dimanche 30 janvier 2011

De Sandra Suy et de la poésie picturale féminine



Sandra Suy


Je ne parle pas beaucoup de mode sur ces pages, pas que je ne m'y intéresse pas mais parce qu'il y a sur la toile pléthore de sites super pointus en la matière. Les blogs mode ne sont assurément pas en voie de disparition... Leur qualité est malgré tout, toute relative.
En regardant les magnifiques collections proposées par Karl pour Chanel ou par John pour Dior, je me suis dit que ce serait dommage de ne pas en parler. Si Chanel comme Dior brillent par leur patrimoine et leur renom, souvent ils déçoivent par manque d'audace, jamais par défaut de poésie. Chanel et Dior qui m'ennuient tellement d'habitude m'ont pourtant cette semaine redonné envie de regarder les clichés des catwalks. Deux visions de la féminité, le raffiné glamour pour le Sarde, l'élégance douce pour le germanique. Rien de très folichon folichon mais un subtilité féminine que j'apprécie en ce mois de janvier fiévreusement froid.

Et de fil en aiguille, en allant d'un site à un autre, en mangeant des yeux tous les belles images qui rencontraient mon chemin, je suis tombée sur le site de Sandra Suy. Une illustratrice ancrée à Barcelone et qui a étudié la mode. Une véritable ode à la féminité. Un petit trésor de poésie. J'aime sa manière de dessiner les femmes le menton relevé, de maquiller son trait au crayon par des touches de peinture flashy et surtout les sublimes robes qu'elle imagine.


© Sandra Suy


mardi 25 janvier 2011

Le calme tempétueux


J'aimerais partir un mois dans une petite maison en bois près de l'océan.
Me lever le matin tôt, marcher au bord de l'eau longtemps et rêvasser en écoutant le ressac.
Boire du thé et écrire en regardant par la fenêtre.
Voir le soleil se coucher petit à petit enfoncée dans un fauteuil, un roman à la main.

lundi 24 janvier 2011

Leçon de gourmandise




Quelques framboises sur une fine couche de chocolat. De la confiture de tomates déroulées sur de la pâte à pizza et cachetée de feuilles de roquettes et de graines de poivre. Rien de mieux qu'un dimanche gastronomique pour souffler après une lourde semaine.
Oubliez le numéro de téléphone de Pizza Pino. Une pizza maison c'est 30 min de préparation et un goût à tomber. Juste de la tomate, de la mozarella et quelques herbes de provence. Inutile de jouer l'ostentation.




jeudi 20 janvier 2011

... Out where the dreams are high

Je n'ai pas eu le temps d'uploader les photos que j'ai faites récemment, mais je me suis bien amusée avec la macro. Ma myopie me rendrait-elle amoureuse du détail ? Affaire à suivre, donc.

Au lieu de faire un back over sur ce que j'ai aimé en 2010, je me suis dit que j'allais vous parler de ce que j'allais faire en 2011. Culturellement parlant, puisque pour le reste je garde ça pour moi.

En 2011, je me suis promise d'écouter davantage The Killers dont j'adore la vidéo mélancolique de leur titre Dustland fairytale. Les larges bentleys turquoises, l'eye liner sur cheveux crantés et le rouge carmin qui tranche avec la peau laiteuse. Un peu désuet.

En 2011, j'ai un sacré retard ciné à rattrapper. Blue Valentine, A Single man, The Black Sawn... et puis en 2011 j'ai enfin "rencontré" Douglas Kennedy. Un auteur new yorkais d'une soixantaine d'années qui a la coupe d'une star de rock. Un auteur dit-on à succès mais dont j'ignorais jusqu'alors la plume sensible, maîtrisée, simple. Comme j'aime. Je veux aussi mettre des mots sur les images de La Route, lire le nouveau Tatiana de Rosnay intitulé Rose et qui sort en mars je crois.

