jeudi 13 octobre 2011

L'écume des jours

Samedi je serai devant l'océan. J'aurai You don't know me de Apparat dans les oreilles, l'horizon dans le marron de l’œil. Le vent giflera mon visage, les grains de sable se mêleront à mes cheveux, la paix sera palpable. Je repenserai à cette phrase entendue dans le métro et lâchée par une touriste américaine à talons hauts à une autre américaine aux cheveux longs: "Your life is now, just here in front of you, you are in it". 

J'avais oublié mon ipod sur mon lit ce soir-là. Pas de musique pour les transports en commun, juste des phrases d'inconnues légèrement ivres.


C'est peut-être parce que j'ai été élevée par des séries américaines, sans grand-père pour me parler des grands principes de la vie, avec une télévision trop bavarde, des amis en papier glacé, que ce genre de message à base de violon et de larmes trop salées me touche.
Aussi mielleuses qu'elles soient, ces petites phrases à la Steve Jobs me donnent le sentiment de retrouver du sang dans mes veines. 
Comme un vague qui s'écrase contre un rocher.


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