mercredi 31 août 2011

Ici et ailleurs

Les lumières de la ville clignotent à l'infini. Elles embrasent la ligne d'horizon et me rappellent qu'il est déjà 2 heures du matin. Mon dos me lance à certains endroits, je suis assise à écrire depuis bien trop longtemps, les dernières gouttes de café refroidissent dans une douce agonie.
Mais quand même, écrire, quel beau métier. 

dimanche 28 août 2011

Là-bas dans le Connemara !

Vous êtes chez vous. La valise gît éventrée sur le parquet. Votre Routard usé et corné à chaque page se repose sur la table basse. Votre appareil photo est plein et repu comme jamais il ne l'a été. Vous avez le ventre qui se serre, mais où sont donc ces paysages verts et gris vus il y a quelques jours à peine? Où est ce sentiment de paix face aux larges étendues ? La boîte mail clignote, le café laisse échapper un délicat fumet. Il va falloir remplir du word vite mais en attendant on écoute les Pogues et on regarde les photos pour se détendre encore un peu.





mercredi 10 août 2011

Elle a quand même un prénom de fromage français

Alors que tout le reste de l'année j'ai l'impression de vivre dans le chaos le plus total en courant derrière le temps perdu, en essayant de faire tenir un max de trucs en un min de temps, pendant mes vacances portugaises (au contraire) j'ai le sentiment que tout est bien rangé, organisé, structuré, que le temps alors si précieux devient élastique. Moins de choses à faire et surtout un emploi du temps presque systématique.

Petit déjeuner - Lecture - déjeuner - Lecture - 20 longueurs - Lecture - 50 longueurs - Lecture - douche - dîner - lecture - film.

Et ainsi de suite depuis 10 jours avec quelques variations selon la température. Quand je ne nage pas mes 70 longueurs je cours 20 min, quand j'ai des critiques à écrire je ne lis pas le matin ni en début de soirée. Je me sens comme un rat de laboratoire sur qui on teste des vies. Stimuli 1 Elsa répond bien à l'emploi du temps régulier. Stimuli 2 Elsa s'ennuie un peu, faisons entrer son cousin dans son écosystème.

Tout ce charabia sans raison ni sens pour vous parler des films que j'ai vus jusqu'ici.
Alors dans le désordre:

He's just into that into you.
Une comédie romantique qui pique un peu au début mais qui finit comme tout Hollywood qui se respecte: les pieds dans la guimauve. Quelques bons dialogues, quelques éclats de rire et des situations qui feront écho à tous les Ted Mosby et autres Carrie Bradshaw en nous.

Tamara Drewe. Un film qui sent bon la campagne anglaise avec un très bon casting (parfois un peu caricatural certes) et quelques vraiment bons moments.

The Hangover. Le deuxième volet vient de sortir mais je n'avais pas encore vu le premier. J'avais besoin de divertissement pas prise de tête et j'en ai eu pour mon argent. Des scènes improbables qui font bien rire et Bradley Cooper qui à lui seul me donne envie de devenir stripper à Las Vegas… Du cinéma loin d'être prétentieux et qui pourtant offre une narration non linéaire particulièrement intelligente.

Last Night. Il ne se passe presque rien et pourtant il y a tout dans ce film. La tension amoureuse, le soupçon de la trahison, le désir de céder et la tentation retenue. C'est vraiment un beau film à la fois esthétiquement parlant mais aussi dans ce qu'il laisse découvrir des relations amoureuses. Du non-dit servi par une bande son à la fois inquiétante et ensorcelante. Très subtil.

Mr Nobody
. Le concept du film vaut quelques briques mais la narration est tellement décousue que le tout devient plat, long, vide…Il y a quelques belles images et quelques bonnes idées mais un film sans rythme c'est comme un chantilly qui ne monte pas. C'est terriblement ennuyeux.

Whip It ! 
Un petit côté Boulevard de la Mort dans l'énergie féminine. Un 5/5 en matière de bande son, de cadrage, de casting, de rythme … Un film pétillant qui vaut bien quelques rails de coke.

