandra et Jess ultra moulées dans leur robe à strass, de la laque dans les cheveux pour l'occasion et ça y est on est pompettes avec sa première coupe de crémant.
À 25, on vomit sur le tapis tellement ouais il était bon ce litre de vodka pomme.
À 30 ans, on se demande s'il vaut mieux faire une fête ou aller à une fête ?
À 35, on se questionne sur le côte du rhône ou sur le bordeaux pour accompagner les magrets.
À 40 berges on voudrait ne pas avoir fait des enfants, alors on les scotche devant Arthur.
À 50 ans, on râle sur la détonation des feux d'artifice tout en dégustant une salade traversée par un mince filet d'huile d'olive à la truffe.
À 75 ans on savoure le dîner plus que le champagne et on se couche tôt. On verra le 01 demain.


L'âge donne de nouvelles priorités.

mardi 28 décembre 2010

La roue de la fortune

Dans l'adaptation au cinéma de l'épopée Facebook, le doyen de la prestigieuse université de Harvard jette les jumeaux venus quémander de l'aide en leur disant de ne pas chercher du travail mais de le créer.

La télévision et le cinéma regorgent ainsi "d'entrepreneurs" de toutes tailles et de toutes couleurs. Erica de Being Erica monte sa maison d'édition après avoir été virée tandis que Marina de L word gère son bar saphique... Sans compter la panoplie de personnages secondaires (ou non ) chefs d'entreprise, directeurs de la com et autres métiers ultra valorisants.
Il est évident que de l'autre côté de l'Atlantique, on a visiblement moins peur d'imaginer son gagne-pain que dans l'hexagone. D'ailleurs, je lis dans vos pensées, la conclusion est simple: outre le fait qu'aux US il y a vraiment une politique de la création d'entreprise, il y a surtout cet american dream qui fait vivre le tourisme californien.

Mais depuis peu, les petits Français se laissent eux-aussi aspirer par ce désir de faire naître des projets. À force de ne pas trouver le métier dont ils fantasmaient ados, à force d'essuyer des refus, des échecs et des blessures à l'égo, ils tentent par d'autres moyens de se rapprocher du bonheur.

En 2011, je compte d'ailleurs bien lancer deux projets qui me tiennent à cœur depuis longtemps.

mercredi 22 décembre 2010

ça te fait quel âge alors? Aucune idée, J'ai fait L.


Parce qu'à partir d'un certain âge on compte à l'envers, j'ai organisé pour mon anniv un goûter d'anniversaire dimanche 19 à 18h. Quelques copines expatriées, plusieurs collègues et un duo d'anciens élèves autour de bonbons acidulés et autres petits gâteaux au chocolat blanc et à la fraise. Tout le dimanche après-midi à humer de la farine devant les fourneaux, ça fait un peu desperate housewife, heureusement que j'avais mis Florence & the machine à fond les ballons dans mes oreilles. C'était moins triste.

La fenêtre de la cuisine et ses ballons décorée pour mes 5 ans. Je les ai laissés, j'essaye d'avoir une bonne relation avec mon colloc.


Interdiction formelle de chanter "joyeux anniversaire" alors M. a décidé de chanter La Lambada à la place. C'était réussi.



Mini-brochettes fromage tomates séchées.


Mini-brochettes de gâteau chocolat noisette et guimauve en forme de fleur

et enfin

Cupcakes nature glaçage au chocolat au lait et au chocolat blanc



mardi 21 décembre 2010

Avoir (presque) trente ans

Je n'arrive pas à dormir depuis deux jours. Je me tourne et retourne dans mon lit. Cherche dans le noir des moutons, repasse ma journée dans ma tête, imagine des multiplications mais rien n'y fait. Depuis que j'ai 29 ans, l'angoisse de la trentenaire ronge mes nuits...

Il ne me reste plus que 364 jours avant d'avoir 30 ans, et 30 ans c'est un sacré âge. Ce n'est plus l'âge de boire du champagne sur une plage de Normandie pour fêter ses 20 ans, ni l'âge de boire du champomy avec des tagadas pour célébrer ses 7.
Alors quoi ? 30 ans c'est l'âge d'avoir un boulot de team leader, penser à faire des bébés et commencer à payer un prêt pour acheter un appart ?
Ou bien c'est l'âge de vraiment se demander ce que l'on veut de la vie et tout faire pour l'obtenir ?

samedi 18 décembre 2010

Mange ta soupe !





