mardi 7 décembre 2010

struggling with much more than life


Quand j'ai envie de pleurer, pour lutter contre la larme facile, pour effacer la tristesse, déplacer le chagrin de quelques centimètres loin de mes yeux, soit je pense à un truc très con du type Sarko qui s'excuse du mauvais "time" soit je mets mon ipod sur une chanson qui donne envie de sauter.

Alors dans le métro, d'être au milieu de personnes grises bien emmitouflées pour éviter la vie, je m'imagine dans une forêt verte baignée de soleil, et je me vois sautiller entre les arbres, je plonge dans un lac, je m'enfuis très loin des questions existentielles, des questions que l'on se pose parce que la société nous les a surlignées au fluo pour bien qu'elles nous hantent. Je suis loin très loin, de la neige grisée par le béton, des complexes de l'immigrée, du sentiment que la vie ne nous appartient pas vraiment.
Je suis très loin, je ne suis plus moi-même. Je n'ai plus besoin de me reconnaître dans le miroir, nul besoin de voir les rides tracer leur sillon sournois. Plus besoin de me rendre compte qu'effectivement on ne revient jamais en arrière.
Juste se laisser aller par la mélodie, les paroles et l'air frais de la forêt.

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