Going the Distance. Il travaille à NYC, elle habite à SF mais ils s'aiment et moi j'ai vraiment envie de vous dire les mecs d'Hollywood arrêtez de nous prendre pour des connasses décolorées. Une fois la guimauve, le miel et le caramel décollés de vos doigts, le petit côté Disney parlera à la belle au bois dormant qui sommeille en chacune de nous. Mais je t'aime quand même Drew.

Scott Pilgrim VS the World. Je savais que j'aimerais, et j'ai aimé. C'est drôle, c'est funky, ça se prend pas au sérieux et c'est bourré de références. Le petit côté sundance en +. Cerra est gigantesque et la reprise de Brie Larson de Back Sheep est à tomber ! 



mardi 9 août 2011

L'art (étrange et suspect) de la solitude

Quand j'étais petite, je refusais d'aller au centre aéré (quel nom débile, c'est bien parisien ça tiens... ). Je voulais rester dans les jupons de ma maman toute la journée, quitte à habiller et déshabiller la même Barbie cent fois dans l'après-midi. Je m'asseyais sur la poubelle, je la collais contre les toilettes, rabattais le couvercle et m'installais dans mon bureau de fortune pour y jouer toute seule.
J'aimais bien être toute seule. Je me souviens que quelque fois pendant l'été je me cachais derrière les stores quand mes voisines venaient me chercher pour rester tranquille dans mon lit avec mes livres et mes cahiers.
Aujourd'hui j'ai 29 ans, et je préfère un divx en pyjama dans mon pieu à une sortie en boîte robe rouge et escarpins. C'est même ça, pour moi, des vraies vacances. 

Qu'est-ce qui cloche chez moi ? 

En attendant je fais des photos de ma maison portugaise, parce qu'elle va vite me manquer celle-là.



lundi 8 août 2011

Je n'aime pas tellement lire près d'un point d'eau, toutes mes lectures sont maintenant gondolées.

Depuis que je suis en vacances dans la terre de mes ancêtres, dans un municipalité de 48 000 habitants mais dans un village où je n'ai encore vu personne se balader à pied,  j'ai déjà lu 3 romans, écrit plus de 2400 mots, visité 2 fois Ikea, feuilleté 4 magazines, vu 4 films, mangé 3 parts de tarte aux pommes, nagé plus de 40 longueurs dans la piscine, bu 9 cafés et 5 thés. J'ai pris en photo un chou vert dans le potager de la maison, j'en ai fait 4 photos mais j'en n'ai gardé qu'une.



Je n'ai parlé qu'à 4 personnes: la caissière chez Ikea, la femme qui m'a vendu ma clef 3G et mes parents.
Il me reste encore 480 mots obligatoires à écrire et sans doute 600 autres à faire. Le zèle me tuera.

J'ai encore sur ma pile 4 livres et 640 pages sur celui que je suis en train de lire.

Il me reste 9 jours avant de reprendre un avion pour Paris et j'espère sincèrement pouvoir parler à un autre être humain bientôt, juste 1 ça ira.


dimanche 7 août 2011

Je cours en asics et j'écoute de la musique qui donne envie d'avoir la même couleur de cheveux que Rihanna

Depuis que mon ex-pote Ju m'a fait comprendre très subtilement en flânant dans Notting Hill que peut-être éventuellement courir ne me ferait pas de mal et que peut-être éventuellement, il serait temps de s'enlever les doigts, et bien, prise de remords, je cours. Tout ce en quoi je croyais s'est effondré, j'attends de pied ferme les endorphines que l'on m'a promis.


1/Calvin Harris, Electro Man parce que je le regrette pas mal mais je ne suis pas une rock girl mais une electro girl... disappointing, je sais.


2/Keane, Everybody's changing et oui tout le monde change, même moi d'ailleurs, regardez je cours maintenant et ça craint pas mal je trouve.

3/Just Jack, Embers

Ember ça veut dire Homme en hongrois et du coup je me dis que ouais je suis pas un homme mais que moi aussi j'en ai.

4/Daft Punk, Aerodynamite parce que faire de la sueur sans Daft Punk c'est comme un samedi soir sans épisode de HIMYM.

