mercredi 1 décembre 2010

Il neige encore sur Budapest ce matin

Si une chose a pu me manquer lorsque je vivais dans la province hongroise, c'est bien le métro. La plupart des gens n'aime pas le métro. Détester le métro est un sport international, à Paris comme à Budapest, j'entends qu'il y fait trop chaud ou encore que l'odeur y est nauséabonde. Trois adjectifs qui reviennent comme un refrain: irrespirable, bondé et inconfortable. Les 14 lignes parisiennes et les 3 lignes budapestoises ne remportent aucun suffrage. Et pourtant, pourtant. Ce matin, lorsque je me suis installée sur la banquette verte, que j'ai détaché mes écouteurs sur mes oreilles, croisé les baskets et regardé les cernes arc en ciel de mes voisins, je me suis dit que le métro était magique.
Un endroit où vous pouvez croiser au même moment une punk avachie tentant de laper un fond de bière, un costume cravate dégageant une pellicule de neige de ses mocassins noirs, des jeunes éméchés tentant désespérément de retrouver leur équilibre et leur station et moi, sur le chemin du travail, les paupières lourdes et le mascara dégoulinant des cils. Une vision du monde en écoutant Elton, pas tellement pour Elton mais pour l'image du vidéoclip dans ma tête quand j'écoute cette chanson.



Certaines choses pourtant si simples sont parfois pleines de force, comme Robert qui marche dans un appartement vide. Par exemple.

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