En attendant, je retourne à Douglas.



mercredi 12 janvier 2011

2010 en images

Aujourd'hui je partage avec vous ce montage réalisé par Gen I de plus de 200 films sortis en 2010. Un petit chef d'oeuvre qui rendrait presque Tron regardable. Je le regarde tous les jours pour remplacer la vitamine C. Sans compter que du coup j'ai découvert le grand groupe Apartment avec lequel je sillone désormais Budapest.


dimanche 9 janvier 2011

Esztergom: 4h et demi d'arrêt

Esztergom se situe au Nord Ouest de la Hongrie à la frontière Slovaque. Il y a une basilique, des petites ruelles aux couleurs primaires, des cafés accueillants, un pont très célèbre et un bar où on peut manger un hamburger maison pour 70 centimes d'euro et boire de la bière fraîche. Ce fut aussi ma destination dominicale. Le sourire malgré les bottes crottées par la boue gelée et le visage tuméfié par le froid de janvier. Sa population est autour de 30 000 habitants mais le dimanche en hiver vous ne verrez que très peu d'autochtones ....

La Gare d'Esztergom nous a fait peur au début.



Le pont machin-Maria qui traverse le Danube vers la Slovaquie...





Le chocolat chaud capuchonné de crème chantilly pour (ré)compenser des montées les pieds dans la neige. Mais pour moi c'était plutôt un double tellement j'étais naze après le dej.




La ville et sa vie en deux clichés:




mardi 4 janvier 2011

Laissez moi vous présenter Wow


J'adore Internet. Internet c'est juste l'outil qui te permet à toi expatrié de ne pas trop te déraciner. De savoir comment Sarko pourrit encore la France ou encore si Chad Moore va bien.
Mais parce qu'Internet c'est grand. Peut-être même gigantesque alors il faut choisir. Dans mes onglets, j'ai les blogs que je lis quotidiennement Bérangère Claire ou encore Fulwood Babylon. Des sites essentiels comme malheureusement Facebook ou encore Rue89. Et bien sûr un lien direct avec ma drogue: la culture. Sous le visage de Wow Magazine. Parce qu'il n'y a pas que les inrocks dans la vie.


lundi 3 janvier 2011

L'hédonisme ne fait pas mal en fait




La semaine dernière j'ai avalé un livre en 2 jours. Facile puisque le roman n'était pas très long et était fort bien écrit.
Troisième roman de Saphia Azzedine La Mecque-Phuket chez Léo Scheer met en scène une jeune femme de banlieue tiraillée entre son envie de faire plaisir à ses parents et se faire plaisir à elle-même. Respecter les racines ou céder aux sirènes de la modernité touristique ? Économiser chaque euro pour envoyer ses parents remplir leur devoir de musulmans ou bien rêver de sortir des immeubles gris pour des plages au sable fin? Inutile de dire que cette fable moderne n'est intéressante que parce qu'elle offre une mine de petites histoires de la vie quotidienne qui font rire et réfléchir, qui parle d'Islam et de jeunesse simplement, enfin.
Il y a quelque chose de Tout ce qui brille de Géraldine Nakache dans ce court roman. Un besoin de sortir de la banlieue parisienne par nécessité pour s'affranchir des cartes de séjour et des rêves du bled.
Si nos parents immigrés on toujours eu le besoin de revenir à leur pays, les enfants, eux, ont eu davantage besoin de s'intégrer à leurs petits camarades et à leurs plans vacances. C'est ainsi que le mélange se fait entre culpabilité et affranchissement.




dimanche 2 janvier 2011

2011 ce sera pas du flan

J'ai fini l'année 2010 en étant accro à L word, amoureuse du son de Peven Everett, avec du champagne dans un verre en plastique.
Je me réjouis de la nouvelle année un peu comme quand j'ai un nouveau stylo. De l'encre à foison pour écrire des phrases uniques, des mots sans raison sur du papier immaculé. L'attrait de la nouveauté nous donne des ailes, nous fait croire à la magie de l'enthousiasme. J'aime bien la nouvelle année, enfiler une robe dont on vient juste d'éclater l'étiquette avec les incisives, dérouler du gloss sur les lèvres et faire cligner des paillettes sur les cils.

En attendant de réaliser les rêves murmurés en silence lors des 12 coups, on danse.





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