5 champignons
4 pommes de terre
1 courgette
1 petit morceau de parmesan mis en poudre
1 cuillère de crème fraîche
4 graines de paprika fort

et sur le dessus du gruyère et une pincée de curry





vendredi 17 décembre 2010

tiens donc pas un seul roman français dans la liste...

J'ai pris un retard de fou sur mes lectures. Les séries américaines, le boulot et les nuits budapestoises ont eu raison de mon temps. Au lit depuis quelques jours pour cause de bronchite, j'ai décidé de rattraper le temps perdu.




Sur ma table de chevet, les 5 prochaines lectures pour le mois de décembre.
L'Homme sentimental, de Javier Marias. presque fini. Les pensées d'un chanteur d'opéra dans un train... Une langue un peu difficile et une histoire quelque peu décousue mais je vous en dirai plus quand j'en aurai fini avec.

L'Amour est à la lettre A de Paola Calvetti. Commencé et laissé de côté. Une femme qui décide contre l'avis de tous de monter une librairie spécialisée dans les histoires d'amour. Je l'ai commencé dans le métro, lu une quarantaine de pages. Je pense qu'il me faut un fauteuil et du thé chaud pour le lire alors je l'ai laissé de côté pour le reprendre plus tard.

Le Livre des choses perdues de John Connolly. Encore vierge de toute lecture. Je cherchais un pendant à L'Ombre du vent. J'ai trouvé ce roman de Connolly, l'histoire de David qui pendant la guerre se réfugie dans les livres. J'ai hâte de m'y plonger.

Au sud de la frontière à l'ouest du soleil de Haruki Murakami. Prochain sur la liste. Je voulais lire du Murakami, alors j'ai choisi le moins gros parce que j'avais déjà une tonne de livres dans ma valise. Un homme qui a quarante ans retrouve son premier amour, it sounds very girly et pourtant je suis sûre que la plume de Murakami a du rendre ces retrouvailles âpres et mélancoliques comme il faut.

Eat Pray Love d'Elizabeth Gilbert. Commencé et mis de côté. C'est un peu ma spécialité de commencer les livres et d'y revenir plus tard. J'ai commencé à lire ce livre parce que le film m'avait vraiment parlé. Je me disais que si le film avait établi un dialogue avec ma propre vie alors sûrement le livre le ferait de manière plus profonde. Pour le challenge, je l'ai acheté en langue originale, et donc j'ai un peu lâché l'affaire au bout de trente pages parce que je n'avais pas de crayon de papier pour souligner les mots capables d'enrichir mon vocabulaire. À suivre donc.


dimanche 12 décembre 2010

Dolce Farniente

sur la ligne 14, Paris été 2010

Dans le film Eat Pray Love de Ryan Murphy, un personnage s'adresse à un autre en lui disant: "Vous, les Américains, vous travaillez dur toute la semaine et le week end vous restez en pyjama devant la télévision. Nous, les Italiens, on connaît le sens du mot plaisir."

Après avoir ressenti un peu de culpabilité, moi-même étant en pyjama avec mon macbook sur les genoux, je me suis demandée ce que signifiait ce mot "plaisir"et quelle importance il pouvait avoir dans nos vies. Quel pourcentage de "plaisir" doit receler dans telle ou telle semaine.
Par exemple dans ma semaine, j'ai goûté un délicieux cheesecake recouvert d'une mince couche de chocolat au lait, j'en ai lapé jusqu'au dernier grain de mousse., tellement mes papilles se trémoussaient devant les odeurs de citron et de crème... Par exemple, un dimanche soir du mois de novembre, j'ai plongé dans de l'eau à 38°C alors qu'il neigeait à gros flocons dehors. Le plaisir serait-il donc un corollaire de la sensualité. ? Si les sens sont éveillés alors le plaisir ne serait pas loin...

Quelque soit son importance, sa fréquence, ses conséquences sur la couleur de notre humeur, rien que de chercher dans sa mémoire des illustrations vivantes de ce mot de deux syllabes, rend les dimanches soirs un peu moins noirs.


mercredi 8 décembre 2010

Certains savent poser leurs faux cils, d'autres ont du coffre

Voilà pourquoi l'UK a quelque chose de plus. On peut travailler chez Tesco , ne pas connaitre l'existence du blush et venir montrer sa frange et son FA à la TV et surtout gagner l'audition. Nul besoin d'avoir 3 cm de fond de teint, les dents fluos et le tout bien ajusté dans la mâchoire pour savoir chanter.

mardi 7 décembre 2010

struggling with much more than life


Quand j'ai envie de pleurer, pour lutter contre la larme facile, pour effacer la tristesse, déplacer le chagrin de quelques centimètres loin de mes yeux, soit je pense à un truc très con du type Sarko qui s'excuse du mauvais "time" soit je mets mon ipod sur une chanson qui donne envie de sauter.