5/ Justice remixé par Alan Braxe, D.A.N.C.E pour reprendre du souffle en cadence

6/ Eminen, Space Bound
Pas un truc puissant mais elle est bien rythmée et elle me donne envie d'être meilleure et tout un tas de truc du genre. Et puis quand je l'écoute je me concentre toujours pour bien comprendre ce que Eminem dit in english dans le texte et quand je me concentre et bah j'arrête de penser que j'ai mal au cul et donc je cours sans geindre et sans avoir envie de crever les yeux de celui qui m'a dit qu'il fallait que je cours que ce serait mieux pour mon meilleur moi.

7/ MGMT, Kids
C'est le moment où je fatigue le plus alors bon fallait du lourd et Kids typiquement ça donne envie de  gravir l'Everest même en chaussettes.

8/ Jamiroquai, Little L
Parce que quand je serai (futur simple) une buenasse, je pourrais sortir avec des mecs qui ressemblent à ça.

9/ The Kills, Cheap and Cheerful: oh oui The Kills.

10/ Queen, Let me live

Je cours en imaginant les sublimes chorégraphies de Béjart dessus pour le Ballet of life. Je me sens danseuse étoile comme ça et c'est du sport aussi.

11/ Culture prophet touch you,  Culture prophet
Parce que je m'imagine toujours faire un sprint sur cette chanson quand je l'écoute.

Je ne suis jamais assez brave pour courir autant, alors ensuite, je gigote sur le reste de la playlist mais un jour oh oui un jour je ferai( futur simple) la playlist en entier sans cracher mes poumons et toutes les cigarettes que je n'ai pas fumées.

Le sport tue la bonne humeur.

samedi 6 août 2011

Courir en legging ou l'art de l'élégance sportive

Certaines choses vous trottent dans la tête et ne trouvent d'exit que dans leur accomplissement. Comme de se mettre à faire du jogging dans la forêt à 19h en ayant préalablement mis du Kills et autres Queen dans l'ipod shuffle. En ayant mis deux soutifs l'un sur l'autre parce que celui pour le sport est resté se reposer à Paris. Et ouais certains ont la belle vie.
Damned Ju !

vendredi 5 août 2011

Every day I've been living indoors

Hier soir bien confortablement installée dans mon lit, j'ai regardé le film de Drew Barrymore sur les Roller Derby avec Ellen Page ( from Inception ou encore Juno) bien intitulé Whip it (mais Bliss en français du nom du personnage principal). 

Un long métrage aussi jouissif qu'une finale de coupe du monde France-Portugal avec une de mes héroïnes de tous les temps la cascadeuse Zoë Bell et mon icône rock préférée depuis qu'elle a quitté les robes pastel pour le lipstick sang: Drew. Ça se bouscule, se met des coups de coude dans les côtes, ça saute en quads le tout sur du Ramones, évidemment.

Une bande son qui donne envie de faire des roues et des roulades dans des prairies tapissées de pâquerettes avec du The GO! team, du Clap Your Hands Say Yeah! ou encore le sublime titre Your Arms Around Me de Jens Lekman.  

Special mention to Ellen Page et son acolyte qui reprennent le tubesque Jolene de Dolly Parton avec leur petit tablier cochon.

Outre les scènes de courses et de bastons qui faisaient claquer mon sang contre les parois de mes artères, le petit passage dans la piscine m'a vraiment bien plu. Bliss et Oliver, fraîchement amoureux, plongent dans l'eau, s'embrassent et se déshabillent au gré des gestes mal contrôlés par les mouvements aquatiques. La difficulté de réellement cadrer les corps, la lumière bleutée qui floute le tout, l'approximation de la gestuelle et la musique de Jens en background en font une scène presque aussi mythique de Kim derrière des stores vénitiens. C'est dire.





Et puis si j'étais adepte du running matinal, c'est The Lollipop remixée par Squeak E. Clean & Desert Eagles qui serait le premier sur ma playlist de la sueur.

jeudi 4 août 2011

Tours et détours in London

Certaines journées passent plus vite que des météorites dans un ciel d'été. C'est là tout leur charme.

If you have to ask, you will never know. If you know, you need only ask.

Certains disent qu'avec l'âge, les désirs et les rêves changent. Pourtant à presque trente ans, passer la tête hors de la voiture à 60km/h sur une route serpentine dans la forêt portugaise est toujours un plaisir sans fin. 
Inutile de respirer une ligne blanche pour me sentir vivre, certaines choses sont finalement très simples comme une après-midi baignée de soleil à Notting Hill.


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