Alors dans le métro, d'être au milieu de personnes grises bien emmitouflées pour éviter la vie, je m'imagine dans une forêt verte baignée de soleil, et je me vois sautiller entre les arbres, je plonge dans un lac, je m'enfuis très loin des questions existentielles, des questions que l'on se pose parce que la société nous les a surlignées au fluo pour bien qu'elles nous hantent. Je suis loin très loin, de la neige grisée par le béton, des complexes de l'immigrée, du sentiment que la vie ne nous appartient pas vraiment.
Je suis très loin, je ne suis plus moi-même. Je n'ai plus besoin de me reconnaître dans le miroir, nul besoin de voir les rides tracer leur sillon sournois. Plus besoin de me rendre compte qu'effectivement on ne revient jamais en arrière.
Juste se laisser aller par la mélodie, les paroles et l'air frais de la forêt.

lundi 6 décembre 2010

Hold on your hat

Dans les sujets qui nous émeuvent, outre les bactéries alien, le retour de Dorothée et l'élection de miss France 2011, il y a la question de l'amour. Dans Les chansons d'amour, Louis Garrel affirme que les amours qui durent sont les meilleures. Mon copain Kristof ne voit d'interêt que dans les passagères. Qui de l'habitude confortable ou de l'inconnu mystérieux remporte le prix ? J'imagine que la réponse dépend de chacun.

vendredi 3 décembre 2010

superstition

Hier, Je suis partie de chez moi sans faire attention. J'ai mis mon cahier, mon livre et mon dico dans mon sac, enfilé mon bonnet, enroulé mon écharpe, réglé mon ipod et je suis partie laissant un bisou sur la joue de mon amoureux. Alors que je revenais chez moi après trois heures de hongrois, je me suis rendue compte la joue collée au tram que j'e navais ni mon portable ni mes clés et que l'amoureux devait prendre son train pour l'est deux heures plus tôt...

J'ai prié laïquement pour que mon colloc soit à la maison. La perspective de rester dans 20 cm de neige pendant des heures incertaines ne me réjouissait pas. Sans téléphone pour joindre qui que ce soit, sans aucun moyen de me mettre au chaud pour la nuit s'il ne rentrait pas... merde.
En descendant du tram, j'ai croisé mes doigts comme les enfants, j'ai espéré très fort et je me suis promise de ne jamais plus oublier mes clefs.

Heureusement pour mon rhume, il était encore à la maison quand je suis rentrée.
Le croisage de doigts avaient donc marché.


mercredi 1 décembre 2010

Il neige encore sur Budapest ce matin

Si une chose a pu me manquer lorsque je vivais dans la province hongroise, c'est bien le métro. La plupart des gens n'aime pas le métro. Détester le métro est un sport international, à Paris comme à Budapest, j'entends qu'il y fait trop chaud ou encore que l'odeur y est nauséabonde. Trois adjectifs qui reviennent comme un refrain: irrespirable, bondé et inconfortable. Les 14 lignes parisiennes et les 3 lignes budapestoises ne remportent aucun suffrage. Et pourtant, pourtant. Ce matin, lorsque je me suis installée sur la banquette verte, que j'ai détaché mes écouteurs sur mes oreilles, croisé les baskets et regardé les cernes arc en ciel de mes voisins, je me suis dit que le métro était magique.
Un endroit où vous pouvez croiser au même moment une punk avachie tentant de laper un fond de bière, un costume cravate dégageant une pellicule de neige de ses mocassins noirs, des jeunes éméchés tentant désespérément de retrouver leur équilibre et leur station et moi, sur le chemin du travail, les paupières lourdes et le mascara dégoulinant des cils. Une vision du monde en écoutant Elton, pas tellement pour Elton mais pour l'image du vidéoclip dans ma tête quand j'écoute cette chanson.



Certaines choses pourtant si simples sont parfois pleines de force, comme Robert qui marche dans un appartement vide. Par exemple.
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